‹ Les commandements expliqués d'après la doctrine et les enseignements de l'Eglise catholiqueChapitre 99 sur 409 · TABLES tournantes; quand elles sont défendues · texte numérisé non relu

TABLES tournantes; quand elles sont défendues

Depuis 1832, d'abord en Amérique, plus tard en Europe, le phénomène des tables tournantes a été observé partout. Les tables et autres objets mobiles, lorsqu'ils sont touchés à leurs extrémités par les doigts des personnes présentes, tous joints ensemble, se mettent à remuer, à tourner, etc. Si on l'interroge pendant qu'elle est en mouvement, la tabletournante donne des réponses en frappant, un, deux, et ainsi de suite, ou en écrivant avec une plume attachée à l'extrémité des pieds de la table. Les réponses sont données au sujet de choses secrètes et absolument inconnues, même sur l'état des morts.

On ne s'accorde pas pour décider si faire simplement tourner une table est chose permise. La table tournante, comme je l'ai dit, a un double effet : — l'un, le simple mouvement, ou le mouvement tournant de la table ; l'autre, les réponses données aux questions. Le premier, selon quelques auteurs, serait permis, comme un effet simplement naturel produit par un fluide électrique provenant des doigts des personnes qui touchent la table. Et s'il n'y a aucune divination ou aucun ordre de la volonté, simplement faire tourner

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une table, selon cette opinion, serait permis. D'autres auteurs rejettent l'explication du fluide électrique, et attribuent le résultat entier au démon, ou à quelque cause extra-naturelle, et conséquemment, le regardent comme condamnable. Quant aux tables répondant à des questions ou donnant des répliques, soit en frappant, soit en écrivant avec une plume attachée aux pieds, il n'y a pas à douter que c'est là une pratique illicite, et qui doit être attribuée à un genre quelconque de divination. Il y a crime, aussi bien que folie, à poser des questions à des tables et à des objets inanimés, dans le but d'apprendre des choses secrètes ; et tous ceux qui assistent ou coopèrent à de telles pratiques, sont coupables, lors même qu'ils protesteraient en même temps qu'ils n'ont pas l'intention d'invoquer le démon, et d'avoir rien à faire avec lui ou avec ses agents.

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