À. 1920, CII
rapproche la similitude de leurs attributions. Dès 1920, le président de la deuxième commission, M. Tittoni (Italie) proposait « qu'un membre de la commission soit prié d'étudier chacune des questions à l’ordre du jour et de la rapporter devant la commission. Celle-ci, après avoir adopté ses résolutions, nommerait un rapporteur pour le rapport final ».
Cet exposé (devenu traditionnel en deuxième et cinquième commissions) est désigné de divers noms : rapport, projet de rapport, rapport provisoire, etc. De toute façon, il ne s’agit que d’un simple travail préparatoire, « étude préliminaire purement objective », suivant l'expression de M. Motta 1 (Suisse), destiné à servir de base à la discussion de la commission. Aussi, il est bien entendu que la discussion n’est pas limitée aux termes de ces exposés, et qu’elle demeure entièrement libre. « Le rapport dont il va être donné lecture, disait un jour M. Veverka (Tchécoslovaquie), rapporteur en cinquième commission ?, a été établi au point de vue technique... il sera complété par les observations que les membres de la commission voudront bien faire à son sujet et sur la base desquelles l'élaboration d’un exposé complet pourra être entreprise, à l'intention de l’Assemblée. »
En principe, la présentation de l'exposé préliminaire, à la commission, est accompagnée d’un commentaire plus ou moins développé, fourni verbalement par son auteur. Mais il peut arriver que, pour gagner du temps, la commission se contente du rapport imprimé et que la délibération commence sans exposé oral du rapporteur 8.
Au rapport et au commentaire se juxtapose très souvent, depuis les premières années de la Société, l'exposé d’un président d'une commission permanente ou d’une organisation technique, et le rôle du rapporteur provisoire s’est parfois borné à la seule présentation d’un projet de résolution 4,
1, À. 1028, CII, o.