COL
avait que 9 uu 10 habitants. Cet état de dépopulation était la suite des guerres, qui avaient ruiné ce village au point qu'en ICi4, on n'y comptait que 2 minages. En 1768, il y avait ô'i feux.
Ann. de Manoncourt.— Patron, saint Jacquesle-Majciir.
COLOMBE Y. Une charte de Charlcs-le-Chauve, de l'an 870, mentionne, parmi les possessions de l'abbaye de Saiul-Epvre, l'église de Colombcy (ecciesiam de Columbario). Elle fut enlevée à celte abbaye, on ne sait au juste à quelle époque; saint Gauzclin la lui restitua, et l'ajouta à la prébende des religieux. Ces faits sont consignés dans une lettre de cet évoque, datée de la 19° aunéc de son ordination.
D'aulres chartes, l'une du roi Olhon (948), l'autre de Conrad-lc-Salique (1055), la troisième de l'Empereur Frédéric II (1218), parlent encore de la cure de Colombcy comme appartenant a l'abbaye de §aint-Epvre. (II. T. et II. L.)
Le mardi après la Division des apôtres 1505, Wichar de Méréville donne des lettres portant qu'en sa présence, Jean de Blainville a vendu à Albert de Toullon tout ce qu'il peut avoir à Allain cl Colombcy, pour la somme de 9-4 livres tournois. A celle pièce sont joint» deux titres, dont l'un est relatif aux droits qu'Albert de Toullon doit avoir dans ces deux villages (voir Allain), et dont l'autre concerne u les droits et usages que ceux de Colombier ont au bois d'Orzieres. » Ces usages sont ainsi éuuméres :
it Premièrement il (les habitants) imclent (y mettent) les forestiers des homes de lor grant ban et les paient don lour, et se aucuns aloit à boix que ni (n'y) olat par les prodomes (par la permission des prnd hommes), il seroil à l'amende. . el ne les puel mis (raie, pas) wagnier (gager) ne raporler fors que li forestier qu'il i ont mis, et se i I iat (y a) aucuns des homes don grant ban qui ail mestier (besoin) de marrien pour lor masous on pour lor uecessilciz, il vient a prodomes et à maour (maire) cl lor eu demande, et il l'an (lui eu) piiclent donner ce que mestier Tan (lui en) esl, sans parler ù lor siguors ensi con (comme) de lor bou lierilage....
•t El avec tout ce dientli prodome de Colombci que signour de Colombci, quelque il fuissent, ne furent ne onques, n'nrent (n'eureul) vendange des boix de Colombci, et ce offrent il à prouver et à retenir cum con lor héritages, cl oui requis cl
rcqucrcnl li prodome desus dit à Auberl coi a lor signour que lor droit lor aist à retenir cot s! est tenus et en*el usage et en tel droit les i&i-t maintenir et warder con il ont eslei anciennement. Item encore dit Aubers que luit cil do bu grant qui ont chcrrelle paient iîij deniers pour raison de redevance. Item cil qui n'ont cberreiic ij deuiers, et pour ce wellent il que lor boix n* soit pais vendus et requerent ai lor signour qr,, lor sires est en partie. » (T C. GondreTille.)
Le 22 juin 1 565, Bonne du Chastellcl, veave de François de Livron, Ht ses reprises pour li moitié de la terre et seigneurie de Colombey. T. C. Nancy 2.)
Charles III ayant appris que, depuis qu'il avais fait l'acquisition de la seigneurie de Colombey, ses officiers voulaient exiger des habitants des redevances autres que celles auxquelles il étii>ni altcuus en verlu des chartes qui leur avaient «ir oclroyécs par Jean de Cboiscul, et qu'Edouard, comte de Bar, avait confirmées ; ce prince raliik à son tour, ces chartes, par lettres patentes du il octobre 1586, afin, dit-il, u d'accroître de tant plus lesdils habitants u persévérer de bien eu mieux à l'affection, fidélité cl loyauté qu'ils toi doivent, comme ils ont fait jusqu'à présent. (i. P. 1586.)
Le 2*> avril 1755, Stanislas confirma les lellr?* patentes de Charles Ifî, des 4 septembre 1596 c; 25 février 1002, qui permettaient n l'abbé Je Sainl-Epvre d'établir foires et marchés à Colotabey, cl le traité passé, le 27 juin 1002, entr* l'abbé et les habitants au sujet de ces foires ei marchés et de la construction d'une halle audji lieu. Aux lettres de Stanislas esl joint le tarif <1* droits de vente qui s'y percevaient. Toute persone vendant grain payait le 4-0- pour droit tlf coupel ; les marchands d'huile, 4 deniers là' gro»; les marchands tenant élanx, 3 deniers ; font char, ron vendant char neuf, 24 deniers barrois par chaque ebar ; pour une charrette neuve, G deniers; pour une paire de roues, 6 deniers; lc> vendeurs de vans, hottes, bichels et imaux d'osier, savoir : pour le van, 2 deniers ; pour la hollc, le bichel cl l imai, un deuicr ; pour un cheval entier, le vendeur et l'acheteur payaient 9 d> uiers ; pour la jument, 4 ; pour le bœuf, 3 ; p<>ur la vache, le porc el la chèvre, 2 ; ele Ces fours avaient lieu trois fois l'année : le second lundi de carême, le mardi après la Pentecôte el le 2'»