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XV

Lan de réfection de la Priinaliule de Nancy, il y «al, cuire le Cardinal de Lorraine, abbé commeoditeire de Clairlieu, t-l l'abbé de Moriaccord ensuite duquel ce dernier, de l'avis de l'abbé de Ilaulc-Seille, son vicaire eu Lorraine, conseolil à la distraction cl démern- Ireuenl de difTëreols biens (notamment la ferme du .\ou«au-Lieu, avec ses appartenances cl dépendances ; les Grands-Moulins de Nancy, ceux de UojdonTillc cl de dessous Amancc , les dîmes puises et menues de Clayeures cl de Houdemonl, la gagoages d'Agincourt, d'Azelot et de Varan- CsVille, rte.) composant la inense abbatiale de ( îiirlieu, et à leur union au chapitre de la Prinuiiile. Ce traité, eu date du 29 avril 1603, fut nti6c par le duc de Lorraine, le 7 août de lanur «Bivaule. Le cardinal résigna ses fondions «■«ire tes mains de l'abbé de Murimond, pour que c-'ui-ci pût nommer à Clairlieu un abbé titulaire Jr l'ordre, et il fut convenu que l'abbé de Clairlieu aurait la première place après le primai de L.rraioe à la Prirualiale, le jour seulement de la l:\fi de l'église, mais que, dans les autres céréuionir>, processious ou assemblées, il n'occuperait i,ac le troisième rang ; que le jour île la dédicace ■te l'église, il lui serait fourni, par le chapitre, f •tr.-.ju'il assisterait à celle solennité, une portion -.t p^in, de vin cl de viande ; que lui et ses suc- ^^eurs auraient le droit, à perpétuité, de noinu. -r à un canonical à la Priinaliale, donl le titulaire s'appellerait chanoine de Clairlieu.

Un arrêt du conseil d'Etal du duc Henri, rendu en 1614. maintint l'abbé de Clairlieu daus celte l'fvrcgaiive ; ce qui n'empêcha pas que, dons la »jitf , c<le ne donnât lieu à des contestations, J »u surgirent plusieurs procès.

Différents titres de 10%, 170(1 et 1702 montrent qce l'abbé de Clairlieu assistai!, crossé et milré, ivf c les autres prélats, aux cérémonies publiques.

Le monastère de Clairlieu, dont la construction -lovait remonter à la ûn du XIIe siècle, avait été liii avec des pierres extraites de la carrière .-hiée près de l'abusive, et donl la qualité était in-r au-dessus de celle des pierres de Vilenie, telle particularité est consignée dans une requête iJr^ée au Conseil royal des Finances, lequel l'inlil, le 12 février 1760, un arrêt par lequel il i l permis à l'abbé de coutinuer la carrière citant ouverte dans les bois qui lui appartiennent de » maisoo. On ne sait à quelle époque

ces bâtiments furent terminés, et quand l'église reçol la consécration de l'évcque diocésain, li paraît, toutefois, que celte dernière était, soit totalement , soit en grande partie, édifiée en 1176, puisque le duc Mathieu y reçut la sépulture le li mai Je celle année.

Celle église, donl Lionnois a décrit l'intérieur, fui plusieurs fois rétablie à la suite des dégradations qu'elle avait eues à subir pendant les guerres qui, à tant de reprises différentes, désolèrent nos contrées ; le duc Charles II dit, daus son second testament, daté de l'année 1424 : u Donnons pour Diea el en aulmosne à l'église de Clerleu, cent florins pour une fois, pour mettre en réparation en ladite église au plus nécessaire que faire se pourra... n En 148!>, Marguerite de Ville y élit sa sépulture et donne mille francs u pour aider à reparer les ediffices d'icelle église demoluz el ruynez au moyen des guerres. <>

La communauté de Clairlieu se ressentit des fléaux que la Lorraine eut a souffrir au XVIIe sicèle : an commencement du règne de Léopold, ses religieux se trouvaient réduits à quatre, cl l'on fut obligé d'y faire venir une colonie de l'abbaye d'Orval. U parait que, vers cette époque, on y établit un noviciat pour toute la province, v

On ne possède aucun plan de l'abbaye de Clairlieu ; tout ce qu'on a, c'est une carie dressée dans le siècle dernier, et sur laquelle sont figurés, mais sur de très-petites dimensions, l'église el les bâtiments du monastère. En l'absence d'autres documents, voici le procès-verbal descriptif qui fut dressé, en 1791, par l'archileclc Poirol, de Nancy, afin de procéder à la vente de Clairlieu comme propriété nationale ; ce document ponrra donner une idée de l'importance de cet établissement religieux, dont il ne reste plus de traces aujourd'hui :

u Le corps-de-logis principal, du côté du bois, a 18») pieds de longueur, mesure de Lorraine, sur i > pieds de largeur.

» Celui en reloor, du côté de la cour et du cloître, a 80 pieds de longueur el 3i de largeur.

n Le troisième corps de logis, depuis le portail de l'église jusqu'à la porte d'entrée de la cour, a 110 pieds de longueur sur 58 de largeur.

h L'église a 22b pieds de longueur el 66 de largeur.

» Le cloître 100 pieds de longueur et 95 pieds de largeur.

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n Le corps des écuries a 143 pieds de loogueur el 32 de largeur.

» Le bâtiment du lavoir H pieds de longueur et H de largeur.

Le huilier aliénant au lavoir, 58 pieds de loogueur el 50 de largeur.

» La première des deux maisons qui composaient jadis la ferme, a 120 pieds de longueur sur 74 de largeur.

*> La seconde maison, 44 pieds de longueur et 40 de largeur.

» Tous ces bâtiments sont fort vieux et la plus grande partie eu Irês-mauvais état, ainsi que les murs d'enceinte.

n Dans le clos, derrière la maison, sont compris un petit bois d'environ 13 arpents, sur ta droile du vallon, exploité depuis peu ; un pré de 6 arpents cl 12 jours d'autres terres, à gauche du même vallon, deux desquels en nature de chènevières, le surplus inculte, k cause de la mauvaise qualité du sol, dont on avait voulu faire un verger, cl dans lequel les arbres n'ont pu réussir.

n Les autres héritages consistent en un potager attenant h l'église, une pièce d'eau el les terres de part cl d'autre, dont partie en nature de jardin potager, n

Tous ces bâtiments el leurs dépendances furent vendus, le 15 octobre 1791, pour la somme de 12,000 livres de France.

L'abbé de Clairlieu était seul seigneur haut, moyen el bas justicier dans toute l'étendue du ban et de la seigneurie de Clairlieu. La justice y était administrée par un maire cl d'autres oftlciers, qui furent remplacés, en 1705, par un juge-garde. Le signe patibulaire était élevé près de la bergerie, el le cri de la fêle se faisait de par Dieu et Notre-Dame, palronuc du lieu, el de par le duc de Lorraine et l'abbé.

CLAYEURES. Les abbayes de Belchamp, de Beaupré el de Clairlieu possédaient, dès te XIIe et le XIIIe siècles, des propriétés sur le territoire de ce village : en llî>7, Hilliu, archevêque de Trêves, confirme la donation qui avait été faile b la première de ces abbayes, du droit de pâturage au ban de Claj eures (in banno de Clattsuris), ou plutôt sur une partie du ban ; car on voit, en 1176, un nommé Goberl de Bluinville donner également au couvent de Beaupré la vaine pâture au ban de Clavcurcs (in banno de devra). Eu-

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nation que Reine, veuve d'André, écuyer, amt faile à l'abbaye de Clairlieu, du droit de patronage et de collation de la cure de Clayeures 'ccclesice de devre) el de tout ce qui lui appartenait audit lieu. (Abb. de Belchamp, Beaupré ci Clairlieu.)

Au mois de juillet 1200, un nommé Jenin, uV Clayeures, vend au duc Ferry le tiers du bois de Clayeures de lez la Mars (Lamalh), et dépendances, moyennant 40 livres de louloU. (T. C.

Luuéville.)*

Ce village fut dépeuplé pendant les guerres . en 1644, il ne renfermait plus que 4 ménages ; ea 1710, il n'y avait eucurc que 50 habitants. A celle époque, la seigneurie appartenait par inégales porlions el par indivis au comte de Raigecourl, à Mme de Bellerosc cl au marquis d'Eudicourt. L'abbé de Clairlieu était collaieur de la cure, conjointement avec M. de Raigecourt.

Il y avait, dans l'église, une chapelle soos l'invocation de saint Nicolas, de patronage laïc et appartenant à M. le comte de Raigecourt ; diui le cimetière, et aliénante a l'église, une chapelle dite de Nolre-Dame-de-Pilié, ou de Saiutc-Catherine, ou des Nuirai, du nom de ceux qui l'avaient fondée (Î5'28). Elle était ruinée au commencement du siècle dernier.

Clayeures a élé érigé en succursale en 1802. Patron, saint Martin.

CLEMERY. La seigneurie de Clémery appartenait aux comtes de Bar, qui l'engagèrent, au commencement du XIVe siècle, à l'abbaye de Sainl-Symphorien de Metz, lequel, par lettres du mois d'avril 1518, accorda au comte EdouarJ la faculté de pouvoir racheter la voueric de Gemery et de Bégnicourl dans un délai de dix années. Ce terme fut encore reculé de cinq années en 1328, et en 1553, Edouard put faire le rachat de celle terre pour mille petits tournois, prix auquel il l'avait vendue. Elle appartint ensuite » Jean-, comte de Salin, qui la céda a Jean de Gour nay, en 1560, pour la, somme de 500 livres, monnaie de Metz. (Barounic de Viviers.)

Les religieux de Saint-Symphorien en redevinrent encore propriétaires : il existe un acte du 15 mars 1416, émané de l'abbé et du couvent, par lequel ils font savoir u que comme depuis certain temps, Charles, duc de Lorraine, pour le terapi de la guerre qu'il avoil à rencontre d'Eduart, duc

fin, en 1253, le duc Mathieu II confirme la do- de Bar, eust fait prendre et gaingnicr leur forle-

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rosse de Gcmcrey, pour tant principalement que moodit seigneur de Bar ne se boutail détiens, pour en icelle mectre garnison de par lui, li faire guerre, et pour le dommaigicr le lemps durant de ladicle gnerre, cl l'ait détenue îceluy temps durant...,» ils quittent le doc de Lorraine de tous le* dommages qu'ils auraient soufferts par suite de l'occupation de cette forteresse.

Par lettres datées du 2 mars 1429, le duc Rccé Ier déclare que, « pour la bonne amour et jfleclioa qu'il sait avoir envers lui, son pay9 et <c ignorie, les habitants de la ville de CJémery, « il les prend et reçoit, u ensemble leurs femmes, enfants, familles, besles, biens et chaplels quclr. tiques, quelque part qu'ils soient, h champs et ii Mile, •» sous sa protection et garde héréditable, à condition que chaque conduit tenant charrue d faisaul labourage' lui paiera annuellement, à la Saint-Martin d'hiver, une quarte d'avoine, mesure de Poot-8-Mousson, et chaque conduit ne faisant charrue, nne demi-quarte. (Emigré Du Hautoy.)

H paraît que ce village était tombé au pouvoir iksMcîsins pendant la guerre qu'ils curent à soutcoir contre le roi Charles VII et le duc de Lorraine, car la Chronique du doyen de Saint-Thiékwl raconte qu'au mois de septembre 1444, Artus ilf Ricliemout, connétable de France, le sénéchal d'Anjou et Charles d'Anjou, frère du roi René, > itant mis en marche à la tête de di\ mille hommes d'armes, prirent Cheminot, Rancourl, Clémery cl plusieurs autres forteresses.

En lia;»', Jean, comte de Salm, et les religieux ik SaiDt-Symphorien firent un accord au sujet de lenr? droits réciproques h Clémery et Régnicourl, iionl le comte était seigneur vont; et les religieux seigneurs. Le 1er mai 1461, le mime comte vendit ou plutôt engagea cette seigneurie à Rcnaut IcGournay, de qui il la racheta le 20 mai 1474. F.Hepaisa encore entre les mains de Piersou de Briignou ou Polligny (1-481) et d'Antoine Warin, receveur général des finances (1489), fut rachetée [ur Marguerite, comtesse de Salm (1490) ; re- >rodue par elle à Hcné de Clémery, puis rachetée par Nicolas, comte de Salm, le 24 septembre ilild. (Bar. de Viviers.)

Ensuite d'nn acte passé, le 14 mars 1ÎÎ70, cnfrr Anne de Harranj;c, dame de Neuville, comme tutrice de François de Clémery, seigneur dndil lien et de Bégnicourt, son fils, et Jean, comte de Salm, baron de Viviers, seigneur voué de ce?

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villages, il fut recouuu que l'érection du signe patibulaire de la seigneurie de Clémery appartenait au seigneur dudil lieu comme ayant seul la haute, moyctine cl basse justice, et que dans son château étaient les prisons pour renfermer les délinquants. (Emigré Du Uauloy.)

Une sentence du bailli de Sninl-Mihicl, du U mai 1587, ordonne à demoiselle Anne de Haranges et h messire Foulqnes (Fouquct) de la Routfc, comme tuteur des enfants issus de son mariage avec Orianne de Clémery, de donner au comte de Salm ou à ses officiers, libre accès, entrée et issue au château de Clémery, afin qu'ils puissent assister à la tenue des plaids annaux. (Bar. de Viviers.)

En 1611, une femme de Clémery, nommée Claudon-Mengeon Grivel, fut exécutée comme sorcière.

En 4653, le château de Clémery fut assiégé, à plusieurs reprises, par les Suédois ; on ne dit pas s'ils s'en emparèrent, mais ils dévastèrent le village, qui, l'année suivante, i» était désert et inhabitable, les officiers de justice morts pendant les sièges dn château. »« En 1712, la population ne se composait encore que de 18 habitants, la plupart panvres.

Le 1er septembre 1662, Louis des Armoises donne son dénombrement au duc de Lorraine pour la u grosse terre de Clémery, m qui lui élait obvenue par le décès d'Alberto (TErnecourl, dame de Neuville, sa mère. (T. C. Fiefs et dénombrements.)

Par lettres patentes du 6 février 1696, le roi Louis XIV accorda à Mm* la comtesse Du Hautoy le droit de reirait féodal, h cause de la vente faite par elle, le 5' juillet 169'j, au sieur Andry, conseiller au Parlement de Metz, de la moitié de la terre de Clémery.

Un arrêt du conseil d'Etat du Roi de Pologne, du 24 novembre 1760, ordonne qnc le village de Clémery, u actuellement Duhautoy, n sera distrait du bailliage de Nomcny cl réuni à celui de Poul-à-Mousson, cl qu'en échange, le village de Manoncourt, qui dépendait de ce dernier bailliage, sera réuni à celui de Nomcny. '^Emigré Du Hautoy.)

Voici, d'après un procès-verbal de plaids annaux tenus à Clémery, l'indication de quelquesunes des redevances auxquelles étaient altenus les habitants de ce village : « Chaque porlerrierv

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forain doit 6 gros 2 blaucs, faisant 4 sols 9 deniers, pour l'hommage qu'il doit au seigneur, et se paient de trois années à autres.

n Les habitants doivent guet cl garde au château , avec ceux de Bcguicourt , en temps de guerre et passage de troupes, chaque fois au nombre de cinq hommes et plus s'il est nécessaire.

n Tous acquéreurs d'héritoges dans l'étendue du ban, doivent un droit de mutation (droit de revèlure), qui est de GO pots de vio, mesure de Pont-à-Mousson, payables dans les iO jours, à peine de 40 francs d'amende.

»i II est dû annuellement un droit de four et de bourgeoisie, qui est tel que chaque laboureur de Clémcry et de Bégnicourt duil i bichels de blé et 6 d'avoine, ch ique manœuvre 2 de blé et 3 d'avoine, les veuves ne faisant pas labourer et les filles usant de leurs droits, un bichel de blé et un demi d'avoine. Chaque manœuvre doit 3 bichets de blé. 4 d'avoine et i poules...

n Chaque laboureur duil annuellemeni a la seigneurie (paire journées de charrue ; chaque manœuvre une journée et demie. Tous les habitants doivent faucher et fanner, chaque année, tous les foins du breuil, el les laboureurs doivent les voiturer et les rendre sur les greniers du château...

<? Chaque cabaretier vendant vin en détail doit annuellement 10 francs barrois au seigneur.... Il y a un moulin banni où les habitants de Clémcry cl de Bégnicourt sont tenus de faire moudre leurs grains, en payant an sixième pour la mouture....

n Q'i'conque veut s'établir dans l'un ou l'autre de ces villages, doit 5 francs barrois au seigneur et autant h la communauté.

« Il n'est permis à personne de tenir des bestiaux ou faire le métier de boucher sans la permission du seigneur, auquel appartiennent les langues des bêles à cornes, quand même les viandes seraient débitées ailleurs, n

Les Antonistes de Pont-à-Mousson possédaient, à Clémcry, un gaguage dit la Gaigneric, dont ils avaient fait l'acquisition en U09.

ti Le village de Clémcry, dit l'Etal du temporel des paroisses (1712), était divisé en trois hameaux : celui où était l'église paroissiale se nommait le Hameau, l'autre s'appelait la Hauie-Vue, el le troisième Bégnicourt. Il y avail anciennement à Clémcry, ainsi que l'atleslent d'an ci eus titres, nn couvent de l'ordre de sninl Benoit, qui dépendait de l'abhije de Saint-Symjihorien de

Metz. L'abbé de ce dernier monastère était c teur de la cure. Dans l'église, la chapelle a* Sainte-Barbe, fondée apparemment par les ligueurs du lieu, qui eu ont le patronage, «

Il y a, dans cette paroisse, un pèlerinage i saint Loup, que l'on rient prier pour les etjf«.> malades.

Clémery a été érigé en succursale co ISOi, avec Manoncourl et Bénicourl pour annexes. Patron, saint Loup.

CLÉBEY. Le 13 août 1383, Ferry de Frim, écuyer, el Jeannette de Savilly, sa femme, engagent a Cartel de Chaste!, écuyer, tout ce quis avaient au tiers du village de Claire^, pt, d'Aulrey, u ne mouvant d'aucun fief, n avec j*cvoir audit Carlet de racheter un autre tiers de li ville de Clérey, engage ou comte de Vaudétnont, u qui est semblablemenl du propre franc alleu dudil Ferry. » L'année suivante, ce dernier engage à Jeau de Lignivillc et à Jeannette dePirroyc, sa femme, pour 480 vieux florins de rV reuce, d'or et de poids, les deux autres tiers d« Clérey. Enfin, au mois de janvier 1596, le mèisc Ferry vend à Ferry de Lorraine, comle de Vaudémont, et à Marguerite de Joinville, sa femme, pour 208 petits florins vieux, les deux liers qu'il avail engagés à Jean de ligniville. (T. C. Vaudcmonl domaine.)

Le 12 janvier 1506, un nommé Jean Roy, de Clérey, fut uffrancbi de foules tailles, rnoyecoani une redevance annuelle de 12 gros payables à h rccellede Vérelisc. (L. P.

Le dernier décembre 4578, Claude de Crée, seigneur de Horville) lieutenant de capitaine df« gardes du duc de Lorraine, obtint la permisMGo d'ériger un colombier eu sa maison de Clérey, comté de Vaudémonl. (L. P. 1578.")

En 1581, Jean Clerc, prieur de Landccourt. donne ses reversâtes à cause de la permission donnée aux habitants de Clérey de porter cl fovoyer moudre leurs grains au moulin de Claxevoye, appartenant à ce prieuré, moyennant i resaux de froment de redevance annuelle. (T. C Vaudémonl dom.)

Le prieur de Landérourl jouissait de certain? droits dans re village : il percevait les amendes île i sous provenant du fond cl de la propriété ilf l'héritage ; les amendes jusqu'à concurrence d< sous, provenant d'actions réelles internées devant son mayeur ; il recevait uue maille pour chacune

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des bète» prise» en dommage depuis la Saint- Georges jusqu'à la Saint-Jean. 11 avait aussi part dans les dîmes grosses et menues.

La taille des habitants était de 42 francs par an ; ils étaient obligés d'aller u en toutes expéditions sous la bannière du comté. »

Les comptes du domaiue de Vaudémont renfermai plusieurs mentions qui attestent que ce village souffrit cruellement, au XVIIe siècle, de h peste et des ravages des gens de guerre. La contagion y sévit dans le courant des années 1650 et 1G5I . En 1633, u il ue s'y est rencontré personne de qui on puisse tirer les renies d'avoine, ie maire étant mort et le village s'élanl rendu inhabitable, n En 1667, l'offlcicr comptable déclare i. qu'il n'y a aucun habitant audit lieu dès le commencement des guerres, lesquels sont en partie décédés et les autres absents... Ne fait recette de la taille, parce que ledit village est inhabitable à cause des gens de guerre qui y fréquentent journellement, n En 1709, il n'y avait encore que 7 habitants, tous laboureurs. Eu 1768, il y avait 5i feux.

Deux individus de Clérey, Claudin Pierrot, dit Couadcl, et Jeannotle, sa femme, furent exécutés comme sorciers, h Vézelisc, en 16*2.

Clérey a été érigé en succursale en 1807 ; il était auparavant annexe d'Omelmont.

Patron, saint Elophe.

CLEVANT. Par lettres datées de Launoy-les- Saumur, le 13 mars 1430 , le roi René donne à Jarquemio Fleury (ou Flory) de Mousson, demeurant à Coudé-su r-Mosclle, tout le droit, raison, [Uiorsuile et action qu'il avait au pourpris, ban et conOoage de Clévant, a charge d'hommage, comme de certaines rééducations de maison, craege et réparation d'héritage. (Cari. Fiefs de Nancy el Vosges.) Jacquemin Fleury était encore possesseur de celle (erre en 1473. Le 28 janvier 1G20, Louis de Clêvanl la donna à Jean-François de Clévant, son fils, lequel en fit ses reprises le 18 juillet 1625. (L. P. 1623.)

En 1665,^Joseph de^Jouzcy et Jean-François d? Coudé, son beau-père, possédaient chacun ini t:»r$ de la seigneurie de Clévant ; ils en donnèrent leur dénombrement le 29 novembre de celle laaée. [T. C. Nancy 4.) L'autre tiers appartenait 3 M. de Serres, conseiller à la Chambre des Coœpies de Lorraine, qui en fil ses reprises le 3 juin 1664. (L. P. 1664.)

En 1709, Clévant, quoique ue comptant qne 4 habitants, était une enre faisant partie de l'archipretré de Mousson et dont le patronage appartenait à l'abbcsse d'Epinal ; mais comme, en cette qualité, elle était chargée des réparations de l'église, qui menaçait ruine, elle céda son droit à M. le marquis de Lunali-Visconty, seigneur de Clévant pour deux tiers ; l'autre tiers de la seigneurie était à M. le comte de Ligniville.

Tous les ans, aux fêtes des Rogations, les chanoinesses el les paroissiens de Bouxières venaient en procession à Clévant. (E. T.)

Il y a, à Clévant, une chapelle sous le vocable de la Nativité de la sainte Vierge.

Patron, saint Remy.

COINCOURT. On trouve, sous la date du 21 août 1536, un consentement donné par Thirion d'Anthclupt, abbé de Senones, à la vente que le prieur du prieuré de Xures, dépendant de son abbaye, avait faite aux habitants de Coincourt de plusieurs cens anciens dont, par le laps de temps, il n'avait plus une juste connaissance, ladite vente faite pour la somme de 80 francs, a remplacer en héritages. (Cari. Senones.)

Le 20 novembre 1604, les seigneurs de Coincourt ascensèrent aux habitants de ce village, moyennant une somme de 200 francs et une redevance annuelle de 50 francs barrois, le bois des Quatre-Journaux, contenant environ 4 arpents et le bois du Four, de 80 arpents. (Décl. de 1738.)

On lit dans les comptes du domaine d'Einville, sous la date de 1637 : u Chacun conduit de Coincourt doit, au terme Saint-Martin, un resal d'avoine et une poule...., et pour Pau de ce compte, le peuple ruiné par les soldats, les habitants dudil lieu, non plus que des autres villages et gagnages, n'ont rien payé. » Eu 1647, il y avait 3 ménages, un cl demi en 1654, un homme el une femme en 1658, et 7 ménages en 1660.

Coincourl a été érigé en succursale en 1802, avec Bures pour annexe.

Patron, saint Dié.

COIVILLEU. La terre de Coivillcr, qui avait été possédée, au Xlll* siècle, par les (icrminy, et au XVIIe par les Hanucotirl, appartint ensuite, • en haute, moyenne et basse justice, à M. le biron de Mahtiel. Les habitants étaient soumis à un droit, dit de chantuaîre, qui était de 3 gros par ménage el moitié pour les veuves. En 1712, il n'y

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