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frange, xais, allachemeos, hultcs el cors de l'es- Ung dudil Liodre. De mesme poar la réparation du pressoir de KirpricL, chasleau et moulin de Dieuze. Obligez de contribuer aux charrois des pierres et sable pour paver la grande rue dudit Dieuze, et d'aider à faire la vuidange des fossez dudit lien. Obligez de pins d'entretenir quatre bayes de chasse et toujours en état pour chasser ; se trouver aux chasses, servir à la conduite des chiens et faire les charrois des flletz.
n Cbacnu laboureur de ladite mairie estoit aticait cy devant de mener quatre ebarrées de bois ;u chasleau de Dicuze pour le chauffage de l'of- Lcier ; pour l'exemption de laquelle charge, chacun d'iceulx paye 8 francs.
r. Tous les habitons desdits Cutting et Loudre- &Dg feront coopper et lever, comme d'ancienneté, ta despouille du breuil de Cutting et mener cl diarroyer le foing au lieu de Dicuze ; pour quoi faire, leur sera- continuée la paye d'une quarte de bled, et à chacun des manouvriers et laboureurs qui feront, les premiers la couppe du foing, el les derniers le charroi, deux miches de pain. » T. C. Dieoze 2.)
On voit, par des lettres patentes da 22 janvier 1631, que les sujets du duc d'Havre, à Cntting et Loadrefiog, étaient exempts de ces corvées et de la rente appelée scliafft. (T. C. Dieuze et L. P. 1629-W.)
Le village de Cutting, qui renfermait 37 ménages en 1621, fut affligé, en 1633, de la peste tidu logement des gens de guerre ; une note des amples du receveur de Dieuze, pour cette année, est ainsi conçue : u Le comptable fait dépense de la somme de cent francs réduite a la communauté de Cutting pour l'an de ce compte..., eu considération des pertes par eux souffertes des soldats lorrains, français et suédois, ^ct de l'affliction de peste survenue audit village, n
Il parait que Cutting possédait, au commencement du XVIi« siècle, une sage-femme qui jouissait d'une grande réputation, même à la cour do dos dues ; on trouve, en effet, dans les comptes du Receveur général, pour 1611, la mention suivinle : « Au sieur Errich Sauborel, chastcllain à Dieuze, 32 frans pour remboursement de pareille >omme qu'il auroit fournie et advancée, cherchant, du commandement de Son Altesse, la sage faune de Kutlingen, pour venir à Nancy près de Midame (la duchesse).
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Il existe, aux Archives, un » recollement, désignation et arpentage du ban el liuage de Kulting, fait (en 17<H) en exécution de la transaction passée entre les habitauts et communauté dudit Kulting et ceux du prétendu village de Ilorbach.n
Cutting a été érigé en succursale en 1802, avec Rorbach et Zommange pour annexes. Celle dernière commune en a été détachée en 1807 et réunie à Guermangc.
DABO. M. Colle, ancien maire de Sarrcbourg, a publié, en 1852, sur le comté de Dabo, une Nolice dans laquelle se trouvent beaucoup do particularités intéressantes sur celle dernière localité. L'auteur y siguale, en outre, quelques erreurs, qu'il m'atlribuo, mais que je suis seulement coupable d'avoir reproduites. Je vais essayer, à l'aide da son travail et des documents qui existent aux Archives, documents qui ne m'étaient counus que par les extraits qu'on avait bien voulu m'en commuuiqucr, de compléter ce qui concerne l'histoire du village et du pays de Dabo.
Ainsi que je l'ai dit, cette contrée, couverte de forets, de Tavius et de montagnes, ne s'est peuplée que par suite des concessions faites, par les anciens comtes de Liuange et de Dabo, aux habitants qui consentiraient a venir s'établir sur les terres de leur domaiue. Ces* concessions sont consignées dans des chartes désignées généralement sous le litre de règlements forestiers, el dont le plus ancien est du mardi après la Saint-Barthélemy 1569 ; il interdit l'entrée des forêts depuis le 11 uovembre jusqu'au 23 avril ; il défend de prendre arbres fruitiers ou autre bois vif; du couper aucu» arbre saus permission ; de prendre des porcs des étrangers pour les mettre à la glandéc ; il stipule, enfin, que, dans le cas où le bois manquerait pour l'usage des scieries, les propriétaires aient à en préveuir le seigneur ou son bailli, pour qu'il leur en soit délivré.
Le second et le plus important de ces règlements, celui qui, aujourd'hui encore constitue la charte du comté, porte la date du 27 juin 1613. Jeau-Louis et Philippe-Georges, comtes de Linange et de Dabo, y déclarent qu'étant dans l'intention de procéder incessamment au partage, en deux lots, de toutes les propriétés du comté de Dabo, lequel comprend les villages et hameaux de Dabo, Walscheid, Abrescheviller, Engenthal, Veyer (Voyer), Obcrsleigcn, Ilohcngaffl, Van-
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gcnbourg et Hesse, ils sont convenus do présent règlement forestier, afin d'assurer aux sujets du comté les droits usagers qu'ils exercent dans l'étenduc de leurs forêts, droits dont ils jouissent
depuis des siècles « Persuadés, ajoutent-ils,
que nos habitants el sujets ne se procurent la subsistance, pour eux cl leur famille, que du produit do nos forêts, il est de notre devoir, en bons seigneurs, de leur en assurer la durée. «
La première condition requise pour participer à ces droits, c'est d'être bourgeois ; un étranger n'obtenait le droit de s'établir dans le comte qu'avec la permission du seigneur ou de ses conseillers, et en payant un droit de 15 florins.
Le maire est chargé (comme encore aujourd'hui) de dresser, tous les ans, l'état des bourgeois et celui des bois à leur délivrer.
Les seigneurs s'interdisent de faire des coupes de bois dans les sapinières et parties de bois d'essences diverses; s'il y a là des pins el des sapins, ils veulent alors que l'exploitation se fasse en jardinait.
Si l'on fail des coupes dans les cantons où les essences de bois le permettent ; si l'on fail un jardinage ou un nettoiement, u nous accordons à nos sujets le droit exclusif d'acheter le bois, cl la corde leur sera délivrée sur le pied d'un florin, un florin et demi, 2 florins ou 2 florins et demi, suivant la nature et qualité du bois, h
Le bois de chauffage leur est assuré, à charge de le payer à l'estimation des forestiers ; on délivre annuellement S stères aux ménages ordinaires et 12 stères aux gros ménages.
Le bois de construction et de réparation leur est aussi accordé, sur la présentation d'un devis, à charge de l'employer à l'usage indiqué.
Des bois de travail pour confection d'échalas, eu veaux, pelles et sabots, sont accordés aux ouvriers en bois, u de manière qu'ils en ayenl suffisamment pour les ouvrages en bois qu'ils travaillent , à charge d'en payer le prix suivant l'estimation des forestiers, cl de plus un crochen (10 centimes) pour la marque par arbre. «
Les habitants ont gratis le mort bois et le bois mort, mais les chablis leur sont vendus nu prix des bois ordinaires. Ils onl une année pour l'extraction de ces bois hors des forêts, cl pour le paiement du prix.
Quant au pâturage pour les bestiaux et à la glandéc pour les porcs, ce droit leur est accordé
a charge de payer, pour la glandée, un demi Latz (7 ceultmes) par porc.
Tels sont les droits généraux des habitants da comté, reconnus bourgeois, cl dès-lors usagers. Mais ceux de Dabo et d'Engenthal ont, en, outre, un privilège spécial el particulier , c'est celui d'obtenir tous les ans des bois qu'on appelle bots bourgeois ; chaque chef de ménage reçoit 8 arbres de sapin, les veuves 4 ; chaque enfant qui s'établit reçoit pareille quantité ; le tout moyennant 7 schcllings par arbre (les 3 schillings râlant 20 centimes).
Tous ces droits généraux et particuliers sont acquis à chaque usager, suivant la commune qu'il habile, c'est-à-dire à tous ceux qui sont bourgeois, descendants de bourgeois, établis el tcnaci ménage, filles ou garçons. Toutefois, si la fille épouse un étranger non admis, elle ne transmet pas son droit à son mari, elle le perd (arrêt de la cour royale de Nancy, du 5 août 1859).
En exécution d'un arrêlé préfectoral du 10 février 1817, il a été dressé un état général des usagers existant au 1er février 1793, et de leur? descendants mariés et établis depuis lors ; tous ceux qui n'y ont pas été portés étaient considérés comme étrangers ; mais un arrêté ministériel dn 29 novembre 1822, a donné quelque extension à cet élat, en autorisant à y porter ceux qui étaient domiciliés dans le comté depuis le 10 fevier 1817, à charge par ceux qui ne l'avaicul pas fait encore, de payer le droit de bourgeoisie de 15 florins (50 francs).
Depuis lors, aucun étranger n'est plus admi? aux droits d'usage, quoique élahli dans* le comté. Aujourd'hui, les seuls usagers sont ceux qui sont porlés sur ces états, et leurs descendants maies, remplissant les conditions de domicile et de tenue de ménage. En considération des bois délivré gratis, les usagers doivent payer, le 11 novembre de chaque année, 2 florins cl demi (5 franc») par chaque père de famille, 1 florin cl demi par cheval ou bête à cornes, cl la valeur d'une poule, fixée à 2 schellihgs (14 centimes).
Outre le règlement forestier du 27 juiu 1613. donl je viens d'indiquer les principales dispositions, il en existe d'autres, qui ne sont appliqua et ne seul considérés que comme règlement? di police forestière, ou comme dispositions ne pouvant déroger au tilre fondamental. Ces règlement» portenl la date des l'r mai 16U, 2 septembre
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162$, 7 mai 4629, 42 mars 1697, 12 janvier 4734 el 13 janvier 4764. A la fin du règlement de 4697 se trouvent les dispositions suivantes :
» Aucun sujet, qu'il soit aubergiste ou non, n'accueillera ui ne gardera chez lui des inconnus, Y^ibonds on fraudeurs ; si cependant un vagabond se trouvait attardé et ne pouvait aller plus loin, on lui donnerait l'hospitalité pour la nuit, et il partirait le lendemain matin.
* Nos maires ne recevront comme sujet ou bourgeois à l'insu des supérieurs, tout étranger qui ne serait pas mnni de papiers, et s'il ne penl justifier qu'il est libre de tout servage. S'il était libre, notre bailli pourrait alors l'admettre suivant l'usage.
o De même, nous défendons très-sévèrement qo'aucun de nos sujets ne devienne, hors de ce comté, le Tassai d'un autre seigneur, ni qu'il t'engage avec lui par un serment et lui promette obéissance, sous peine d'une punition irrémis-
* Aucun sujet ne fera de connaissance en dehors du comté de Dabo sans la permission des supérieurs, à moins qu'il n'y ait été autorisé el que cela ait lieu au su du bailli.
n Si nos sujets, hommes ou femmes, jeunes ou vieux , voulaient se marier hors1 du comté de Dabo, ils devraient d'abord faire savoir à Dabo quelle personne ils veulent épouser, et ne point se marier à Finsu el contre la volonté dn scigueur.
n Aucun mariage étranger ne pourra avoir lieu dans le comté de Dabo, et les époux ne pourront s'établir dans ce comté, à moins qu'ils ne soient libres de servage ou qu'ils n'aient été échangés.
«i Si celui-ci ou d'autres voulaient quitter le comté pour retourner chez un antre seigneur, il devrait d'abord payer une livre, et alors et pas avant, il lui serait permis de se retirer.
* Les maires auront soin qu'il n'y ait point de di»polcs on de batteries dans les villages ou dans les auberges, et pour faire régner la paix el éviter les querelles, ceux qui s'en rendront coupables seront punis d'une amende.
» Lorsque les affaires seroul portées devant la justice, U*s deux parties devront être entendues coiHradicioiremcut, et le jugement devra être rendu avec équité ; cependant, lorsqu'il s'agira d'appliquer des amendes ou des punitions corporrlles, le jugement devra nous être réservé.
» Il arrive souvent qu'il y a des querelles el
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des batteries lors des foires ou des fêles patronales qui onl lieu tous les ans dans les villages suivan un ancien usage. Il en résnlte souvent des malheurs et même des meurtres. Nous recommandons à nos maires de prendre, de notre part, lors de ces fêles, des mesures sévères pour empêcher tous désordres. Celui qui, étranger ou non, ne se conformerait pas à ces ordres, serait puni.
w Lorsque quelqu'un en aura blessé nn autre, non seulement il devra dédommager ce dernier, mais il subira encore une punition pour sa desobéissance ; et s'il arrivait qu'une querelle fût tellement vive que le maire el les forestiers fussent trop faibles pour rétablir l'ordre, ces fonctionnaires devront appeler h leur aide les sujets présents, et arrêter les perturbateurs. Celui de nos sujets qui, dans un pareil cas, el après en avoir été requis, refuserait son assistance, serait puni de la prison el d'une amende.
» El attendu qu'il y a souvent des désordres et des querellas entre les voisins par suite de l'enlèvement de l'berbe dans les prés, dans les jardins potagers et autres lieux, ce qui a souvent lieu par incitation, nous défendons de commettre de pareils délits à l'avenir, sons peine d'une amende dont le tiers reviendra à la commune et les deux autres tiers au seigneur. Hais si le dommage était trop considérable, il faudrait en faire faire l'estimation par des experts jurés, afin qu'il pût être jugé ensuite d'une manière équitable en conséquence de leur expertise, cl sans léser les inlétérèls de personne.
n Attendu aussi qu'il y en a souvent qui veulent se séparer de la communauté, chaque ménage devra h l'avenir, lors de l'établissemenl de cette communauté, donner au pâtre, pour la garde d'une tête de bétail, le salaire et la nourriture, suivant l'usage établi, soit qu'ils n'aient qu'une bêle au troupeau, soit qu'ils n'y en aient point du tout, afin que ledit troupeau soit mieux surveillé.
w Dans le cas où quelqu'un n'acquitterait pas la dime ou autres contributions ducs au seigneur, le inaire du village du contrevenant exigerait de ce dernier un pareil gage qui devrait être racheté dans les huit jours, à l'expiration desquels il serait aussi vendu. «
En 1613, ainsi que l'indique le règlement forestier de celle époque, il existait déjà, dans le comté de Dabo, uu grand nombre de scieries au-
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torisées par les princes, pour la iabricaliou des planches. Ces usines avaient clé concédées par baux emphy théoriques perpétuels, mode usité en Alsace, pays régi par le droit romain. Les comtes firent encore beaucoup de concessions semblables: c'était un puissant moyen d'employer les bois de ces immenses forêts et d'appeler l'industrie chez eux. C'est ainsi que s'établirent les scieries sur les cours d'eau de leurs vallées : il en existe 0 dans celles de Dabo, sur les ruisseaux qui vont, plus loin, former la Zornc ; 7 dan* les vallées de Walscbeid, aux sources de la Biêvre, et 10 dans les vallées d'Abrescheviller, sur la Sarre-Rouge.
Par chaque concession, le seigneur se réservait ordinairement le quart de la scierie et uuc redevance annuelle pour le surplus*; mais il s'obligeait à fournir un certain nombre d'arbres pour l'exploitation de l'usine, et à donner aux preneurs le bail du quart qu'il se réservait, avec autant d'arbres qu'au surplus ; au total, 72 arbres, dont Si aux preneurs et 18 pour son quart.
Les mêmes raisons qui déterminèrent la concession de scieries, amenèrent la création d'autres usines, parmi lesquelles la forge et la papeterie d'Abrescheviller, les verreries de Harreberg et de Soldalhenlhai (cette dernière est aujourd'hui supprimée), enfin, plusieurs moulins et tuileries.
Une industrie nouvelle, qui semble appelée à rendre de grauds services à celle conlrée, en utilisant ses bois , s'est récemment fondée dans le pays de Dabo : c'est la fabrication de petits ouvrages en bois et la sculpture de jouets, dans le genre de ceux de Nuremberg, travail auquel on habituerait les enfauts. Une souscription, en lèle de laquelle le prince Louis-Napoléon, alors Président de la République, s'est fait inscrire pour une somme de î>,000 francs, a été ouverte à cel effet, cl les fonds qu'elle a produits ont permis de faire venir à Dabo un maître et un contre-maître ; des ateliers de fabrication sont ouverts, et les objets qui en sortent trouvent déjà quelques placements dans le commerce.
Quoique les princes de Linaugc eussent embrassé le luthéranisme, les habitants du comté de Dabo sont restés catholiques. Dans les communes de Dabo, Walscbeid, Harreberg, Hommerl et Eugcnthal, on uc parle que la laugue allemuude ; mais c'est un allcmaud corrompu. A Abrescbeviller et Voycr, on parle le français cl le palois français.
Avant la révolution de 1780, il y avait à Data nn bailli et un greffier qui était notaire-tabellion. L'appel des sentences du bailliage était porté au Conseil Souverain d'Alsace, séant à Colmar.
En terminant cet article, je dois signaler uoe erreur que le savant auteur des Recfierchet archéologiques et historique! sur le comté de Dachsboury a commise, d'après le témoigna^ de Schœpflin, et que j'ai reproduite. Celte erreor est relative à l'existence d'un ancien château des comtes de Dachsbourg, sur la montagne dite le Léonsberg, située près du village de Walscbeid. Aucun document authentique n'en fait mention, cl, même au XVIIe siècle, aucun souveuir qui le rappelait ne s'attachait à la montagne sur laquelle on a dit qu'il se serait élevé. Il n'y a jamais eu d'autre château de Dabo que celui bâti sur (c rocher qui domine le village de ce nom ; oa le voit représenté dans plusieurs plans lopographiques qui se trouvent dans quelques chroniques de la Basse-Alsace, -à la Bibliothèque impériale et dans les Archives de la guerre. On n'a découvert, du reste, que fort peu de débris de ce château, soit sur le rocher, soit au bas ; ces débris auront roulé sans doute jusqu'au pied de la montagne, donl la pente est très-rapide ; et il est à présumer qu'après la guerre, les habitants s'en seront servis pour rebâtir leurs maisons et réêdifier le village à l'eudroit où il se trouve aujourd'hui.
Dabo a élé érigé en succursale en 1802, et le hameau de Ncustadt-Mûbl, qui dépendait auparavant de Hommerl, lui a élé uni par décret du 3 juillet 181 1 . Dabo a élé érigé en cure de 2e dasse par décret du 12 août 1850.
Patron, saint Biaise. Il y a aussi une chapelle sous l'invocation de saint Léon.
DALEZ. Suivant la tradilion, une localité de ce nom aurait existé anciennemeut près du village de Laneuveviile-devant-Nancy. Celle tradiliou est appuyée sur un document authentique, donl j'ai déjà fait mention précédemment : c'est un accord passé, en 1455, entre les religieux de Clairlicu et les habitants de Laneuveville, et dans lequel sout déterminées les limites du ban d'Arentières (voir ce mot) ; on y lit que ce ban s'étend u depuis les poinctes des Gabelins leodint droit ou haull du ïarillou, cl dei le Tarillon, ainsi que le chemin de Gerardcourt se porte, jusques au ban dudit Gerardcourt, el des le ban dudil Gerardcourt venans cz Datez, el dex Ici
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tenant au longe da prey il a long des mevs... n On montre encore aujourd'hui l'eniplacemenl qu'aurait occupé celle localité : il est derrière Lancuveville, à gauche du chemin qui conduit de ce village à Fléville, presque en face do lien dit les Cinq-Fontaines, où s'élevait autrefois Arentières.
DALHAIN. Par on accord fait, le lundi après la Sainte-Agathe 43-49, entre Adémare, évèque de Metz, et Jean, comte de Salro, l'évéque garantit ledit comte de toutes les demandes que les habitants de Ramberviller pourraient lui faire, etc., et lui engage, pour sûreté, 1rs villes de Baboudanges, Dalhcim, etc. (T. C. Salm 2.)
Dalhaîn, qui dépendait autrefois de Bellaoge, a été érigé en succursale en 1837.
Patron, l'Exaltation de la sainte Croix. DAMELEVIÈRES. On voit, par la charte (lllillin, archevêque de Trêves, eonfirmative des biens de l'abbaye de Belchamp, que celle-ci possédait déjà, en 1157, l'alleu de Damelevières (alodhtmde Dompna Libaria), lequel lui avait sans doute été donné par un seigneur de ce lieu ; car il en existait déjà à celle époque : l'on d'eux, Olbon {Otho de Damaliverià), figure comme témoin, en 1450, dans une charte de ilenri, évèqoe de Toul, pour l'abbaye de Beaupré. En 4176, Goberl de Blainville donne à l'abbaye de Beaupré ce qui lui appartenait sor le ban de Blainville jusqu'au territoire de Damclevières {de Domaliverà). En 1183, Othon de Damelevières, et son fils, abandonnent à l'abbaye de CUirlieu on champ près de leur grange de Haigncville. (Abb. de Belchamp, Beaupré et Clairlieu.)
An mois de janvier 1260, Harizière, chevalier de Blainville, reconnaît qu'il n'eut le moulin et l'étang qu'il a faits au ban de Damelevicres, de l'abbé et de l'église de Belchamp, moyennant 2 sols toolois de cens payables h l'abbaye le lendemain de Noël.
Par des lettres datées du l«r mai 1282, le duc Ferry déclare qne Philippe de Gerbévillcr est devenu son homme-lige et a repris de lui en tief et en hommage u sa fort maison qui siel à Dameleviere, « cl tout ce qu'il a audit lieu, fors la justice et la garde de la maison de Belchamp. (Abb. de Bekhamp.)
En 1296, Thieriat, dit Banscline, bourgeois de Port vSaint-Nicolas), cl Isabelle, sa femme,
cèdent au même due, pour KO livres de toulois, ce qu'ils ont à Rosières, en montant vers Gerbévillcr, leur part du bois de Clairlieu près de la marc Morleaue, Xermaméoil et ce qu'ils ont à Damelevicres.
En 1310, Ferry de Lenoncourt et Collette, sa femme, donnent à Mathieu, fils du duc de Lorraine, leurs droits et actions au moulin sis devant la maison (le château) de Damelevières, et au fief. En 131G, le duc Ferry fit l'acquisition du quart de ce moulin, appartenant à Renier de Damelevicres, moyennant £5 livres de toulois, et à charge de délivrer chaque année , à l'abbaye de Belchamp, 7 imaux et demi de mouture. (T. C. Rosières.)
Le jour de la Saint-Laurent 1-471 , Rudolff, comte de Linange, fait ses reprises pour Gerbévillcr, Sarcich, Sarinsming et Damelevières. Des reprises des mêmes seigneuries furent faites, en U7i, par Uaoucman, comle de Linange. (T. C. Steinzcl.)
Le G février 1892, le duc Charles III céda son droit d'exécution 9ur les criminels délinquants de Damelevières à dame Claude dTIaussonville, Humbert des Pilliers, François de Buffegnicourt , etc., damo et seigneurs dudit lieu, moyennant 200 écus pistolets. (L. P. 1592.)
En 1G12, Pierre Maguin fil ses reprises en qualité de seigneur de Damelevières. (T. C. Fiefs de Lor. 2) ; et en 1663, Antoine de Jacot de*La Chaussée donna son dénombrement pour le château et les deux tiers ès haute, moyenne cl basse justices de ce lieu. (T. C. Fiefs et dénombrements.)
Au commencement du siècle dernier , cette seigneurie appartenait pour les deux tiers à Mm* de La Chaussée, et pour l'autre tiers à M. le marquis de Lcooncourt-Blainville ; elle était par indivis, et les sujets se distinguaient par les habita lions. Leurs officiers connaissaient de toutes les causes en première instance ; les appels allaient au bailliage de Nancy.
L'abbaye de Belchamp possédait, à Damelevières, un gagnage el deux maisons qu'on appelait la Petite-B*fchamp.
En 1712, la communauté se composait de 55 à 60 habitants, u pauvres el riches ; n en 1768, de 78 feux. La paroisse comprenait Damelevières, où était la mère-église, Charmois et la censé de Blehors. (E. T.)
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La cure était desservie par un chanoine de Belchamp.
Il existe, aux Archives du département, un plan topographique, proposé pour l'augmentation et la réédificalion de l'église de Damclevièrcs, dresse par l'architecte Jenucsson en 1755.
Damclevièrcs a été érigé eu succursale en 1802, avec Cliarmois pour annexe.
Patronne, sainte Libaire.
DAiNEZ. C'est le noiu d'une localité qui existait autrefois, dit-on, près du village d'Anlhelupt, et qui fut détruite ou ignore à quelle époque.
DAN IL (Ici, censé sur lu territoire de Toul.
D ANN E-ET-QU ATHE- VENTS . On trouve, dans les comptes du domaine de Phalsbourg, pour Tannée 1609, le document suivant, intitule: a Déclaration des rentes et revenus de la seigneurie de DIumne cl bois dépendant, annexés à l'office de Phalsbourg en l'année 1606.
» Ladite seigneurie de Dhanuc, située entre Phalbourg et Saverne, appartient à Son Altesse en tout droit de frauc alwuf, haute, moyenne et basse justice, comme aussi la quantité des bois en dépendant, par l'acquêt que saditc Altesse eu a fait du sieur colonel Philippe Egloff de Lulzelbourg et un quart des mains du sieur Bernard de Lutzelbourg, grand veneur en Saxe, et l'autre quart des mains du sieur Wallcr de Lutzelbourg, gouverneur de Sarrcbourg. El sont les sujets de ladite seigneurie libres et de franche condition.
» Le château dudit Dhannc n'est achevé de bâtir, ayant été ce qu'il y avait de bâti démoli par les sieurs de Lutzelbourg avant la vendition, et ce qu'il y avait de meilleur transporté à Sarrcbourg, n'y restaut plus que le cùlé de devant dudit château, lequel tend en ruine s'il n'y est bientôt remédié. 11 y a beaucoup de pierres de tailles gisant devant et aux environs dudit château, bonne partie desquelles sunt taillées pour servir à porteries, fcueslraiges, escailliors et autres ouvrages.
» Ensnyvent les rentes. Les habitants dudit Dhanue doivent par chacim an de rente ordinaire appelée liethyeld (argent provenant de quêtes), la somme de K florins de !.*> bals, qui font 12 francs 6 gros. Les terres labourables du ban et fiuagc dudil Dbannc , qui appartenaient au\ seigneurs, se montent à 84 journaux et sout en Irois saisons. Lesquelles terres on a accoutumé laisser aux habitants dudit lieu pour être cultivées cl
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semées à condition de payer par an de chicon journal un bichet de grain. »
En 1602, trois femmes de ce village : Clémence, dite la Boulangère, Mengeotte Husson clSusaoae Saossonnet, furcul brûlées comme sorcières.
La commune de Danne est formée du village de ce nom, de celui des Quatre- Vents et des censés de Bonne-Fontaine et du Bois-de-Chène. EHe avait été érigée eu succursale eu 1802 ; elle fat cusuite (1807) réunie à Phalsbourg ; puis érigée de nouveau en succursale par une ordonnance du 28 août 1822 ; elle ne forme qu'une paroisse avec les Quatre-Veuls.
Patron, Invention de la Sainte Croix*
DANNELBOURG. On lit daus FEtat du temporel des paroisses (170a) : <i Dannclbourg n'est qu'un hameau occupé par deux habitants. La seigneurie, en haute, moyenne et basse justice, appartient au prince de Lixheim et a M. de Lutzelbourg. Les causes sont portées pardevaBt le bailli de Lixheim et eu dernier ressort à la Cour Souveraine.
h On trouve, dans d'auciens litres, que Dannclbourg était de la paroisse d'Arschevitler ; néanmoins, à cause de l'éloiguemeut, les habitants vont à l'église de Lutzelbourg, dont le curé leur administre les sacrements. C'est aussi au cimetière de Lutzelbourg qu'ils vont enterrer leurs morts. »
Le 30 septembre 1707, Antoine de Lutzelbourg vendit au duc Léopold le quart en la terre et seigneurie de Hérange, le dernier quart de Veckersviller el Brouviller, le huitième d'Arschevillcr el Dannclbourg, pour la somme de 8,500 livres. (T. C. Lixheim 2.)
En 1723, trois individus, Joseph et Jean Wolft et Jean Schevercr, u maîtres verriers de la verrerie de Kourlzeroden, n adressèrent au duc de Lorraine une requête h l'effet d'obtenir la permission de faire construire, dans la forêt siloee au ban du hameau de Dannelbourg, près de la ville de Phalsbourg, une verrerie composée de huit fourneaux en deux ateliers dans une halle, et des maisons solides, pour cuj^ leurs familles et les ouvriers nécessaires à leur profession. Cette permission leur fut accordée par arrél du Conseil des Finances, du 10 juillet 1725, sous les coudilions suivantes :
•> 1°. Qu'ils seront teuns de faire bâtir ladite verrerie el la halle d'iccllc dans l'année sur les anciennes masures et jardins du village à'Hancl-
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bourg el non ailleurs, en payant cependant par eux le fond desdites masures et jardins, à 'dire dexperis , aux propriétaires d'iceux, el les ceus y tflectes an fermier dn domaine.
i 9°. Qne les bois de chêne nécessaires pour construction de ladite balle et de leurs maisons joJides lear seront délivrés gratis et marqués dans la forêt située sur le ban dudit d'Hanelboarg.
3*. Qu'il leur sera permis de prendre gratis dans l'étendue de ta dépendance de Lixim toutes \» pierres nécessaires à la construction de leors dites maisons et fournaises, et ce dans les lieux te plos convenables, en applanissant cependant les trous qu'ils feront.
* k9. Qu'ils ne pourront mettre dans leur dite Wle qu'une fournaise composée de six trous ou ittlters, qui seront trois de chaque côté.
h 5*. Qu'il leur sera loisible de prendre dans Mite forêt les bois de hêtre, charmille, bois mort et mort bois, pour la consommation de ladite fournaise, avec défense à eux d'abattre ni couper aucun arbre chêne.
« 6*. Qu'ils jouiront de grasse et vainc pâltim et de tons autres droits comme les habitants dadit d'Uaoelboarg, tant au ban et finale dudit lira que dans ladite forêt, en payant au domaine Ifar cette part de douze resaux d'avoine pour la crasse pàiore.ootre les autres charges communales.
« 7*. Qn'ils seront exempts de la subvention et outres impositions souveraines pendant les deux premières années, après l'expiration desquelles ils paieront suivant leurs facultés.
8°. Que tant et si longtemps que ladite verrerie subsistera, les suppliants seront tenus de payer looutllemcnl au trésorier des parties casuellcs >jo i son préposé la somme de 700 francs, dont le premier paiement se fera h la Saint-Martin d'hier de l'année 172«i.
9*. Qu'après qu'il n'y aura plus de bois pour h consommation et entretien de ladite verrerie, il lear sera permis de mettre en nature d'héritages les cantons qu'ils auront défrichés, h charge des payer audit trésorier annuellement 0 sols tonrnoîs par chacun arpent de terre et 9 sols par fauchée de pré et jardin, h l'effet de quoi ils seront tenus d'en fournir une déclaration spécifique ta la Chambre des Comptes de Lorraine, avec t'arpeatage qui en anra été fait.
« 10*. Qu'il sera libre aux suppliants de ven-
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dre en détail do vin, de la bière et du cidre, en payant le droit de gabelle au domaine et autre* si aucun y a, sans que cela puisse empêcher les autres habitants d'en vendre aux mêmes conditions, n
Il parait que celte usine ne subsista que fort peu de temps, puisqu'en i7M, ses propriétaires demandèrent l'exécution de la clause stipulée dans l'article 9 ; il fut dressé, à cette époque, une carte topographiqoe des terrains défrichés pour la consommation de la verrerie do Dannelbourg. (Reg. des ascenscmenls de 1722-23 cl MU.)
Ce village a été réuni, en 1802, à la paroisse de Uenridorff ; il en dépend encore à présent. Il n'y a point d'église.
DEDELING. En 1372, Poinsignon, seigneur de Chàteau-Voué, fit don aux dames de Vergaville des dîmes qu'il avait aux villages de Chàteau-Voué, Vuisse et Dédeling. (Abb. de Vergaville.)
Dédeling est annexe de Châlcau-Voué.
DELME. On trouve, dans la confirmation des biens de l'abbaye de Beaupré par le pape flonorios III, en 1218, que Bertrand, chevalier, et Agnès, sa mère, de Dclmc, avaient donné a celte abbaye différents biens qu'ils possédaient dans ce lieu : ajmd villtts de Desmes et de Cheslcs domos, terras... que Dcrtrannus miles et Agnes, mater ejus, de Desmes, vobis dederunt. (Abb. de Beaupré.)
En 159îi, Raoul de Couey, évôquc de Metz, reconnaît devoir au comte de Ligny cl de Saint- Pol la somme de 900 francs d'or, pour quoi il lui engage les château et chàtcllcnic de Nomeny et ban de Delme.
Le h avril 15-1Î, Charles, cardinal de Lorraine, remet la ville, terre et seigneurie de Vie, avec le revenu et l'usufruit du ban de Delme, h Nicolas de Lorraine, comte de Vandémont, pour l'indemniser des frais qu'il a supportés durant son administration de l'évéché de Metz. En 1501, le même cardinal inféode et cède, h titre de fief masculin, et à eharge de foi et hommage, au même comte, le ban de Delme pour un tiers, la justice, le tabcltionnngc , création d'offices, amendes et autres droits, se réservant le droit de ressort et souveraineté. En 1563, le comte de Vandémont rachète de Louise de Slainvillc, veuve du comte de Salm, moyennant 1,500 livres, le tiers du ban de Dclmc, auparavant engagé à Mathieu de Lucy;
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en 1564, les chanoines de la collégiale Saint- F.liennc de Ilombourg lui vendent, pour 1,800 francs de Lorraine, la moitié du moulin de Delme, dit le moulin Raru, sur l'étang d'Aubyé, le four banal dndil lien, etc. Enfin, en 1612, Marie de Luxembourg, douairière de Mercreur, vend au duc de Lorraine Ilenri II le marquisat de Nomeny, le ban de Delme, etc. (T. C. Nomeny.)
Par lettres patentes datées de Tannée 1564, le cardinal de Lorraine avait permis au comte de Vaudcmont d'établir à Delme un marché qui se tenait le lundi de chaque semaine. (T. C. Nomeny 2.)
En 1615, le duc Ilenri cn'élablit un nouveau le jeudi et permit le trafic et la vente des chevaux lors des trois foires qui se tenaient à Delme. Il parait, d'après la requête des habitants, que celte localité avait alors une certaine importance, car ils y disent a qu'il y a dans ce tien place et halle propre et commode pour y faire et tenir un marché, y ayant mesme par chacune année trois foires des longtemps....; » qu'il s'y trouve u bon nombre d'habilans, la plus part capables de divers négoces et praticques, au moyen de quoy plusieurs marchants estrangers y conversent et trafiquent.... u
Au mois de mai de cette même année, le duc étant allé chasser aux lièvres à la côte de Delme, u reconnut qu'il y avait beaucoup de pierres et en grande quantité es environs et au-dessus de ladîte côte, lesquelles, pour la facilité de ladite chasse devaient cire amassées, w En conséquence, les habitants dePuzieux, Xevocourt, Allaincourt, Liocourt et Delme, reçurent ordre d'enlever les pierres qui se trouvaient dans leurs héritages. Le compte du domaine de Nomeny (1615), qni contient celte particularité, nous apprend aussi qu'il y avait des gardes et garenniers pour les deux ruisseaux d'écrevisses du ban de Delme, u savoir : celui de Craincourt, cl l'autre qui se coule et flue entre les bans et finages des villages d'Aulnois et «le Fossicnx. »
Par lettres patentes du 22 décembre 1661, le duc Charles IV, voulant récompenser les services du sieur François de Seriocbamps , ci-devant lieutenant colonel de cavalerie dans ses troupes, loi vendit, à faculté de réachal perpétuel, les terres, seigneuries et villages de Delme, Puzicux et Xocourt, avec tous les droits de haute, moyenne et basse justice, droits seigneuriaux de rentes et