‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 168 sur 292 · IRA · texte numérisé non relu

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Itmncprf, sénéchal de Lorraine cl Barroîs, li dumwrtfll les villages et bans de Landécourt, «utile et Frauconviîle, avec toutes juridictions, m^tesc et moyenne, honuncs, femmes, traits, aCte. abside*, hommages , services, ceus, renb, muas, devoirs, bois, étangs, rivières, fours, iitia, pâtures, garenoes, gerbages, terres laat durables que non labourables, garde du prieuré h Laodecourl, les prêtres, clercs, bâtards tant b éf prêtres qu'autres bâtards, hauts chemins et ftta autres choses quelconques appartenant nJiiï village»^ (L. P. 4*93-90.)

A b mort de Gérard d'Ilaraucourl, André, son fciiae, bérita de ses biens, notamment des vilfo de FraaconviUe, Seranvillc et Landécourt. to«w|acttr ayant pris le parti du duc de krgugoe contre René U, ce prince confisqua ■ tjui loi appartenait, et, par lettres patentes du feiktwe septembre 1477, fii don des trois «jpsdoni il vient d'être parlé, comme récom- ** de ses services, a Jean Wissc de Gcrbévil- 9, su coûîciller et chambellan cl bailli d'Allcm- (L. P. H 73-78.) *

Le 1" décembre 1478, Jean Wisse cl Catherine ItU&oicaurt, sa femme, permirent aux habitants ItfrmtûBYilIe d'avoir des fours dans leurs maifP, moyennant 5 gros de redevance annuelle imtaafe.

<Ar lettres patentes du 13 janvier 1574, le duc fcrta 111 donne en fief au comte de Vaudémonl |i Catherine de Lorraine, sa femme, tel droit pïuïilaui seigneuries de Landécourt, Séran-

jfc, Fraacomillc el Blainville-le-Chàlcau. (L. l» 1573.)

Ls habitants de Francouville devaient à l'abbé ktcïûprè, le jour de la Saint-Martin d'hiver,

rente dite du bon denier, pour certains

j^Uifc! qu'ils tenaient de lui. Un rôle des hatefc, àn>iù en iU07, à l'occasion de celle •Maitv. ir qu'ils étaient au nombre de 31 et [frives; eu 4710, il n'y en avait que 9 ; en <*V <io v comptait 49 feux. Au commencement b XVIIe siècle, la seigneurie en haute, m o venue 1 *»Sc jtmice, appurtcuail par moitié à M. le

«fUaaisouvilie el ù M. de Francouvillc.

«Aciers connaissaient des causes en pre- ^rtiusjancp^ Muf appel au bailliage de Naucy. *>i lit dans la Déclaration fournie en 173S par &*UUûlsde l'raucon\ille : u La communauté ^**Me temp-i immémorial, >aus titre, 10 jours

4 hommées de paquis ; 197 jours de bois taillis ; 95 jours 5 hommées de haute fulaic, par indivis avec la communauté de Landécourt ; 203 jours 3 hommées aussi de bois par indivis avec Landécourt. t)

En 1710, Fraoconviîle avait encore Moriviller pour annexe; en 1768, il dépendait de celle paroisse el avait un vicaire résident. Le palrouage de la cure appartenait au chapitre de Saiul-Dié, lequel percevait la dîme conjointement avec le chapitre de Bouxicrcs, le prieur de Landécourt et le curé. Un habitant de Fraoconviîle devait aunuellcmcul à la communauté sept pots de vin que l'on donuait à boire à ceux qui assistaient à la procession des Rogations, lorsqu'on était arrivé à une fontaine située sur le chemin de ce village à Moriviller.

Ann. de Moriviller. — Patron, saint Georges.

FRANCS (les). Il parait qu'outre la métairie des Francs, qui subsiste encore aujourd'hui, il y avait un village du même nom : ce fait semble, attesté, cl par les titres que je vais rappeler, cl par ce passage d'un Mémoire rédigé par M. de Silly, au commencement du XVIIIe siècle, à propos de contestations qu'il avait avec les habitants de Nomcny : *» De ta seigneurie des Francs dépendait autrefois un village qui ne subsiste plus, mais sur remplacement duquel la maison seigneuriale est assise. » Voici maintenant, par ordre chronologique, l'énoncé des litres qui concernent ces deux localités :

133i. Vente par Liébaul de Nomcny à son cousiu Henri de Brenes, de ce qu'il a ù Abaucourl, Manoncourl, Franc el Chenicourt, dépendant de la vouerie de Nomcny.

15!>6. Vente par Henri cl Simonin de Brenes a Guérard de Scrrières, de ce qu'ils ont h Nomcny, Abaucourl, Manoncourl, Chenicourt et Franc. ^

1503. Acquisition par Jeau de "Pulligny, seigneur de Bioucourt, de partie d'Abaucoui t, Franc, Manoncourl el Chenicourt.

1300. Vente par Collignon, fils Jacomin Lohicr de Fayc, a l'errin Corbé, cilaiu et amant de Met/., de tout le droit cl action qu'il peut avoir eu la moitié de la vouerie des villes Je Nomcny, Abaucourl, Manoncourl, Franc et Cheuicourl. — Philippin de Chavinot reconnaît devoir à Simon de Jcandelineourl ÎIOO petits florins, pour >ùiclo deaqucb il lui euga;;i; le quart de la vouerie de

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Nomeny et les villes qui en dépendent : Ahauconrt, Mauoncourt, I/anc cl Chcnieourt.

1370.' Vente parCollignon du*Fay à Perrin Corbé, uioycunant 3,000 livres de messins, de ce qu'il a en la moitié de la voueric de Nomcny , a Manoncourl, Abaucourl, Franc cl Clicnicourl.

1 'i39. Lcllres de Jacques Perrin de Serrièrcs, voue de Nomcny, par lesquelles il déclare, au nom de Marguerite Corbé, sa femme, qu'il esl prél à faire ses reprises de dame Jacque, dame de Bioncourl, pour la moitié de la voueric de Nomcny, Abaucourl, Manoncourl, Clicnicourl, Frauc, clc.

1U9. Lettres de Jean de Toulon, voué de Nomeoy, par lesquelles il retient en sa sauvegarde la maison que Jacqucmin Soiroo, de Jeandclincourl, cl ses frères, ont a Franc, en lui payant tous tes ans 2 quartes d'avoine, mesure de Nomeoy. x

1457. Acquêt par Jean de Pulligny, seigneur de Bioncourl, de la vouerie de Nomeny el de partie d' Abaucourl, Manoncourl, Franc el Chcoicourt.

1438. Don par Geoffroy de Warisc, citain de Metz, aVarry de'tléville, de 30 livres de messins de reulc annuelle et perpétuelle à prendre sur les villes d'Abaucourt, Manoncourl, Franc et Clicnicourl.

1462. Vcnle par Georges de Scrrières el Huttin de Serrièrcs, son frère, de tout le droit qu'il a en la voueric de Nomeny el dans les villages snsdils.

1323. Don par le duc Antoine à Henri de Lucy, des seigneuries de Morey, Bcllcau, Hansur-Scillc, vouerie deLiverdun, gagnagede Franc cl Abaucourl.

1 SOI. Nicolas de Lorraine, comte de Vuudémont, reprend du cardinal de Lorraine, évèquc de Mclz, Abaucourl, Manoncourl, Cheoicourl, la Grande Franc, clc.

1500. Echange par lequel le comlc de Vaudémonl cède aux religieux de Sainl-Symphorien de Metz un gagnage appelé Moins (Moincc) , en échange de leur pari et portion aux grosses el menues dîmes des villages uommés Franc, appartenances cl dépendances. (T. C. Nomeny 1,

1012. Vente par Marie de Luxembourg, veuve du duc de Mcrcœur, au duc Henri, des marquisat de Nomcny el ban de Delmc, droits de régale et

de justice audit marquisat cl aux village» du. courl cl Manoncourl, métairies des Francs, ;l Le village te Franc, avec tous les dn»k, revenus en dépendant, fut cédé cl transport^ ; litre d'engagement, par le duc Charles IV, au Jacques de Juvrccourt, gouverneur et nain c marquisat de Nomcny, par contrai do

Cette noie, empruntée aux comptes du recoca du domaine de Nomeny, semble prouver qse >t village dont j'ai parié en commençant, soLusy encore; sa destruction daterait donc d'une ip. que postérieure. On lil à ce sujet, dans l'Eu: temporel des paroisses (1712) : m II y a u mcan appelé les /fautes el Basses Franc t qu'il était divisé en deux parties, dont la Franc est presque ruinée, cl il n'y a quuo U~ tant. Dans la Haute il y a 3 ou i ménagn, 4 sont tous de la paroisse et ne font qu'une cmmunaulé avec Nomeny. Ce hameau une seigneurie de haute justice qui domaine, mais qui est tenu par engagement pu le sieur Henri de Silly de Jeandclineourl 1

Voici, d'un autre côlé, quelques immtmente que nous communique M. Jules Gouy; t» expliquent parfaitement la distinction à établir eaft les différentes localités dont il vient dèlre U mention :

u Avant comme après 1712, les Fna« cjtj toujours éle divisés en Haute et Basse : os dm» le village de Franc et la seigneurie det FrouJ parce que le fief se composait de la naule FrawJ où élait le village, el de la Basse Fraocs, étal assez éloigné, quoique sur le rnéme ban. Iii < vieilles constructions qui existèrent à ta B«* Francs jusqu'en 1839, n'avaient aucuae imp.. tance ; c'est moi-même qui les ai fait démolir. 1 la Haute Francs, au contraire, on retrouve, ht des terrains aujourd'hui en culture, de oooLrcQ fragments de luiles, de moellons el de brigues, proveuant évidemment d'anciennes lialnlUiorapi ont disparu, sans doute, pendant l'invasion k 1033; car messirc Jean Thionville, arebipKHit ; curé de Nomcny, vers 1700, assure que k lail entier des Francs était resté inculte pendant la 1 guerres, lous les cullivaleurs de ce village scM enfuis après la ruine de leurs maisons renTerstf par les Suédois ou les Français.

» Dans les nombrenx faclums imprimes ko d'un procès qui a duré de 1702 à 1709, eurd*

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