‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 65 sur 409 · CONCLUSIONS TIRÉES DE CETTE DOCTRINE · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS TIRÉES DE CETTE DOCTRINE

Pour terminer, la question peut se résumer par les paroles du T. R. chanoine Moyes : ^

(i) Il y a de bons et raisonnables motifs de supposer que les reliques de Trêves et d'Argenteuil sont authentiques.

(2) L'authenticité de ces reliques repose sur le témoignage humain ou historique. Elle ne fait point partie de la foi

I (( La sainte Tunique de Trêves ».

catholique : nous ne sommes pas plus catholiques si nous l'acceptons, ni moins catholiques si nous la révoquons en doute.

(3) Tout Catholique est libre d'examiner les preuves par lui-même, et de croire et d'agir en conséquence.

(4) Si un certain nombre de Catholiques croient que la preuve relative à l'authenticité d'une relique est forte et raisonnable, ils ont parfaitement le droit d'y croire^ et le droit d'exprimer leur croyance par une pieuse vénération. 11 appartient à la liberté chrétienne qu'ils aient le droit et la facilité d'agir ainsi. Si quelqu'un croit à une relique, et désire l'honorer, qu'il ait de bonnes raisons de le faire, qui donc serait autorisé à l'en empêcher?

(5) Donc, quand un cas a été éclairci, d'après des preuves solides, en faveur d'une relique, l'Eglise déclare qu'on donne aux fidèles une occasion de la vénérer; et, pour cet acte pieux, elle guide et dirige leur dévotion. Si elle faisait autrement, elle entraverait la liberté spirituelle de ses enfants.

(6) En outre, comme le culte rendu à une relique est relatif et non pas absolu^ et qu'il a pour véritable et final objet la personne dont vient cette relique, ce culte reste une œuvre bonne et religieuse, indépendamment de toute question d'authenticité de la relique à laquelle ces honneurs sont rendus. D'où il suit que les actes de dévotion ainsi produits sont convenablement encouragés et récompensés par des indulgences, sans impliquer pour cela la garantie infaillible que la relique est authentique.

7. TROIS FAITS A SE RAPPELER AU SUJET DES PRINCIPES GÉNÉRAUX ET DE LA PRATIQUE DE LA VÉNÉRATION DES RELIQUES.

A propos du principe général, et de Tusage des reliques^ il est utile de se rappeler trois faits :

(a) Un homme mort est rendu à la vie par l'attouchement des ossements d'un prophète. ^

(b) Une femme est guérie en touchant le bord de la robe du Sauveur. ^ Et les malades recouvraient la santé au contact des mouchoirs et des tabliers qui avaient touché le corps de saint Paul, 3 et à l'ombre de saint Pierre. 4

(c) Un témoin oculaire du martyr de saint Ignace, en Tannée 107, dit : « Il ne resta que les parties les plus importantes de ses saintes reliques. Elles furent transportées à Antioche et enveloppées de linge, — trésor inappréciable cédé à la sainte Eglise par la grâce qui était dans le martyr. » ">

Il est peu de choses plus conformes à l'Ecriture, plus anciennes ou plus historiques, que l'usage catholique de la vénération des reliques.

1 IV. Rois. xiii. 20

2 S. Mat. IX. 20.

3 Act. XIX. 12.

4 Ibid. v. 15.

^ Martyrologe de saint Ignace.

Le Premier Commandement

( suite

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