ESS — 528 — ESS
ne l'avoii ou dcspcndu dedans l'année en la manière dessusrïil, toute sa ramenanre démolirait à nous pour frire noz volontez. Kt ne pueent li bourgeois desdis lieux retenir nulz de noz hommes ne de noz femmes ne de noz liedz ne de noz orrierfiedz, ne dos hommes h nos hommes se par volontei n'est. El retenons que nous paissions aequester eus diètes villes places pour noz fours et pour grange* pour meclrc nos lerraiges et por nos molins faire, cl rendrins la valour des héritages par l'awart (l'arbitrage) don maiour el des eschevins dcsdiclcs villes. El sonl cl seront noslre toutes les amendes qui eschcronl ens dictes villes... El panrout li bourgeois droict h TS'onsarl, et s'il ne le pueeol avoir le premier jour qu'il vcnronl à Mouséc, cl it le pourroienl aller quérir à Bclmonl sans melTaire.... n (Cari. Bouconville.) ^ Le jeudi après la Saint- Vincent 1354^ Jean de iSarrcbruck, seigneur de Morlcy,- cl Gdlc, sa femme, vendent à Colot de Sampigny, écuyer du comte de Bar, ccnl livrées de terre à petits tournois par au sur les profits du tonlicu et des fours d'Essev.
Le 2a février 13*8, Amé, abbé de Saint-Mihicl, vend à'Eléonore dc'Poitiers, sa tanlc, pour Irois ans, tout ce que son abbaye avait à Esscy en Ynivrc, Sainl-Beaussanl, Maisery (Maizerais), Yandièrcs, etc. (T. C. Bouconville.)
En I33G, Jean Baudoche, cilain de Metz, accorde h Geoffroy d'Apremonl la faculté de racheter les villes d'Acey et Maiscris, que celui-ci lui avait vendues. L'année suivante, Geoffroy assigne à sa fille Marie, pour son mariage avec Olry, seigneur de Fcnélrange, 300 livres de terre sur ces seigneuries. (T. C. Apremonl , 37e liasse.)
Le l i mai 4370, Olry de Fénélrange transporte à Pierre de Bar la terre d'Esscy, qui lui avait clé engagée par Jcau d'Apremonl. (Cart. Bouconville.)
En 1398, Edonard de Bar reconnaît que ses père el mère lui ont donné ce qu'ils avaient à Essey, MaizcYais, Picrrefort, l'Avaotgarde, etc.
On trouve, dans les preuves de l'Hisloirc de Metz, sous la date du 13 mai 1479, une lettre adressée par les officiers de Bouconville el de Mandres aux magistrats de la cité, pour se plaindre de voies de fait exercées par les habitants d'Aucy contre ceux d'Esscy, dont ils avaient, à plusieurs reprises, enlevé les bestiaux, voire jusque dans leurs maisons.
En 1300, tes habitants d'Essey obtinrent la permission d'avoir u chacun particulièrement nn four en leur maison pour cuire leur paio, * moyennant une redevance annuelle de 6 gros par ménage. (L. P. 133S-61.)
Le 12 juin 1S87, le duc Charles III leur permit de fermer leur village de murailles, porles et tours. Les lettres patentes de ce prince sont ainsi conçues : a Charles, clc. Comme les manaos et habitans du bourg d'Essey en Voivrc, noz sujets, nous ont... remontré que ledil bourg est assis eu passage fréquent cl ordinaire des armée», ft la retraite ou rendez-vous des bandes et compagnie* de gens de guerre qui passent en ce quartier en temps de levé» el marche de telles gens, ce qui leur a amené cl apporte telle foule, perte cl dommages qu'à présent ils en sont merveilleusement appauvris cl presque roiués, cl ont encore craiutc que pis leur advienne si les troubles à présent régnant continuent, n'ayant trouvé entre eux d'autre expédient pour ce éviter, que. de fermer et ceindre de fosses, murailles, tours et autres défenses leurdit bourg, pour leur sûreté et assurance, et afin qu'a ce moyen ils puissent cire soulagés de ta ni de passages et logis Savoir frisons que... nous permettons ausdils manaos fi habitants de ceindre el enfermer de fossés, murailles, tours, tourillons, moineaux, échauguelles, portes, porteries, ponts-lcvis cl d'autres défenses ledit bourg d'Esscy, pour dorénavant le tenir en villç close et fermée sous notre obéissance, comme aulrc de notre duché de Barrois " P. L;
Il paraît qu'à peine élevées, les murailles d'Essey furent ballncs en brèche et en partie détruite?, car on trouve, sous la date de 1612, «ne reqnéle adressée au duc Henri H par Antoine de Goussy, seigneur de Charcy, pour que le prévit de Booconvillc ail à coniraindre les refusants de sa communauté à réparer « les démolitions de murailles du bourg d'Essey. (T. C. B^ucon ville.) L'aoruc suivante, le sieur de Lcnoncor.rl fut envoyé *nr les lieux pour examiner l'état de ces murailles el présenta nu duc un rapport dans lequel il dit que les réparations h y faire pourront monter a la somme de 7,200 francs. (T. C. Nancy i.)
Le 1er juin l(il9t le duc Henri vend nu sifur Butant, son couseiller d'Etat, le moulin d'E**ty en Voivrc, les gerbages eu froment et avoine, etc., pour 17,993 francs 3 gros M oboles pile.
ESS
ESS
(T. C. Nancy 4.) Un titre de 1622 fait mention de la halle d'Essey.
Eofio, en contrat du 19 juin 1725' contient la rétrocession de rengagement fait par le duc Léopolii à Anne-Marie-Joseph de Lorraine , prince de Guise, de certains domaines de la couronne que ledit due lui avait érigés en litre de comté soosla dénomination de comté d'Essey-en-Vnivre, moyennant 200,000 livres qui seront remboursées audit prince de Guise. (T. C. Mandres.)
L'église d'Essey était flanquée d'une tour dans laquelle les habitants se réfugiaient en temps de «aerre; celte église renfermait plusieurs chapfllw : 1° celle de Saint-Nicolas et de Notre- Dame, fondée, vers le milieu du XV' siècle, par llumbcrl de Widranges, conseiller de René II et «cigDfur en parlie de In tour d'Essey ; 2° celle de SaiQl-Uichel, érigée par un nommé Cbacliant, on dî dit pas h quelle époque ; 3° enfin celle de Sainte-Catherine, fondée vers l'an 1300, par les seizoears de Saint-Beaussant ; elle était originairrcncnl dans ce dernier village, mais, par suite do» guerres, elle fut transférée dans l'église d'Essey, a à cause qu'il y a un fort où elle peut mieux itre conservée, »i
Essey a été érigé ^n succursale en 1802.
Patron, saint Martin.
ESSEY-LA-COTE. Ce village est mentionné, son.* le nom d'Aceium, dans une charte de Pierre de Brixcy, évéque de Toul (1J89), pour l'abbaye tic Beaupré.
Par un acte passé devant le duc Ferry, an mois d'août 1291, Aubry de Flaudonvilic, Hawis, sa femme, et Emeline, sa fille, vendent à l'abbaye de Voyeomnntier a tout l'crilage, tontes les censés, tontes droitures qu'ils avoient à Acey, à Ro- ;rruclle$ (Rozelieures) cl on ban, et a Ycncrzcy Vcnezey) et on ban, en preiz, en boix et en rh.imps... i
Dans la snile, et probablement vers la» fin du XV11« siècle, le couvent de Moyenmoulier céda srs droits à l'abbaye de Saint-Léopold de Nancy.
Le village était divisé en deux mes ou parties, l'une, dite simplement la Rue . appartenant à rriie abbaye ; l'autre, dite la Haute- Essey] dépédant do marquisat de Gerbévillcr. Cliaqnc prieur avaii ses officiers qui connaissaient des causes en première instance ; les appels étaicul ferlés devant le bailliage de Nancy. (Abb. Saint- Léopold.)
Plusieurs procès-verbaux de plaids annaux, de la fin du XVIIe siècle, attestent qn'Essey avait beaucoup souffert pendant les guerres : en 1678, l'abbaye de Mnyenmouticr n'y avait plus de sujets pour créer un maire, les maisons de la Rue étant ruinées. En 1710, la communauté ne se composait que de 17 habitants, y compris 2 garçons et une veuve. A cette dernière époque, les trois quarts de la seigneurie étaient la propriété de la dame Pancheron. (E. T.)
Dcu!t dissertations géologiques sur la côte d'Essey ont été publiées dans les Mémoires de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Nancy, la première (1846), par M. Levallois, ingénieur en chef des mines ; la seconde (18i9), par M. Lebrun, architecte h Lunéville.
Esscy-la-Colc a été érigé en succursale en 1802, avec Venczcy pour annexe; il dépendait autrefois de celte dernière paroisse.
Patron, saint Sylvestre.
ESSEY-LÈS-NANCY. C'est très-probablement de ce village qu'il est parlé dans la donation de Varangéville à l'abbaye de Gorze par l'évéque Aogclrame, en 780 : a ....Donamus m ipso pago (le Chaumontnis) rem illam in villa Acciago, una exim il la ecclesia inibi constmeta. Esscy était, en effet, dans le Chaumonlois, ajnsi que Manonconrt, Arl-siir-Meurlhe, etc., qui sont également mentionnés dans le diplôme d'Angclrame. Mais je ne sais si c'est le même village qui est rappelé, sous le nom tYAcciacmn, dans la confirmation des biens de l'abbaye de Bouxières par l'empereur Olbon, en 965, car il semble qu'il s'agisse d'une localité située dans le Satntois : Dédit (Derhardm) ecclesiam in comitatu Sanctensi..., et ad Acciacum dédit Frambcrtus terras, etc.
La moitié de la cure de ce village appartenait, par suite de la donation que leur en avait faite une dame nommée Cunégonde, aux Bénédictins de Flavigny, ainsi qu'on le voit dans la charte (1126-1140) de Henri de Lorraine, évoque de. Toul, confirmative des biens de leur prieuré : Cimer/uiulis , uxor Mafridi de Richiscurt (Récbicourt ?)..., drdit Sancto Firmino dimidiam ecclesiam de Aceio, tptarfarivm unum cum nno servo. Le prieuré de Flavigny possédait aussi plusieurs cantons de vignes au ban d'Essey. ainsi que le prouvent plusieurs titres des XIV* cl XV* siècles, cl un gagnagn dit le ga-
ESS
ESS
guage de Sdint-Firmin. JvBcnédiclins de Flavigoy.)
Le lendemain de la Division des A poires 1265, Miles de' Vandièrcs, sire d'Essey, reprend en foi et hommage du duc Ferry ce qu'il lient en lief de lui à Ksscy, Sainl-Mard, Donimarlemonl, Turablaîne, cl reconnaît cire homrae-lige du duc après le comle de Bar et le roi de Navarre. (Cari. Fiefs de Nancy et Vosges.) J'ai rapporté, à l'article Dommartemont, plusieurs titres qui concernent Essey.
En 1573, le duc Jean donne, en récompense de services, à Auberl, bâtard de Lorraine, et à ses hoirs, l'affouage ès bois d'Amance, tant pour leur hôtel d'Essey près Nancy que pour plusieurs hôtels audit lieu, s'ils y font leur demeure. (T. C. Amance.)
En 1415, Gaucher d'Anglurc reprend du duc de Lorraine ce qu'il a aux villes du ban d'Essey, savoir : la tour d'Essey, appelée la tour, des seigneurs d'Anglure, les villes d'Essey, Saint-Max, etc. (T. C. Nancy.)
Le 2 novembre 4471, Colin Baoldoire, de Nancy, fait ses reprises pour un gagnage sis à Essey, appelé le gagnage de Craincourt. (Cart. Fiefs de Nancy et Vosges.) On a encore d'autres actes de reprises de la terre ou de partie de la terre d'Essey, faites par Ogier de, Sainl-Chéron (1557) ; Ogier de Nancy, fils de Jacquemin, dit des Moines, d'Essey (4402) ; Jacquet Priney de Nancy, bouleillicr de Marguerite de Bavière, duchesse de Lorraine (1454) ; Claude de Rivière, seigneur d'Essey (1514).
Ce gentilhomme ayant fait construire un moulin sur la contrescarpe des fossés de son château d'Essey, sans le consentement des religieux de Clairlicu, ceux-ci obtinrent contre lui une double sentence des assises de Nancy, en 1573 et 1575, et il fut contraint de le démolir. Ces religieux, qui étaient propriétaires des Grands-Moulin?, avaient droit, en vertu de privilèges qui leur avaient été octroyés en 1258 cl 4452, d'empêcher l'établissement de moulins à grains dans toute lu banlieue de Nancy. Charles III étant devenu propriétaire des Grands-Moulins, par suite d'un échange fait avec l'abbaye de Clalrlieu, autorisa, en 1606, le sienr de la Roultc, son conseiller d'Etat, lequel venait d'acquérir le château et la seigneurie d'Essev, à «< faire réparer cl remettre en bon el suffisant état le moulin sis ez fosses de sa maison d'Essey, à un tournant seulement, c< d'y pouvoir
faire moudre le grain qu'il sera de besoin poor la nourriture el deffruil de son ménage en ladite maison, et uon plus... n (L. P. 1606.)
Au mois de février 1609, le duç Uenri permit à Perrin de Noville, écuyer, d'établir uo bac cl ponton sur la rivière de Meurlhe, au bout de la levée faite tirant de la porte Saint-Georges a Essey. En 1615, le même duc acheta du sieur de Noville, ce bac, la maisonnette el ses dépendances, pour la somme de 2,453 francs 9 gros. (Il y a, aux Archives, un plan de la maison où loge le fermier du bac d'Essey, el des terrains en dépendant.)
En 1620, ce prince fait, avec le sieur de Marcossey, baron d'IIausson ville, un traité par lequel celui-ci s'oblige à faire raccommoder le chemin le long du ban d'Essey et de Saint-Max, et h faire tirer un autre chemin par les terres et prés, depuis Saint-Max jusqu'au bac, de la largeur de 40 pieds.
Le 20 avril 1662, Pierre Prévost, sieur du Barail, lieutenant du roi au gouvernement de Toul, donne son dénombrement au due de Lorraine pour le château d'Essey et ses dépendances.
Le 25 janvier de l'année suivante, Heuri, marquis de Beauvau,fail ses reprises pour les terres et seigneuries de Fléville, Essey et Tomblaine. (Nancy 4.)
En 1654, le village d'Essey avait, de même que la capitale, été affligé de la peste; l'année suivante, il cul à souffrir des violences des gens de guerre, qui brisèrent le bac et emportèrent le* portes et les vitres de la maison du gardien. En 4712, la communauté ne se composait que de 68 habitants, y compris 8 veuves. Il y avait 91 feux en 1768. '
La seigneurie d'Essey appartenait, en 4712, au maréchal de Bcauvau el h la maréchale de Bassompicrre. Ce village était encore, comme anciennement, le chef-lieu d'une mairie qui comprenait Essey, Saint-Max et Dommartemont.
Au spirituel, il avait Tomblainc pour annexe. Le patronage de la cure appartenait, on ne dit pas en vertu de quel litre, à l'abbé de Saint- Vannes de Verdun ; l'abbé de Goree avait un tiers dans la dime. Il y avait, dons l'église, plusieurs chapelles : 1° celle de Sainl-Césaire, fondée, en 45U3, par Auberl, bâtard de Lorraine ,* 2° celle de la Conception, érigée, en 1464, par Jeanne, femme de Jean Regnarl le monuoyer ; 39 «lie de
ESS
Nolre-Daroc-de-Pitié, de Sainl-Jcan-Baplisle cl de Saint-Nicolas, fondée, eo 1549, par Jean Ragot, doren de la chrétienté de Port et curé d'Essey; 4° enfin, celle des Trois-Rois, fondée par les seigneurs du lien.
L'église étant trop éloignée du village ponr que les infirmes et les malades pussent y aller assister aai offices, le sieur Charles Grcmel, curé du lieu, avait obtenu, en 1748, de l'évèque de Toul, la permission d'établir une chapelle dans une maison dont H. Toussaint de Vosge, admodialcur de la maréchale de Bassompierre, avait généreusement fait l'abandon. Une autorisation à peu près analogue avait été accordée, en 1739, au sieur de Norroy, grand prévôt de la maréchaussée de Lorraine, lequel possédait à Esscy un bien assez considérable et une grosse maison située vers le milieu de la Grande-Rue. Mais il moarul avant d'avoir achevé la construction de cet oratoire, qui fut achevé, en 1757, par le sieur Lorin, administrateur général des domaines de Lorraine ; celui-ci obtint, comme le précédent propriétaire, eo raison de ses infirmités et de celles de sa femme, de pouvoir entendre les offices dans la chapelle de sa maison. (Cure d'Essey.)
Essey a été érigé en succursale en 1802.
Patron, saint Georges.
ETANCIIB (!•). Le moulin de PElancbe, situé anciennement sur le territoire et hors des murs de Nancy, du côté de la porte Saint-Jean, est probablement celui qui avait été donné par le duc Mathieu Ier a la commanderic du Vieil-Aître , dans la première moitié du XIIe siècle. Il était sans doute établi sur Je ruisseau du même nom, lequel, à en juper par d'anciens titres, longeait les mors de Nancy pour aller se jeter dans la Henrthe : vers 1411, un nommé Berncffroi, secrétaire do duc de Lorraine fit construire un gagnage u davant Nancey, davanl la porte Saioct Nyrholay (à l'extrémité de la Grande-Rue), sur le rupt de la Tainche. n 11 y avait aussi une rha pelle de l'Elan eh c : un bref donné par une assemblée d'évèques, tenue à Avignon en 1554, accorde 40 joors d'indulgences et de rémission des péchés ii ceux qui visiteront la chapelle Sainl-Thiébaut et de Sainte-Marguerite de l'Elanche, à Nancy. Ce moulin, vraisemblablement le même que celui désigne par Lionoois sous le nom de moulin de l'étang Saint-Jean, fut détruit lorsque Charles III nï fortifier la Ville Neuve, et reporté dans l'en-
ESS
ceinte des murailles. En 1607, Nicolas Marchai, ingénieur des fortifications de Nancy, obtint, a litre d'aecensemeut, u la place où souloit estre hasly le moulin de l'Estanche, à présent enfermé dans la ville neuve, proche le bastion SainuThié hauld. n
Il y avait encore, sur le territoire de Maixe, uu moulin du même nom : le 48 janvier 1415, Husson, dit la Roalte, de Merchos (Maixe), vend, pour le terme de quatre ans, à fleuri d'Ogéviller, chevalier, et a Jeanne, sa femme, toutes les dîmes qu'il peut avoir en la fin du Fahir, ban de Mcrches, dès le bois de Treby jusqu'au moulin de l'Estanche et sur ce que les habitants de Drouville laboureront en la fin du Fahir, moyennant 12 resaux de blé froment. « (T. C. Lunévillc 4.)
Enfin, il y a un moulin de l'Etanche sur le ban de Thorey ; c'est probablement de ce dernier qu'il est fait mention dans les comptes du domaine de Vaudémont, sous la date de 1587 ; on y voit qu'une somme de 500 francs fut accordée à un nommé Jean Guillerrc, de Dcrbamont, pour bâtir et réédifier le moulin de l'Estanche. n
ETREVAL. On lit dans les lettres patentes do duc Antoine, du 22 décembre 1555, portant érection de la terre d'Etrcval en haute justice : u ....Frauçois de Tavagny, notre écuyer d'écurie et capitaine de notre ville de Vézclisc, nous a remontré que depuis peu de temps en ça, en vertu de certains acquêts qu'il avait faits en ung Uni dteert nommé Eslreval, en notre comté de Vaudémont, lui avions affranchi deux maisons elgaingneurs audit lien- de toutes servitudes que seigneur peut demander... Néanmoins avait encore audit Eslreval trois hommes n'ayant pas grands biens, lesquels lui ont fait échange de ce qu'ils avaient audit lieu... Nous suppliant que pour autant qu'il désire faire quelque logis audit Eslreval, pour soi retirer en lemps de peste et autrement, etc. m U semble résulter de ces quelques passages des lettres du duc Antoine, que le village d'Elreval, où cependaul René U avait aboli les mains-mortes en 1491, se trouvait à peu près entièrement dépeuplé ; on ne dit pas quelle avaii été la cause de cette dépopulation. En 1700, il u'y avail que 10 à 12 habitants, cl Elreval n'était qualifié que de hameau.
Malgré son peu d'importance, il devint, en 4724, a cause de son château, le chef-lieu d'un comté qui comprenait Laloeuf, Puxe , Velle et