F EX
leur mariage, pour joindre à ce qu'il a déjà, tout ce que lui, Antoine, possède en la lerre el seigneurie de Fénétrange el au château dudil lieu, leurs appartenances el dépendances, sans aucune chose réserver ni retenir, fors seulement l'hommage cl souveraineté u cl avec l'ouverture audit chaslcl, fort el faible, à tous les besoins de lui e( de ses successeurs. « (L. P. 1510-1514.)
A la morl de Marguerite de Ncufchàtcl, ven*e d'Henri de Tier>tein, la donation qui avail tic faite à ce dernier, fut , par lettres patentes do 15 mars 1551, transportée à Jean, comte d? Salm, conseiller du duc Antoine, à peu près aax mêmes conditions que celles ci-dessus rappelée}.
En 1585, Paul, comte de Salm, fils du précédent, vend la pari qu'il avail dans la terre deFenélrangc à Charles-Philippe de Croy, marquis d'Haurcch (Havre), pour la somme de 80,000 franes. (T. C. Fénétrange 3.) En 1619, !e doc Henri renonce, en faveur de Charles-AlcxaDJrt duc de Croy, aux réserves stipulées dans les lettres patentes du duc Antoine. (L. P. KiiP.)
En 1001, la Chambre des Comptes ordonne que les ville, lerre cl seigneurie de Fénétrange seront saisies el mises sous l'autorité cl soureninelé du duc de Lorraine, el fait défense à tous officiers, vassaux el sujets de la même terre et seigneurie d'y reconnaître d'uuires souverains qur ce prince.
Le 10 mars 1664, Marie-Claire de Croy, duchesse d'Havré, vend à Charles-Henri de Lorraine, prince de Yaudémont, les part el portion qui lui appartenaient en la baronnie de Fcoéirangc, pour 300,000 francs. L'année suivante, le même prince de Vandémoni acheta encore li porlion de celte seigneurie possédée par la branche des seigneurs Rhingraff de Kirbourg.
Par lettres du 3 janvier 1708, Charles-fleuri de Lorraine accepte la donation à lui faite parie duc Léopold de la lerre et souveraineté de Commercy, cl cède à ce prince ce qu'il avait dans la seigneurie de Fénétrange, en s'en réservant l'asufrnit. Le 25 février suivant, M. de Maluiei, baron du Sainl-Empire et premier président de la Cour Souveraine, pril solennellemeul possession de celle seigneurie au nom de Léopold, lequel, en 1710, obtint la cession de l'usufruit que s'elail réservé le prince de Yaudémont, moyeunant la possession el jouissance de la terre d*
FEN
FEN
Sampi?ny, el le 28 août 1711, les l*abilaols de lu baroooie de Féoélrange prèlèreol sernieul de ûdélilé ao duc entre les mains de M. Kiecler, son commissaire sur la Sarre. (T. C. Fénélrange 8. Celle layette el les précédentes renferment encore un assez grand nombre de pièces relatives aux moulins de Fénélrange et aux étangs de la seigneurie.)
£oGn, par arrêt du Conseil d'Etal, du A juin 1782, le roi de France concéda, k litre d'aliénation, la baronnic de Fénélrange k Jules-Fraoçois duc de Polignac, marquis de Mancini, clc., et à datnc Gabrielle-Martiuc de Polaslron, sa femme, sous la réserve de certains droits, moyenuanl la somme de J,20U,000 livres. (Eut. 1782-83.)
Od a vu, par les titres qui précédent, que la terre de Féoétrange avait été possédée, a diverse* époques, par différents seigneurs qui en étaient simultanément propriétaires ; le document suivant, qni ne porte pas de date, mais qui doit être antérieur aux acquisitions du prince de Vaadéuionl, fait connaître l'état de la seigneurie vers la fin du XVII" siècle, les droits réciproques des seigneurs, la manière dont ils faisaient rrûdre la justice, la condition des habitants, etc. Il m'a donc semblé mériter, malgré son étendue, d'être reproduit ici ; il n'intéresse pas seulement, comme on le verra, la ville de Fénélrange, mais encore tous les villages qui faisaieut partie de celle ancienne baronnie ; et même quelques autres qui, sans y être enclavés, appartenaient à ces seigneurs en plus ou moins grande partie :
u Déclaration de ce à quoi consiste la terre el seigneurie de Fenestrange, el des droits et parts que Son Altesse le prince de Salm a en icelle.
n Elle est tenue pour l'une des quatre anciennes franches baronnies de l'empire, exemple de payer aucune contribution de landfridl. Les seigneurs dudit ïcnëtrangc jouissent des mêmes droits, privilèges cl autorités de répale que les priaces, marquis, comtes et autres seigneurs réplieos de l'empire pour ce qui est de la ville et des villages ressorlissables à l'empire.
n Ladite terre est composée de quatre sortes de sei^oeuries : 1° la seigneurie Commnue ; 2° le Col de Cignc ; 5° la Téle du Brac ; i° Guerollrech. Celte seigneurie commune se divise par moitié entre les seigneurs du Col de Cijîoc et reux de la Tolc du Brac. La seigneurie du Col <-'c Cigne se subdivise en deux ; messeigneurs les
princes de Salm el Rhingraff y oui la moitié, el messieurs de Croy l'aulre moitié. Celle de la Télc du Brac appartient au prince de Salm pour un 46e, acquis par ses aveux des Landspcrg ou Hondelstcin. Celle de Gucrolizcch appartient au prince de Salm pour un tiers, un quart h MM. les Rhingraff, le reste à MM. de Croy.
n De la seigneurie commune dépendent la ville de Fénélrange, les villages de Schalbacb, Biihl et Lhor. Dans cette seigneurie, M. le prince de Salm a un quart dans la moitié de tous droits, renies et revenus, et un 6e dans l'aulre moitié.
« Les bourgeois de la ville sont obligés k la garde d'icellc el aux corvées tant de bras que de charrois et autres nécessaires pour les réfection et entretien des murailles, églises et moulins de la ville, sans pour cela leur donucr aucune chose.
m Ils sont aussi obligés de suivre les seigneurs allant eu voyage quand il leur plail cl en tel nombre qu'ils ordonnent, et ce parmi leur nourriture seulement.
n Et doivent ceux qui ont char ou charrette chacun quatre voilures de bois par corvées auxdils seigneurs ou a leurs officiers par an , le lendemain des trois Rois ; moyennant quoi leur est donné , par lesdils seigneurs ou leurs officiers , huit miches de pain suffisamment grosses , quatre grands potages el sur chacun uue tranche de lard.
n La ville est fermée de murailles ; il y a une église de belle structure, en laquelle il soûlait avoir huit chanoines. Ladite église appartient pour moitié au prince de Salm contre les Rbingraff, lesquels sont patrons et collalcurs de la cure et autres bénéfices dudit Fénélrange, notamment des canonicats de la collégiale dudit lieu, k l'exclusion de MM. de Croy.
La chapelle érigée sous l'invocation de la Vierge, en la grande église, a gauche du maitreantel, est au prince de Salm seul, à cause de l'acquêt de Landsperg.
w Du château de Fénélrange, duquel l'entrée est commune, appartient au prince de Salm une tour carrée... qui doit faire le quart de la portion de Landsperg, à raison dudit acquêt.
n En ladite ville il y a deux maisons seigneuriales qui appartiennent au prince de Salm, privalivemenl de tous autres, l'une appelée l'Altebove (Allebaw% eu français Vieux Cbàtean, qui csl h l'entrée de la sortie de la ville, et l'autre tout devant le château.