À. 1932, CI
sion. M. Hennessy (France) demandait un jour ? «que l'on introduise dans le texte du rapport les amendements proposés par les délégués chinois et siamois, car s7 les déclarations venues des diverses délégations n'étaient pas admises par la commission, la question pourrait être rouverte devant l’Assemblée plénière ».
177. La pratique d'inclure dans le rapport de la commission à l’Assemblée, en proportion équitable, les arguments de la minorité, se heurte parfois à des difficultés. En 1920, à la troisième commission, à propos des travaux concernant la réduction des armements, le comte Bernstorf (Allemagne) dit ? que «le texte nouveau proposé par le rapporteur modifiecomplètement, à son sens, le caractère du rapport. D'une part, quelques mots seulement sont consacrés à ce qu'ont dit les orateurs qui ont appuyé les propositions du vicomte Cecil et, d’autre part, il est donné un assez grand développement aux idées des délégations qui ne partageaient pas son opinion. Tout en n’ayant pas d'objection à faire contre le nouveau texte proposé, il importe, à son avis, de dire clairement que les idées ainsi développées sont celles des délégations, et n'ont rien à voir avec l'opinion de la commission elle-même ». M. Lange (Norvège) se rallia complètement à ce point de vue: «Il n'est pas tout à fait exact de dire que les divers orateurs qui ont pris part au débat se sont bornés à appuyer intégralement ouen partie les suggestions du vicomte Cecil. D’autres idées encore ont été exprimées, en particulier par M. Munch..… Il semble également à l’orateur que le vicomte Cecil a souligné d’une manière particulièrement éloquente et impressionnante l’impatience de l'opinion publique à l'égard de cette tâche imposée à la Société des Nations par le Pacte lui-même et dont on attend la réalisation depuis dix ans. On ne peut pas complètement passer sous silence cet argument qui est de première importance. » Le délégué norvégien termina en