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fois l'an, taxeront les défaillant* à 6 gros d'ainende pour la première fois, au profit de ladite justice, et pour la seconde fois ù 6 francs. Depuis la Saint-Jean jusqu'à la Toussaint, chacun habitaul sera tenu d'avoir un cuveau plein d'eau devant sa maison pour subvenir aux nécessités de feu, ù peine de 5 sols d'amende, n

Deux iudividus de Donnelay, Catherine, veuve de Gérard Cordier, et Barthélémy Jacques, furent brûlés comme sorciers en 1602.

Ce village, de même que plusieurs autres de la prévolé de Marsal, eut beaucoup à souffrir, en 1032, de l'occupation des troupes françaises. Ou lit, à ce sujet, dans un rapport présenté à la Chambre des Comptes, à l'occasion d'une requête des habitants d'Haraucourt, Juvelize, Saint-Médard cl Donnelay, qui demandent réduction de l'aide ordinaire Saial-Rcmy : u Avertissent être la vérité que les remontrants ont reçu de grandes pertes et intérêts des troupes de Sâ Majesté trèschrétienoe, qui ont logé èadits villages, lesquelles y ont vécu a\ec loule sorte de licence, cl dont la plupart de ceux qui élaîcul les moins accommodés eu sont ruiués et les plus aisés grandement incommodés, à raison de quoi ceux qui restent èsdits villages auront peine de satisfaire de quelques années à l'aide ordinaire Saint-Rcmy... n

De Donuclay dépendent, outre Dru et le moulin de Romur, Mâtin, censé composée de 2 maisous, et la Grange-avx-Bois, écart renfermant 44 habitants.

Donnelay a été érigé -en succursale eu 4802.

Patron, l'Assomption de la sainte Vierge.

DORDHAL. Le S mai 1768, M. de Monlraoreucy -Laval, évèquc de Metz, érigea en église succursale et dépendante la chapelle castra le de Dardai, unit el incorpora ladite église soccursale à l'église paroissiale de Rodalbe, ordonnant au curé dudil lieu el à ses successeurs de célébrer ou faire célébrer ta saiulc messe tous les dimanches el fclcs de l'année dans ladite église succursale, de regarder les habitants du Dordal, de Fcriendal el leurs dépendances comme ses paroissiens, etc. (Cures, chapelles, fondations.)

DROUVILLE. En 1301», Pierre de Haraucourl donne ù l'abbaye de Beaupré 20 sous toulois de cens qu'il avati sur les rentes et issues de Drouville. (Abbaye de Beaupré.)

Lv samedi devant la Saint-Vincent (jauvicr) i 323, Gérard de Haraucourl fail ses reprises du

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duc Ferry pour uu fief à Drouville. (Cari. Fiefs de Nancy el Vosges,)

Par lettres du jeudi après l'a ppa ri lion Noire- Seigneur (janvier) 1353, André do Bioncourt reconnaît ne pouvoir plus prétendre avoir et retenir pour ses hommes en la ville et ban de Drouville les nommés Thirial, jadis maire de Drouville, Jean dit Froixart el Mathieu Rcmy frères, qu'il avait soutenu lui appartenir pour cause de leur mère, lesquels trois hommes il cède au duc de Lorraine, ensuite de l'enquête faite qui les lui approprie. (Cari. Nancy domaine.)

Le 17 juin iS06,*Jacob etVbilippe de Uarauconrl dounenl leur dénombrement h René U pour ce qu'ils ont à Haraucourl, Pulligny, Richardménil, Drouville, Maixe, Deuxville, Ravtlle, Clayeures, etc. (Cari. Fiefs de Nancy et Vosges.)

On lit dans les comptes du domaine d'Einville: u Le droit de haute justice du village de Drouville, ensemble toutes les rentes en dépendant oui été transportés par feu S. A. (Charles III) au sieur de Galinoi* en 1589. (L. P. 1589.)

*» Le haut coudoil de Drouville s'étend dès le ban de Serres jusques il celui de Varangéville, revenant à Dombasle, Sommerviller , Crévic et Maixe, et selon le cours de la rivière de Seille, commençant à Brin, Bioncourt, Manhoué jusques à une limite que l'on dit le pault hault, revenant au ban de Grand-Bouxièrcs el Moulins, delà à Agincourt, partie duquel village est comprise cl abornéc tiranl droit au signe patibulaire d'Essey tout du long du chemin messin jusques au pout de Lotrane, revenant à la bergerie proche dudil Varangéville ; el quiconque passe lesdites rivières cl détroits avec char chargé de marchandise, doit un gros 8 deniers , la charrette 12 deniers, l'homme avec une charge 6 deniers, le cheval chargé de marchandise 8 deniers, la jument 6 deniers, le cheval roussin 8 deniers, le bœuf et la vache chacun 4 deniers, le porc cl le mouton chacun 2 deniers, toutes autres bètes à quatre pieds chacuue 2 deniers. Que si quelqu'un est déféré cl convaincu de n'avoir acquitté le droit dudil passage, il eucourl la confiscation de la marchandise, char et chevaux la conduisant cl ebarroyant, les deux tiers à S. A., l'autre tiers au rapporteur. »> y

Le village de Drouville souffrit beaucoup, au XVIIe siècle, de la peste cl du passage des geus de guerre ; c'est ce qui est attesté par plusieurs

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notes des comptes du receveur d'Einviile ; on y voit que les fermier» du baul conduit sont morts, ruines pir les soldats, lesquels ont brûlé le bâtiment du four banal, où se trouvait la prison, en sorte que, depuis celle époque, on a clé obligé de mener les prisonniers au château d'Einviile. Eo 1047, Drooville ne comptait plus que 7 ménages, 6 en 1654, el 5 en i4>60. En 1712, il y avait 48 habitants. M. de Manuel y était alors seigneur.

La chapelle castra le avait été fondée, le 24 mars 1625, par M. de Gatinois, seigneur du lieu; elle était sous l'invocation de Notre-Dame. (E. T.)

Drouville a été érigé en succursale en 1802 ; GcUenoncourl lui a été annexé en 1807.

Patron, saint Marin, solitaire.

EGROUYES. Ecrouves est mentionné, sous les noms de Scribulum, Scrubulum, Scrvpulum, dans des diplômes du rot Aroou (894), de Charles-le-Gros (890), de Charlcs-le-Simple, el dans une bulle de Léon IX (4051) pour l'église de Toul. Il est appelé Scrupula dans le tilrc de fonds uon du monastère de Saint-Léon de cette ville (1091), el Scropula dans la charte de fondation do chapitre de Livcrdun (1188). (H. T. et H. L.)

Une bulle du pape Alexandre (1181), conflrmalive des privilèges et des biens de l'abbaye de Rangé val, porte que ce monastère possédait, sur le ban d'Ecrouves, un moulin qui avait été fondé par Pierre de Brixcy, évéqne de Toul (vwlendinum in banno d'Escrouvles fundatum à Pe- Iro, Utllenti episcopo).

En 1214, "Pierre de Bourlémont donne à la même abbaye dé^Rangéval sa terre située à côté d'Ecrouves {juxtà nemut de Scropvlis), au lieudit Martin val ou Marlinvaux. (Abb. de Rangcval.)

En 1244, Geoffroy, comte de Sarrebruck et sire d'Apreoioot, fait savoir que •» Forques (Foulques) lo seoesebaux de Toul, a donné au couvent de Clairlica v muis de vin en dime d'Acrour«, ii qu'il tient de lui en tief et en hommage. (Abb. de Qairlieu.)

Les comtes d'Apremont étaient possesseurs de la terre d'Ecrouves, et l'on trouve, dans les W ci XVI* siècles, plusieurs actes de foi et hommage à eux faits pour des portions de cette seigneurie.

La eare d'Ecrouves avait été unie, on ne dit pas à quelle époque, a la maison ou hôpital du Saint-Esprit de Toul. Elle appartint ensuite aux prêtres de la Congrégation de la Mission, héritiers

des droits de cet hôpital. Ceux-ci ne pouvant fournir d'ecclésiastique pour desservir cette paroisse, en abandonnèrent la eollalion an grand archidiacre de Toul, par acte du 19 mars 1671, se réservant seulement lo droit de présentation. Un obiluaire de l'hôpital du Saint-Esprit porte que Naymeric, fondateur de l'église de celte maison, lui avait donné une vigne au ban d'Ecrouves (in banno de Scropolis), au licndil u en la Cosle Tourcl. «> (Séminaire de Toul.)

On lit dans la vie de saint Gérard, écrite par Vidric au commencement du XIe siècle, qu'il y avait à Ecrouves une image de Notre-Dame, à laquelle ce saint avait une dévotion particulière, a cause des grands miracles qu'elle faisait. (H. L.)

Ecrouves a été érigé en succursale en 1802. Le moulin dit Dehaut, les maisons sises dans les lignes parallèles des jardins jusque sur la roule qui conduit à Choloy, et celle dite la Folie des Combes, furent détachées de celle paroisse en 1807 et annexées h celle de Saint-Gengoult de Toul.

Patron, la Nativité de la sainte Vierge.

ECHELLE. J'ai rapporté, à l'article Bouxitres-aux-Chénes, plusieurs titres qui concernent le hameau d'Ecuelle, dépendant de cette commune ; je me borne à y renvoyer.

En 1619, les chanoines du chapitre Saint- Georges de Nancy s'étanl plaints de ce que le chapelain d'Ecuelle s'était permis d'ouvrir denx portes a la chapelle dudit lieu, cl de prendre une cloche pour appeler le peuple au service divin, un décrcl de l'évèqnc de TonI, du 12 avril de celle année, défendit au chapelain de faire sonner la messe les dimanches et fêtes, voulant que les malades seuls eussent le droit d'y assister.

On lit dans l'Etat du temporel îles paroisses (1712) : » Lo village d'Ecuelle est de la même seigneurie el jnridicliou que Bouxières. Il y a uoe chapelle qui sert de secours à cette paroisse, el où le curé de celle-ci dit la messe les dimanche el fêles, excepte aux cinq fêtes solennelles de Tannée, auxquelles les habitants doivent aller à la paroisse. De celle chapelle dépend un bois, dit de Saint-Eliennc, dont le produit est affecté h ses besoins et à sa décoration. Il y a une fondation à i'erinilagc qui est au haut du Mont d'Ecuelle ; elle est de 12 francs, qui se paient par le sieur de Tillon (seigneur de Bouxières). «

La chapelle d'Ecuelle, dont la nef a clé rebâtie par les habitants en 1738, est dédiée à saint

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Eticnne ; elle reuferme une cloche assez curieuse, et qui remonte au commencement du XVIe siècle, dans laquelle sont incrustées plusieurs pièces en argent de cette époque.

EICII. En 1672, les dames de Vergaville abandonnèrent aux chauoiues de Sarrebourg le moulin d'Eych, u réduit en masure depuis longues années. » (Abb. de Vergaville.)

EINVAUX. En 1108, Mathieu de Chaumont, écuyer, du consentement de sa femme, donne à l'abbaye de Belchamp une partie des dîmes de Chaumont avec son droit de patronage et In moitié de tout son franc alleu, pour les tenir de même que lui et ses prédécesseurs les avaient tenus. La localité dont il est ici question, renfermait la mère-église d'Einvaux, cl ne formait peut-être, avec ce dernier village, qu'une seule communauté, quoique d'une seigneurie différente. C'est, du moins, ainsi qu'on le verra plus loin, ce qui existait au XVI118 siècle.

Les Bénédictins de Flavigny possédaient les dîmes d'Eiuvaux et une partie de celles de Chaumont (Caltnontis), dont l'église leur avait été donnée par Gomberl, chevalier, ainsi qu'il est dit dans une charte de Henri dé Lorraine, evéque de Toul (1142), conflrmativc des biens du prieuré de Flavigny.

Celui-ci fut encore confirmé, en 1200, dans la jouissance de sa part des dîmes de Chaumont, par uuc sentence arbitrale rendue, contrairement aux prétculions d'un comte de Lunéville, par les abbés de Saint-Mihiel et de Rangcval.

En -(222, une nouvelle sentence de l'abbé de Beaupré et du prieur de Varangéville, confirmée par le duc Mathieu, maintient les religieux de Flavigny dans la possession des dîmes de Chaumont et d'Eiuvaux (de Calvomonte et de Einvauz).

Plusieurs autres litres, d'une date postérieure, nous apprennent que ces religieux avaient cinq maisons à Einvauv, dans la partie de ce village dite la Hun de Chaumont, et que les détenleurs de ces maisons étaient tenus de faire une corvée pour faucher, épaudre el amasser le foin d'un pré appartenant au prieuré cl situé au ban de Gerbevillcr, iieudit sous les Bordes. (Bénédictins de Flavigny.)

Le mercredi deva ni Noël 121H, le duc Ferry donne à l'abbaye d'Elival, u en forme d'accord el de dédommagement, loul ce qu'il peut avoir à

Einvaux et au ban, en droilures, hommes, femmes, eaux, fours, etc., » avec pouvoir à ladite abbaye de faire inouliu audit lieu conjointement avec le duc, qui eu aura les deux tiers. (Cart. Nancy domaine.)

Au mois de juin 1317, Ferry de Plombières et Jacques, sou iils, vendent au duc Mathieu loul ce qu'ils ont a Einvaux el Chaumont. La même année, ce prince fait l'accord suivant avec Aubcrl Je Parroyc, pour leurs hommes de Chaumont ci d'Eiuvaux :

t. Nous Mahcus de Lohcrcane et Aubert de Parroies, clc. , avons acordei et acordon» par commun acort cl de dos volunteis, que li entrecourt qui estoil entre les hommes des villes d'Euvaulx et de Cbamont csl et serait nulz el de nulle valour, tant comme je Aubeirs, domoizelle Jeheooe, ma dicte femme, el Ferris, mes premiers tilz, riverons, et avons promis nos Mahcus en booe foy et lealment que nos per nul entrccourl ne par autre cause ne retanrons ai Euvalz ue on ban nulz des homes lou dit Aubert de ludicte ville de Chaumoul ue don ban. El en semblant meuiere je Aubeirs ai creancei pour moi,. pour ma dicte femme et pour mon dit fil, que je, ma dicte femme el mes dis filz ne poons retenir ai Chamonl ne on ban nulz des bornes de la dicle ville d'Envaalx ne don ban. m (T. C. Einville.)

Le 2 juillet 1477, le duc René II donna à Jean d'Einvaux, lieuleuaut de Saiul-Dié, la moitié de la seigneurie d'Einvaux, dont l'autre moitié appartenait a l'abbaye d'Elival. (L. P. 1473-78.)

Le revenu de la portion de celle terre qui lai appartenait, fut donné par le duc Antoine, le 14 mars 1542, à Nicolas Gillet, sou barbier el valet de chambre. (L. P. 1541-43.)

A la suile d'un différend qui eut lieu, en 1555, entre le receveur de Rosières et l'abbé d'Elival, au sujet de la création du maire d'Einvaux, il fui statué que sa création aurait lieu, comme du passé, coujoiulemeut par les délégués de FaH>c et par ceux du duc. Celle uominalion avait lien de la manicu suivante : le lundi après les Rois, jour de la leuuc des plaids annaux, le receveur de Rosières (représentant le prince) el l'abbé Uval ou ses commis, se réunissaient dans la maison du four banal. Le maire el lous les officier» de justice en charge se préseulaicnl devant eux ; ces officiers remettaient leurs bûche* (le insigne de leur dignité) entre les mains du

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lequel, se levanl do soo siégo, les remettait, arec la sienne, aux représentants du doc cl de l'abbé. Alors cens-ci procédaient en commun à la nomination d'un nouveau maire, dont ils recevaient le serment et auquel ils donnaient u la huche de son office ; n les habitants procédaient ensuite à l'élection des autres officiers: doyen, échevin, ban- Tards, revardenrs des vins, qui recevaient, à leur tour, leur huche des maius du maire.

En 4709, le duc Léopold céda la moitié qu'il avait dans la seigneurie d'Einvaux h M",e de Raiçecourl de Brcmoncourt ; l'autre partie coutinua à appartenir à l'abbaye d'Elival. Les religieux de Beaupré possédaient aussi quelques héritages sur le ban d'Einvaux, notamment le tiers du moulin.

Ce village fut dépeuplé pendant les guerres du XVIIe siècle : en 16£i, il u'y avait plus qu'un ménage. En 1740, il était divisé en deux parties, (ionl la moindre, composée seulement de 3 maisons et renfermant l'église, se nommait Chaumant. (E. T.)

La cure d'Einvaux, ou plutôt de Chaumont, avait été uuie, en 1?>14, à l'abbaye de Belcliainp, cl donnée, avec ses droits, à la raense canoniale ; elle fut desservie, jusqu'en 1700, par un chanoine régulier qui demeurait à l'abbaye, et depuis cette époque, par un chanoine résident sur les lieux cl amovible ad nutum.

Etnvaux a été érigé en succursale en 1802 ; Landécnurt lui a élé annexé en 1807.

Patron, saint Jacques le Majeur.

EINVILLE. Quoique suivant Dom Calmet, il soit fait mcniion d'EinviUc, snns le nom i\'Audùtni villa, dans un acte de l'an 892, c'est seulement à partir du XIIIe siècle qu'on trouve des titres concernant cette localité : au mois de novembre 12 il), le duc Mullueu cèile à frère Pemeugc, commandeur de la maison du Temple de Sainl-Gvorges de Lunéville, les dîmes d'Einville, Bouviller. Sionviller, Crion, Bienville, Raviile, ilarmot» viile et Valhey, qu'il avait acquises de Renaut de Rontont. En 1231, Virion.de Ncutiller abandonne aux Templiers de Saint-Georges ce qu'il avait dans les dîmes et le trait ou le revenu des églises des mêmes lieux. Enfin, en 1271, Renaut de Castres fait encore don à la même maison du Temple du patronage de la cure d'Einville. (Ordre de Malte.)

Le duc Thiébaut II, dans le codicile de son testament, daté du mois de mai 1312, recorf-

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mande à ses exécuteurs testamentaires de restituer les héritages d'autrui, qu'il a enclos en son parc de Nancy et tfAinvillc. (Traité historique, etc.)

Le mercredi devant la Division des Apôtres 1315,1ÏJuroikes dc"llistcs fait hommage au duc Ferry pour des fiefs k Lunéville, Mont, Morlagne, Xermaménil, Lamath, Rehaiuvillcr , Einville et Vitrimont.

An mois d'août 132'» , Ferrion de Marsal, écuyer, fait hommage au même duc pour 31 livres de terre h petits tournois sur les tailles d'Einville. (Cart. Fiefs de Nancy et Vosges.)

Le 2 décembre 1339, Thomas de Bourlémont, évéque de Toul, permet au duc Raoul de transférer le chapitre de Saint-Georges du château d'Einville dans la nouvelle collégiale que ce princo venait de fonder h Nancy. (Coll. S. -G. cl P.)

Le compte de Jean Phelippin, receveur général de Lorraiuc, pour 1471-72, contient la mention suivante : « DEnvillc et de la chastellcnic néant reçu par ledit receveur par le temps de ceste présente recepte, pourtant que mondil seigneur (le duc) l'a donné sa vje durant au comte de Campbas (Campohassc) pour tenir son mesuaige et estât, avec tout le revenu et émolument que moudit seigneur prenoit et avoit audit lieu d'Envillc , réservé tant seulement la grueric duilit Enville, que mondit seigneur a retenu pour le sousleucmeïil Aujay (parc\ » (Notes Dupont.)

Par lettres patentes du 1P1 octobre 1 iSS, René II permet aux habitants d'Einville d'établir une gabelle sur le vin qui se vend audit lie», pour en consacrer le produit à la réfection u des toîz des tours, baffroiz, portes et murailles de dedans et d'enlour ladite ville, qui lumbcni de jour en jonr en ruyne. « (L. P. 1480-89.) C'était sans doute la suite des dégradations commises par les Messins, lorsqu'ils s'étaient emparés d'Einville en

Le 21 mars 1308, le duc Antoine confirme u les privilèges, dons, fondations, franchises, exemptions h'u cl donnez par les feuz roy et royne de Sicillc, ducs et duchesse d'Anjou, assavoir de l'ospilal des faulx bourgs de Saint Nicolas de Nancy, l'ospilal û'Ainville, etc. «

Le 8 avril 13 i7, Jean de Villey, contrôleur de la dépense du cardinal de Lorraine, en son nom et en celui de ses frère et sœur, donne son dénombrement au duc île Lorraine pour les rnaison-

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fief, lerrcs cl héritages qu'ils possèdent:» Einville.

Par leltres patentes du 48 mai 1505, Charles III, « pour subvenir à ses affaires urgentes, »> vend a Pierre Oxc, son chambellan, les château, maison forte, terre, seigocuric et prévôté d'Einvillc, avec une portion de la terre et seigneurie de Parroyc et dépendances, pour la somme de 20,000 écus d'or nu soleil. (T. C. Einville.)

D'autres lettres patentes du même prince, du 22 février 1603, autorisent rétablissement de trois foires à Einville, outre le marché qui s'y. tenait le samedi de chaque semaine. Celle autorisation fut accordée ensuite d'une requête dans laquelle les habitants exposent « que, de tout temps, ils uni été cotisés aux aides ordinaires comme les autres villes et bourgs où il y a foires cl marches jaçois qu'ils (quoiqu'ils) ne soient la plus part que manouvriers, vignerons cl cinq ou six laboureurs au plus, cl attenus aux réfections des murailles dudit lieu, comme de fait depuis an cl demy ils auraient esté commandés de faire paver la grande rue de l'une des portes à l'autre, et y employé de deux à trois mille francs qu'ils auraient empruntés sans avoir aucun moyen de les restituer pour leur pauvreté et le peu de trafic cl commerce qui se fait audit Einville... <i Ces foires, qui avaient cessé de se tenir a la suite des guerres du XVII0 siècle, furent rétablies par Léopold en 1709; mais il y en cul seulemenl deux, l'une à la Saint-Jean-Baplislc, l'autre à la Saint-Martin. (Ent. 4721-23.)

En 4615, le sienr Jean Ilambert, secrélaire au Conseil d'Etat et auditeur en la Chambre des Comptes, obtint l'affranchissement d'une maison qu'il possédait a Einville, près la porte du Chêne. (L. P. 1613.)

Le 20 mai 4614, Jacob Villermin, noble Jean Bachot et autres chastelliers et/gouverneurs du revenu de la confrérie de la Conception Notre- Dame d'Einville, cèdent au duc Henri II la place des pressoirs d'Einville, maison et jardiu en dépendant, moyennant 60 francs de rente annuelle. Un arrêt du Conseil des Finances, du 7 mai 4710, ordonna que. les places de ces pressoirs seraient réunies aux biens de la confrérie de. la Conception, moyennant quoi le domaine serait déchargé des 60 francs de rente qu'il payait à cette confrérie. (T. C. Einville.)

Eu 4710, le duc Léopold acheta, moyennant la somme de 2,600 livres, une maison appelée

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le Pavillon, sise vis-à-vis la cour du château d'Einville. Différentes antres acquisitions eurent lieu, vers la même époque, pour l'agrandissement de ce château et du parc. (T. C. Einville. )-

Il parait qu'après la mort de Stanislas, le château fut aliéné par le domaine, de même que le parc. Ce dernier renfermait, dès l'année 4498, une espèce de jumcnlerie, dont il est parlé dans les comptes du Trésorier général de Lorraine. En 4602, on fit faire, dans ce parc, un trou de cent pieds de profondeur, u espérant que l'on y trouverait quelques minières d'argent ou autres métaux, m Mais ces fouilles n'aboutirent à aucun résultat. En 4616, des dépenses furent faites h pour l'érection et bâtiment de la Iléronnicre dressée au parc d'Einville, et pour l'cnlrelencmenl des herronneaux y envoyés par S. A. » En 4622, une somme de 55 francs est payée par le Trésorier général à Pierre Vannesson, arpenteur, « pour ses journées, frais et vacations qu'il a employées à prendre le plan d'un parcq nouveau que S. A. désire dresser à Einville cl à faire la livraison des héritages nécessaires pour l'endos d'iceluy. »> Dans le courant de l'été 1630, la duchesse de Lorraine fil dresser u un théâtre de planches, en l'entrée de l'étang du parc, avec one allée aussi de planches, pour y monter et descendre, sur lequel théâtre elle faisait chanter la musique, n

On lit dans les comptes du receveur du domaine d'Einville u Le mazel d'Einville. S. A. a droit de prendre par chacun an la moitié des amendes qui se commettent en la booeberie dudil Einville, el les bouchers dudillieu l'autre moitié, desquelles amendes le mailrc desdils bouchers est tenu de rapporter compte chacun an à l'officier le jour des Rois.

«i Le passage el conduit d'Einville. Les droits dudil passage sont que toutes personnes passant avec char charge de marchandises quelle elle soit, doit pour passage nn gros 8 deniers, pour la charrette 12 deniers, pour la charge de l'homme 6 deniers, et si un homme ne charge que d'une sorte de marchandise en l'an cl il passe et repasse plusieurs fois, il ne doil payer qu'une fois ci l'an ; scmblablemcnl, cliariant des marchandises diverses, il doit payer plusieurs fois. Ledit passago s'étend depuis Einville, Bauzemont, llènaménil, Parroy et Xurcs, csqucls villages S. A. prend semblable droiture cl passage, cl a le fer-

aier d'icelui à chacuu desdils Fieux un commis pour cq recevoir les deniers.

Le poilenage d'Einville. Ledit pontenage est tel qne toutes personnes passant et repassant avec char, charrette chargée de marchandise quelle elle soit, doit payer pour le dur 8 deniers et pour U charrette 4 deniers, l'homme, femme on autre personne passant à pied doit deux deuiers. Ceux des villages d'Hoéville, Serres, Alhienvitlc, Arraeonrt et Balhelémonl ne doivent point de poateoage passant sur ledit pont, mais ils doiveut ebacuu conduit par an un denier que Ton dit le denier annal.

u Les habitants des villages ci-après déclarés »Qt obligés, lorsqu'il est question de faire chasse au parc d'Einville, de s'y trouver ; savoir : Einville, Bonvillcr, Crion, Sionvillcr, Dienvillc, Raville, Maixe, Crévic, Somnicrviller, Grandvczio, Hudiviller, Flainval, Anlhelupt, Dombasle, VilrimODt, Deuxville, Iluviller etChantehcu. Pour I» chasse du lièvre au plaisir de Son Altesse, ou pour la chasse du loup ou autre chasse de la garenne, le comptable, comme prévôt, reçoit les avertissements, fait faire les commandements d'assemblées où il est ordonné anx maveurs de

tous les lieux sus-exprimés, excepté ceux de Raville et pour ceux de Dombasle, quand ils en jont trop éloignes. El faut entendre qu'à l'égard desdites chasses de loups, hôtes fauves ou noires, plusieurs autre» villages voisins où elles se font y sont commandés et conduits par les veneurs ou bien par le prévôt qnand il en a l'ordre du grand veneur ou de son lieutenant» »

Deux femmes d'Einville, Claodoo, femme de Nicolas Blaize, et Sibile, femme à Jean Vacquaire, paire, furent exécutées comme sorcières, li première eo 1581 cl la secoude en 1000.

Le bourg d'Einville, qui avait déjà été affligé de la peste en 1506 et 1591, devait éprouver encore, au XVIIe siècle, les ravages de la contagion, joints, cette fois, au fléau de la guerre. Un témoin oculaire a tracé le tableau des maux de lonl genre qu'eut à souffrir celte localité; mais son récit, quelque sombre qu'il soit, est encore au-dessous de la réalité : on peut en juger par les documents ofÛciels que je vais analyser ou reproduire.

Dès l'année 1621, les troupes du comte de Jfoosfeld ayant pénétré en Lorraine, on s'empressa Je faire faire des travaux de clitrpcuteric cl de

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maçonnerie au château, u pour l'accident et défense d'icelui coutre les gens de guerre. •> L'année suivante, on fut obligé de faire faucher l'herbe des prés du parc, u pour être icelle toute foulée par les chevaux des gens de guerre et de besiialles qui y avaient traversé pendant le passage des troupes du comte Mansfeld. w Eu 1025, on fit des réparations aux murailles et aux portes du château, u pour le passage des mêmes troupes. «

On lit dans un rapport adressé à la Chambre des Comptes en 1632, a la suite d'une requête présentée par le fermier des moulins cl ballants d'Einville, u qu'en l'année dernière, six compagnies du régiment du sieur de Carcouet oui été logées audit Einville et ex villages de Bonvillcr, Sionvillcr et Bienville, dès 1a Sainl-Jcan-Baplisle, jusque par tout le mois d'août... Que dès le commencement du mois de juillet de ladite année, la conlagiou s'élaul allumée à Bonvillcr, et vers le commencement du mois d'août suivant audit Einville cl y continué jusques au mois d'octobre, seroient morts bon nombre de personnes ezdils lieux de ladite maladie... »

Eu 1653, ou réparu les deux tours du château, et, l'année suivante, les portes du parc, u rompues plusieurs fois par les soldais du Roi, logés à Einville. u Un messager fui envoyé à Nancy, avertir le duc François •» des désordres de chasse qui se faisaient audit parc par les gens de guerre tant de cavalerie que d'infanterie frauçaise logés ez villages voisins. »»

Eu 1035, les soldats ennemis ne se contentèrent pas de ravager le parc , ce fureul la ville même cl le château qui devinrent le théâtre de leurs dévastations : c'est ce qui est attesté dans nu compte du receveur d'Einville, commencé en 1635 cl clos seulement en 1657 ; voici ce qu'on y lit : u Le présent compte pour le domaiue ordinaire des chnlcllenic et recette d'Einville, dressé nu plus près de sa science qu'il a pu, ne lui ayant resté, par le pillage général de la ville et château dudil Einville fait eu l'au du présent compte (1635), la suivaulc, et au mois de janvier de la présente 1637, aucun compte, litre ui enseignement servant à l'éclaircissement du présent, non plus que d'autres affaires de l'office, les quatre logement* des armées, ceux des Suédois, Allemands et Cravates, avec les courses journalières y faites ont entièrement ruiné le peuple tant dudil Einvillo que villages de l'office et des environs.

tj Le pressoir banal d'Einville, pour la présente année, échut à ; mai» au temps de

vendange, les soldais de l'année y étant logés cl aux environs, on ne fit ni vendante ni pressurage.

— Le battant du moulin de l'étang échut à ,

lequel est mort, femme et enfants, et ledit hatlant ruiné des soldab.— Le pré dit la Grande-Maxière

échut à , décédés peu de temps après, rui~

nés par le pillage d'Einville. (Il y a encore plusieurs autres mentions analogues.)

w ...Neuf resaux de blé appartenant aux sœurs Grises de Luuévillc furent pris et emmenés par force (4 octobre 10.17), avec plus de 400 resaux étant ez greniers du château d'Einville, appartenant au comptable la plus grande partie et à d'autres particuliers qui l'y avaient réfugié , par un nommé Le Febvre et ses compagnons, commissaires des vivres de l'armée des seigneurs duc d'Angoulcsmc cl maréchal de la Force, charroyés par les chars et charrettes tirées des chevaux du canon anclit Einville... et partie de l'armée, quatre jours après que ledit Le Febvre et ses compagnons eurent emmené ledit blé, s'élanl jetée dans ledit Einville, le pillèrent par cinq jours continuels et ruinèrent totalement, auquel pillage le comptable ne perdit seulement quantité de blé, avoine, vin, deniers et meubles, mais aussi les papiers, litres et enseignements de ses charges et de son particulier. «

En 1641, les habitants d'Einville étaient réduits à 9 ; les pressoirs banaux \itaieut i« tout ruinés cl délabrés. « Eu 1642, u le comptable remontre, ainsi qu'au compte de l'année 1641, qu'audit Einville n'y a gruyer ni contrôleur en recette résidants audit lieu {le premier élail à Dom'uasle, le second a Rosières), pour le peu de sûreté cl grande pauvreté dudit Einville et villages circonvoisins. — Pour les cens dus chacun an sur certains héritages sis au ban d'Einville, le comptable, nonobstant toutes ses recherches et diligences, n'en a rien pu tirer, loulcs les pièces de terre étant présentement vagues et délaissées, les propriétaires et porterieus décédés el morts depuis l'année 163j. •» /

i4 Le Comptable remontre (en 1C64) que, pour satisfaire à l'apostille de son compte dercier, portant qu'il ferait entrer dans trois mois les deniers des conduits, à peine île les payer eu son propre et privé nom, il aurait jeiléicincnt iuterpellé les maires et commis de chacun lieu d'y salaire,

(;ul lui firent réponse ne le pouvoir et qu'ils s'en adresseraient a monseigneur l'intendant, ce que u'ayanl fait, et voyant, lui comptable, que toutes les interpellations amiables n'avançaient en rien et qu'eu ce temps-là il n'en pourrait tirer pour n'y avoir quoi que ce soit par les villages, il prit le temps approchant la moisson, auquel il décerna ses commissions de saisies sur tous les grains ensemencés, icellcs saisies signifiées par un sergent commis, qui établit commissaire eu ch&cuu desdils villages pour la levée desdiu graius, lesquels néanmoins n'y auraient pu entendre, y ayant été empêchés par les partis qui couraient pour lors, et notamment par des troupes logées à Uioncourt, Chambrcy, Vie, Château-Salins el autres lieux voisins, el depuis par aulrcs troupes de M. d'Oysouville, logées à Luuévillc, qui chassèrent tous les paysans. H n'a pu, parlant, poursuivre lesdits exploits, n

En 1647, Einville ne comptait que 6 ménages contribuables à l'aide ordinaire Saint-llemy ; 5 en 1654, et 8 en 1660. En 166ï>, il y avait, dan* le ban, quaulité de masures cl héritages friches, qui n'élaieul réclamés ni par les propriétaires m par leurs héritiers. Cet état de choses éveilla la sollicitude de Léopold, el ce prince rendit, le 15 décembre 1705, l'ordonnance suivante :

u La protection que les souverains doivent à leurs sujets nous ayant porté, aussitôt notre heureux rclôur dans nos Etals, à chercher les moyens les plus efficaces pour procurer à uos peuples le repos et la tranquillité dont ils avaient été privés par le malheur des guerres ; nous aurions fait publier diverses ordonnances pour leur marquer le soin que nous prenions de leur rétablissement, et notamment celle du 20 janvier 170-t, par laquelle nous enjoignons à tous les propriétaire» des masures délaissées dans les villes, bourgs et villages... de les rétablir dans l'espace de deux aouées, ou de les abandonner, à ceux qui voudraient les rebâtir.... Mais comme, jusqu'à présent, notredile ordonnance n'a point eu tout l'effet que nous en allcudions, et surtout dans notre bourg d'Einville au Jard, où nous aurions ern que les dépensés que nous y aurions fait faire seraient un motif assez puissant pour engager Incles sortes de personnes à s'y établir ; et vonUx: contribuer par (juei<ji:cs franchises au rétablissement dudit Einville, eu faisant distribuer des places à ceux qui vaudraient y bâtir..., voulons que

El.N — 52!f — EMU

ions les étrangers nou résidaul actuellement dans nos états, pays, Icrres..., qui voudrout bâtir des maisons audit Eiuville, y seront fraucs et exempts pendant dix ans de toutes tailles, subsides, impositions, logemcnls de gens de guerre, même de la subvention, à la réserve seulement des droits d'c^lisc ; el que nos sujets cl tous autres qui sont déjà établis dans nosdils états, el qui voudront pareillement s'y établir el y bâtir des maisons, jouiront peudanl quatre aus de la même franchise, et les habitants résidant actuellement audit lieu d'Einville, seulement pendant deux ans, le tout à charge el condition que dans trois mois pour tout délai, ils feront leurs soumissions de bâtir, entre les mains dtî notre... intendant de nos bâtiments... nui leur désignera le terrain qui leur conviendra et leur donnera le devis, suivant lequel ils serout obligés de commencer à travailler dans six mois, et de rendre la face de leurs bâtiments faite dans l'ao m Léopold rendit encore deux autres ordonnâmes dans le même seus, ta première le 12 janvier 1715, cl la seconde le 7 juillet 1721. (Edils cl Ordonnances.)

Il ^tarait que, grâce aux concessions faites par ce prince, le bourg d'Etnville vil bientôt do nouveaux habitants s'y établir, car, en 1712, il y avait déjà environ 120 bourgeois, non compris l«s exempts et ceux qui résidaient au château. Atio de contribuer de plus en plus au rétablissement de ce lieu, Léopold y avait, dès 1709, créé deux foires pour remplacer celles qui s'y tenaient anciennement, et avait permis la levée, pendant cinq ans, au prolil de la communauté, de u* gros par chaque cansc d'audience, lanl en prévôté que grurie, pour le produit en être affecté à la reconstruction de l'Auditoire. Ce prince ne négligea rien pour embellir le bourg d'Eiuville : il fil faire des réparations considérables au parc cl au château ; il til tracer une grande rue, à l'extrémité de laqaelle il voulut que s'élevât le couveul des Tiercelius ; devant le portail de l'église do ces religieux, lequel faisait face à la principale entrée du château, on laissa une place de K> toises en carré, pour donner plus d'ngrctneni et pouvoir y ranger les carrosses de la Cour lorsqu'elle irait à réglîM*.

En 4708, Einville comptait 1815 feux.

Le commandeur de Saint- Jean-du-Vieil-Aîtrc de Nancy était collalenr de la cire d'Eiuville, aux droits de la commandent? de Saint-Georges

de Luuéville, réuuie à celle de Saiul-Jeau. Il y avait, dans l'église paroissiale, la chapelle du Saint-Esprit, fondée par les seigneurs de Yalhey; celle de Sainte-Barbe, fondée le 4 mai 1425, par Ferry, labelliou à Einville ; celle de Sainl-Barthelemy ; celle de Saint-Jacques, fondée le 12 aoùl 1410, par les Liébaut de Sarrcbourg cl les Haunezo de Ravi Ile.

Outre ces chapelles, il y avait encore celle de Saint-'Nicolas, érigée, au commencement du XVe siècle, dans le cimetière d'Einville par Marguerite d'Alhienville ; celle de Sainl-Gencst, dont la collation appartenait au duc de Lorraine, et qui fut dounée par Henri II aux Bénédictins de Suint- Nicolas, le 11 février 1G22 ; eufm, celle de Saint- Claude , qui avait été transférée au cimetière d'Einville du cimetière du Terreau de Nancy, lorsque Charles 111 avait supprimé celui-ci pour agrandir son arsenal. Celte chapelle était ruinée en 4712. Quant à l'hôpital el à sa chapelle, ils furent unis à l'hôpital de Luuéville.

Il existe, aux Archives, uue carte générale de la grurie d'Einville, un plan de la maison des Tiercelius, une carte topographique du château royal, elc.

Ecarts : Moulin-Neuf, Haut -du- Parc, Moulin de l'Etany.

Einville a été érigé eu église paroissiale en 18U2. Il y a un vicariat autorisé. Baville el Yalhey dépendent de celle paroisse.

Patron, saint Laurent. '

EMBERMÉNIL. On lit dans une notice sur les Antiquités du département de la Meurlhc, par M. Lcjcuue, insérée dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de France (1820) : « Lo nom d'Embcrméuil, qui dérive du latin munsile (habitation), les briques romaines qu'où y trouve, ainsi que les médailles, ne laissent aucuu doute sur sou antiquité. Uu particulier trouva dans les champs, près du village, il y a une cinquantaine d'années, un Probus en or, de la grandeur d'uue pièce de 20 francs, mais beaucoup plus épais. A ocut pas du village, dans les champs du côté du levant, on trouve uue quantité de briques et de tuiles tellement pulvérisées qu'on pourrait les méconnaître. D.wis la même direction, on voit les ruines d'une maiym de Templiers. Celle maison était forliliée ; les fossés des remparts étaient encore Irès-apparents en 1820. La tradition du pajs veut que toutes les maisons de cet ordre aient été

brûlées en une seule nuit ; ce qui est (aux pour celle-ci, ni les tuiles ni les pierres ne portant des vestiges d'incendie. Sur le même territoire, entre le nord et l'ouest, dans un lieu nommé anciennement la Prue, aujourd'hui Mont-Laval, du nom d'un évèquc de Metz qui y a fait construire une ferme sur une colline très-élevée, on trouve une grande quantité de tuiles à rebords et en goulièrcs, de même que des briques romaines, et, parmi tous ces débris, des fragments de vases ou d'ur- Des qui, à en juger par les arcs de la circonférence, pouvaieut avoir de quatre à six pouces de diamètre ; ces vases et urnes sont en poterie, les uns ronges, les autres bruns ou d'un noir incertain, d'une pâle Une et prenant un beau poli. Ou ne sait si dans ce lieu il n'y aurait pas eu un atelier ou manufacture de ces sortes de vases, ou si ces vases ou urnes n'auraient pas servi à renfermer les cendres des morts, ce qui supposerait une grande population dans les environs. Sur le flanc gauche du ruisseau des Amis qui arrose ce vallon, entre le village de Laneuvcville-aux-Bois et celui d'Embcrinéiul, on trouve une belle colline d'euviron uue demi-lieue d'étendue, parsemée de fragmeub de briques cl de tuiles anciennes. Il y a environ 90 ans, qu'un particulier de Laneuvevillc-aux-Bois, voulant dégager uu char qui était embourbé sur cette colline, trouva, à deux pieds de profoudeur, un mur qu'il suivit dans ses directions ; il ue poussa ses fouilles qu'à quatre pieds de profondeur, où il remarqua uue fenêtre eu arcade. Fatigué de ne rencontrer que de grandes tuiles carrées et des briques, il rccombla celte exploration ; en la poussant plus loin, on aurait peut-être découvert des choses intéressantes, d'après la grande quantité de tuiles et de briques romaines que l'on rencontre fréquemment sur uu seul territoire. « Je me borne à reproduire l'opinion émise par M. Lcjeunc, en ajoutant, toutefois, qu'aucun document authentique ne vient à l'appui de quelques-unes de ses assertions.

Les plus auciens litres où il soit fait mention d'Emberménil ne remoulcnl pas au-delà du XIVe siècle : Le vendredi après la Nativité de Notre- Soigueur 1350, Tbirion de Dun et Jacques d'Epiual déclan-ul devoir à François d'Herbéviller UUO florins d ur de Florence, pour quoi ils lui ont engagé ce qu'ils ont à Ambermeny, à charge d'en faire ses reprises à Thibaut, seigneur de Blàinont. (T. C. Lunévilic i.)

Le 7 avril 1407, lïenri d'Ogéviiler, chevalier, reconnaît être homme, ainsi que ses devancier» seigneurs d'Ogéviiler l'ont été, de Henri, seigneur de Blàmont, et avoir repris de lui Ogéviller, Emberménil, etc. (Cart. Blàmont fiefs.)

En 44-35, l'abbé et le couvent de Rante-Scillc ascensent à Marguerite de Dlâmont le pré dit le» Coins, au ban d'Ambermenil , moyennant dix gros de cens par année. (T. C. Blàmont 2.)

Au mois de juillet 4*72, Béatrix d'Ogéviiler fait foi et hommage à Henri de Blàmont, son cousin, pour Ogéviller, Emberménil, etc. (Cari. Blàmont fiefs.

Les comtes de Salm étaient, au XVIe siècle, possesseurs des terres d'Ogéviiler et d'Embcrménil ; mais ils refusèrent pendant longtemps d'en faire hommage aux ducs de Lorraine. Après de nombreuses contestations à ce sujet, il intervint, le 2 mars 4574, sur la requête du procureur gcuéral, un arrêt du Conseil qui les condamna à faire foi cl hommage pour ces seigneuries. (T. C. Fiefs de Lorraine.)

Emberménil fut dépeuplé pendant les guerres du XVII0 siècle : en 4646, il u'y avait plus que 2 habitants avec le maire.

Celle commune, qui avait autrefois Vaucourt pour auuexc, a été érigée en succursale en 4802.

Patron, saint Etienne (Invention).

EPLY. Aucun litre des Archives ne fait mention de celte commune ; on lit seulement, dans une charte de l'an 1238, que Thierry, chevalier de Morville, étant sur le point de partir pour la Terre Sainte , met entre les mains de Thiébaut, abbé de Sainl-Arnou de MeU, le patronage de l'église de Morville, un pré au-delà de la rivière de Seillc, en liranl vers Eply, etc. Ce document n'a d'autre importance que decouslater l'existence du village d'Eply dans la première moitié du Xlll" siècle.

Cette commune a été érigée en succursale en

Patron, l'Assomption de la sainte Vierge.

EKBÉVILLER. Ce village, qu'on trouve désigné dans quelques titres sous le nom d'Erbdviller-litt-Rémérévillc, renfermait, en 4621, 22 méuages, dont 6 laboureurs seulement, les autre» manouvrWs.

En 1527, le duc Antoine achète de Hanus Bcrinaut, marchand à Saint-Nicolas, le bois de la Tuxenière au ban d'Erbéviller. (Cari. Nancy dom.)

ESS

Le dernier juillet 1589, Clément Jobal cède au I Saint-Mihiel, tout ce qu'il pouvait avoir h Asccy,

duc Charles III un gagnage sis à Erbéviiler sons Amancc. (T. C. Amance.)

On lit dans les comptes du domaine d'Amance : it Au lieu de Réméréville et Erbéviiler y a el doit avoir trois échevins de justice, lesquels échevins lia passé mettaient en dys (sans doute en adjudication) iceux offices de trois ans en trois ans à qui plus, moyennant que ceux à qui ils écherraient seraient francs et exempts de leurs rentes, tant leurs Lestes comme autrement, et du charroi des retrais...

n Ceux de Réméréville, Villene (Velaine) et Erbéviiler doivent chacun an renies d'argent, blé et avoine, et se comptent le lendemain de la Nuire-Dame en septembre ; il y a, esdiles trois Tilles, plusieurs laboureurs qui doivent pour chacoacs bétes tirant à la charrue une renie, et vaut ladite rente 8 imaux par moilié blé et avoine, et 6* livres d'argent ; et chacune vache laitière 12 deniers, et de chacun bœuf qu'ils nomment holtons, 6 blancs , et des menues bêles, comme porc, brebis, vecl (veau) el autres bétes de deux ans, chacune 2 deniers; et les autres habitants desdiles trois villes, qui se nomment manouvriers, paient certain argent, et chacun laboureur et mauourrier paient chacun an 5 geliucs. Desquelles renies Monseigneur le duc prend la moitié conlre Monseigneur (l'évêque) de Metz, n

La collation de la cure d'Erbéviller appartenait aa chapitre de la cathédrale de Metz.

Ano. de Champenoux. — Palron, PAssomplion de la sainte Vierge.

ER VANTES (les). Il y a deux censés de ce nom sur le territoire de Monccl ; elles sont composées chacune d'une maison et portent le nom de leur propriétaire : il y a les Ervantes de M. Durosellc cl les Errantes de M. Ji laisse.

ESSEY-ET-MAIZERAIS. Le village d'Esscy, qui paraît avoir élé une seigneurie imposante, est memionné dans un grand nombre de litres du XIII* el du XIVe siècles ; mais ces titres ne sont, pour la plupart, que des actes de reprise oa d'eogagenieut, des constitutions de rentes, etc. ; aussi me dispenserai-je de les rappeler tous, me bornant à indiquer ceux qui offrent le plus d'intérêt.

Le jeudi après la Chandeleur 1278, Geoffroy de Noosart, du consentement de Thibaut, eomle de Bar, vend à Asceliu de Bouconville, bailli de

Rouillonvillc , Seîcheprey, Saint-Bcaussanl et Pannes. (T. C. Bouconville.) En laS^Warin de Nonsart échange avec Philippe, châtelain de Bar, ce qu'il avait dans ecs différents villages contre i!> livres de lerre sur les moulins d'Andernay. (Cart. Bouconville.)

Voici le texte do la charte par laquelle Thibaut, comte de Bar, et Geoffroy, sire d'Apre* mont, affranchirent, en 1289, les villages d'Essey et de Maizcrais : <i Nous Thibaus, cuens de Bar, et Joffrois, sire d'Aspremont, faisons savoir que. nous avons franchy el franchissons à la loy de Beaumont nos villes de Asscy et de Maiscris, les bans el les parochaiges dcsdiltcs villes, quanques nous avons... ens dittes villes, en bans el en parochaiges, et cest franchise avons nous donnée... ausdiles villes... saulz les poins que nous avons retenu..., que cy après sont escrîplz. C'est assavoir que nous y retenons... nos fours cl nos moliens bannanlx, le marché et les foires, le conduict, le passage, nos os (osl), nos chcvalchiés, et toutes les fies (fois) qu'il iront en nos os cl en nos chcvalchiés, il seront le premier jour et la première nuict à leurs despens el damqni en (denqui, en avant, ensuite, etc.,) à nos despens ou aux despens de celny qui les menrat (mènera), saulz qnc nostre bourgeois dcsdilz lieux ne seront tenus ne doienl l'ung de nous aider contre l'anirc. Et retenons.... la scignoric et la justice desdils fours, moliens, marchés, conduietz et passaiges, et deveront nostre bourgeois desdis lieux lerragier au douzième toutes leurs terres qu'ils grangeront où que ce soit ens bans dessusdis et ens bans des villes visines, sanlf leurs frais courCilz, en tel manière que de ce qnc est en nos bans d'icelles villes il trangeront aux champs, cl de ce qu'il averont hors de nos bans, il Irangeront en villes devant leur hosteil (maison), et ce ainsy estoit que li trangieres ne venist à temps pour recevoir son terraige, li bourgeois li varderoit et randerail ad terrageurs (sans doute les officiers chargés de lever le droit de terrage), et en seroit li bourgeois creus par son serment se li terrage l'en pressoit. Et se aucuns bourgeois ou bourgeoises de noz villes dessusdites se parloit des lieux dessusdis, il pourroicnt vendre et despendre la soi chose ad bourgeois et ad bourgeoises menans et demeurons ens dis lieux desoubz nous dedaus l'année qu'il s'en seroit party, et se

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