À. 1925, CV
Javresi déclara : « Je n'ai jamais entendu dire qu'il y ait de limitation autrement que dans la mesure du temps accordé à chaque orateur.. J’estime que le droit et le devoir de chaque délégué, ici, est de demander la parole toutes les fois que son mandat ou sa conscience l'exigent. J'ai donc la plus grande confiance dans la liberté d’esprit ainsi que dans les sentiments de solidarité et de cordialité de nos collègues, pour me permettre de développer mon opinion chaque fois que je le jugerai nécessaire. » M. Rappard (Suisse) ayant demandé quelques précisions sur l'usage que, le délégué de la Grande-Bretagne, « s’inspirant d’une pratique britannique », avait allégué, le président répondit 1 : « Cet usage existe, en effet, dans beaucoup d’assemblées délibérantes. Mais ici, il ne constitue pas pour nous une règle formelle et rien n'empêche qu'un délégué ne demande plusieurs fois la parole sur un même objet. Nous savons, d’ailleurs, que tous usent de ce droit avec discrétion et modération. »
135. S'il est permis aux membres des commissions de prendre plusieurs fois la parole, à l'inverse, il ne leur est pas interdit de se taire. Mutisme ne vaut pas adhésion. € Dans mon pays, disait M. Buxton (Empire Britannique) en 1930?, si, par exemple, un orateur vient à mentionner quelque proposition que je n'accepte pas, je ne me crois pas tenu de faire un discours pour déclarer que je ne suis pas d'accord avec lui. dans la crainte que mon silencene soitinterprété comme une adhésion. personne n'est lié par une opinion quelconque, en raison du fait que ces questions ont été mentionnées par certains orateurs » ; et le comte Bonin-Longare (Italie) affirmait 3 que : « … les nombreuses observations et les suggestions présentées par les différents délégués ne lient nullement les délégations qui n'ont pas exprimé leur opinion à cet égard. »