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Blàmonl el de Dcncuvre, b furie maison de Laiioy, les hommes et femmes d'IIerbéviller, du lieu qu'on dit de delà l'eau, la ville de Frêmimt'tiil cl les censés Valdowiu , les gerbages et les fours de Rcillon, clcv Le 28 août de l'année suivante, " Marguerite d« Chambley fait de nouveau foi cl hommage au comte de Blàmonl pour les choses ci-dessus. (Cart. Blàmonl domaine.)
En 1768, M. de Ligniville était seigneur de Fréméuil, où il y avait alors 30 feux.
Celte petite paroisse était anciennement de la dépendance de Miguévillc ; mais l'éloigncmcnl ayant rcudu cette desserle fort onéreuse aux curés de ce dernier village, ils se déportèrent de la dîme en faveur des religieux de Scnuncs, qui demenrèreut chargés de la desserte. Fréméuil fut uni h Bénaméoil par un décret de M. de Bissy, évéque . de Toul, du 22 octobre 1606. L'église a été bâtie en 1766. (P.)
Fréménil est aujourd'hui annexe de Domjcvin.
Patron, saint Pierre.
FRÉMERY. Ce village faisait partie de la seigueurie de Viviers, cl appartenait, comme cette dernière, aux cnmles de Salm, qui la tenaient en tief des comtes de Bar ; en 1277, Henri, comte de Salin, reconnaît tenir du comte de Bar la terre et châlcllenic de Viviers, consistant ès villages de Frémcry, Vaxy, Puzieux, Vannemont, Taiiey el Oriocourl. (T. C. Salm.)
Par lettres datées du second jour avant la Saiot-Jean-Baptisle 1357, JcandeBoulay assigne h Jean, Burcard cl Olry de Fénétrangc, 160 livres de rcule sur la terre d'Oseldauge, pour la cession à lui faile des fiefs d'Arry cl de Frémcry. (T. C. Fénélraugc 2.)
Le 18 novembre 1368, le duc Charles III confirme l'échauge fait cuire Jean, comte de Salm, maréchal de Lorraine, cl Jean Olry, commandeur de Saiul-Autoiuc de Ponl-à-Mousson , d'un gagnage el d'un moulin situés proche le village de Frémcry contre un pagnngc et certains autres héritages au lieu de Xammes. (L. P. 1367-68.)
En 1773, Frémcry comptait iO habitants.
Annexe d'Oron. — Patron, sainl Jean-Baptiste, en la féte de sa décollation.
FRÉMONVILLE. Par une charte, dont l'original nous a été conservé, Albcron, abbé de Saint- Rcmy de Lunéville -vde lljiù 1166), fait, avec l'abbé de llaulc-Sciilc , nn accord par lequel il dégage celui-ci de toul le revenu des dîmes de
deux gniuges situées sur le ban de Frini^ -,i , (m duabtts grangiis quorum una vocal (j-. cuus et altéra Ccmenncis, que pertinent t: finagium Fromonisville), el en échange, l'aM» > Hante-Scillc s'engage h payer «celai de Sa:. Reray 6 deniers messins chaque année. (Atl. ■ Haulc-Scille.)
En 1179, Pierre de Brixey, évêque de après avoir déclaré que l'abbaye de Saint-Rr» est, de toute ancienneté, en légitime cl possession du revenu de la cure de Fronts!» et de deux parts de la dîme, lui donne ce a lui-même dans celte paroisse, pour qn'civ li possède tout entière. La cure de FréiDWi» (Froinonvilla) avait été donnée à «elle par Pierre, archidiacre et chantre de leeliy. k Toul, pour l'augmentation de la nourriu* lt religieux, on ne sait au juste à quelle epoqn:. charte de ce dignitaire ecclésiastique ne pirto point de date.
Il parait que, du XII* au XV« siècle, t\ c milieu des guerres qui désolèrent le pays, \'U de Frémonville avait été, à trois reprises J. rentes, ruinée par l'incendie, car on lit Aœvj bulle de l'an 1480, par laquelle le papeSuHT unit la cure de ce village a l'abbaye de SaiotKîj; de Lunéville : ...Oceurcntibus diver$urum nrrarum lurbinibus et hostililatibtu. per sos impetus hostium... porochialis ccclm» Fromonvilla trinis incendiis funditvt util (Chanoines de Lunéville.)
En 1317, Asselin de Frémonville, prhM k Blàmonl, et Aline, sa femme, achètent ds is> noiues de Lunéville toulcs les grosse» ditno Frémouville el leur moulin sous ledil lieu. T Bonconvillc.)
Au commencement dn XVI0 siècle, des cultes, dont on ne connaît pas l'origine, ïïjh élevées cuire les religieux de Haule-Seilie ri habitants de F'rémonvillc, ceux-ci se lai* aller ù des u ballurcs, outrages, forces et ma? ces « conlrc les gens de l'abbaye et contre !» f* sonne même de l'abbé ; ils enlevèrent d^ ir^peaux et commirent des dommages pou: m valeur de plus de cent florins d'or. Les muteo-* plaignirent au duc Antoine, qui chargea le? • t iers de Blàmonl d'informer. Mais ce prince i! 'stir les entrefaites, parli pour la France, kt habitants de Frémonville recommencèrent i les religieux, venant les insulter josqnaui p ^'
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mêmes du monastère. Ces faits sont rappelés dans ane requête adressée aa dac en 1526 ; les officiers de Blâmont reçurent de nouveau l'ordre de se transporter sur les lieux ; mais on ignore et le résolut de l'enquête à laquelle ils durent se livrer, et la sentence qu'ils prononcèrent. (Abb. de Haule-Seilic.)
Par lettres datées de Tannée 1865, Mclchior Henri, conseiller-secrétaire de la duchesso douairière, reconnaît que celle-ci lui a donné , en récompense de ses services, à titre de fief héréditaire, les tour, maison, gagnage et dépendances de Frémonville, au moyen de laquelle donation il quitte cette princesse de 1,700 francs qui lui riaient dus sur ses gages. (T. C. Rosières.)
On trouve, dans les comptes du domaine de Blamont, sous la date de 1593, la mention d'une somme de cent francs payée au sieur Pompeo Gallo, chambellan de Son Altesse, pour la rente de 2,000 francs, restant de 4,000 lui accordés par la feue reine de Danemark, pour la tour de iromonville, qu'elle avait, pour pareille somme, retirée à soi tludil sieur Pompeo, Sa Majesté lui c» ayant fait don et octroi peu auparavant à cause de ses services, «
Les mêmes comptes renferment rénumération suivante des redevances auxquelles étaient atleous le? habitants de Frémonville, et des droits seigneuriaux dont l'abbé deSainl-Bcmy de Luoéville jouissait dans ce village : u Est de condition que le sicar abbé de Luncville fait le maire par élection, entre Pâques et Pentecôte. Le prévôt de Blâmont fait l'éebevin et le doyen. Ledit sienr abbé prend les ajournements avec les deux parts des amendes de 5 gros et S. A. l'autre part avec toutes amendes au-dessus de 5 gros. Lesdits habitants sont rentables en argent et en grains, savoir : en deniers, 4 sols forts, et en grains 4 resaux par moitié blé et avoine (de chacune charrue); la vache qui fait profil 2 blancs, et la neuve bélo un denier fort. Quiconque ne fait labourage doit par chacun an un sol fort. Doivent la taille, graisse cl couvreehef au bon plaisir de S. A., la scille deux fois l'année au blé et à l'avoine ; ne doivent corvées tic charrues ; doivent de leurs enfants pour gneln>r au château de Blamont. des faucheurs et fanm ars an brcuîl de S. A. au comté de Blâmont, plus, à cause d'un bois appelé Haxcgny, pour leur affouage, chacun cheval tirant un rez quarteron d'avoine qui se paye à la grurie, où les sei-
gneurs de Bêchicourt y ont deux parts. I«c maire est franc l'an de son office, payant h S. A. dix gros. Lesdits habitants doivent pour quatre tourteaux un resal de blé froment, avec six resanx, pour un guet qui se soûlait faire au château. Le maire prend sur les dîmes dudit lieu un resal de blé par chacun an. B est tenu rendre compte au comptable de toutes rentes en deniers et en grains ordinaires et extraordinaires. On plaide pardevant ledit maire ; les appellations viennent aux prévôt et gens de justice dudit Blâmont et de là au buffet de S. A. Les nouveaux entrans audit lien payent 20 francs à S. A. et à la commune dudit lieu par moitié, n
En 1601 et 1625, Oclavian de Lanipougnan, conseiller d'Etal, donne son dénombrement et fait ses reprises pour la tour, terre et seigneurie do Frémonville. En 1616, il avait donné ses reversâtes poor le bois du Prévôt, sis au ban dn même village. (T. C. Blâmont 5, el L. P. 1625.)
Le fief de la tour de Frémonville appartenait, daos le siècle dernier, aux comtes de Pindrey, dont on a des actes de reprises ponr ce fier, de 1704 à 1775.
En 1710, la communauté de Frémonville se composait de 50 habitants. Eu 1768, la cure étail desservie par un chanoine régulier de l'abbaye de Lunéville.
Frémonville a été érigé en succursale en 1802; Tanconville lui a été annexe en 1807.
Patron, saint Laurent.
FRESNES-EN'-SAl'LNOIS. Le seul document de quelque intérêt qui concerne celle commune, est un ii Extrait des registres des aydes généraux et ordinaires, « de 1477 h 1581 ; ce document fait connaître, l'état de la population imposable de Fresnes h la fin du XVe et dans tout le courant du XVI0 siècle. Voici ces chiffres :
U77. Aide général de 18 yros par conduit (on ménage), 40 conduits.
1466 (aide général de 40 sous), 59.
1489 (aide général de 2 francs), 44.
1500 (aide général de 2 florins d'or), 37.
1505 (aide général d'un florin d'or) 28,
1515 (aide général do 50 gros), 22.
1519 (aido général de 4 francs). 44.
1522 (aide général d'un éeti sol), 55.
1525 (aide gén. de six blancs par semaine), 54.
4526 (aide général de 5 fraucs). 56.
1551 {idem), 50.
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l.'iôS (aide général de 3 francs), 42.
4538 (idem), M.
15 40 (aide général de 30 gros), 33.
1559 (aide général de 6 francs), 45.
4560 (aide de 50 gros pour la conlrîbntion impériale), 45,
1560 {idem\ 4*.
1569 (aide général de 5 francs), M.
4585 (aide général de 2 écus sol), 73 conduits.
Chacun de ces articles est ainsi formulé : « Fresnc nu chapitre de Metz. »» Néanmoins, quoique le chapitre de cette tille y jouît de certains droits seigneuriaux, les habitants étaient, comme on vient de le voir, soumis aux impôts qui se levaient sur les antres sujets du duché de Lorraine.
' On lit dnns les comptes du domaine d'Amance, à la date de 1492 : u Chacun conduit de la ville de Fresnes doit chacun an au seigneur Roy (le duc de Lorraine), au terme S. Martin d'yver, assavoir ceulx qui meclent on champs et font gaignaige, une quarte avoine, et les mains ouvriers qui ue font point de charrue demy quarte.
<» llem doyenl encor chacun au chacun conduyl pour une d roi dure appelée la scignée, deux rez liichels d'avoiuc cl uuc gelinc don| Monseigneur de Metz y prend la moylié, n II y avait, en 1492, 49 conduits faisant charrue cl 16 conduits a mains ouvriers, «i
lresucs a été érigé en succursale en 1802.
Patron, saint Denis.
FiUBOURG. Nos Archives ne possèdent, sur Frihourg et sur la chàlcllenie dont ce village était autrefois le chef-lieu, que des documents peu anciens et n'offrant qu'une médiocre importance.
Le jour Saint-Pierre et Saint-Paul 1252, Al héron, ccllcriur de Frihourg, et Lucrèce, sa femme, donnent à l'église Saint-Martin deHcsse plusieurs héritages situés près de la rivière de Frihourg et ailleurs, et l'ahbesse leur promet, eu récompense, qu'après leur morl, clic fera apporter leur corps dans l'église de son abbaye, pour les y enterrer honorablement. (T. C. liesse.)
En iT)2S, Thierry, évèque de Metz, et dry, seigneur de Pénétrangc, font un accord au sujèl du château de Frihourg. (Le texte de co traité est eu langue allemande.)
Le mercredi devant la Nativité Notre-Dame 137."», Bhiichefcur de Faocompierre-Falkenstcin, veuve de Brocard de Fénclrnngc, fait un accord
avec Thierry, évèque de Metz, an sujet du gr».) étang situé proche Fribonrg, et lai assise £ florins à prendre sur ledit étang. (T. C Fèt^ t range.)
La cbâlcllenie de Fribonrg avait été engaç par Adcmare de Mooteil, évèque de Metz, à Brcchard de Fénétrange. Les héritiers de eefoi-t prétendirent, en 1488, racheter d'Henri de V«. démont tout ce qui restait de droit aux évoqua de Metz sur cette cbàlellenic, eonformémeoi » traité passé avec leur aïeul. Henri de Lomii*. évèque de Metz, transigea avec eux, et pour a», server le droit de l'évêché sur Frihourg, il tor céda la moitié d'un tiers dn grand étang de Stock, avec 25 florins de renie qu'il avait sur le njèjK étang, à condition de lai en faire hommage. (H. M.)
En 1574, le Cardinal de Lorraine, évèque it Melz, vend au duc Charles HI 2,000 arpent* bois à prendre dans les forêts de la ch&teHniefc Fribonrg pour l'usage des salines. (Cart. E»*|h de Metz.)
M. Croussc, ancien curé de Fribourg, a tiiet nn mannscrit dons lequel se trouve quelques p. ticularités assez curieuses sur cette localité. Sti> vant cet ecclésiastique, Fribourg fut dépeuplé atf la peste que l'armée de Galas avait apportée die le pays ; il n'y resta que 13 habitants. Les guerres qui, vers la même époqne, désolèrent la eaatréc, furent cause de son agrandissement. Il exis-tait alors, dans son voisinage, dcox villages 4i nom de Metterquin et Dinsing, dont les habitants furent obligés d'abandonner leurs demeurer pour échapper aux violences des troupes ennemies. Ils vinrent se réfugier à l'abri de la forteresse de Fribourg. Leurs villages ayant été renés par l'incendie, il se Axèrent définilnrcnKit dans ce dernier lieu, et construisirent la bgnefc maisons qui se trouve an-dessous de figli*,. ceux de Binsing an nord , ceux de MeUerqoû au midi.
Une autre cause contribua aussi, dit-on, » ïfc croisement de la population de Fribonrg et de II cbàlellenic : c'est l'établissement, dans ce lien tt dans les localités voisines, d'un assez graaà4 w» bre de familles suisses, qui donnèrent une puissaule impulsion h l'agriculture. Ce fait esl HtttH par des actes de naissances, de mariages, de J««î et d'abjurations. Beaucoup de familles, entm existantes, descendent de ces colons.