‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 399 sur 409 · ILS SONT COMME LE SCEAU QUI ATTESTE L 'ORIGINE DIVINE DU DECALOGUE · texte numérisé non relu

ILS SONT COMME LE SCEAU QUI ATTESTE L 'ORIGINE DIVINE DU DECALOGUE

Ces deux derniers commandements peuvent être regardés comme le sceau qui prouve l'origine divine de tout le Decalogue. Défendre et commander supposent le pouvoir de faire exécuter la défense et le commandement, autrement la loi reste lettre morte. Ainsi, nous voyons que toute législation humaine a pour but de régler les actions extérieures des hommes. Les lois humaines ne s'occupent point des pensées et des désirs des hommes, parce que aucune puissance humaine ne serait capable de faire exécuter de semblables lois. Mais, comme le Decalogue règle les actes intérieurs aussi bien que les actes extérieurs des hommes, c'est une preuve qu'il nous vient de celui qui peut connaître nos actions secrètes, de celui qui scrute les cœurs, et qui punira ou récompensera nos actes et nos désirs intérieurs aussi bien que nos paroles et nos actions extérieures.

Dieu avait déjà défendu l'impureté et le vol par les sixième et septième commandements, nous le voyons encore défendre

expressément les pensées et les désirs du cœur relatifs à ces péchés. Ceci demande une explication : il est certain que,, tous les autres préceptes du Decalogue, défendant l'acte extérieur du péché, défendent également le penchant extérieur et le désir du cœur relatifs au péché. Nous trouvons néanmoins des préceptes explicites pour défendre les péchés intérieurs d'impureté et de vol. La raison en est manifeste : c'est pour que nous puissions mieux comprendre le sens complet et toute la portée de la loi de Dieu. Il savait bien que le meilleur moyen d'empêcher aux hommes de commettre les péchés d'action, serait de leur interdire de les désirer dans leur cœur. C'est pourquoi celui" qui est esprit a imposé une loi à notre cœur et à notre esprit, et il nous défend de convoiter ce que, auparavant, il nous avait défendu de faire.

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