NÉCESSITÉ DE LA PROMULGATION DE CES DEUX COMMANDEMENTS
Sur la nécessité de la promulgation de ces deux préceptes, le Catéchisme du Concile de Trente s'exprime en ces termes: « La promulgation de ces deux commandements était nécessaire pour deux raisons. La première, c'est qu'ils devaient expliquer le sixième et le septième. Car, bien que la raison suffise à nous apprendre que, prohiber l'adultère, c'est aussi défendre les désirs relativement à la femme d'un autre, parce que, si ces désirs étaient permis, leur réalisation le serait forcément aussi ; néanmoins, aveuglés par le péché, de nombreux Juifs ne pouvaient pas être persuadés que Dieu défendait de tels désirs. Bien plus, même après la promulgation de la loi, et la connaissant bien, plusieurs qui se donnaient comme des interprètes de cette loi, persévéraient dans la
même erreur, comme nous rapprennent ces paroles de Notre-Seigneur, rapportées par saint Mathieu: « Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: Vous ne commettrez point d'adultère. Mais moi je vous dis que quiconque regardera une femme avec désir pour elle^ a déjà commis l'adultère dans son cœur. » ^ La seconde raison de la promulgation de ces deux commandements, c'est que, distinctement et en termes formels, ils défendent des choses dont le sixième et le septième ne contenaient qu'une défense implicite. Le septième commandement^ par exemple, défend un désir injuste ou tout effort pour prendre ce qui appartient à autrui; celui-ci défend même de le convoiter pour aucun motif, quoique nous puissions, sans violer la loi et la justice, entrer en possession d'une chose que nous savons devoir être une perte pour notre prochain. » ^