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bessc ou son délégué vie.nl une fois l'aniuc dans cette terre, celui qui en sera possesseur les recevra honorablement ; de même, l'abbessc el le couvent recevront le délégué du possesseur avec deux chevaux, lorsqu'il viendra apporter la redevance annuelle ; que si celte somme u'élait pas payée à la Saint-Martin, on attendrait 40 jours, cl encore £0 antres jours, après lesquels le possesseur encourrait l'excommunication, laquelle serait mise a exécution par l'archevêque de Trêves el par l'évèque de Metz ; enfin, que si l'ou persistait à ne poiut payer celle somme, la terre de Fénétrange retournerait en la possession de l'église de Remiremont. (T. C. Rcmircmonl.)
Comment el à quelle époque celle terre élaitclle devenue la propriété des dames de Remiremont ? c'esl ce que j'ignore ; toujours est-il qu'elles continuèrent à la posséder" encore longtemps ; on trouve, en effet, daus le courant du XIV - et jusqu'à la fin du XV« siècle, différents actes par lesquels les abbesses reconnaissent que les seigneurs de Fénétrange ont payé la somme de cent sous de messins, el repris d'elles, à cause de leur crosse el de leur église, les château, forteresse el ville fermée de Fénétrange, avec leurs dépendances. Le dernier de ces actes de reconnaissance porte la daté du 24 avril 1495. (T. C. Fénétrangc t el 5.)
Ainsi que je l'ai dil précédemment, el comme quelques-uns des titres que je vais rappeler le prouvent, la terre de Fénétrange, la ville el le château n'appartenaient que pour portion aux dames de Remiremont. Au mois d'avril 1472 (1475), Conrad de Ralzeuhauscn cède au duc René, sa vie durant, un sixième par iudivis au château de Fénétrange. L'année précédente, il avail déjà cédé une portion de celle seigneurie au duc .Nicolas. Eu 1478, Aruould de Fénétrange cède encore à René II une partie de la même seigneurie, avec l'ouverture perpétuelle de la ville. (T. C. Fénétrange.) En 1494, le même prince achète pour la somme de 14,000 florins d'or, la portion de celle seigneurie appartenant à Jean de Fénétrange, archidiacre de Trêves.
Par lettres patentes du 20 janvier 1513, le duc Antoine déclare que, voulant reconnaître les services que le père de son cousin le comte Henri de Ticrslcina rendus à son prédécesseur pendant la guerre du duc de lïourgogue, il abandonne à IIe:iri, à sa femme el aux enfants jus pendant