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et hommage de Raoul de Coucy, évéque de Melz. (T. C. Epinal.)

Chambrcy a clé érigé en succursale eu 1802.

Patron, sainl Etienne.

CHAMOIS. Le 14 novembre 1664, Nicolas de Banncrol de La Tour, seigueur d'Erbéviller et Daccaral, fil ses reprises pour le fief du Chamois, situé près de Badonvillcr. (L. P. 16U4.) Des lettres patentes de Charles IV, du 27 février 16tiî», lui accordèrent la permission de tenir troupeau à part de bètes rouges et blanches, pour l'envoyer pâturer sur le ban de Badonvillcr, et de chasser sur le ban de celle ville. En 1705, le fief de Chamois appartenait au sieur Thomassin, de Lunéville, et, en 1767, à Nicolas-Joseph Harmand, chevalier, seigneur de Bénaménil, Chazel ctDomjevin, conseiller à la Cour souveraine, lequel en fit ses reprises le 21 aoùl 1771. (Eut- 1766-67.)

CUAMPEL. La censé de Champel, territoire de Jolivel, fil partie des premières donations faites à l'abbaye de Beaupré ; c'était, au XIIe siècle, une ferme, que les bulles des papes et les charles des évêques, données en faveur de cette abbaye, désignent sous les différents noms de : grangia de Campes (1147), de Campeiis (1163), du Catnpellis (1164).

Le 24 novembre 1714, une nommée Claude Bagassc vendit a l'abbaye de Sainl-Remy de Lunéville la généralité de ses biens sis aux bans et finages de Chanlcheu el Champel, moyennant 2,600 livres. (T. C. Lunévillc 4.) Les religieux de Beaupré restèrent néanmoins, jusqu'à l'époque de la révulution, possesseurs de la majeure partie des terres de la ferme de Champel.

C1IAMPENOUX. Les documents qu'on va lire sont cmpruulés à un manuscrit ayant pour titre : u Inventaire des titres de la seigneurie vouée de Cbampenoux, appartenant à messire J.-P.-R. comte Do Houx de Dombasle, dressé par J.-C-F. Le Moine, archiviste cl généalogiste du chapitre de la cathédrale de Nancy cl d'autres corps. 4788. „

Le prieuré de Cbampenoux fut fondé par Catherine de Limhourg, femme de Mathieu II, duc de Lorraine, vers le milieu du XIIIe siècle ; les biens de ce prieuré sont unis à l'abbaye de Saint- Epvrc de Tonl. Vaulliier, abbé de ce monastère, s'élant démis de ses fondions, se relira à Cbaunpcuoux en 12S8.

Dans une charte datée de Tau 1110, Renaud

de Scnlis, évéque de Toul, rappelle la dfcnai

faite à celle abbaye par Beccelio, chevalier Mazerulcs {de Mucerolcs), de tout ce qu'il a dans la ville de Cbampenoux (in villa Canif pinul) en terres, en prés el en bois.

Le 13 des calendes de décembre 1224, Arno chevalier, seigneur de Rup cl de Boulay, confir el approuve la veute fuite à l'abbaye de Sai Epvre, par Havide, sa nièce, de l'alleu qu't avait à Champcnoux, consista ni dans la ino de la ville, en prés, terres, hommes, fciuu pâturages, bois, eaux et autres revenus.

En 1500 el 151 1, Mathieu de Lucy, êcny seigneur dudil lieu, donne son déuombremcut duc de Lorraine pour ce qu'il avait eu la ville Cbampenoux.

Des différends s'élevèrent, en 1523, eotn prévôt d'Amancc et les religieux de Sainl-Epv au sujet de la redevance annuelle d'un bichel blé que les habitants de Cbampenoux devaient prévôt, lequel, lorsqu'ils refusaiculde s'acquitl les faisaient gager par un de ses sergents, i Bénédictins soutenaient que celle manière i procéder portail alleinle à leurs droits geigne, riaux, en vertu desquels ils avaient seuls la cri lion du maire cl de la justice cl de prélever | épaves, altrahières et confiscations. Une seulen du bailliage de Nancy les déboula de leurs pr tentions. y

Uu jugemeot des Assises de Nancy, rendu, 12 septembre 1527, contre les Bénédictins, uu tint les habitants de Champcnoux dans la poss* sion de leurs haies et pâturages, dont ces rei gieux leur contestaient la jouissance.

Le 18 septembre 1529, Antoine déclare)* seigneur de Damelevières en partie, et Y: de Gucrmanges, sa femme, abandonnent à Hj de Gucrmanges, seigneur dudil lieu, de cour cl des Ferrières en partie, la moitié des i res, seigneuries, etc. , échues à ladite Ysabiili par le décès d'Errard de Gucrmanges, notamun la lerre de Cbampcnouxj,

En 1541, Nicolas des Four», valet de du duc el possesseur d'uu gagnage a Charn; noux, s'élant battu en duel cl ayant tué son * versaire, les religieux de Sainl-Epvre voolurri en qualité de seigneurs fonciers de Charopcot-i] saisir ce gagnage ; mais celle affaire n'eut p-.> snile, le duc ayanl donné des u à Nicolas des Fours.

Des Icllrts patentes datées du ."0 septembre 1562, permirent aux Bénédictins de faire redresser le • . i r - j ; » el pilori de Champenoux, pour y «Hacher le» malfaiteurs.

Le 4 décembre i ï>92, Jean de Haraucourl, i^neur de Chainbley, Dombasle, clr., vend à Oihon, romle sauvage du Bhin, un quart i l demi co toule la seigneurie tir la vonerk' de Champcdoux, sauf la quinzième partie dans ledit quart ri demi, appartenant au sieur Bildstein. I.e 16 ; au de la même année, le comte Otlion céda son acquisition à Jean Daltel, receveur el gruyer d'A« manev. et à Didier Daltel. son frère, châtelain de relie ville. Jean cl Didier Daltel acquirent encore, co 1607, ce que Jean et Antoine de llourel el François de Chevry possédaient eu la seigneurie Je Champenoux.

Le 29 juillet 1654, Ferry d'Hnraucourl et Su— nnne de Cusline, sa femme, cèdcul aux Bénéfctifts de Saint-Epvre la rouerie de Champenoux, y compris u le droil de coup et rupl de galliol, aceootnmé de jeter par ebactiu an audit lieu sur le» pooles et poulets par un jour de Saini-BarllieJemy. patron dudil Champenoux. n

La quatrième |«arlie de la seigneurie vouée de Champenoux fut engagée, le 7 septembre 165J5, pr Jean-Pierre Daltel à Jean de .Mabuel, Meutesant civil et criminel au bailliage de Nauey, i avec le droit d'orange en dépendant, n

Le 1 S avril 1703, les Bénédictins cédèrent i Mare-Antoine de Mabuel tout ce qu'ils avaient dans la vouerie de Champenoux, vulgairement appelée la seigneurie de Talck de Brin.

Enûu, Je 14 septembre i 7712, Jean-Dominiiiue Robert, comte Du Houx de Dcuuk^le, chevalier, «rigueur de Dombasle, Avrainville el Vasserourt, eolooel d'un régiment ; Eiizabelh-Charlottc, comtesse de Dombasle, uéc comtesse Dupnis, son épouse, et Claude-Louis Du Houx, comte de Dombasle, docteur en théologie, etc., furent mis en possession de la seigneurie vouée de Cbampeaoax Palrk de Brin, maison de fief et bien de roture, dont ils avaient fait l'acquisition sur le baron de Mabuel.

La maison dont il vient d'être parlée avait été readoe par le sieur Georges Villeneuve, commisaire des troupes de Son Altesse, gouverneur des «ille et château d'Einvillc, à M. le baron de Ma- Uel, pour qui Léopold l'avait érigée en fief le Si mai 1714.

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Le registre d'où j'ai extrait les documents qui précèdent, contienl encore un grand nombre de litres, parmi lesquels se trouve le sommaire d'un procès qui eut lieu, en 1754, entre M. de Mahuet el plusieurs habitants de Champenoux, au sujet du droil nommé \ccoup et rupl de yalliot. u Le sujet de cette instance, y est-il dit, est que ces particuliers avaient resserré leurs volailles le jour de la Sainl-Barlhélemy, et par conséquent avaient empêché le seigneur voué d'exercer son droil appelé le coup el rupl de gnlliol, qu'il avait accoutumé de tirer par Irois diverses fois par chacun an sur les fumiers dudil Champenoux, le jour de Sainl-Barlhélemy, patron du lien, sur les chapons, poulets et poules de chacun des habitants, qui, pour cet effet, éiaienl obligés de les lâcher ledil jour, sans en réserver aucune, avec droit de prendre celles des volailles blessées ou tuées, el que, dans le cas où des habitants les recueilleraient, elles demeureraient confisquées au profil du seigneur, n Le bailliage de Nancy confirma M. de Mahucl dans la jouissance de ce singulier privilège seigneurial.

Par son testament eu date du 10 janvier, Marguerite Begnard , surnommée Pigeollol , avail fondé une messe par mois à l'autel Notre-Dame, en l'église de Champenoux, el affecté, sur un gagnage, appelé, pour ce motif, le gagnage des Pauvres, une rente qui devait servir a faire distribuer aux pauvres, les jours de Qualre-Temps, un resal de blé.

Le 30 juillet 1743, M. de Begoo, évèque de Toul, avail, snr la demande des habitants, autorise l'établissement, dans l'église de Champenoux, d'une confrérie sous l'invocation de la sainte Vierge el le litre de la Nativité. (Cure de Champenoux.)

En 171V, lu population de ce village se composait d'environ 50 habitants. En 1345, il y avail déjà 29 ménages.

Champenoux a été érigé en succursale en 1802, avec Erbéviller pour annexe.

Patron, saint Barthélemv.

C1IAMPEY. On trouve, dans les preuves de l'Histoire de Blelz, sous la date du 1er février 918, un acte par lequel le comte Bicuin, abbé commeudalairc de l'abbaye de Sainl-Pierrc-aux- Damcs, de celle ville, donne, à litre de précaire, à Uemdcnde cl à son fils certains biens dépendait! de celle abbaye el situés dans le comté de

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Scarpooc, entr'aulrcs, mansum indominicatum in villa que dicitur Compris.

Eu 1525, Edouard, comte de Car, fil don à Jeanne , femme d'Henri de Porl-sur-Scille , éeuycr, de tous les fiefs que ce dernier tenait de lui h Morville-sur-Seille, Champey et Ménilssous-Mousson, pour les tenir ligement de lui. (T. C. Pont domaine.)

Sur la requête qui lui fut adressée par les habitants de Champey, contenant qu'il leur était impossible de mener pâturer leurs bestiaux audelà de la rivière sans être exposés à en voir périr, le duc Antoine leur permit, en loi 3, d'avoir une nef pour les passer et repasser, sans pouvoir s'en servir pour uu autre usage. (T. C. Prcny.)

Cette permission fut confirmée par Léopold le 20 janvier 1724. (Enl. 1724.)

On a des dénombrements de la seigneurie de Cliainpey donués par Jeanne de Porl-sur-Seille (1524 et 1554) ; Jean, dit Lallemand de Domniart (1331); Catherine Le Gronaix, veuve de Pierre Baudoche (1 471) ; Didier Aubcrl (1594) ; Charles le Pois, médecin de Charles III et d'ilcuri 11 (1G02, 1610 et 1012), et enfin de François Gauvain (1003).

Eu 1709, Champey était auuexc de Villonville ; il y avait un vicaire. La seigneurie appartenait à M. de Gauvain, qui créait le maire et les officiers pour l'exercice de la justice ; ceux-ci connaissaient des causes en première instance, et les appels étaient portés au bailliage de Nancy. La communauté se composait de 25 habitants. (E. T.) Anciennement, la nomination du maire, du doyen et des deux échevins, qui formaient le corps de la justice, appartenait au prévôt de Preny, comme représentant le duc de Lorraine ; ces officiers étaient « responsables n pardevanl lui en lotîtes aclious personnelles. (Dom. de Preny.)

En 1S07, Champey est deveuu annexe de VillooviMc, qui en dépeud:iit auparavant.

Patron, saint Pierre.

CHAMIMGNEl'LES. Ce village est appelé Campiniola dans le titre de foudalion de l'abbaye de Bouxières, par saint Gauzclin (1155), imprimé aux preuves de l'Histoire de Lorraine ; il est désigné sous le nom de Champeigneulcs dans ta charte par laquelle le comte Alborfe, qui vivait vers 940, donne au mouaslcre de Saint-Aniou sa ville de Champignon les [villum nuncupalam ChampcigneuL*), l'église avec le ban, tant en

manses qu'en maisons, lerres cultes el incultes, prés, champs, moulins, etc. (Bénédictins deLay.) En 1130, Henri de Lorraine, evèque de Toul, coufirme le prieuré de Lay-Suinl-Christopbe dan? la possession des églises de Lay, de Champigneules et de Saint-Barlhélemy, et de la moiUé des diuies du village de Pixmvourl [Perchericurt); le prélat déchire que le prieuré possédera perpétuellement l'église Saint -Epvrc de Cbamp»gneulcs {ccctcsia apud Campuniolas situ), et qu'il aura les deux tiers des offraudes qui y serout faites à la Nativité, h la Résurrection cl à la Toussaint ; l'autre tiers appartiendra au curé. Eo 1200, le duc Ferry donne à l'abbaye de Bouxières le droit de vaiue pâture dans tout le ban de Champigncules el de Frouurd {per munis fines de Champigneulle et Froart). Enfin, le premier de ces villages est appelé Champvignole dans la donation faite, en 1225, pur le duc Mathieu, à l'église de Toul, d'une partie de la forèl de Hev. CH. L.)

Le 1er mars 1525, Nicolas Mengin, conseiller secrétaire ordinaire el auditeur des Comptes, obtint l'affranchissement de sa maison de Cuampigncules, appelée la Grande Maison, ensemble des demeurants en icelle, avec permissiou dy ériger colombier et tenir troupeau à pari. Ccllç maison, dont il ne restait alors que les quatre murs, el qui, au dire des anciens, avait toujours servi de résidence à des nobles, avait clé ruinée pendant les guerres du duc de Bourgogne. Nicolas Meogiu la fil rétablir, ensuite de Taffranchisscmenl qui lui fut accordé. (L. P. 1523.)

Par lettres du 12 mars 1549, passées sous le scel du tabcllionnagc de Nancy, le même Nicolas Mengin, alors président des Comptes de Lorraine, « du consentement de noble dame Catherine de Uéméréville, sa femme, qui avaient fail rétablir la maison dite l'Hôpital de ChampigncuU-s, située en la rue de Laval, et ordonné pour sustentai jon r des pauvres y affluant, le soir du jour y couchant, la distribution a chacun d'eux d'un bon quariit-r de pain tel qu'on le cuit pour ses domestiques ett sou hôtel, dit d'ancienneté la Graudc-Maisou audit Champigneules, situé en la même rue de lui- \::l, évaluée à environ 3 deniers avec une bonne écuellc de polasje, ou, à défaut, le tiers d'une ehopiue de vin, plus ou moins ; ledit Nicolii Mengin veut qitc ladite distribution soit continuée à perpétuité, à l'effel de quoi, l'homme cl ta

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femme préposés au service de cet hôpital iroot chaque soir, sprès avoir compté les pauvres qui seront .irriîés au son de la cloche de VAve Maria, chercher eu ladite Grande Maison les portions nécessaires ; et s'il arrivait qu'on ne tint pas niéiuic suffis-an t en icelle pour y fournir, les possesseur» seront tenus, au lieu de vivres, de donner 6 deniers pour chaque pauvre ; l'homme et la femme servants auranl leur logement audit bi'ijjiial, avec 8 francs de gages et des héritages qui y sont attachés ; le maire du prince et les Deux de ville veilleront à l'exécution du tout et auront entr'eux 3 francs pour leurs soins. Tous les biens du sieur Mengin demeureront affectés à cette fondation, spécialement ladite Grande Maison, les granges, écuries, étantes, le grand jardin derrière, la grange au dehors , dite la Papcllrrie, etc. Le foudatcur prie le souverain et sfs successeurs de députer le procureur général de Lorraine et le prévôt de Nancy pour proléger et soutenir cet établissement. » (Notes de M. Dupont, collection de M. Beaupré.)

Le 18 juin 15JS6, permission fut donnée aux habitants de Champigneules d'essarler 2îH) jours Je bois au ban de ce village, moyennant un cens de 2 francs 10 gros. (T. C. Nancy 2.)

Le 7 juillet 1UI I, Henri II acquit du sieur de MoDlriciuer, pour la somme de 4,000 francs, i» fa place, fond cl hasliment de deux pressoirs, l'uug à pierre pendante et l'autre à bras, » sis au milieu da village de Champigneules, u plus la place d'héritage cl bastimenl d'ung grand four et ue ses usuaires, scis au devant desdits pressoirs, tcsemble tous les droietz île seigneurie, hanualité et autres prétentions qu'il y avoit. w Le duc voulut qne ces usines fussent banales et ordonna <jue les habitants seraient tenus, à peine d'amende, d'y faire cuire leurs, piles cl pressurer leurs raisins.

Par lettres patentes du 14 mars 162~, le même prince établit a Champigneules quatre foires aux bestiaux, d'un jour chacune, et qui se tenaient !r; premiers lundis après la I'urilicalion, après le 10 mai, après le 2a juillet et après le 2< octobre. Les étrangers, de même que les gens du pays, ['•"jvaieut les fréquenter, en payant au domaine, jK>nr tout impôt, une certaine somme par lé le de t> fail vendue. Les procès, débals et différends qui pouvaient s'élever entre les marchands, étaient jugés par les maire cl gens de justice du lieu, îJiU'appelau prévôt de Nancy. (Doui. de Nancy.)

Eu 1623, Georges Collignon , seigueur de Silly, etc., conseiller d'Etal, reconnaît tenir a foi et hommage du duc de Lorraine une maison cl ses dépendances, situées à Champigneules, en la rue du Trouai. Le même Collignon acheta du duc, au mois de février 1628, les rentes et revenus de Champigneules, Frouard, Faulx el Mallcloy. {T. C. Nancy 4.)

En 1625, Jean Blaimbourg, seigneur de Pulligny, avait donné ses reversâtes pour sa maison de Champigneules. (T. C. Fiefs de Nancy cl Vosges.)

Un nommé Nicolas Mengin obtint, en 1634, l'ascensemcut d'un petit élang qu'il avait fait construire dans le vallou de Sainl-Darlhélemy, au-dessus de Champigneules. (T. C. Nancy à.) Les ducs de Lorraine possédaient, au même lieo, plusieurs pièces de prés, dont les haies el clôtures étaient entretenues par l'ermite qui résidait dans ce vallon. En 1629, Charles IV v fit faire un étang à truites, dont les travaux furent dirigés par l'architecte Toussaint Marchai; la dépense s'éleva à 1,201 francs 10 gros. (Très, gén.) Jacqnemin Cucillel, gruyer de Nancy, avait aussi fait construire « une logetle 'i au val Saint-Barthélemy. Cette habitation servit, sans doute, d'asile aux malheureux qui se sauvèrent dans les forêts pour échapper au fer des Suédois.

Le 2.1 décembre 16!>8, les u pauvres charbooniers résidants et réfugiés au Val Sainl-Barlhélemy, w adressèrent une requête au vicaire général de l'évèché de Toul, pour se plaindre de ce que, quoiqu'ils fussent de la paroisse de Champigneules, le curé de ce dernier lieu leur refusait l'administration des sacrements, sous prétexte qu'on ne lui payait pas les dîmes novales qu'en vertu de deux arrêts du Conseil, des 27 juillet Ja'Ji et 1 i octobre 1616, il avait dn-il de percevoir sur tous les essarls conligns aux linage et anciennes lerres de Champigneules, tant de ceux qui étaient déjà faits, que de ceux qui se feraieut dans ta suite. Le vicaire général lil droil à celle requête.

Deux autres pièces, jointes à ces documents, nous apprennent que le ban de Champigneules s'étendait, d'un côlé jusque Liverdun, de l'autre, jusque Clairlicu, la montagne de Hey comprise, et que, chaque année, lorsque le temps le permellait, le curé devait, le jour de la Saint-Barthélemy, aller célébrer une messe haute à l'ermitage de ce nom. (Cure de Champigneules.)

CIIA

Il parait que l'abbaye de Sainl-Arnou, dcMelz, possédait anciennement quelques hommes au village de Cbampignculcs, sans doute en vertu de la donation qui lui avait été faite, en 9W), par le comte Alborfe ; mais il n'en avait plus aucuns dès l'année 1514, cl le duc de Lorraine y était seul seigneur. Le nombre des ménages se montait alors à 42. (Dom. de Nancy.) Cette population fui considérablement diminuée h la suite des guerres du XVII0 siècle, puisqu'en 1661 il n'y avait que 8 ménages ; en 1712, elle ne se montait qu'à 45 habitants. A celte époque, la seigneurie était tenue, h litre d'engagement, par M. le comte de Fouleiioy, dont les officiers connaissaient des causes en première instance ; les appels allaient au bailliage de Nancy. La chapelle Nolrc- Dame-de-Pitié, dite aussi lu chapelle Balihazard, probablement du nom de sou fondateur, el qui avait été ruinée pendant les guerres, venait d'être rétablie. (E. T.)

Plusieurs individus de Cbampignculcs furent brûlés comme sorciers ; voici les noms de ces malheureux*: Mariette Hardièrc (1532) ; Claudou Tasselin, veuve de Jean Parmentier (1592) ; Catherine Jolliel (1596), cl Paquoltc, veuve de Dieudonnv Ucrnel (1628). Claudou Tasselin, qui avait été amenée dans les prisons de Nancy , échappa au supplice en se »• précipitant à mort par mains violentes, n Son corps fui exposé aux fourches patibulaires du pàquis de Cbampignculcs.

Ce village possédait autrefois. des établissements industriels qui ont disparu à des époques plus ou moins éloignées, et dont ne parle aucun de nos historiens. Le plus ancien de ces établissements était un moulin à polir les armes, placé sur le ruisseau descendant de l'étang Saint-Barthélémy. Ou ne connaît pas la date de sa construction ; les comptes du receveur général de Lorraine nous apprennent seulement qu'en 1471, il fui fait des dépendes assez considérables pour sa restauration. Ce moulin, ou plutôt ses débris, car il avait été de nouveau détruit, sans doute pendant la guerre de Bourgogne, fut abandonné, le 22 décembre 1497, h un nommé Christophe Marel (ou Morcl), armurier à Nancy, pour lui et ses enfants mâles» exerçant le même élat, à condition qu'il le rétablirait ii ses propre* frais, la ruine de ce moulin étant omise, disent les lettres patentes de René II, que u les barnois qui se font journellement en notre ville de Nancy n'y peuvent être blanchis. •»

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