‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 125 sur 292 · CUS · texte numérisé non relu

CUS

leltre dans laquelle il leur enjoignit mer de tous le» maux et dommages faits et portés tant ea leur prévôté qu'en la chàlellenie de Coodé-sor-Moselle, comme en la terre et cbâtelleaie de l'Avantgarde, par le seigneur de Coramercy et par ses gens. » (T. C. Viviers-.)

En 1454, René, roi de Sicile, pour les agréables services de son fils Jean, duc de Calabre et de Lorraine, loi donne et h ses hoirs, les châteaux, terres et seigneuries de Condé, PAvantgardc et Marbache.

Jean, duc de Calabre, voulant récompenser les jervices de Hardouin de La Jaille, son chambellan, lai donne, en 4465, les seigneuries, château et maison forte de Condé-sur-Moselle, Val-des- Faalx et tous ses droits audit lieu. Cette donation fol renouvelée par René II en 1478.

En 1475, Georges de Bade, évéque de Metz, transporte a Charles, duc de Bourgogne, la fatuité de racheter Conflans et Condé, engagés au duc de Lorraine, au cas que celte gagère n'excédât pas 30 florins du Rhin.

Le 5 février 4476, René II mande a Philippe de Suinville, son maître d'hôtel et bailli de Bar, de demander en son nom, au comte de Campobasse, les château et place de Condé, qu'il a en mains, et de commettre gens à leur garde. (T. C. Condé.)

En 1534, une nommée Claudine Boussart, de chambre de la duchesse Renée de i, obtint la permission de faire construire un pressoir en sa maison appelée la Cour Vicftart, séant à Condé, avec exemption aux demearans en iceltc du droit de passage de la rivière dudil lieu. (L. P î-532-35.) Eo 1542, elle obtint encore la confirmation, à son profit, des droils, privilèges et autorités appartenant à la rouerie de Condé. (L. P. 4541-43.)

Après la mort do duc Antoine, Claudine Boussart, qoi semble avoir joui d'une grande faveur h 1* cour de ce prince, fut arrêtée et mise en pri— sûa, sons l'accusation d'avoir empoisonné sa maîtresse. Hais les informations qui eurent lieu à ce sujet, ayant démontré son innocence, elle fut relâchée et on lui rendit ses biens, qui avaient élé confisqués. Il existe, aux Archives, sous la date de 154^5 et 1546, plusieurs déclarations de Claudine Boussart et de ses parepts, dans lesquelles iU promettent de ne jamais poursuivre le duc à

fait n'est, du moins que je sache, rapporté par aucun de nos historiens.

Le 18 avril 1581, Charles III donna aux habitants de Condé et Val des Faulx, les chartes suivantes pour la police et le règlement de leurs bois communaux :

k Charles, etc. Nos chers et bien amez les gens de justice, manans et habitans de Condé et Val des Faulx nous ont remooslré que pour le bien et proffict de la communaullé de chacun village de ladite vallée et seigneurie, ilz auroient advisé et accordé entre eolx certains arlidcs concernans le faicl et reiglement de leur police et bois communaulx, lesquels ilz desiroient entretenir, s'il nous plaisoit iceulx confirmer cl aucloriser, el dequoy faire ilz ont treshumblement suplié, à quoy ayans begnin égard et desirans leur prouveoir de remède convenable pour éviter au desordre, rnyne et notable inlerrcst que, par faulte de reigle et bonne observation, ilz ont jusques à huy el pourraient encore à l'advenir ressentir, clc Avons

auclhorisé el confirmé lesdicts articles suivant la forme et condition cy après declairez ;

» Et premièrement, seront tenus les manans el habitans de chacun desdicls villages de s'assembler et congreger par chacun an, au son de la cloche, le lendemain de la Nalivilé Noslre Seigneur, pour eslire et nommer chacun an en son endroict un personnage de bonne vie, pour mainbourg ou gouverneur, qui aura charge cl puissance de délibérer, Irai et er et negolier toutes affaires concernant le bien, prouffil et utilité de la communaullé d'où il sera csleu, avec le conseil neanlmoios et advis de six hommes bien famez, qui aussy seront eslcus par ladicte commune au jour que dessus ; lesdietz mainbourg, gouverneur el six adjoinclz eslaot esleuz et establys (comme dict est) faisant le nombre de sept en chacun village, pourront eux seulz pourveoir et adviser aux affaires de ladicte commune et en conclure par pluralité de voix, et sans qu'il soit de besoing en avoir aultre advis ou consentement de toute la commune. Sy doneques il n'y avoil pluralité de voix, comme il pourroit advenir, es villages de Fuulx Saincl Pierre el Faulx Sainct Estiennc (ne faisans qu'une communaullé) où le nombre sera per de deux ma in bourgs et douze adjoinetz, auquel cas feront lesdietz mainbourg s assembler ladicte commune pour estro l'affaire conlentieuse de ladite Claudine. Ce | voidée, resoulte et définio par rccllc, que lesdietz

as

mainbourgs, csleus cl adjoioctz ne feront aulcun frais, ny à la reddition de leurs comptes, ny en vaequans aux affaires desdictes communes, sy doneques ilz ne sont contrainetz se transporter hors des bans des villaiges de ladiete seigneurie, auquel cas leur sera la despence raisonnable qu'ilz pourront faire en y vacquant, allouée et passée à la reddition de leurs comptes. Lesquelz comptes se rendront par lesdiclz mainbourgs et adjoinctx à l'issue de leur charge, par devant leurs successeurs immcdialz, le m es me jour ou le lendemain de leur élection, et sera loisible à chacun habitant d'y assister sy bon luy semble.

h Et d'aultanl qne lesdiclz mainbourgs et gouverneurs debvront recevoir, au nom de toute la commune, les estrengers qui vouldroot s'arester, loger et tenir famille ez villages de ladiete seigneurie, nous leur avons enjoinct et commandé de n'en recepvoir aucuns qu'au préalable ilz ne soient bien assurez de leurs famés (réputation) et bonnesles conversations et qu'ilz n'aient paié et acquicté en leurs mains le droit de l'entrée de ville, qui est de dix frans, monnoye de nos pays, ou du moins que ceulx qui les recevront en leurs maisons n'aient respondu de les payer pour eulx dedans le jour de Noël de la mesme année quilz seront entrés, à peine de payer eulx mesmes, en leur propre cl privé nom ; desquelz dis frans la moiclié sera et appartiendra a nous comme proufflct et émolument de haollc justice, et l'aultre a la commune soubz laquelle ledicl entrant aura choisy et esleu sa résidence.

h Que pour la conservation de leurs bois eommunaulx et retrancher les abus, dégradations et malversations qui se commectent, seront eslcuz, au jour que dessus, deux hommes de chacun village, par chacun an, pour forestiers, pour prendre et gager les racsusaos en icculx, lesquelz forestiers presteront le serment entre les mains des gens de nostre justice, à laquelle ilz feront leur rapport desdiclz degatz et de ceulx qui les auront comis, dedans vingt quatre heures, et seront tenus de rendre compte desdiclz degaslz à bout de leur année, suivant la Visitation qui en sera faicle par les députez à ce ordonnés, a la poursuite et diligence des mainbourgs, lesquelz, oullrc les gages et sallaircs qu'ilz percevront de la communaulté, auront de nostre grâce spéciale le tiers de l'amende h nous appartenant, et dont, de notre libéralité, et afin que lanl plus soigneusement ilz

eus

s'acquittent de leur charge à la conservation dev diclz bots communaulx, nous leur en avons df* à présent comme deslors faiet don et concession.

» Et advenant qo'ong on plusieurs boorgftij residens en ung village de ladiete seigneurie eussent nécessité de bois marien pour la commodité de leurs maisons, seront tenus les demander à U commune par jour de dimanche, au sortir de Péglise, en présence desdietz mainbourgs et id~ joinetz, lesquelz connoislronl de la qualité qui leur sera ainsy nécessaire pour la leur marquer et assigner en lieux moins domaigcables, pouroa qne ce soit seullemcnl pour l'entretenement, réfection et réparation de leurs maisons et non poor faire nooveaulx baslimentz ; que sy le demandeur excède ce qui Iny en sera avisé, marqué et assigné, il perdra non seullement son bois, mits payera oultre ce l'inlerrcst du nombre excédé avec cinq frans d'amende pour chacun trouvé. El parce que la libre fréquentation esdietz bois ameiuc avec soy une multiplicité d'abus que soubz umbre de telle permission se commectent ordinairement, avons inhibé et deffendu ausdicu habilans de coupper en leurs bois commnnxutt recrect et reercues qu'ilz soient, couldriers et anltres telz bois à faire claies, bugnons et Deniers, ains seullement pourront prendre des hartx et non aullres choses.

h Avons aussy deffendu et inhibé la hanlize du beslail en iceulx bois communaulx, sinon qne le* recreues soient de defTence de cinq ans, à pein-e de l'amende de cinq solz pour chacune beste, pour h premier fois, pour la seconde de sept frans et demy, el de confiscation pour la troisième ; el quant à la chievre, elle sera confisquée des la premier fois. Seront à l'advcnir tenus lesdiclz habilans de couper leursdietz bois communaulx à front de taille en chacun journal desqoeli ilz nonriront des cslallons de chesne jusqoes au nombre de vingt, et ne sera loisible à aucun particulier vendre la passon de bois qui lui sera assignée hors de ladiete seigneurie afin que soubz ce prétexte les deffouraios ne fouragent leurs

bois, et ce sur peine de l'amende ♦» (Cart.

Chartes el privilèges, et L. P. 1581.) Ces chartes furent confirmées en 1629. (L. P. 1029.)

En l."So, nue somme de 13 écus sols (7! frao* 3 gros) fut délivrée aux habitants de Condé, psr le Trésorier général de Lorraine, de l'ordonnance du duc, u pour les aider à paver les frais qu'il

eus

eus

leur convient faire * l'achat d'une horloge pour met Ut en lear église, «i

U S juin 1589, Charles III donne an sieur Bardio, seigneur voué de Coudé, une maison, nsoaircs, aisances el appartenances, sise audit lieu, appelée la maison des Lombards. (L. P. li$9.) Cette maison appartenait, en 1667, à Panl des Armoises. Ou voit, par une note des comptes du receveur de Condé, que celle maison était Saoqaée d'une grosse tour carrée, surmontée tf uae girouette aux armes de Lorraine.

Ed 1609, Claude de Baillivy, conseiller d'Etal, donne son dénombrement pour ce qu'il possède ta fief a Condé. (T. C. Fiefs de Lor. 2.)

Au mois de mars 4615, Charles de Pullenois, opitaiae, prévôt, gruyer et receveur de Condé, adressa une requête au duc Henri, à l'effet d'obtenir rascensement d'une place sur le ruisseau de îhfleaoy, au-dessous du moulin dudil lieu, pour y ériger une u papelleric, w et la permission de prendre le u desgout » de la source de la fontaine illaal au château de Condé, moyennant une rede- TiBce annuelle de 4. francs. Mais le sieur de Contrissoa, voué de Coudé el possesseur d'un moulin sijué sur le ruisseau, près de ce village, ayant rrmonlré le préjudice qui résulterait pour son usine de l'établisse meut d'une papeterie, le sieur de Pullenois demanda de construire cette dernière >ur une autre place, appartenant au duc, au-dessous do château, u où était l'ancien passage, n J'y bire conduire les fontaines voisines, actuellement inutiles, pour le lavoir do la papeterie, et de prendre de l'eau dans la rivière de Moselle. Par lettres patentes du 9 février 1616, il fut fait droit à celle nouvelle demande. Mais celte papeterie fut-elle construite ? je l'ignore, et rien ne l'iodique. Eu tout cas, il est probable que, si elle Tut établie, elle ne subsista que peu d'années, et fut détruite par les troupes françaises, lorsque celles-ci vinrent assiéger la capitale.

Le 12 mars 1623, le duc ileori vend au même Charles de Pullenoy le grand saulci silué sous le chiteaa dudit lieu. (T. C. Condé.)

Par lettres patentes du l«r décembre de celte innée, le même prince, considérant que le village de Coudé u contient une grande extendne, laquelle est bien construicte de maisous, peuplée d'où grand nombre d'habitants, située en un territoire ferlille el délectable, et ayant la Moselle, miere fameuse, qui bat contre, » établit de nou-

veau, dans ce village, un marché qui se tiendra sous la balle, le lundi de chaque semaine. On voit, par la requête des habitants, reproduite en tète de ces lettres, que cette halle, fort spacieuse, et dont l'étage supérieur servait à la tenue des plaids annaux, avait été construite sous le règne de Charles III, lorsque ce prince avait autorisé l'établissement d'une balle à Condé ; que, pendant les guerres passées, les habitants ayant été contraints de transporter h la bàle leurs meubles u en lieux d'assurance, n ils avaient perdu les lettres patentes qui autorisaient la création de leur marché.... Du reste, ainsi qu'on l'a vu précédemment, il y avait déjà une halle h Coudé dès le XIV0 siècle ; il ne peut donc être question, sous Charles III, que d'une reconstruction.

Par lettres datées de 1629, Charles IV érige en fief une maison bâtie en pavillon, vignes, terres, prés , jardins et autres héritages , sis à Condé, en faveur de Barthélémy Dupré, secrétaire de ses commandements , et affranchit de toutes tailles les fermiers y résidant.

Le 19 mars 1652, Anne Bardin, seigneur de Contrisson, voué de Coudé, donne ses rcversales au duc Charles IV à cause de la vente que celuici avait faite le 6 février de la même année, des terres et seigneuries de Condé et Montenoy, moyennant 40,000 francs.

En 1664 et 1665, Claude Noirel, conseiller au bailliage de Nancy ; Remy Dupré, secrétaire des commandements ; Jean de Mercy et Jean-François Dubois , font reprise de ce qu'ils possèdent h Condé. (T. C. Condé.)

Par lettres patentes du 10 décembre 1703, Léopold fait don h Antoinette de Nettaocourl, dame d'honneur de la duchesse, u le viel ebasteau ruiué *i de Coodé, avec plusieurs terrains en dépendant. Il est dit, dans le préambule de ces lettres, que les Chartreux de Bosserville, en vertu de la permission que leur en avait octroyée le duc Charles IV, ont enlevé toute la pierre de taille de ce château, et n'y ont laissé que les mocllous, qui pourront servir à la réparation des bâtiments de la"dame dc"Nettancourl, la mère, laquelle possède à Condé un fief considérable. (L. P. 1703.)

Le 8 mai 1714, Louis Pacquotte, argentier de l'hôtel du duc de Lorraine, obtient rascensement des haute, moyenue et basse justices de Bratle, el des droits utiles et honorifiques, cens, rentes, domaine et prévôté de Condé, moyennant 61)0

eus

eus

francs de cens annuel el perpétuel. (T. C. Condé.)

Un édil du mois de juillet 4729, rétablit les prévôtés de Ponl-Sainl-Vincent, Mandres, l'Avanlgarde et Condé. (Edits et Ord.)

Plusieurs individus de Condé furent exécutés comme sorciers au XVIe et au XV11° siècles; voici leurs noms : Jeanne Grandsainl el Jean Montena (158*2); Claudon Piernol, dite la Maisonnette (1594) ; Démange Mooier (1605) ; Catherine Vraune, Ydallc Michault, François Cordier, Catherine Saulnier, Jacques Begeol, Toussaint Sauvage, Catheriue Ilouyn et Didier Blandidier (1018) ; Brabillon, femme de Didier Régnier (1619).

Ce village fut, plus d'une fois, affligé de la peste, d'abord en 1568, puis de 1628 à 1651. On lit, h ce sujet, dans un rapport des gens des Comptes (1632) sur une requête présentée par I« clerc juré de Condé el Val des Faulx : h .... Est véritable que pendant huit mois de l'année 1628, la contagion auroit régné tant à Condé qu'aux deux Faulx, et a raison d'icelle ne se seroit faict pendant ledict temps aucune fonction ni exercice de justice esditi lieux, non pins que pendant l'espace de quinie mois qu'elle anroit esté interdite audicl Condé, et ce depuis ta fin de septembre 1629 jusques au commencement de décembre 1650, el finalement h Faulx Saincl Eslienne durant trois mois de l'année dernière. »»

Une autre note, aussi insérée dans les registres de la Chambre des Comptes (1651), porte : u que depuis le dernier jour de septembre 1629, que la maladie contagieuse commença do régner audit Condé, fut interdit aux habitants dudil lieu de hanter et fréquenter ez lieux circonvoisins, comme aussi aux voisins de conférer el faire aucun corn-' merce avec eux, ce qui a continué jusques au 5e décembre dernier (1650).... El à ce sujet de laquelle maladie partie desdils habitants sont réduits à de grandes nécessités cl jusques à mendier leur vie. n

En 1709, la communauté ne se composait encore que d'environ 70 habitants , la plupart pauvres. La seigneurie appartenait alors à Mmc la comtesse de Ncltancourt ; elle créait des officiers pardevant qui étaient portées les causes civiles et criminelles en première instance ; les appels allaient au bailliage de Nancy , et eu dernier ressort à. la Cour Souveraine. « (E. T.)

En 1758, Custines comptait 158 habitants.

On lit dans les comptes du domaine de Condé (1589) : u Chacun conduit des cinq villes de li vallée des Faulx, savoir : Condé, Malldoy, Faulx-Sainl-Pierrc. Faulx-Saint-Elienne etMoatenoy, doit chacun an a Monseigneur le Duc, an terme saint Martin d'hiver, 12 deniers messins de feu et 2 gelioes, el pour chacun cheval trayaot faisant labeur 12 deniers messins, une quarte de grains par moitié blé, wain el avoine, mesure du Pont-à- Mousson ; pour chacun bœuf trayant, 6 deniers el 2 bichots grains par moitié ; pour chacun cheval yerpanl non faisant labeur, 12 deniers messins ; pour chacune vache laitière, 6 deniers messins el pour chacune menue bête, comme moutons, brebis, porcs, chèvres cl autres, un denier messin, un gros monnaie de Lorraine. El ce traite chacun an au terme saint Jean-Baptiste, mais le receveur la reçoit jusques à la Saini-Kartin suivante, et ledit jour passé, qui laisserait aucune bète a nommer, il serait à l'amende de 65 sols messins ou la bétc acquise a mondil seigneur, comme bon lui plairait. El y a en chacune desdilcs villes certains officiers assermentés qui se nomment enquesteurs, lesquels sont tenus de rapporter les défaillants si aucuns y a. El dépôts, le feu Roi de Sicile (René H), considérant les grands charois que par ci-devant lesdils habitants ont faits en son château dudil Condé, aussi pour ce que leurs terres étaient très mal cultivées el labourées, leur accorda que dorénavant el jusques à snn bon plaisir, ils mettraient a leurs charmes tant de bêles qu'ils voudraient, en payant, par chacune charrue, <£ quartes de blé, wain et avoine par moitié, comme appert par un décret fait le 18° jour du mois de février 1494.

n Les villages de Condé, Malleloy, Faulx-Saiol- Pierre, Faulx-Sainl-Etienne el Montenov appartiennent à notre souverain seigneur, étaot baol justicier, moyen et bas, ayant pouvoir de créer, instituer el destituer tous officiers, el à lui scnl est dû tout foi et hommage, étant tes sujets tenus à toutes corvées, aides, subsides el impôts, il plaît à mondil seigneur les commander.

ti Item, auxdils villages n'y a aucune chose de fiefs vrai qne la seigneurie vouerie en soûlait être, mais a été remise en franc alœuf par feu Monseigneur le bon duc Antoine, à la prière et requête de feue Claudine Boussart, en son vivant vouée dudil Coudé.

n Item, y a un maître échevin cl deux échcvjni

eus

en ladite justice, qui jugent par sentence de droit, et n'y a aucune cour qui en puisse prendre connaissance ni juridiction, sinon mondit seigneur, lequel est seul reformateur de ladite justice, Uut par appel que plainte.

* Bourgeoisie. Son Altesse a de tont temps et ancienneté, en sa terre et seigneurie de Condé cl Val des Faulx, droit de retenues de bourgeoisies, et se font en la manière qui s'eusuit, savoir : <]qc toutes personnes résidant sons les trois évechés de Meti, Tool et Verdun, comme aux terres y enclavées, se venant rendre bourgeois en ladite ««goeuric, y sont reçus par les maire et clerc jare dudil lieu après avoir prêté le serment entre leurs mains d'être bons et léals bourgeois, el qu'elles n'ont haine, rancune ni autrement à nully, it charge et condition de payer par chacun an, durant le temps de ladite bourgeoisie, à lu recelte tlndit lieu, un gros, monnaie de Lorraine, et 5 gro? pour Penlrcc ; el doivent entretenir lesdiles bourgeoisies bonnement et loyalement de sadile A liesse. Mais aussi ledit majeur est tenu, par la puissance de sadite Altesse, de les soutenir el défendre de tous loris, forces et griefs, dont, en ra» de difficulté, s'en connaît par juge neutre ou par conseil de sadile Allcsse.

" Entrée des nouveaux reçus. Les maimbours el gouverneurs desdits villages peuvent recevoir, au nom de tonte la commune, les étrangers qui \ondroBt s'arrêter et tenir famille esdils villages, après que préalablement ils soient bien assurés de leur bonne faine et conversalion, el payaut eu leurs mains, pour l'entrée, dix francs, monnaie de Lorraine, ou du moins ceux qni les recevront tn leurs maisons n'ayant répondu de les payer pour eux dedans le jour de Noël de la même année qu'ils seront cnlrés, à peine de les payer eux-mêmes en leur propre et privé nom.

n Tabelliounage. La taxe du scel du tabcllionnz*t de Condé et Val des Faulx, ensemble des villages de Dreth (Bralle), Millery et Autrcvillc, esl de cliacuu franc 4 deniers, non compris l'ceritare du tabellion, savoir : de toules lettres auiii'??ous de 20 francs, de chacune trois gros, et de 20 francs jusque* a ceul i gros.

n Le ban vin. Le ban vin de la chàicllcnic de fondé, du à Monseigneur par les habitants et manans des quatre villages de Mallcloy, les Faulx ft Montenoy, est d'ancienneté d'un selier de vin fjr chaque conduit, mais de long temps, à la re-

quête desdits habitants, et du consentement du feu Roi de Sicile, ont été réduits à demi-setier, ni du moindre, ni du meilleur, la veuve une quarte dudit Condé, lequel vin se prise chacun an au terme de carême par les officiers de ladite chàtellenic, et ne se paie jusques au jour de Saint- Jean suivant. Ceux de Condé en sont exempts, «i

On passait la Moselle, à Condé, sur un bac ou ponlou, qui s'affermait au profit du domaine ducal.

Le château de Condé, qui servit plus d'une fois de résidence aux princes et aux princesses de la maison de Lorraine, était en même temps une prison d'Etat. C'est là, notamment, que furent détenus Conrad Bayer de Boppart, évéque de Metz (1439) ; Desbordes , le valet de chambre du duc Henri (1625), et Melchior de La Vallée, chantre de St-Gcorges (1651), accusés tous deux de sortilège et de magie. Quelques années auparavant (1612 et 16 M), deux individus, qu'on ne désigne que sous les noms de Pierre et Claude, et que l'on qualifie d'alchimistes, y avaient élé enfermés, probablement sous la même accusation , qu'on vit se renouveler tant de fois dans notre pays.

Ce château parait, du rcsle, avoir élé un édifice considérable, si l'on en juge par Péuuméralion des parties qui le composaient ; c'étaient : six chambres basses sous la galerie proche la porte ; six chambres en haut ; la petite salette, la grande salle, la grande chapelle, la petite clnpelle, la chambre des Cordclicrs, celle des aumôniers, celle des cuisiniers ; la seconde chambre, la troisième chambre sur la salle du commun, les quatrième, cinquième et sixième chambres ; la chambre dessus la neuve porterie ; la chambre dessus la cuisine du châtelain et la garderobbe joignant ; la petite ebambre appelée la Plombière, où l'on déposait les carcans pour les prisonniers, les moules à faire boulets pour les fauconneaux, etc. ; la chambre et la cuisine du châtelain, la petite chambre joignant et la dépense suivant ; l'échansonnerie, la panneterie, la fruiterie, la sauccrie, le garde-manger, la cuisine de bouche, la cuisine du commun, le grand poêle proche la grande cuisine, la chambre proche le poéle, où sont les meubles ; la chambre des lavandières, la chambre des fours, la grange où élait le pressoir, la chambre du dessus l'escalier, appelée la chambre Gcrardin; la chambre de la porterie, la tourelle joindaul.

Outre celle éuuméralion, donnée dans un in-

eus

— 2(iG —

Page 1