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le Bureau de l'Assemblée et les commissions, les intermédiaires grâce auxquels le Bureau dirige l’ensemble des travaux (art. 8 du Règlement intérieur).
Ce rôle essentiel leur revient naturellement du fait que les six présidents de commission appartiennent de plein droit au Bureau de l’Assemblée (Règlement intérieur, Get)
Le règlement provisoire de 1920 accordait à cette liaison une importance particulière : son article 7 prévoyait que seuls les présidents des commissions, avec le président de l’Assemblée, formeraient la « Commission Générale » (Bureau) de l'Assemblée. M. Tittoni (Italie), lorsqu'on discuta la proposition en séance plénière, protesta contre cette tendance «à priver l'Assemblée de ses droits et de ses fonctions pour les lui faire exercer d’une façon indirecte ». Il proposa que les six vice-présidents soient élus directement par l’Assemblée, au scrutin secret, et non d’une façon indirecte. M. Fisher (Empire Britannique) préconisa une solution intermédiaire. Le Bureau se composerait de douze membres, dont six seraient les présidents élus par les commissions, les six autres étant élus directement par l’Assemblée. Cette combinaison fut adoptée par l’Assemblée. Elle présente un double avantage : les six vice-présidents élus directement, le sont en raison de leur éminence et de leur notoriété ; et la tâche du Bureau est grandement facilitée par l’adjonction des présidents des différentes commissions qui suivent de près et en détail les travaux de leur commission respective.
Quelles sont les relations entre le Bureau de l’Assemblée et les présidents des commissions ? Elles semblent difficiles à définir. Dans une lettre adressée en 1929 aux commissions !, le président de l’Assemblée écrivait : « Les présidents des commissions auront la plus large faculté d’appréciation.…., et la présidence s’inspirera de leurs vues plutôt qu’elle ne cherchera à leur imposer les siennes. »
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84. Outre cette liaison entre l’Assemblée et ses commissions, la réunion des présidents des commissions en «commission générale » présente un autre avantage : elle crée entre les présidents un contact direct qui leur permet de se mettre mutuellement au courant des travaux de leurs commissions respectives. C'est là un point important, car, nous le verrons, les commissions de l’Assemblée ne sont point sans avoir entre elles des relations plus ou moins nombreuses et organisées.
85. En second lieu, le bureau de la commission a un rôle très important à jouer dans la conduite du travail de la commission. Pour que ce travail s'effectue avec ordre, il faut, de toute nécessité, qu’une autorité prenne à charge de régler, dans les meilleures conditions d’efficacité, le fonctionnement de la commission. Ce rôle est assumé par le bureau.
L'article 8 du Règlement intérieur (applicable aux présidents des commissions comme au président de l'Assemblée) définit le rôle du président à ce point de vue. Nous le reproduisons ci-dessous, en remplaçant simplement le mot Assemblée par le mot commission :
1. Le président ouvre, suspend et lève les séances et dirige le travail de la commission ; il assure l’observation du règlement, donne la parole, déclare les discussions closes, met les questions aux voix et Fne clame les résultats du scrutin.
2. Le président est assisté des membres du Bureau pour diriger d’une façon générale le travail de la commission, pour constituer les souscommissions que la commission peut décider de créer, pour arrêter les communications à lui faire et pour fixer l’ordre du jour de chaque séance, ainsi que l’ordre dans lequel les différentes questions devront être examinées.
Le bureau, tenant son autorité de la commission, devra s'inspirer des désirs de cette dernière. Le plus souvent, il devra interpréter les diverses tendances qui se seront manifestées sur la procédure à suivre. D’autres fois, la commission s’en remettra entièrement à lui.
En 1925, une discussion s'étant instituée en deuxième commission sur les méthodes de travail à employer ;, M. De Vasconcellos (Portugal) souligna « l’inutilité d’un débat relatif à la procédure. Il est, pour sa part, tout disposé à laisser au bureau le soin d’orienter les travaux de la commission. » M. Avramovitch (Yougoslavie) appuya cette proposition : « les questions à l’ordre du jour de la deuxième commission sont très nombreuses et complexes, et c’est le bureau de la commission qui sera le mieux à même d'orienter les travaux et de trouver la solution relative à la procédure qu'il convient de suivre. »