Lacuée à Pahe, 4 décembre 1792, Archives de la guerre
la guerre, vos lettres vous justifieront et nous serons ici taxés d’impéritie, peut-être de mauvaise volonté, peutêtre de scélératesse. »
Dans un €onseil de guerre tenu par le général Servan, quand il prend effectivement le commandement de larmée des Pyrénées, Lacuée renouvelle ses précédentes critiques contre le décret du 15 novembre (1).
« Après avoic ainsi exposé la situation actuelle de l’armée des Pyrénées 1l a parlé de ses besoins, du nombre de troupes qu’il faudrait, des fonds et approvisionnements de toute espèce qui leur seraient nécessaires; il a attribué au décret du 15 novembre, qui a mis des obstacles au zèle des commissaires de la Convention nationale, le dénument dans lequel l’armée se trouve. »
Carnot et ses collègues rentrent à Paris au début de janvier 1793 (2). Avant d'examiner sommairement le rapport qu'ils font de leurs opérations à la séance de la Convention du 29 janvier (3), il nous reste à parler de deux autres mesures importantes prises par eux.
Partisans convaincus au point de vue économique de la doctrine mercantiliste, ils prennent en novembre un arrêté pour prohiber l'exportation des bestiaux vers l'Espagne. En le faisant, ils ont incontestablement accompli un acte à portée législative qui normalement au rait dû être fait par la Convention. Ils se sont comportés en législateurs. Cette mesure provoque des critiques du