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Les comptes du receveur général, pour l'année 1515-1514, fonl mention d'une somme de H2 livres 16 sols 1 1 deniers, consacrée, par l'ordreda duc, tt aux ouvraiges el réfections faictes on moolin à polir harnois d'armes, estant auprès de Champigmiclles, sur le ruy venant de l'estaog Sainct Barlhelemei. m Eutin, par lettres patentes du l*r septembre 1605', le duc Charles III ascensa à un nommé Jean d'Arbois , marchand à Nancy, le n polissoir d'armes el harnois, moulin, bâtiment, leurs appartenances et dépendances, sis sur le ruisseau de Cbampignculcs, au dessus d'un autre moulin où ledil d'Arbois a depuis naguerre fait une papellcric (papeterie) ; ledit polissoir auparavant tenu par Jean Danier, armurier de Son Altesse, lequel, sous le bon plaisir d'iccllc, s'en est démis cz mains dudil d'Arbois ; ces donation et ascensemeut fails à condition que les armuriers de Son Altesse, y allant polir armes pour son service, n'en paieront aucune chose, cl à charge, par le sieur d'Arbois, de payer, pour reconnaisauce dudil ascensemenl, 400 francs de rente annuelle el perpétuelle, w
11 y avait aussi, à Champigneulles, plusieurs u forgeurs d'épieux n de chasse, qui travaillaient pour le prince : les comptes que j'ai précédemment cités , nomment , entr'autres , Mengin llaut-Esclaire (1586), Mcngin Thiriet (1593- 1615) et Mcngin Thiébaul (1626).
Le 1er octobre 1602, les associés à la fabrique de cuivre et fil de laiton de Nancy obtinrent Pasccnsemcnl du vieil étang de Saint-Barlhclemy i» pour y dresser les martinets qui leur sont de besoin pour battre cuivre et airain el moulins à moudre la calminc, à charge de dresser à leurs frais une arcade de pierre qu'ils seront tenus entretenir en bon état pour la commodité des charretiers et antres passants.... Ne leur sera loisible d'alleviner ledil étang d'aucune sorte de poisson, singulièremenl de brochets, afin que l'allevin ne soit ruiné... ; et pour empêcher que la truite n'échappe par le saut d'eau, seront tenus de faire, sur le rclaix dudil étang, un écusson avec badril-
lons si épais qu'elles n'en puisscut sorlir »
Tous ces établissements semblent avoir disparu ii la suite des guerres désastreuses du XVIIe siècle, el ne s'etre pas rétablis depuis cette époque : la papeterie seule survécut à la ruine des autres usines ; elle, avait atteint, dans ces dernières an-
nées, une très-grande importance, lorsqu'un iucendic tint, dans le couraul de 18i7, la réduire complètement en cendres ; clic n'a pas été reconstruite.
On avait aussi commencé, en 18£6, à exploitera Chain pigneu les une mine du ferhydroxydéoolilhique dont ou atail reconnu l'existence sur le territoire de ce village et sur celui de Maxéville. Mais celte entreprise a clé abandonnée au bout de quelques années.
Cbarnpijncules possède une maison d'orphelines, fondée par Mraa la comtesse de Touslain.
Une rue de la commuue porte le nom de rue Charlcmagne ; j'ignore sur quelle tradition est basée celle dénomination.
n existe encore, à Champigneules, des descendrai» du mécanicien Auloiue Lavocat, machiniste de la cour de Bruxelles, et qui jouit, dans le Siède dernier, d'une assez grande réputation.
Ecarts : la Tuilerie, Saint-Jacques , le Chà- (mm-G riguon,
Cfaampigncules a élé érigé en succursale en 1802. Eo 1507, les Baraques furent détachées de celte paroisse et réunies à celle de Laxou. Patron, saint Epvre.
CHAMP-LE-BOEIF. Celle ferme, située au point de jonction de l'ancienne et de la nouvelle roule de Toul, sur le territoire de Laxou, est un de nos plus intéressants établissements agricoles. Elle a été créée par M. Gœlzmann, qui la dirige arec une rare intelligence. Il a obtenu, en 1850, le prix de 500 francs cl la grande médaille d'argent accordés par le Gouvernement pour la bonne tenue des exploitations rurates. Du reste, aucun soUTenir historique ne se rattache à l'existence de la ferme du Champ-lc-Boeuf, el ou ignore com- \ plctcment quelle est l'étyruologic de son nom.
CHAMP-VAUTUIN, censé, territoire de Bc- : onge-la-Grande, composée d'une maison.
CHANONCOURT. J'ai parlé, au commencement de l'article ûurlioncourt, d'un moulin de j Qnaoncourt, appartenant à l'abbaye de Salivai, ; et qu'on trouve mentionné dans divers litres i! di XIH* siècle.
QlANTEIIEC. Plusieurs anciens litres provenant des archives de Clairlieu, font mentiou de donations faites à celte abbaye sur le ban de Chauicheu : c'est ainsi qu'en 119£, l'archevêque de Trêves confirme la transaction passée entre celte ibbaye el celle de Saint-Epvre de Toul, cl dans
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laquelle il est dit que les religieux de Clairlieu jouiront de la dime des prés des lieux cultes el incultes de Clianleheu. Il ne s'agit pas ici d'un village, mais d'un simple ban situé probablement près d'Ochey ou de Maron.
CUANTEHEUX. L'abboyc de Beaupré possé- ' dait, à Chauteheux (in Chant eh ni, in Cantchu), quelques propriétés qu'on trouve rappelées dans une bulle de Lucius III (1182), el dans des chartes de Henri de Lorraine (1136) el de Pierre de Brivey (1186), évèqucs de Toul. La charte du premier de ces évèqucs meutioune, entr'aulres, le moulin de Chanlelicux {molendinum de Chantehui) comme appartenant à cette abbaye.
Au mois de février 1289, le duc Ferry donua à son fils Jean la ville de Chauteheux el le ban el toutes ses appartenances entièrement, en hommes, en femmes, en terres, eu prés, en justice, eu seigneurie, etc. (Titres du Roi de Pologne.) y En 1390, Geoffroy de Nancy, chevalier, donne son dénombrement pour Maliévillc, Vihuvillcr, Chanlcheu, moitié de Vigoeules, Yitritnont, clc. (T. C. Fiefs de Lorraine 2.)
On ne sait par quels seigneurs la lerre de Chauteheux fut possédée dans le courant des XVe cl XVIe siècles; c'est sculcmeul au commencement du XVII" qu'on retrouve des titres où il soit fait mention de ce village : Chrétien de Nogeot, chambellan du duc Henri, eu fil ses reprises le K août 1012. En 1632, Charles IV lui vendit les droits, renies el revenus qu'il y avait. Enfin, en 1664, Nicolas Saubourel, seigneur de Dorlangc, donna son dénombrement pour la terre de Chanlelicux, au nom de Louise Saubourel, veuve de Clirélicu de Xogcnl. (T. C. Nancy i, Luuéville, Fiefs de Nancy el Vosges.)
Le 13 juillet 1721, le duc Léopold désunit la terre de Chanlelicux du marquisat de Craon, en faveur de Mari-, marquis de Beauvau, Craon cl Haroué. ^Ent- 172J-23.)
Voici, d'api è» nu procès-verbal des plaids annaux tenus a Chauteheux, le 9 novembre 1749, l'étal des redevances féodales auxquelles étaient soumis les habitants :
u Chaque habitant doit annuellement au seigneur (c'était alors le baron de Melzcck) trois poules payables à la saint Martin, el les veuves la moitié. Chaque manouvricr doil annuellement trois mailles.
Tailles. Doivent annuellement deux tailles,
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une au jour «le la Saint-Georges et l'autre h la Sainl-Rcmy suivant, montant chacune à 2j francs 2 gros 2 deniers.
« Corvées. Chaque laboureur doit annuellement trois jours de corvée par charrue et outre ce uue gerbe de seigle, et les laboureurs defforaios qui viennent labourer sur le ban doivent aussi chacun ane gerbe, ainsi que d'ancienneté.
« Les manouvriers doivent par chacun au faucher, foinner et mettre en état de charroyer les herbes des prés appartenant au seigneur et dépendant de la seigneurie, et les laboureurs sont tenus de voilnrer les foins dans la maison dudit seigneur à Chuutehcu ou aLuoéville, sans aucune rétribution, ladites corvées ne s'élendant que sur quinze fauchées de prés ou environ.
Entrée de ville. Les déflora ins mariés qui sont reçus en ladite seigneurie avec le cousenlement du seigneur, lui paieront, pour une seule fois, li francs barrois et autant à la communauté pour bien venue et entrée de ville et les defforains épousant une fille de ladite seigneurie s'ils ne couchent dans ledit lieu de Chanlehcu le jour de la célébration de leur mariage, retournant après pour s'y rendre sujets, doivent audit seigneur 5 francs pour droit d'anlrée, cl autant à la communauté.
»i Tous enfants de famille dudit Chanlehcu, soit fils ou Glies, qui se marient ailleurs, y feront leur résidence, et rctournaut audit Chanlehcu pour y résider, paieront de même audit seigneur, pour droit d'entrée, 5 francs cl autant à la communauté.
« Chaque habitant venant à sortir pour aller résider ailleurs, revenant en après audit lien, doit 5 franes comme les defforains.
» Hivière. La rivière de Ve/.ouse, depuis le ban île Craon (Jolivcl , jusqu'à celui de Huviller et de Lunéville, qui joint la prairie le long du ban dudit Chanlehcu, appartient à moudil seigneur seul, de même que les amendes qui s'y commcltcul. Chaque particulier propriétaire faisant passer une bolléc sur ladite rivière, doit audit seigneur qua tre cordes et demie de bois par chacune bolléc pour le droit de passage cl barrière de ladite rivière.
« Droit de taverne. Chacun caharetier vendant vin en détail, dans le lieu, doit audit seigneur 10 francs barrois par chacun an et en outre un pot de vin par chacune pièce. 11 est fait défère
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auxdits cabaretiers de vendre leur vin qu'au préalable il n'ait été taxé par les officiers de josticr en leur payant leurs droits ; et à défaut de faire faire ladite taxe, lesdits cabaretiers seront condamnés en ÎJ francs d'amende par chaque contravention, sur le rapport desdils officiers.
>t Tous les habitants dudit Chanlehcu doivent annuellement audit seigneur, pour l'exemption de la bannalilé du moulin, savoir : le laboureur 2 francs, les manouvriers cl femmes veuves chacun un franc, payables ù la Saint-Martin, w
A la suite de celle déclaration des droits, qdc partie du procès-verbal des plaids annaux c*t consacrée h des règlements de police; en voia quelques passages : i* Sur la remontrance faite par lesdils habitants que pour le bien public il serait a propos de mettre toutes les oies cl leurs suiid dans un troupeau commun sous la conduite d'un pâtre qui sera convenu et salarie à cet effet pour éviter les délits et dégâts que ces animaux commettent journellement dans ki grains et autre» fruits..., nous ordonnons que Ions les particuliers dudit Chanlehcu seront tenus de mettre leurs oies et leurs suites dans un troupeau commua sous la garde d'un pàlre qui sera convenu et salarié eu assemblée communale , cl en cas qne quelques-uns diffèrent de mettre leurs oies au troupeau commun, ils seront condamnés en chacun 2 francs d'amende pour rhaque fois cl à payer la garde au pâtre comme si effectivement elles avaient été au troupeau. Et pour faciliter la conduite desdites oies et empêcher qu'elles ne prennent leur vol, ordonnons que les grandes plume* des ailes leur seront tirées et arrachées autant de fois qu'il sera trouvé nécessaire sur la remontrance du pàlre, par le sergent, eu présence du maire. .i
Viennent ensuite plusieurs autres défenses, telles que celle de faire vaiupàturer les bestiaux dans les prés et étoupes pendant la fenaison et la moisson : de fermer les héritages de luttes pour que les bestiaux n'y puissent entrer ; de laver les lessives dans les auges qui sont au-dessous des fontaines ; d'étendre le linge sur les haies d'aiitrui, cl enfin de faire troupeau h pari. L'infraclion à toutes ces défenses était punie d'une amende pécuniaire. On nommait ensuite les officiers, dont le nom était inscrit sur le procès-verbal de la tenue des plaids.
La déclaration fournie, en f758, par les habitants de Chanlehenx, porte que la communante