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La sage procédure prévue dans le règlement de l’Assemblée n'est pas appliquée et cela simplement pour gagner un jour ou deux. Cette hâte tend à créer une atmosphère très pénible, préjudiciable au travail des commissions comme à celui du secrétariat... c’est le Bureau de l’Assemblée qui exerce la pression à laquelle il fait allusion. »
En quatrième commission, le président ayant signalé qu’il importait « de hâter les travaux... de façon à les achever au plus tard mercredi », M. Hambro (Norvège) fit observer ? que « le bureau n’est pas compétent pour décider si l'Assemblée doit finir ses travaux tel ou tel jour et. que les délégations ne sauraient admettre aucune tentative ayant pour objet d’étouffer la discussion. L’Assemblée se réunit une fois par an et c’est la seule occasion pour les Etats-membres d'examiner l’œuvre de la Société des Nations. »
73. D'ailleurs, il y a une autre raison d'éviter tout ce qui pourrait ressembler plus ou moins à des moyens de pression : l’Assemblée ne doit pas tromper la confiance que met en elle l'opinion publique.
Ii ne faut pas, disait en 1926 M. Avramovitch ? (Yougoslavie), « paraître donner raison à certaines informations de presse, desquelles il résulte que, même pour les questions les plus graves qui préoccupent tout le monde... l’Assemblée ne joue, pour ainsi dire, qu’un rôle de pure forme et que tout est fait par le Conseil et les commissions permanentes ».
Et Sir George Foster (Canada) déclarait en 1929 * : « Il arrive souvent dans les parlements nationaux, que les affaires soient traitées précipitamment, mais une telle procédure n’est pas recommandable... Tout le monde a les yeux fixés sur l’Assemblée, dont la tâche est de faire progresser la plus grande cause de notre époque. La hâte excessive qu’on montre vers la fin de la session de l’Assemblée à quitter Genève a toujours été un sujet de cri-
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tique et de reproches. Le travail de la Société en souffre. Il faut réagir contre cette attitude et ne pas donner lieu à des critiques dirigées contre la Société. »
74, On a constaté depuis longtemps que l'extension continue des travaux dela Société et la multiplicité croissante des sujets que les commissions de l'Assemblée doivent traiter dans un temps relativement court, avaient le double résultat : 19 d’obliger les commissions à apporter dans leurs travaux une hâte excessive, 2° et à l’inverse, d’entraîner fréquemment — du fait, en particulier, de la durée des travaux de la quatrième commission, — une prolongation de la session de l’Assemblée.
Notamment, en ce qui concerne la quatrième commission, M, Hambro (Norvège) avait déjà déclaré en 1928 t: « [l est impossible de discuter convenablement un budget considérable dans une réunion de 50 personnes qui, avant la session, n’ont jamais eu sous les yeux les documents pertinents... Pour que les travaux de la quatrième commission aient une importance réelle, il conviendrait de réunir, quinze jours ou trois semaines avant la session plénière, un sous-comité exécutif de cette commission, chargé d'étudier les documents et de préparer un rapport soumis à l'examen de la commission tout entière. »
75. Cette idée fut reprise en 1933. Une note du Secrétaire Général ? transmise par le Bureau de l’Assemblée demandait « d'examiner s’il ne serait pas possible d’instituer un système qui permette à certaines commissions de l’Assemblée, et notamment à la quatrième commission, de commencer leurs travaux avant la première séance plénière de l’Assemblée, afin d'examiner les questions régulièrement inscrites à l’ordre du jour de l’Assemblée en vertu des décisions de celle-ci, et, en ce qui concerne la
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