‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 176 sur 292 · GEH · texte numérisé non relu

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Dans une requêle adressée au duc de Lorraioc, le 5 novembre 1867, les habitants des villages de Vaxy, Gerbécourl, Puttigny et Morville lès Chàleau-Salius, terre du cardinal de Lorraine, h cause de son abbaye de Gorze , exposent que , de temps immémorial, ils ont été compris dans les gardes du duc de Lorraine, en payant à son receveur d'Amance les tributs, l'aide générale, comme aussi le landfril quand on le leur demande, et toutes autres charges cl prestations personnelles ; c'est pourquoi ils supplient le duc de les mettre sous sa protection, sauvegarde et défense contre l'oppression des huguenots qui menacent de les assiéger incessamment et de les détruire. A la suite de celle requête, Charles III rendit un décret portant mandement au prévôt de Château-Salins de garder et proléger les habitants de ces villlages. (T. C. Chàtcau-Salins.)

En 1580, ces derniers adressèrent encore an duc de Lorraine une nouvelle requête dans laquelle, s'offranl à payer toutes les redevances qu'on pourra exiger d'eux, ils demandent à être maintenus dans leurs ancienues franchises et libertés cl de ne contribuer ni en l'Evèché de Metz ni en la (erre de Gorze.

Ensuite d'une transaction passée, le 23 janvier 4G04, entre le duc Charles III et le cardinal de Lorraine, ce dernier eède au duc le Val de Vaxy, composé du village de ce nom, de Lubécourl, Potligny, tierbécourt, leurs appartenances et dépendances, eu souveraineté totale el absolue, à la réserve des droits de haute, moyeu ue et basse justice, dont le cardinal continuera à jouir, etc. Celle transaction fut confirmée, le 25 octobre 1004, par la chambre de l'église métropolitaine et par la cour archiépiscopale de Trêves. (Cart. Nancy domaine.)

Gerbécourl est annexe de Vaxy. — Patron, la Conception de la sainte Vierge.

GERBÉCOURT-ET-IIAPLEMONT. Il est fait mention de ce village dans une charte (1123- 1140) de Henri de Lorraine, éveque de Toul, portant confirmation des biens du prieuré de Flavigny ; cette charte, dont on ne possède qu'un extrait informe, porte : Da(i sunt sancto Firmino (c'est-à-dire an prieure placé sous l'invocation de saint Firmin) ires quarlarii mGirbccort cum familid (sans doute une famille de serfs). D'autres titres, des XVI0 el XVIIe siècles, fout mention de la part des dîmes appartenant au

prieuré a Gerbécourl et à Haplemont. ;Prieo| de Flavigny.)

On lit dans la Déclaration fournie, co Q par les habitants de Gerbécourl : * La c&œi naulé jouit, de temps immémorial el sacs lia d'un paquis dil de Forêt, contenant 1(6 ja;; servanl de vaine pâture au troupeau «nu du paquis des Angles, du Petit Paquis, du des Agneaux, de dessous le Terme el de Ni tange ; d'un pré dil le paquis du Malin, d'j autre dit le paquis de Forte-Terre, etc.

n Chaque laboureur non arreolé envers le «( gneur lui doit annuellement, au joordeSaijJ Martin d'hiver, 18 francs 6 gros d'argent ci m poules. Chaque manœuvre aussi non arreofc 4 annuellement G gros d'argent et 5 poule».

n Les habitants non arrentés doivent ubcLi faner el voitorcr dans le grenier da seignetr «fc fauchées el demie de pré dans le breuil du seigueur. n

« La paroisse de Gerb.écourt, dit nSwiaW porel des paroisses (1709), est composée ki lage de ce nom el du hameau de llaptemoati'i eu dépend ; la communauté de ces deux eaJra csl composée d'environ 20 habitants. Geiiwi est du marquisat d'IIaroué. Le patronage de cure appartient à l'abbé de Saint-Epvre (de Tes Les deux tiers des grosses et menoes dîmes î partienneul au prieur de Flavigny... Claude f riset et Claude Joué, vivant curé» de GcrbrfJi ont fondé une messe du Sainl-Sacremeol pi les premiers jeudis de chaque mois, et # pour la rétribution du service...

•i Dans l'église de Gerbécourl est la dufi de Notrc-Dame-de-Pilié el de Saint-Jean-^ fondée, en 1547, par Jean Jolibois, prêt"meuranl à Haplemont... «

Gerbécourl avail été érigé en succorsJÎc décret impérial du 3 juillet 1811 ; en élé réuni à la paroisse de Taulonville, dool il encore annexe.

Patron, la Nativité de la Sainte-Vierge.

GERBÉVILLER. Suivant une tradition a« crois devoir rapporter, mais sons toute naïfl Gerbéviller remonterait à la période gallo-rotM-' sur un point de son territoire, nommi Uèp** il aurait existé, dit-on, une localité appelée L» d'un temple qui y aurait élé élevé à la dtf* nuits. Il y a peu d'années, les vestiges ic 1 localité se faisaient encore remarquer ;

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ai Jifpora sous !a mousse cl l'épais fourre de la itil.

Ot prétend aussi que saint Mansuy, premier ^iqwdes Leukes, vint, sur la fin du IVe siècle, !<aaféliser les habitants de la contrée; qu'après , iw opéré plusieurs miracles el fait de nomw*e$ conversions, il résolut d'élever un temple j «ni Dieu ; ce monument, ajoute-t-on, fut ih m l'emplacement même de l'église paroisait A* Gerbéviller.

lilb, on croit trouver, dans le nom de la fayrie, donné à une des collines du lerriloire * «lté «ille, nn souvenir du passage des Hon- ?io et des Allemands, qui, au Xe siècle, firent lî-i«rs incursions dans le pays et le ravagèrent. Silice sur Gerbéviller par F. Piérot.)

Quoiqu'il en soit de ces différentes traditions, i eu km certain que Gerbéviller remonte à une jqw cloignée, puisque , dès la fin du XIIe sièii possédait, ainsi qu'on le verra tout à tare, non pas seulement un simple château, bi' m pilais (pala(ium).

Unt charte de Henri de Lorraine, évoque de T'raJ, Jatée de l'an 1149, porte que Wauthier de î«rWTiliCT {Valterm de Gillcbcrviler) , sa ton* rtses fils, ont donné à l'abbaye de Bcau- « le tois de maroDage et a brûler nécessaire à 'DBje de l'abbaye et de ses granges el le patu- «bas leurs bois et leurs champs pour ses iaîiiav «ir lout le ban de La Chapelle et de Soulier.

Vae mire charte, de l'an 1 186 . émanée de ^nt Jc Brixcy, aussi évèqtie de Toul, fait men- Iba d'nne transaction passée entre les héritiers ^ Wiolhirr, au palais de Gerbéviller (apud hlCtvrvihr in palalio).

A»; mois Je juiu 122j, Philippe, seigneur de •Miller, donne à l'église de Beaupré, en au- '■'m perpeiurlJe , son moulin de Gerbéviller *'>l'Hdinum meuvi de Giltibcrvilcr), pot:r le "**r 1er après sa mort ; il donne, en outre, à la l<3it abbaye sa forêt appelée Wachenoy, tous ft l»« situOs entre Yalhiménil et Gerbéviller «tfrr Waliermatnil et Gillificrviler) , ce qu'il ,M s Yalhiménil en terres, prés, eaux, bois, ; il lui rend tool l'alleu de Dcricus, jadis ^ it'ïr de Ilandonvillc, tous les hommes de 1 "i de Donrourl, soit qu'ils demeurent ù Fran-

*' tle on à Lindécourl {apud Franconvillam "♦'ijnj Lanfaort). (Abb. de Beaupré.)

Le dimanche a\;uil ta Division des Apôtres 1243, le due Mathieu cl Hugues, comte de Lunéville, font un échange par lequel le duc emporte les château el ville de Lunéville avec leurs dépendances, ensemble Gerbéviller et Yalfroicourt, et le comte, Spilzcmbcrg, Saint-Dié, Moyeumoutier, Etivaî, etc. (Cari. Nancy domaine.)

Par une charte datée du n mecredi de Pentecoste « 1251, Jacques de Lorraine, évèque de Metz, et Ilcunul, comte de Castres, son frère, déclarent que leur frère le duc Mathieu m ou lit de la maladie donl il fut mors, n leur a commandé de rendre toutes les prises qu'il avait faites aux églises de sa terre, notamment « son molin de Gilcbertvilcir et son boiz con apelle Waquenoi w et tous les autres biens i enliouncs dans la donation précédente ; ils veulent u ke luil cil (que tous ceux) ke seront manant ou chas tel de Gileberlvi- Icir, soit duz ou duchesse, ou sires ou dames de la terre ou autre gent queil ke il soient el il el lor maisnies que venront morre ou moulin devant dit, paient enlieremenl la mouture, n (Abb. de Beaupré.)

J'ai dit, dans la Statistique que, par lettres données à Troyes, en 12G5, le duc Ferry s'obligea d'entretenir les bourgeois d'Amance, Gerbéviller, Lunéville, Nancy et Saint-Nicolas, dans leurs franchises et coutumes, ainsi qu'en jouissaient ceux de Beau mont en Argonne. Ces lettres se trouvent au Cartulaire de Lorraine, manuscrit de la Bibliothèque publique de Nancy ; en tète est le préambule suivant :

« Lettres patentes de Ferry 11, doc de Lorraine, données a Troyes, l'an 1265, le grand Jeudy devant la Résurrection Noslrc Seigneur, par lesquelles il s'oblige d'entretenir aux bourgeois de Nancy, du port de Saincl Nicolas, de Lunéville, de Gerbéviller cl d'Amance leurs franchises el constumes, ainsy que cenx de Bcaumool en Argonne en jouissent, el au cas qu'il aille a l'encontre cl que lesdits bourgeois eu faceut plainte à Thibaut, roy de Navarre et comte de Chompague, il veut el octroyé el requiert ledict lloy qu'il le contraigne a les garder, et qu'il puisse saisir les fiefs qu'il tient de luy, cl ses autres biens jusques à ce qu'il aye reparé le toul , el que celte obligation durera tant que ledict Koy Thibaut cl ledicl duc Ferry vivront. «

Voici le texte de ces lettres patentes :

<i Je Ferris dus de Lobcraigne el Marchis, fais

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ii savoir à tous que si je alois en tout ou eu parlie, iloni Dieu me garde , conlre les convenances conlenucs es lettres que mes irescher sires Tbicbaul par 1» grâce de Dieu Roy de Navarre, de Champagne et de Bric, Cucns Palatins, a données scellées de son seel, par ma prière el par ma requestc aux bourgeois de Nancy, aux bourgeois du port qu'où dit St Nicolas, aux bourgeois de Lcnevillc, aux bourgeois de Gillibcrvillicr et aux bourgeois de Amance de rccoognoissancc que je les ay mis à la loi et à la franchise de Beaumont, ainsy comme ses lettres qui de ce sont faictes le lesmoigncul, et les devant dicls bourgeois en fussent plaintifs a Monseigneur le Roy devant dict.

n Je veux et octroyé cl l'ay voulu et octroyé cl requis au devant dict Roy Monseigneur qu'il me conlraiguc ou face contraindre à garder et a tenir les devant dictes convenances, par le mien prennant, sans meffairc de ce que je tiens de !uy en (ié et en hommaige. Ce est à scavoir tous les fiez que je tiens de Iuy qui sont en mon domaine, ou que Ton lient de moi et ailleurs partout où l'on pourroit trouver du mien et qu'il les puisse saisir et tenir jusques à tant que je eusse dcflaict ce que je y aurois entrepris. El ainsi en oblige à tous mes biens especiaument au devant dict Roy Monseigneur.

n El dureront ces convenances cl cest obligement tant connues mes sires li Roy devant dict vivra ou je vivrai.

» El en tesmoignage de verilé je en ai donné à Monseigneur Roy devant dict ces lettres seellées de mon seel , qui furent faictes et données a Troycs, le Grand Jcudy devant la Résurrection de Noslre Seigneur, quant li miliaires courroil par mille deux cents et soixante cinq ans. «i

Le 2i février 1559, u Jehan dis Maillas, des Bourdes, n donne aux religieux de Beaupré sa vigne séant au finage de Girbcrvillcr, u on costei de lou prci corn dit Arabyanglc, « pour en faire leur volonté.

En 15£4, Isabelle de Lorraine, dame de Gerbéviller, donne des lellrcs portant qu'après sa mort la moi lié des moulins dudit lieu, qu'elle n

achetée de l'abbaye de Beaupré, retournera à cette Barbas, de faire dresser un sipne patibo at"1"

abbaye. (Abb. de Beaupré.) lieu de Gcrbéviller. (L. P. lî>12-) m (t|t- Le dernier juillet 1530, la même Isabelle assi- Par lettres patentes datées du !•> m*^k

gue à Arnoul d'Agincourt, en récompense de ses données h la requête de M. le coinlc Jf pa'

services, 420 livres de rente à prendre sur la vente le duc Henri transporte u !» Saiut-3** «j..

de Gcrbéviller, laquelle rente Isabelle se ri-serve qui avait lieu à Gcrbéviller le jonrut

de pouvoir racheter pour ceul livres de ^ tournois. Ce rachat fut fait, en 1 125, pw las comte de Linange cl de Réchicourl. (Cart. domaine.)

Le 9 septembre 1399, Isabelle de Bar, d'Arqués et de Picrrcpont, engage aadoeû. les II les château, ville et châlelleaie de viller, Gef-lige, pour la somme de COOécns^ ronnés d'or au coin du Roi de FraBoe. -Car!; Gagères.)

En 1453, Rodolphe, comte de LiuiageeU Réchicourl, seigneur de Gerbéviller, elAgaiv femme, comtesse de Deux-Ponts, confiriMBl luele les donations que leurs prédécesseurs leipoifl de Gcrbéviller ont faites à l'abbaye de Bnap.| (Abb. de Beaupré.)

Le mardi après la Saint-Jacques 1470, Lail, comte de Linange, permet à Jean Wisse, itav, de faire le rachat du quart de la ville de Gttbr viller, pour le tenir de lai en fief. Celle inflation fut ratiûée par le duc Nicolas, k W t4l 1*71.

Le 10 novembre 1483, Haonemaat etVfaker, comtes de Linange, cèdent et transporîtii i Jean Wisse, bailli de Nancy, les trofe quarts le ville et châtellenic de Gerbéviller, nw}«iUl 9,000 florins d'or. (T. C. Rosière* 2.)

En U87, Guillaume Simon, labelboo i bcrvillcrs, donne aux rcligiea* de l'tkbawfc Clairlieu h plain povoir de faire à leur b»rbi3 toutes et quantes foix que bon leur semblf». «a pool et avec ceu l'allée en ang prey app-tri^ audit Guillaume, qui est prex de Meharaiewl séant on ban de Gerbéviller entre les dew )m prez du moulin de xMebarmenil... (Abb. <1« pré.)

Beaucoup d'autres litres, que je oe tm p devoir indiquer, sont relatifs aux biens baye de Beaupré possédait a Gerbéviller m le territoire de celte commune.

Par lettres patentes datées du l*r le duc Antoine permet à Olry Wi**, w^ de Gerbéviller, à Adam Bayer de Bopçrt- ♦* enenr de Cbàtcau-Bréhaiu, et à mess«re«'

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