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•YCDlaire de meubles trouves au château de Condé en 4589, les comptes du receveur de la chàtellenic mentionnent, à propos de travaux exécutés h différentes époques : la citerne du château, le donjon et sa grosse tour, une chambre forte, pour mettre les prisonniers, située près de la porte, dans la cour, et dont les murailles avaient çinq pieds d'épaisseur ; la prison de la tour de la prange ; la basse prisuu de la grosse tour ou donjon ; le pont dormant au-devant du pont lois ; les murailles d'enceinte étaient garnies de 52 canonières de pierres de taille , » façon à guenlcs de lion, » distantes de vingt pieds Tune de l'autre ; il y avait, entre les deux premières portes et au-dessus du ponl-levis, des corps-de-gardc pour servir de nuit et de jour, etc. Enfin, le compte de 4586 rapporte la dépense faite pour le nettoyage de quarante cheminées au château. Près de ce château était un vivier, qui avait été construit en 1533 ; et, dans le corps de logis de la forteresse, une fontaine, qui avait été érigée à grands frais en 4566.
Les comptes du trésorier général de Lorraine et ceux du receveur de Condé renferment, en outre, beaucoup de mentions relatives à la vigne que nos ducs possédaient près de leur château. C'est dans le courant de l'année 1534-35, qu'elle avait été créée, et l'on voit figurer, dans la dépense faite h celte occasion, une somme de 21 francs payée a un individu u qui y a amené de la plante Je Bourgogne. •» En 1598, 1605, 1612 et 1613, on y amena encore une grande quantité de plants de Bcaunc et d'Aï, et l'on fit même venir, en 1613, un vigneron de ce dernier lieu, pour donner ses soins au vignoble ducal. Il est probable qu'à la soile des guerres du XVII* siècle, la culture île celte vigne fut négligée , puis complètement abandonnée, car on trouve, sons la date du 28 janvier 1736, l'ascensernenl, au profit de Sebastien Boutroux et de François Nicolas, vignerons a Condé, des deux vignes du château, actuellement en friche, contenant 37 arpenis 8 bommées. (T. C. Coudé.)
Il parait que le patronage de la cure de Condé appartenait anciennement a l'abbaye de Saint- Arnou de Metz, lequel, en 4029, céda ce droit à la Primaliale de Nancy, contre le patronage de la cure de Saint-Livicr. (Coll. S. G. et P.)
]| y avait, dans l'église de Condé, une chapelle j
et une confrérie du Rosaire, et une chapelle de Saint-Claude et de Saint-Nicolas, dite ausii i*\ seigneurs voués. Elle servait de sépulture a 'i famille des Bardiu. L'un d'eux, Claude Bardu, voué de Condé, conseiller d'Etat et maître ordinaire des requêtes de Charles IV, étant mort « revenant d'Espagne, où il était allé pour le service de ce prince, sa veuve fonda, conformément aux dernières intentions de son mari, denx nouvelles messes dans celle chapelle. Claudine Bmsarl y avait fait aussi de pieuses fondations. (Cure de Cuslines.)
Custiues a été érigé en succursale en 1802, avec Malleloy et Clévant pour annexes.
Patron, saint Léger.
CUTTING. Par des lettres datées du i févriw 4328 , Guillaume de Torcheville déclare qu'en échange de 400 livres qui lui ool été donnée» pu Henri, seigneur de Fénétrange, il reprend de tu> ce qu'il a à Kuttingen, Guesclingen (Guinicling), etc. (T. C. Fénétrange.)
On lit dans le règlement fait, en 4627, pour lj prestation des corvées dues par les habitants de la châtellenic de Dieuze : u Pour ce qui concerne la mairie de Cutting, qui est composée de cta>; villages, savoir : Culliog, Louderfing, Gueosseliog, Bassing el Dompnom, avons i celle déclarée atténue de faire les corvées cy après spec if fiées . Premièrement, celles pour les réparations de l'étang de Zommange, saulf le conroy el la terrf, qui sera à la charge des habitants de Zommange à l'advenir. Pour l'estang de Lansquenette, appelé Broch ; pour l'estang de Louderfing, de Neuf Estang, de l'estang de Babuyer ; des deux eslangs dits les Grebuyer, les corvées desquei: leur seront communes avec les babilans de Meiders. Feront en outre les charrois de l'elvin propre à les repeupler, comme aussy des mères carpes, le transport s'en faisant d'un estang à l'aultre; et cas qu'ilz se trouveront obliger de gisler (prendre gîte) hors les lieux de leurs résidence;, seront deffrayés par les fermiers desdits estangs... Feront, comme d'ancienneté , la couppe et W charrois des paulx nécessaires à l'estang de Lindrc, a prendre ez bois de Son Altesse el les rendre sur ledit estang. Lors de la pèche d'iceluy, chacun desdils villages rendra h Nancy une charée de poisson du droict de saditc Altesse, conimr d'ancienneté. Feront les charrois du bois nécessaire h la refeelion des moulin, tour dudil Lindrr.