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\it lei habitants de la campagne ont coutume k Botirrir leurs ouvriers.
« Lorsque ledit seigneur commandeur fait bâtir eu réparer dans l'étendue de sa seigneurie fKtyaes asincs, manoirs ou autres choses qui di appartiennent, les laboureurs de Gelucourt, «njoialement avec ceux de Xousse, partie de Lamine, sont obligés à toutes les corvées de ctarroti nécessaires pour lesdits bâtiments et réparions. El à Tégard desdits manoovriers et Urfbots ne faisant charme, ils sont obligés aux urne à bras, pour arracher, charger, décharger le» matériaux et servir les ouvriers lorsqu'ils tonilleal; et lesdits corvéables sont nourris peniiiii le temps du travail aux frais du seigneur «amaideur ou de son fermier.
- Lorsque des prisonniers ou délinquants sont srHiés prisonniers audit lieu de Gelucourt, les tuttovres sont obligés de les garder gratuitement jusqu'à leur translation ou qu'il en soit autmkent ordonné* «
L» habitants de ce village faisant charrue entière devaient aussi au duc de Lorraine, pour drcit de sauvegarde, 44 deniers, uno quarte d'atone et une geline ; ceux qui faisaient demi- «fdrrae devaient, ainsi que les manoovriers, deux kiditts d'avoine, 7 deniers d'argent cl une gc-
de la féle, lo doyen et les arbalétriers * bieuze allaient à Gelucourt pour y garder le drW du due. (Dom. de Dieuze.)
Ce village était anciennement de la paroisse de b'oze, et appartenait, comme celle-ci, h la col— '«t*le de Dienlouard ; on ignore a quelle époque ^vû (di désuni et érigé en cure ; il v a apparence !•« ce fut dans le commencement du'xVIl* siècle. Qk^us années plus tard, à l'époque des guer- »« loi ravagèrent la Lorraine, cl notamment lors du fi«ge de Dieuze, la cure de Gelucourt fut pro Ufc'emeot abandonnée ; elle était vacante par dé *flwa en 1669 ; le chapitre de la Primaliale, knïier des droits de la collégiale de Dieulouard, ) tcwna, par acte du 9 août de cette année , M. Umiopbe du Pasc ; ce bénéfice est qualifié de •«vria perjyetua. Plusieurs autres paroisses t^cttl abandonnées de même ; le chapitre de la fVnatkle se trouva dans le cas de pourvoir,
j'iia 1660, au vicariat perpétuel de Bislroff, 1 l« 29 avril 1677, a celui de Gucblange, vatous deux par désertion.
On trouve, sous la date de 4727, l'indication de mémoires, devis, plans, etc., pour la reconstruction de l'église de Gelucourt, à la charge de M. de la Primaliale, des codécimateurs et des habitants du lieu. Les mêmes indications se retrouvent sous la date de 4770 a 4772. (Coll. S.- G. cl P.)
11 existe, aux Archives, une carte topographique de la commanderie, du moulin et de l'étang de Gelucourt, un plan de la tuilerie, et plusieurs cartes des biens de la commanderie.
Gelucourt a été érigé en succursale en 4802. Patron, saint Brice.
GÉMONVILLE. Au mois de mars 4279, Jacques de Clermont, doyen du chapitre de Toul, cède au duc Ferry III ce qu'il avait à gémonville.
Le 15' octobre 4457, "Pierre de Beaufremonl donne son dénombrement au duc de Lorraine pour les hommes el femmes qu'il a à Landéville, pour ce qu'il possède à Gémonville, etc. (T. C.
Au mois de septembre de celle même année, les habitants de Gémonville el ceux d'Aroffe avaienl fait un accord par lequel il avait été convenu que les deux villages seraient communs en pâturages, bois el paixons.' - En 1190, Jeannon de Salvan, seigneur de Wallcroy, et Alix d'Aulrey, sa femme, vendent à Gérard Vautrin, enré d'Aroffe, les moulins et ballants de Gymonville, moyennant onze vingt francs 6 gros.
Enfin, en 1519, le chapitre de Toul transporte a Dean, comte de Sa Ira, ce qu'il possédait en la terre cl seigneurie de Gémonville, non compris le raouliu dudit lieu, pour la somme de 700 francs. (T. C. Ruppes 2.)
Le duc François II voulant mettre un terme aux désordres qui se commettaient dans l'étendue de sa baronnie de Ruppes, donna, le 15 janvier 4628, un règlement pour l'administration de la justice à ses sujets de Ruppes, Maxey-sur- Meuse, Gémonville, etc. Voici quelques passages de ce règlement :
u Nous ordonnons que le prévôt de Ruppes ou son lieutenant tiendra sa séance de quinzaine a autre en notre château dudil lieu ; lui appartiendra toute juridiction sur nos sujets des villages dudil Ruppes, Maxey-sur-Mcuse, Gémonville, etc., en toutes actions civiles cl criminelles, à la réserve néanmoins des actions personnelles et mixtes civiles n'excédaul 40 francs...
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ii Que nos maires desdils villages ne pourront donner aucun règlement de police ni faire taxe de pain, vin ou d'autres denrées et marchandises, mais feront rapport audit prévôt des nécessités cl occurrences sur lesquelles il sera besoin de pourvoir, pour ordonner selon l'exigence du cas, notre procureur fiscalou son procureur préalablement ooi.
« Que lesdits maires pourront connaître de toutes actions personnelles jusqu'à la concurrence fle dix francs tant seulement, et néanmoins en tous autres cas dresser procès-verbaux...
« Que le mardi de chacune semaine, lesdits maires vaqueront a l'audience et décision des causes, le mulin tant seulement, depuis sept heures jusqu'à dix en été, et en hiver depuis huit jusqu'à onze heures.
»» A l'introduction de la cause, le demandeur produira sa demande, et si le défendeur a quelques fins déclinatoircs h proposer, il le fera avant toutes œuvres, puis proposera les déclina toires et finalement les péreruptoircs.
« Celui qui voudra agir, s'il n'est demeurant en l'un desdits villages, sera obligé de donner au préalable caution solvablc et rdsscanle en ladite prévôté pour satisfaire à l'adjugé, et fera élection de domicile dans ladite prévôlé, au village où l'action sera intentée; que s'il ne peut trouver caution fidénissoire, il sera reçu à la jnratoire
n Que les appellations des sentences desdits prévôts et maires ou leurs lieutenants ressortiront immédiatement en notre conseil ; et arrivant que quelque partie se rende appellantc illico, si elle s'est présentée, et dans quinzaine de l'intimation, si absente, elle sera obligée de relever sondit aj>pel dans la quinzaine après l'interjel d"icclle, et à ces fins consigner entre les mains de notrcdil prévôt 2 francs pour le droit de l'appel, cl outre ce 2 francs pour le port, faire extraire la sentence pour la joindre an procès, fonrnir des griefs et réponses à iceux ; revêtir cl recharger les inventaires, parties présentes et appelées, faire fermer et envoyer le (oui entre les mains dudit prévôt an château dudit Ruppes, et delà au mailre des requêtes ordinaires de notre hôtel pour faire son rapport... « (Suivent beaucoup d'autres dispositions qu'il serait trop long de rapporter ici.)
On lit dans l'Etal du temporel des paroisses (1705) : u Le village de Gémonville est composé d'environ 22 habitants. C'est une église annexe d'Aroffe qui csl la mère-église, terre d'évèché ou
plutôt de chapitre. S. A. R. (le ducdeLum* est seigneur haut justicier à Gémouville, oc jj a un maire qui exerce U police et rapiiia* dres de S, A. R. pour les faire euciier. 1* causes sont portées en première ioàUoct pri* vaut le prévôt de Ruppes, dont les apptlbii» ressorlissenl à la Cour Souveraine. M*' li* crelte 4lu chapitre de Reraireuioot présaut cure d'Aroffe, qui est de l'oflicialilé de comme Génionville. Il n'y a pas de vicaire Gémonville, et le curé n'est pas obligé mettre un...'
n U appartient au maître d'école, pour *> ges, le droit de percevoir sur les grava i un rcsal de froment, un resal de seigle, ua d'orge et six bjchcls d'avoine ras... Ulm tient aussi le redîme du dîme sur les menu» mes, sur quoi il est obligé de fournir du du vin pour la messe. «
Gémonville a été érigé eu succursale en
Patron, saint Privai.
GENT1LLY. Celte maison de à gauche de la roule de Nancy à PoDl-è-Mc au-dessus du point de jonction de «lit avec le chemin de Maxéville, csl flaoquéedt relies qui loi donnent l'apparence d'an petit leau. On l'appelait ancicuuemenl Vignes, puis elle pril le nom de J'ai dit dans la Statistique que celle an avait été érigée en fief en 1612, par le duc II, en faveur de Henri Philippe, son valet de bre ; je dois ajouter que les lettres dnc ne portent auenoe désignation pren* font mention que u d'une maison sise à
Le 23 novembre \77i, Marc-Sigisbcri il loine, docteur en Sorbonne, grand c tiaatre dcl Primalialc de Nancy el conseiller clercà UCn Souveraine, fait ses reprises, foi et lioBMpi' déclare tenir. du Roi u la terre el scigiwiwi fief de Geniilbj, près Maxéville, oqosistulfl un château, maison de vigneron el de jardak^ remises, écurie, bougerie, pressoir, cottr, ta^ cour, colombier, jardins, terres, etc., itnAk veudauger loutes les vignes dépendant diifil quand bon lui semble sans cire o!
le jour du ban mis pour celles du tirage, seigneurie il possède palrimonialemenl. »
Pareille déclaration fut faite, le (J3 1770, par Nicolas- Hyacinthe Antoine, oflWc régiment d'Austrasie.
GER
GÉRAflDCOURT. il est fait mention de Géirtoerf (Geratdicurtis) dans uue charte ItiG-tifti) de Henri de Lorraine, eveque de l« prieuré de Flavigny. (Bénédiclius
h 1342, le commandeur de Saint- Juan-du- PifkAiire de Nancy admodie au sieur Déport, trùi de Nancy, la maison que la commauderie Râlait a Gérardcourt. (Ordre de Malle.)
Le 57 avril 15%, Michel Bouvet, seigneur de fcûtccMirt et président des Comptes de Lorraine, lurc ses reversâtes à cause de la gagère à lui par !e duc Charles 111 de Ville-en-Vcrmois I fw reole de 126 francs 4 gros sur les aides kMu»aco«rl, Lupcourl et Gérardcourt, moyen- « 1,000 livres. (T. C. Fiefs de Nancy cl
rcagfi. )
Le 2 novembre 1613, Claude Le Pois, veuve kCbMieo Pbilberl, conseiller d'Etal, donne son librement an duc de Lorraine, taut en son Ma qu'an nom de ses enfants, pour ce qu'ils pwleot à Giraeourt.
k 27 mai de Tannée suivante, Jean-Baplisle k Bcratfr, seigneur de Lupcourl et Villc-enii, ei Françoise de Bouvet, sa femme, don* leon reversai» à cause de la rente dont il a précédemment parlé, et dont ils jouissaient héritiers de Michel Boovel. (T. C. Fiefs fcUmioe.)
le 3 mi 1621, les habitants et communauté fcfanrilcourl en Yermois donnent leurs rever- *te » eaose de lasccnsemcnt a eux fait par le b& Lorraine d'une pièce de rapaillc contenant l&pa» 4 nommées, située au ban dudit Gérard- "n moyennant un cens de 10 fraucs. (T. C.
I* ^ février 1701, Uenri Gauvain fait ses foi ttammige pour un fief à Gérardcourt, u vulgai- *M>» appelé la Cour, autrement maison forte cl «çueuriale. n
h Vi% M. Phiiberl élait seigneur haut jusk*r et foncier de Gérardcourt. (E. T.)
Pi* acte daté du 25 juin 1736, Chaj- les-lgnace *■ Mael, comte de Lupcourl, et Charlcs-Fran- P^UFebvre, procureur général de la Chambre Cumules, ce dernier, au nom du duc de Lorfou un échange par lequel M. de Mahucl Uù»kone un cens anuucl de iO francs sur des "*ri!J£<n situés au ban de Rosières-aux-Salines,
r<'i ao Colombier, et, eu coutr'cchangc, M.
Le Febvre lui cède les droits de haute el moyenne justice, tant en matières civiles que criminelles, dans les lieux, ban et liuage de Gérardcourt, apparteuaut au domaine, pour élrc el demeurer onis au coin lé de Lupcourl, sans en réserver ni retenir aucuus, sinon l'appel sur les matières et personnes privilégiées lesquelles seront justiciables au bailliage de Nancy ; el à charge par ledit de Mahucl d'indemniser de gré à gré, pour la privation de la justice en première iuslance, les officiers du bailliage, suivant que cette indemnité sera réglée au Conseil des Finances. (T. C. Rosières 3.)
Le 5 février 1777, Joseph-Antoine de Mahuet, corn le de Lupcourl, fait ses foi el hommage pour la terre cl seigneurie de Gérardcourt.
En 1738, les habitants de Gérardcourt déclarent, par l'organe de leur maire, que la communauté jouit, de temps immémorial et sans litre, du bois des Rappes, dont tous les ans on coupe un quart qui se partage entre les habitants ; d'un jour de terre à la Châtie, d'une chènevière el d'un petit paquis au Long ; du pré la Saulce ; de deux paquis à Erpont ; d'un autre au chemin Grosclier; d'un terrain à Lachelure, clc.
u Chaque ménage doit annuellement à M. le comle de Lupcourl, haut justicier, trois poules el 4 gros 8 deniers pour droit de four; les veuves ne paient que moitié. Chaque ménage doit î> francs barrois au régent d'école, n
Le hameau de Gérardcourt avait, de même que les autres villages du Vcrmois, élait dépeuplé pendant les guerres du XVIIe siècle ; c'est ce qui est attesté par le chiffre de sa population avant el après celle époque : ainsi, en lo97, on y comptait 10 ménages cl demi, et en 1712, il n'y avait que 7 ou 8 habitants.
Le 19 février lb'09, une nommée Idollc Jacquet fonda à Gérardcourt une petite chapelle ou oratoire, sous l'invocation de saint Denis, dans laquelle le curé de Sainl-Hilairc devait dire la messe scpl fois par an. (E. T. el P.)
GERBECOURT. Le village de Gcrbécourt remonte ù une époque fort éloignée : il en esl fait menlion, sous le nom de Gcrberticurtis, dès l'aimée 922, dans une cbarlc imprimée aux preuves de l llisloirc de Metz, par les Bénédictins. C'élait, dès lors, le chef-lieu d'un pagus, démembré des pagi voisins, ou au moins du Saulnois. (Quelques Pagi, elc.)
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