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que ce dernier accueillerait avec sympathie la proposition... ».
En deuxième commission !, M. Stucki (Suisse), «sous la réserve que le gouvernement suisse n’a pas pu examiner à fond les questions importantes et compliquées qui sont à l'ordre du jour de la deuxième commission, indiquera brièvement l'attitude de la délégation suisse ».
De tels cas ne sont pas rares. Ayant un jour évoqué la responsabilité des membres des commissions comme représentants de leurs gouvernements, M. Rappard (Suisse) ajoutait ? : «il faut constater que peu de délégations ont des instructions précises de leurs gouvernements sur toutes les questions, qu'il est souvent assez difficile aux membres de la commission d'exprimer immédiatement les désirs des gouvernements qu'ils représentent et qu'il ne leur est pas toujours facile de consulter lesdits gouvernements, de même que ceux-ci ne peuvent, sur une question soumise inopinément, consulter les services compétents de leur administration ».
Il serait utile, dans bien des cas, que des liens plus étroits soient établis entre les gouvernements et leurs délégués à l’Assemblée. Il faut, disait déjà M. Rappard en 1920, faciliter le contact entre les administrations nationales et l’Assemblée 5. « Les réunions de l’Assemblée risquent d’y perdre en imprévu, mais il s’agit avant tout, non d’émouvoir l'opinion publique, mais de réaliser le progrès international. L'Assemblée peut être comparée à l'avant-garde d’une armée constituée par les Etats-Membres de la Société des Nations. Il est tout à fait légitime que cette avant-garde précède le gros de l’armée, mais il est indispensable que le contact entre les deux ne soit pas perdu. Or... le contact des délégations avec leurs gouvernements a été complètement perdu. Bien mieux, les commissions, que l’on peut comparer à des patrouilles, ont perdu contact avec l'avant-garde. Le résultat de cet état de choses c’est que les instructions reçues par les délé-