TA 1038, CL 20; 2. À. 1926, CII
chaque discours, exception faite pour le rapporteur général et les rapporteurs des différentes commissions et souscommissions. Toutefois, si pour des raisons particulières qu'il appartiendrait au bureau de la commission d’apprécier, un orateur désirait dépasser cette limite, il pourrait être dérogé àcette règle. Pour dissiper quelques appréhensions. le président tient à faire remarquer que cette disposition s'applique à tous les orateurs, sans qu’il puisse être établi de discrimination entre représentants de grandes et de petites puissances ».
134. Si la durée des discours peut être limitée, par contre, aucune disposition réglementaire n'interdit à un délégué de faire plusieurs interventions à propos d’un même point de l'ordre du jour : la coutume admet qu’un délégué puisse parler à plusieurs reprises sur le même sujet.
Sir Joseph Cook (Australie) ayant, en 1925, protesté 1 «contre le fait que certains orateurs ont prolongé outre mesure la discussion en prenant la parole à plusieurs reprises, ce qui a empêché d’autres délégués d’intervenir», le président de la cinquième commission se justifia en déclarant : « Au cours de la discussion, certains points ont été soulevés qui concernaient spécialement l’activité de M. Albert Thomas, et il n’était que raisonnable qu'il eût l’occasion de répondre immédiatement. »
En 1930, M. Gallavresi (Italie) avait pris trois fois la parole au cours d’une discussion. M. Dalton (Empire Britannique) présenta une motion d'ordre?: « Je voudrais savoir, Monsieur le Président, s'il n’y a pas lieu de limiter le droit d'intervention de chaque membre de la commission ? » Le président répondit : « Le débat doit demeurer entièrement libre, mais nous souhaitons tous qu'il soit concis. Dans ces conditions, nous ne verrons pas d’obstacle, assurément, à ce que M. le délégué de l'Italie présente encore quelques brèves observations. » M. Gal-