‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 174 sur 292 · FRO — 595 — I HO · texte numérisé non relu

FRO — 595 — I HO

\cepl« ians la forêt de Fraisse.^L. P. 1869.)

Le 12 mars 162o, Gaspard de Bildslein, sei- -nettrdc Froville, douoe ses reversai es pour ce qu'il lient cd foi et hommage audit lieu cl à Giri- \i!lor( Yaxooeourt, etc. (T. C. Mirecourt.)

le 6 septembre 1700, tharfoltc de bildslein, ebanoinesse de Retnircmont, fail ses foi et hommage pour la haute, moyenne cl basse justice de Froville.

Kn J710, M. de Martigny, grand veneur de Lorraine, possédait à Froville quatre maisons et Me masure, sur lesquelles il avait haute, moyenne el bajse justice, mais sous le toit seulement. La wigueurie de Bayon, appartenant h Mme de Ludres, avait quelque pari dans celle de Froville. [E. T.)

Le S£ février 1777, Antoine de l'Espcc, lieulettiDl à la suite du régiment de Custine-dragons, déclare tenir du Roi, en tous droits de honte, moyenne el basse justice, la seigneurie de Froville et ce qui eu dépend. Pareille déclaration fui fiite, le 2j janvier 1786, par Jean-François de FEspée, capitaine attaché au corps delà cavalerie fraoraise.

Prieuré de Froville. — Le plus ancien document qui concerne ce prieuré est une charte de Tan 1091, par laquelle Pihon, évêque de Toul, déclare qn'un nommé Odowinus, de race noble et suivant le métier des armes, a, pour obtenir ta rémission de ses pèches, donné a l'abbaye de CIqdv l'église de Froville {eccksiam de Frodonis vil(a) et partie de ses alleux, savoir : audit lieu de Froville, autant de terres que deux charrues pourront en cultiver chaque année ; tout ce qu'il possède à Dotuévrc en terres cultes el incultes, cl le fond qu'il a a Gondrcxon [apnd Contrexon). La charte de Pibon énumère ensuite les objets précieux qn'Odotvinus avait donués à l'église de Froville : trois croix, dont une d'or enrichie de pierreries ; deux reliquaires d'argent ; deux livres dès F.vaugifés, l'un couvert d'or et d'argent ; trois calices, etc.

La donation dont il vient d'être parlé fut confirmée, en 1127, par le cardinal Pierre, contrairement aux prétentions du monastère de Moyenmuulier, lequel revendiquait en sa faveur le don fcil par Odowinus à celui de Clnny.

En 1222, A., seigneur de la ILiutc-Pierre, de \» maison de Parroy, donne à cette dernière abtaye el à la maison 'le prieuré) de Froville

(Frodoville) son alleu dudit lieu et toul ce qu'il possède en hommes, en terres, eu bois, etc., demandant de recevoir la sépulture dans l'église du prieuré.

Le duc Ferry reconnaît, par des lettres dalées de l'nn 1253, que lui et Catherine, sa mère, ayant commis plusieurs injures et violences envers le prieur de Froville el ses hommes, il veut réparer les dommages qni leur ont été causés.

Le prieure de Froville s'augmenta, dans le courant du XVIe siècle, par l'union qui lui fut successivement faite du prieuré de Sainte-Marieaux-Bois près de Bczaogc-la-Grande, et de celui de fteianges ; cette dernière rcuniou cul lieu par acte du 11 avril UM. En 1768, son revenu était évalué h 7,000 livres.

Le prieur do Froville était, en vertu des donations faites à sa maison, seigneur de* Froville ; toutefois, le baron de Bilistein était seigneur dans sa maison, cl sur les vassaux de la rue Derrière avec les seigneurs de Bayon. Il y avait aussi, dans le village, uno maison appelée la maison de fer, avec un gagnage, le tout dépendant de la seigneurie de Haussonvillc el partant exempt de la juridiction du prieur.

Ces particularités sont consignées dans un « Extrait du Polium pour la paroisse de Froville, du 2<> septembre 1689, n où on lit encore ce qui suit : u Le service du prieuré se fai>ait aotrefois par un prêtre, nommé sacristain, à qui le prieur donnait 11 francs barrois et 6 rcsa,ux de blé froment.... Il partageait, avec le vicaire perpétuel qui desservait la paroisse, les obits, même le casnel de la cure, et était logé dans l'enclos du prieuré ; mais comme le village de Froville a été totalement rvim! par les dernières guerres et que le (inage est demeure longtemps inculte, le revenu desdils obits est entièrement perdu... Les vicaires perpétuels qui ont desservi la paroisse onl obtenu des évèques de faire le service de la sacristie conjointement avec celui de la paroisse...

n Le grand autel est celui du prieuré ; il est sous l'invocation de ïVolre-Dame ; l'autel de la paroisse est dans une chapelle fermée d'uu balustre, au collatéral à main droite eu entrant à l'église, sous l'invocation de la sainte Croix...

« La communauté do Froville est composée de 12 habitants, entre lesquels sont 0 laboureurs, Ions fermiers, n'y en ayant pas un qui laboure

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totalement sur son fond, étant contraints d'affermer et de loacr des terres pour travailler a faire subsister leurs familles ; les antres sont manœuvres ou locataires... « (En 4710, il y avait 18 habitants et 5 veuves.)

Qoant aux droits seigneuriaux du prieur, ils sont énumérés dans plusieurs procès-verbaux des plaids annaux tenus à Froville, et dont voici quelques extraits : u Ledit seigneur est haut, moyen, bas et foncier justicier à Froville, ban et finage en dépendant, et ès dites qualités jouit de tous les droits honorifiques et émolnmentaires attribués aux seigneurs hauts, moyens, bas et fonciers justiciers. Il jouit de la collation de la cure et en est curé primitif...

» Les habitants doivent à mondit seigneur trois corvées de charrues par chacune année, savoir : une fois au tramois, et doit avoir chaque charrue quatre pains ou la nourriture ; la seconde h sommart (ou sommertras, temps où l'on sème les menus grains), et la troisième à voyen, pourquoi ils doivent avoir à dîner chaque fois seulement...

n Les vendant vin doivent à mondit seigneur une quarte de vin, et autant de fois qu'ils cessent d'en vendre et qu'ils recommencent, ils doivent autant de quartes de vin ; ne peut nul étranger vendre vin audit lieu sans la permission de mondit seigneur...

n Mondit seigneur a droit de relèvement sur tous les héritages du ban..., lequel relèvement se doit faire dans quarante jours à peine de commise, et doit chacun qui relève trois quartes de vin, dont une appartient au maire ; en outre, les héritiers qui relèvent doivent le double de ce dont l'héritage est chargé.

ti A aussi droit de revêtement sur les mêmes héritages, lequel se doit faire dans pareil délai de quarante jours, sinon le maire y doit mettre la main, neuf jours après main mise; faute de revêtement, la pièce est acquise à mondit seigneur ; pour lequel revêtement sont dues 3 quartes de vin, dont le maire prend le tiers... n (Il semble résulter des explications données par Lemoine dans sa Diplomatique pratique, que les droits dont il vient d'être parlé étaient tous deux des droits de succession, seulement le premier se pré-

levait an profit dn seigneur, le second as pra dn curé ou de celui qui jouissait du palnta? de la cure.)

Un acte passé devant le tabellion générai-, duché de Lorraine, le i septembre 1719, coatia les clauses d'une fondation charitable bile es h veur des habitants de Froville par Jeu-Fnoçoi baron de Hahuet, prévôt de l'église collqul Saint-Georges de Nancy, abbé de Sloltibram prieur commandalaire de Froville, etc. M. i filahuct déclare, dans cet acte, que, « depuis <fiï est pourvu de l'abbaye de Stulttbroan, il idou tous ses soins pour en faire rétablir l'église cl 1 monastère qui avaient été entièrement rotas pi le malheur des anciennes guerres ; qu'il a parti lement fait réparer les bâtiments rnioeui, uni a" l'église du prieuré de Froville que de la n»w prieurale et seigneuriale qui en dépend ; un désirant, en outre, employer partie des m«M de ses deux bénéfices au soulagement des p»o*fl de Slultzbronn et de Froville, il a dos» b somme de 6,000 livres tournois d'une sorte i a co-adminislratcurs de l'hôpital Saint-Julia Nancy cl celle de 10,000 livres d'aotre sorti, la fondation de deux places et lits de pauvres, lesdits directeurs seront tenus de reœwir i ledit hôpital, lesquels deux pauvres leur présentés, l'un par l'abbé de Stulubroan «l M tre par le priear de Froville, seront Désert l'un de cesdits lieux ou y auront réside' }a six années au moins ; ils seront ehoisi* parmi plus âgés cl les moins en étal de gagner ton et à défaut de vieilles gens pauvres, des eitaj orphelins des mêmes territoires, lesquel* serj mis hors dudit hôpital aussitôt qu'ils auront*] teiut l'âge de quinze ans, pour cire rempW par de pauvres vieilles gens... «

Froville a élé érigé en soecarsale en

Patron, l'Assomption de la sainte Vierge.

FROVILLE. Il parait qu'il y avait aaorwtj ment une ferme de ce nom sur le terrils J Gondrcville : par lettres datées du 13 mi* & le duc Antoine donne à Claudon, feauw dier Philbert de Foolenoy, et noarrice <J« ■* quis du Pont, pour elle etsessuc^w*"^ directe seulement, son gagnage de Frw ? ^ au bnn de Gondreville. (Cnrt. Nancy donu>^

GARDE-DE-DIEU (la), écart dépendant de la «mmune de Bourgallroff.

GARENNE (la), ou Notee-Dame-de-Grace, lacien ermitage situé sur le bau de Crévéchamps ; aria fin du siècle dernier, il était habité par Jeui ermites.

GARENNE (la), censé, territoire de Vannes; ile n'est composée que d'une seule maison.

GARE-LE-COU. Voici le texte complet de la égeode de Notre-Dame do Gare-le-Cou , telle (D'elle s'est conservée dans les traditions du pays :

En l'an 1231, après la première croisade du ami roi Louis, Ralbert Constant , revenant de ferre-Sainte, rentrait en France à la suite de ent guerriers ; il était arrivé dans le pava Touois, et avait vn de loin, sur l'aucienne route «maine, les hautes tours qui dominaient les «sparts de Toul ; mais la nuit le surprit et I oc put arriver à temps aux portes de la ville. Il 'arrêta dans le vallon de Valcour , arrosé par la loselle et entouré d'une épaisse forêt.

Ao pied du coteau qui domine aujourd'hui la iapelle, à quelques pas de la voie romaine, se rcuvait nn autel grossièrement travaillé, sur lejuel était placée une statue de la Vierge, tenant nrses genoux l'enfant Jésus. Cette Vierge était ifraud renom.... On était alors au mois de uillel, il était minuit.... Une bande de voleurs ivaii aperçu Ralbert Constant se détacher du gros le »es gens et s'éloigner avec quelques comparons. Persuadés qu'il y avait du butin à faire, es brigands avaient suivi les Croisés sans en ire aperçus, et s'étaient tenus silencieusement ichés à quelque dislance de l'autel et de la s tant de Notre-Damc-des-Misères. C'était sous ce itre qu'on invoquait la Vierge dans le vallou de Valcour.

Quand ils crurent le moment propice, les voleur* s'avancèrent, et déjà l'un d'eux allait écraser de sa massue la tête de Ralbert, lorsqu'un brait effroyable tira loul-à-coup les Croisés de tair profond sommeil ; ils entendirent disliucleaeut ces paroles prononcées par la statue : Gare

col.' Bientôt Ralbert Constant et ses fidèles

compagnons se sont mis en état de défense , et ils se précipitent sur les brigands qui croyaient rencontrer une proie facile et qui ne trouvèrent que la mort.

Ralbert Constant, délivré du danger, promit de revenir, dans l'aunée, en pèlerinage avec sa femme et ses neuf enfants, pour ériger une chapelle en l'honneur de Marie, sous l'invocation de Notre-Dame de Garc-le-Col ; ce qu'il exécuta fidèlement.

On voit encore, dans une chambre basse qui sert de cuisine, la place qu'occupaient l'autel et la statue de Notre-Dame-det-Misvres.

GARREBOURG. On lit ce qui suit dans uno lettre écrite au procureur général du Parlement de Metz par le baron de Wangen, vice-doyen de l'évêché de Strasbourg, lequel avait été requis de faire les foi et hommage qu'il devait au Roi pour une portion du fief moasin qu'il possédait au village de Garrcbourg : « Ce village est d'une autre nature que l'on ne le prend généralement, savoir, qu'il est de la dépendance de la baronnie de Géroltzeck, nommée la Marrq de Marmoulier, laquelle est fief très-ancien de l'évêché de Metz, mais impérial, possédé par quatre seigneurs comparsionaires, nommément les ducs de Lorraine, les comtes de Hanau, les comtes de Ribcaupiorrc et les barons de Wangen. Ce village de Garbourg est de celte baronnie et n'a jamais été considéré en autre qualité, mais indivisément possédé par les quatre susdits seigneurs jusqu'à l'année 1662, quand Son Altesse de Lorraine, eu vertu d'un traité fait avec le Roi, s'est démis de sa pari et l'a cédée au Roi pour être comprise dans la route ; do sorte que Sa ^Majesté possédant le droit des ducs de Lorraiuo, y a un quatrième, ci-devant mouvaut de l'évêché de Metz ; et comme toute celle baronnie est de la ualure des fiefs allemands qui ont un vassal qui reprend et prêle foi pour tous les autres, ainsi est-il d'ancien que les comtes de Ribcaupierrc sont en leur part chargés de cette entreprise, laquelle ils ont faile de toul temps. »

Tel est le seul document historique qu'on possède sur le village de Garrebourg.

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Cette commune a été érigée en succursale en 4802, avec Sparsbrod pour dépendance.

Patron, saint Colman.

Dans te courant de l'année 1831, la fièvre typhoïde a sévi avec beaucoup de violence dans le village de Garrebourg et y a fait de nombreuses victimes. M. l'abbé Frédéric, curé de cette paroisse, qui avait prodigué ses soins aux habitants aver un zèle au-dessus de tout éloge, a reçu du Gouvernement une médaille d'or comme récompense de son devoûment.

CAULANGE, moulin situé sur le territoire de Vilccy-sUr-Trcy.

GÉLACOURT. J'ai rapporté, à l'article Azeraillcs, plusieurs titres du XIVe siècle, dans lesquels il est fait mention du village de Gélacourt. Je me borne j renvoyer à ces litres.

La seigneurie de Gélacourt, après avoir appartenu au duc de Lorraine, passa, on ne dit pas à quelle époque, à M. le comte de Craon, en toute haute, moyenne et basse justice ; ses officiers connaissaient de toutes les affaires en première instance ; les appels étaient portés au bailliage de Lunévillc. En 1710, la communauté se composait de U habitants ; il y avait 50 feux en 1768.

Le 31 juillet 1758, les sieurs André Thouvencl et Jean Bregeat, de Gélacourt, obtinrent l'asceusement des terres et prés de déshérence situés sur le ban de ce village, et consistant en 08 jours ou environ de terre et en une accrue d'eau en nature de pré sise au-dessous de Sainte-Catherine, à charge d'un cens annuel de 70 francs barrois. (T. C. Deucuvrc.)

On lit dans la Déclaration fournie en 1700 par la communauté de Gélacourt : » Lis habitants possèdent en commun un droit d'usage sur un pâqnis dont le fond leur appartient, licudit a la Chaosséc. Ils possèdent aussi eu commun la troisième charrue des dîmes, pour les droits et ga^es du marguillicr, lequel est obligé de fournir le pain cl le vin à l'église dndil lieu, de sonner les cloches lorsqu'il est nécessaire, et doit au curé deux repas cl quatre chapons par an.

»» Ils ont droit, avec les autres habitants de la prévôté d'Azcraillcs, de pécher ès rivières et ruisseaux fluanl en ladite prévôté, trois jours la semaine, les mercredi, vendredi cl samedi, comme aussi tons les carêmes et les jeunes commandés par l'église, et pendant un mois entier lorsque leurs femmes sont en couches ; et nr peuvent

vendre aucun poisson, sinon pendant le mo» «, la couche de leurs femmes, dont ils peaveot uj. dre pour 6 deniers par jonr, pour être emplo^ à Tachai d'un pain blanc...

«i Les dits habitants ont droil d'usage et propriété en commun, avec ceux de la prévôté d Anrailles, dans les bois dépendant d'icclle, daisl* quels ils peuvent prendre les bois néeewairej ba poor bâtiment qu'autrement, avec la gn&« vaine pâture d'iceux... »

Le patronage de la cure de Gélacourt. in Azerailles était anciennement annexe, apptriciu, à l'abbé de Moyenmoulier, on ignore en vertu * quelle donation.

Gélaconrt a été érigé en succursale en IMS.

Patron, saint André.

GÉLAUCOURT. Au mois d'avril 1295, J(»

dit Loisoo, de Battigny, vend an comte de Y»démont une pièce de pré contenant 4 frachée*. sise a Gillocourt, moyennant i livres d« twU. (T. C. Vaudémont domaine.)

Par lettres datées du 16 mars U.17, Aaixv de Lorraine, comte de Vaudémont, déclare »a les habitants de Pttxe, Velle, Souveraincont; -i Gillocourt lui ayant cédé le buissoo et le L* dit la Moyenne Ucix, il leur donne ea tciusgt partie de son bois dit la Folie, qu'il a fait ner. (T. C. Vaudémont fiefs.)

Les mains mortes furent abolies à (iél»o<vr. (et non à Gélacourt, comme je l'ai dit par erra? dans la Statistique) par le duc René 11, en lîl ainsi que dans les autres villages du cornu k Vaudémont. (Voir l'art. Battigny.)

On lit dans la Déclaration fournie eo 175^' la communauté de Gélaurourl : »i Ladite ; munaulé possède la quantité de 167 jours 3 ï> niées en trois cantons, le premier dit EjcU.^ le second la Côte Houillieu, et le troisième k des Dix Maisons. Elle a droil de vainc ;*'jt. depuis la Saint-Jean -Baptiste jusqu'au jour it l'Annonciation de la Vierge, sur un paqtmùt» jours appartenant aux Bénédictins de Nior-- Duquel paquis ladite communauté a deci-rt n'avoir aucun titre, mais seulement une posera immémoriale sans interruption.... »

« Ce lieu de r.élnuconrt, dit l'Etat du tncH des paroisses (1700), est un hameau où ilyjii habitants (il y en avait '20 en 1758) qui oc i-J qu'une communauté avec ceux de Ballign», U il n'y a que 3 qui sont paroissiens de celte n-

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dc\c. Le Ûoage de Balligny el de Gélaucourl ne fait qa'an finage, hors quelques cantons qui sonl particuliers à Gélaucourl. Il y a, dans le village, une croix qni sépare les paroissiens de Puxe d'arw ceux de Batligny, et sont de leur paroisse rtiacun de son coté. Ccst la même seigneurie, »cmes juridiction, décimateurs el diraage. Il y a i Gélaucourl une chapelle où le curé est oblige de dire la messe avec les premières ot secondes «près le jour de la fête, et de môme le jour de la dédicace de cette chapelle, w

Annexe de Battigny. — - Patron , saint Florriiuo.

GELLEN'ONCOLTIT. On lit dans les comptes du domaine dEinville, sous la date de 1582: „ Noire souverain seigneur (le dac de Lorraine) Kl seul luul justicier, moyen cl bas à Gellenonoiurl, el Ini appartiennent tous commandements, ercMion de maire et justice, confiscations, épaves, ilirihières hautes amendes, basses el moyennes, et ions autres droits seigneuriaux de quelle condition ils soient. Les prisons dudit lieu sont au riùlfaci d'Einville, d'autant que ledit viltoge n'est de la préTulé, aius que de la chàtellenie cl recette dudit lieu. «

Parade daté du 9 octobre lf>87, le duc Chartes lll cède ifFrançois de lïeauforl de tfulligny la lerre et seigneurie de Gcllenonconrt, en échange des terres el seigneuries de Jcvaincourl et Pui- «eas.

Des lettres, de Cliarlcs, cardinal de Lorraine, h 4 août 1601, autorisent l'érection en cure de l'egliie de Gelleimucourl, auparavant annexe de broutille, du consentement de Joseph Cocquart, enré de ce dernier lieu. (T. C. Einvillc.)

Le 21 novembre IGGj, le sieur Ilcimcqnin fait ses reprises pour la seigneurie de Gcllononcourl, pour an tiers en la haute, moyenne et basse justice de Pullenoy, etc. (Cart. Reprises.)

Le l.'i octobre 4 771, Charles-François d'Ilenarquin, comte de Curcl, gentilhomme de la chambre dn feu Hoi de Pologne, etc., déclare leoir du Roi, à litre patrimonial et sans part (iwlrni, la lerre et scigueurie de Gcllcnoncourt, en bute, moyenne et basse justice, consistant en ckileau, basse-coor, granges, maisons, colombier, rie; la terre el seigneurie d'Adoménil, dont il a Wilè de ses aïeules maternelles, à cause d'eclii«j;c fait, le 2G mars 1G16, par le duc Henri »*cc Mathieu de Ln Haye, seigneur des Salles,

etc.; la moyenne cl basse justice d'IIériménil, ele .

En 1712, la communauté de Gellenooeourt n'était composée que de l'admodiateur, de 4 laboureurs el d'un mauœuvre ou artisan ; en 4768, il y avait 2S feux et 106 communiants. (E. T. el P.)

Les habitants jouissaient du droit de pâturage dans no paquis d'environ 20 ou 28 jours, situé entre leur village el celui d'Haraucourl.

Annexe de Drouville ; il y a une chapelle de secours érigée le 3 mai 1852.

GELUCOUttT. Les archives ne renferment aucun document bien ancien sur culte localité, dont l'histoire est cependant loin d'être dépourvue d'intérêt : il y existait, en effet, une commanderie de l'ordre de Saint-Jeon-dc-Jérusalem, laquelle avait très-probablement remplacé une maison de Templiers. A défaut de documents authentiques, la tradition est unanime à cet égard, et peut-être, en l'absence d'autres preuves, en trouverait-on une dans la dénomination de bois du Temple, donnée h un bois que In commanderie possédait sur le ban de Doncourt.

Je n'ai, du reste, pu recueillir que fort peu de renseignements sur la commanderie deGelucourl ; c'était, ainsi que l'indique une liste des commanderies du grand prieuré de Champagne, une maison de chapelains cl servants d'armes ; elle était située a l'une des extrémités du village de Gclucourt cl se composait, en 17!) 1, d'une maison qu'habitait l'admodiateur, et u servant pour celle seigneuriale , attendu que depuis un très-long temps celle près de la chapelle, où résidaient les commandeurs, a\ait élé détruite; n d'uue inareaireric cusnite, dè granges el bergerie, d'une, chapelle couverte en tuiles plates, d'uue tour ou colombier bâtie à neuf renfermant la prison, etc.; d'une maison u en pavillon , »i sise près de la Croi\-B1anche , le chemin allant à Dieuze au levant, occupée par le procureur fiscal qui venait de la faire réédifier.

A la commanderie appartenaient encore un four banal situé à l'entrée du village, une tuilerie, partie du moulin de Gelucourl, plusieurs élaugs, des bois, enfin des héritages de toute nature, situés non-seulement dans le bailliage de Vie, mais eucore dans ceux de Sarlouis et de Verdun.

Je n'ai pu dresser qu'une lUle forl incomplète des commandeurs de Gelucourl ; la voici tell-.

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qu'il m'a élé possible de la rédiger, à l'aide des quelques documents que nous possédons :

Guillaume Silvcstre (1583).

Jean de Marey (4606).

Frère Alphonse Loppin, aumônier du grandmaître de l'ordre de Malte (1745-1751).

Frère Simon Febvre, prêtre, religieux conventuel de Tordre de Sainl-Jean-de-Jérusatem, prienr d'Orges et chancelier de l'ordre au grand prieuré de Champagne (1751).

Frère César-Louis Liegeaull (1776) ; mort en

L'abbé Paul Carmcl, prieur de Riselé, secrétaire du grand-maître de l'ordre, résidant à Gelucourl (1786); mort en 1789.

Nicolas-Louis de la Molle, chapelain conventuel de l'ordre, prieur de Saint-Nicolas-en-la- Vigne, commandeur de Gclucourt et de Saint-Jean-de- Rhodes-les-Elain, résidant ordinairement à Reims (1789). ,

Les commandeurs de Gelucourl étaient seigneurs hauts, moyens et bas justiciers dans ce lieu et y jouissaient de droits très-élcudus, qui se trouvent ainsi énnmércs dans un picd-lerrier rédigé en 1751 :

u L'ordre de Blatte est de toute ancienneté, seul et sans part d'aulrui, seigneur haut justicier, moyen et bas du lieu de Gelucourl ; à lui seul appartient la création et destitution des officiera nécessaires pour l'adminislralion de la justice, pour laquelle il a le droit de créer un maire, un mailre échevin, un échevin, un tabellion ou notaire, un greffier et un doyen ou sergent, qui connaissent et jugent, sauf l'appel, de toutes actions civiles et criminelles, réelles, mixtes et personnelles, et ont lesdils officiers la connaissauce de toute police audit lieu de Gelucourl.

n Le seigneur commandeur a droit de faire prendre et appréhender par ses officiers cl justice tous criminels et délinquants audit lieu et dans Pélcnduc du ban, ayant droit de cepls, prisons et carcan; la prison est actuellement au-dessous du colombier seigneurial, établi cnlre la maison de la commanderie el la chapelle.

»» Il a le droit de sccl el de labelliounage sur tous les acles translatifs de propriété, qui se passent pardcvanl son notaire, et sur ceux qui sont passés pardevant des notaires étrangers, lorsqu'ils renferment quelques ventes, échanges el toulcs adirés sorlcs de mutations, doivent pareillement,

pour les parties sises en cette seigocorie, itr scellés du sceau de l'ordre ; et pour raison doii sceau, il est dû à ladite seigneurie de GeJwoan le centième denier.

n Si quelques personnes commettent crimes méritent peines corporelles ou affliclives, ledit seigneur commandeur les délient dans sa prws et de suite les fait conduire et déposer pr n justice es prisons du siège royal et présidii! it Sarlouis, où leur procès leur est fait et où iîi son exécutes, le tout aux frais du roi ; les biens Danmoins des criminels, lorsque la confiscation en «i prononcée, appartiennent andit seigneur et»- i mandeur.

n Toutes amendes, de quelle nature elles pansent être, épaves, confiscations, trésors, aurais res, levées de corps morts, octrois de jeux publia permission de crier la fêle et de danses iati jour, appartiennent audit seigneur commandes-

n La communauté dudil lieu de Gelncoort m atténue à la banalité des fours et du pressoir, personne n'osant cuire ni pressurer sans son a*senlement, et pour droit de la cuite du pais, ci en paie de 24 un. En ce qui touche le droit k pressurage au pressoir banal, il esl payé de li mesures une.

Le seigneur commandeur a droit de pa&n sur les denrées el bestiaux qui passent audit Gelucourl, et ban en dépendaut, savoir : un bte; par cheval, un sol par charrelte, 2 sols par dur chargé de marchandises; de cenl montons « bêles blanches une desdiles bètes ; uu blanc pr porc el 2 blaucs de chaque bête à cornes.

n Chaque laboureur dudil Gelucourl estaient envers la commanderie à trois journées de wrvées avec sa charrue el bêles y attelées, saioir une à verser, la seconde à remuer, cl la troiiiww pour la semaille des blés ; el au pardetâ une q«- Irièmc journée de corvée, aussi avec sa cham-e, pour semer les avoines. De plus, le<dits horreurs, avec les manœuvres et habitants dudil Gelucourt, sont encore allcnus et obligés à dm journées de corvées, savoir : l'une pour cooptr les blés el l'autre pour couper les avoines et les lier. Cependant, si l'habitant va faire ladite corvée, par lui-meme, il n'est attenu qu'à demi-jwrnéc ; mais s'il y envoie fille ou femme, elle y demeure les deux jours entiers ; pendant lequel lemps de corvée ils sont nourris par le seigneur commandeur ou son fermier, ainsi et de né»

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