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les bâtiments et écuries cd dépendant, sont cd très-mauvais état, dont y a en visite faite par M. Philbcrt, conseiller et auditeur de la Chambre des Comptes, lequel en a dressé procès-verbal ; et pour en éviter la ruine, conviendrait y employer 4 ou 5,000 francs. « Dès l'année 1664, on s'occupa de ces réparations.
Les ducs de Lorraine avaient aussi, près de Gondrevillc, une vigne dont l'entretien se payait avec les deniers du receveur de la prévôté.
Plusieurs individus de Gondrcville furent exécutés comme sorciers aux XVIe et XVIIe siècles ; voici leurs noms : Isabeau, femme de Didier de Lagardc (l!>9i) ; N. Mansuy, pâtre (1602) ; Mansuy Poirot, dit du Ménil (1620) ; Mengeotte, veuve de Jean Pcrrin (1629).
Beaucoup de notes consignées dans les registres de la Chambre des Comptes on dans ceux du receveur de Gondreville, attestent combien cette localité eut h souffrir de la peste et des ravages des gens de guerre. On lit ce qui suit dans un rapport présenté à la Chambre, le 2 décembre 1651, au sujet d'une requête par laquelle le fermier du bac demandait quittance du canon de sa ferme : m La contagion ayant commencé à se manifester audit Gondreville dès le 2 du mois d'avril dernier, elle y aurait duré jusqu'environ le dernier août, qui sont près de cinq mois, pendant lesquels la maison du bac ayant été infectée par l'un des valets du remontrant, qui y serait mort de la maladie, lui, sa femme cl sa famille auraient été menés aux loges et y détenus 40 jours entiers— Mais comme ledit Gondreville était suspect partout, les passants se détournaient de leur chemin ordinaire et allaient passer au bac de Dommartin... n
Un autre rapport, rédigé à la suite d'une requête des fermiers de fours banaux, porte qu'à cause de la contagion, u une grande partie des habitants se seraient retirés qui ça qui là, même dans les bois, où ils auraient vécu selon que mieux ils auraient pu ; les autres restés dans la ville, lesquels, pour ne tomber par des assemblées publiques en pareille affliction que leurs cohabitants, cuisaient dans leurs maisons, et que pour ceux qui étaient aux loges, ils vivaient du pain que la communauté leur faisait cuire en une maison particulière... «
Un troisième rapport, motivé par la demande qu'avaient faite les habitants d'être déchargés de
l'aide ordinaire Saiul-Remy, dit que, pendant b cinq mois qu'avait duré la peste, u le trafic et !• commerce, de même que la hantise et fréqaublion aurait été interdite aux remontrants, Iootà pendant ce temps, outre les pertes puiits&àa par eux souffertes, auraient été contraints de e«. tracter des dettes pour plus de 400 franc», tm pour subvenir au soulagement des affligés qu'i ^ nourriture des pauvres d'entre eux qui n'ttutj moyen de s'entretenir... Durant lesqoeb mois, seraient mortes <Je la contagion 340 p*. sonnes, dont les conduits dndit Gondmilfca trouvent diminués de plus de 36... n
Le duc de Lorraine, prenant en pitié h àtav tion malheureuse des habitants, leur iltâiro, par les mains du sieur Philbert, capiuiot k Gondreville, 20 resaux de blé, tant en pain q^W trement.
Les registres de Tannée 1632 attestent de s» velles calamités, car a a fléau de la peste ta}' joint celui des gens de guerre : u En Fiante tt* sente, est-il dit dans une requête do ferait bac, la contagion s'étant rallumée audit ville, à Toul, Saint-Epvre, Cha autres lieux circonvoisins, et y continué mois et demi ou environ, et du depuis les pes et gens de guerre du Roi très-clirélieo survenues ès environs dudil Gondreville, g la plupart passées audit lieu, les droits dadit auraient été grandement diminués et ledit montrant tombé eu intérêt, Uni a ce sujet passer et repasser jour et noit lesdites tro sans aucun salaire, au contraire ballu et « souvenlcs fois, lui et ceux qu'il employait passer, même leur bétail et le peu de m qu'ils avaient en la maison du passage pa robés... w
Des quittances sont accordées à différai! fi miers du domaine, pour des raisons analo? celles qui viennent d'être exposées ; les babi de plusieurs villages de la prévôté, no ceux de Crézille?, Crépey, Sclaincourt, Saint-Epvre, AHain-aux-Bœufs et Aingem, rent déchargés de l'aide Saint-Uemy à cm» ravages qu'y avaient exercés la peste et les pes ennemies.
En 1635, les soldats prirent et emoit'i* jusqu'au dessous des moulins de Frmurd le* bateaux qui servaient au passage de Gondro
Les registres du receveur de la prenne.
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venquect de 1052 à 1630, attestent, a cette der- •vfliéivépoqae, aoe conlinaalion des calamités dont te battants avaieul déjà eu a souffrir: u Le
• MfteMe remontre que, sur le compte par lui raiu co 1656, il lui aurait été ordonné de recela» sur les laboureurs et propriétaires des terres ta ban de Gondreville la quantité de 26 resaux 2
. iécfets U pots 2 chopincs de blé, pour à quoi y mmmin, U avait fait toutes les diligences qu'il a nja sua en avoir pu rien tirer, à cause des misères
£• ■ m Le comptable ne fait aucune recette des cinq re^anx d'avoine pour lesquels le gagoage de la MesMgerie était ci-devant affermé, ledit gagnage
*fj*m demeuré inculte l'espace de deux années, n
£ .Eafia, on voit par une note du compte de 1671, celte époque les troupes françaises exerçaient Meut leurs ravages dans le pays ; le receveur,
t*fà* avoir exposé la dépense faite pour rentrer les îlhk dans les greniers du domaine, ajoute : ■ A comme par la force majeure lesdils foins iiûsi Migrants ont été entièrement enlevés par feus du Roi et logement de l'armée arrivée, *?ée et campée à Gondreville cl aux environs, U, 15 et 16 de septembre dernier, et par le Larragement du camp de l'armée de H. de Gênai ilhùi à Loogwy les 10-et 12 octobre suivant, was qu'il y en ait resté aucune chose, non plus (jflt des grains et effets que le comptable avait iitftifieu du sien propre... n
■ ■ Les Pooillés dn diocèse ne renferment aucune Particularité sur l'histoire de la paroisse do Gon- -irtdUe ; Us se bornent h mentionner l'existence 4» h chapelle de Nolre-Dame-de-Pitié et de ma Urbain, dans le cimetière, et, dans l'église,
:4b Mlle de Saint-Christophe, qui fut transférée 6a» l'abbaye de Saint-Léon de Toul ; clic avait lté foulée par Mmc Le Brun. Il y avait, dans cette
.iglue, une confrérie de la Conception Noircit:]*, érigée la veille de la Conception (décem-
*lj 1*16. Par l'acte de fondation, messire Henri, «ré «te Gondreville, Thouvenin Malhoste cl ^rperoo, sa femme, noble homme Geoffroy de IkrtaevUfe, écuyer, et plusieurs autres habitants di mu, déclarent qu'ils se mettent pour toute tor rie en la confrérie de la bcooitc vierge Marie, pow taire la solennité de la Conception. Les conte* et coûsœurs établissent que, tous les mois, tôt noie sera dite eu l'honneur de la Vierge
• i l'hôtel fucr (hors) du cucr de l'église, n à la-
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quelle messe chacun d'eux devra donner un denier. Aucun des membres de la confrério ne pcul en sortir sans payer une pinte de cire. A la mort de l'un d'eux tous les autres doivent assister a son service cl à son enterrement, sous peine d'une amende d'un demi-gros d'argent ; ils héritent du meilleur vêtement du trépassé. La confrérie doit être administrée par quatre gouverneurs ; il y a un maître, auquel on donne un bâton comme marque de sa dignité, u ly quelz confreires qui awerat le bâton doit saiugnicr et faire avoir à tons et à toutes les coufreires clcousuers, au jour de la festc de la Conception, dous maingiers, c'est assavoir le disner et le soupper, et avoir boin pain, boin vain et boin poulaigc. Et maris et femme doit avoir uuc piesse de buefz et de chastron ou de port pour le disner et donner pour le soupper rasinablement ainsi comme il appartient... n
Gondreville a été érigé en succursale en 1802, avec Fontcnoy pour annexe ; cette commune en dépend encore aujourd'hui.
Patron, l'Assomption de la sainte Vierge.
La statue monstrueuse de saint Urbain, qui dégradait l'église de Gondreville, en a disparu dans ces dernières années.
GONDREXANGE. Les titres, assez nombreux, qui concernent celte localité, ont tous rapport à sou élaog : le premier est une lettre de Uaoul de Coucy, évèque de Metz, du li> décembre 1401, portant accompagnement de la moitié de l'étang de Gondrexangc, en faveur du duc Charles U, lequel promet aider I'évéque contre le comte de Linange. Des portions de cet étang, doul il paraît que le revenu était considérable , furent successivement données, à tilre de fief, aux comtes de Linange (1495), aux sieurs de Réchicourt (1526) el à ceux de la Petite-Pierre (lï>39).
On trouve, dans les comptes du domaine de Bl&mont, sous la date de 1579, la mention d'une somme de 3 francs payée à uu bourgeois de cette ville u pour avoir été à Nancy avertir messieurs les superintendants au comté de Blàmont, des gens de guerre qui étaient à Gondrexangc. «
Quelques noms des rues de celle commune semblent rappeler des souvenirs historiques : il y a celle du Château, celle du Vieux-Moulin cl le quartier du Vieux-Moulin.
Sur le territoire est une maison de garde appelée la KUcrmallo.
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Gondrcxangc a été érigé en succursale en 1802. — Patron, sainl Luc.
GONDREXON. En parlant du prieuré de Froville, j'ai rappelé une charte de Tan 1091, dans laquelle est mentionnée une donation qui avait été faite à ce prieuré de terres situées à Goadrcxon (apud Contrapon).
Le jour de la Saiot-Barihélemy U09, Jean, dit Xeline, de Fénétrange, déclare qu'il est homme d'Henri de Blàmont pour 15 florins de terre à prendre chacun an sur Ucillon et Gondrexon. (T. C. Blàmont fiefs.)
En 1380, Henri de Blàmont avait engagé à son frère tout ce qu'il possédait dans ce dernier lieu. (Voir l'article Amenoncourt .)
On lit dans les comptes du domaine de Blàmont, à la date de 1593 : u Les habitants de Gondrexon doivent reules en argent ; la taille ordinaire Saint-Remy au bon plaisir de Sun Altesse, graisse et couvrechef ; doivent par chacun cheval tirant à la charrue, a la Saint-Jcan-Baplisle, un gros, et à Noël un gros, le boeuf tirant doit deux blancs à chacun desdils termes ; des faucheur? et faneurs pour les breuils de S. A. situés au comté de Blàmont ; la scille deux fois Tannée au blé et h l'avoine au gagnage d'icelle sis audit Blàmoot ; doivent aussi de leurs cnfanls pour guetter au château, s'ils ne sont clercs ou de métiers. Les gerbages de blé sont aux chanoines de Deneuvre et l'avoine h la recette dudil Blàmont.
« Les charges du doyenné dudit lieu consistent à faire entrer es mains de l'officier comptable les rentes en deniérs et en grains, tant ordinaires qu'extraordinaires, poules, chapons et autres redevances, étant à celle considération exempt ledit doyen de tous traits, aides extraordinaires, impositions, subsides, corvées, charrues et autres prestations personnelles.
»» Les nouveaux entrants audit Gondrexon doivent dix francs à S. A. et h la commune dudit lieu par moitié, n
Les habitants disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1700, qu'ils ont droit de vain pâturage dans les bois dits Amcnisbtds cl Rappes- Pulligny, appartenant au duc de Lorraine, pour quoi ils paient une rente annuelle appelée la Foresterie, consistant en 2 francs, monnaie de Lorraine, laquelle descend ou moule suivant le nombre des habitants.
Gondrexon est annexe d'Aulrepierrc
GORGE-SALÉE. Le 8 novembre 1661, A!<i* dre de Redeon de Dreux, marquis «eFnanxtt de Monlfort, comte de Coalition, dooac sou bnombrement au duc de Lorraine , à a*u k Françoise- Angélique de Poaîlly d'Esue,a fenut?, pour les château, maison forte, terres eise^neo' ries de Manonville, de Domèvre, et celle àt Gorge-Salée, située au village deBeraêeMrt. T. C. Pont et dénombrements.)
GOSSELMING. £n 1240, Nicolas, prtln da Bassel {de B assola), et Conrad de Gosalnio* {de Go&telminga) font un accord au sujet in pré situé près du pont de Gosselmiag. (Cessa* deric de Saint-Jean.)
Par lettres datées du mois d'avril 1268, Aileyde, abbessc du couvent de Besse, investit Oik* de Dolving {de Dolvinga) d'aa certain tkf Jacques, 61s d'Alexandre de GosseJmio:
cclmingcn) tenait de ce couvent. (T. C. Hes;
L'année suivante, Nicolas, prêtre de fo& ^ ming, donue au monastère de Saint-JniKV Bassel une maison, un jardin el un pré i cùîc H pont de Gosselming. (Corn, de Siint-Jean.}
En 1312, Sifrid, moine de Seaones, veod --i religieuses de Viviers la moitié de devi l. • l'un dit Kunegil et l'antre Vineval, sis au ht J- Gosselming, pour la somme de 82 livres. J. i Viviers.)
Par lellrcs datées de la 5* féerie après la vité Notre-Dame 1525, CatberiBc, fille Mathieu, échevio de Sarreboorg, vend au mgieuscs de Viviers près Sarrebourg toa» I* tages qui lui étaient échus en la ville et h bu « Gossclmingen. (T. C. Fénétrange.)
La veille de la Saint-Michel 1336, Jeu.'-*de Salm, Simon el Nicolas, ses fils, dcc!t*| qu'au sujet de la guerre qu'il» ont contre t<«: j laume de Dorweillcr ( Torcheville ) et Gecrp Créhangcs (dans laquelle guerre Perrio, C Guillaume leur a été contraire parce q»c >*"j et Nicolas sont des châtelains vassm-l'P '] assistants du comte de Sanvcrdcn), ils ont f .- 1 f garantir le village de Rohrbach et les g«* danl de sa mairie, de même que leurs tutu. Icsdils Guillaume el Georges ont pareille"*"151 ranti de toute hostilité le village de Gosi-etar/ et les gens de sa mairie. (T. C. Sliuwl.)
Les religieuses du couveut de Ite*1 j"' ' daient à Gosselming différents droits fi' ~ rappelés dans plusieurs titres du XIV* «cm
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, daté de 1354, est une attestation des Pribourg (de Fritntrg), de Viberswilie Yibenbile), de Bcrthelming et de Gossel- , taqaelâ jurent sur les saints Evangiles, iadaaiei de Saint- Jean -derBassel ont loues ti ont toujours exercé pleine juridiction sur les hommes qu'elles avaient à Gosqa'clles y ont leurs officiers, à savoir, mire, des échevins, des jurés qu'elles ont le Bide créer et de destituer, et qu'aucun évèque f&u ni aucun zaïïenairc (zaffenarius) de tiiourp ne les ont empêchées de l'exercer. En !i le taffeoairc de Sarrcbourg fait une déclatoot-à-foii conforme à la précédente. La Muée, Adémarc, évèque de Metz, recond confirme le droit de juridiction et celui ferrage qu'ont les religieuses de Saint- Jean - Ba«l, ordre de Saint-Augustin, dans sa ville irlebau de Gosselming, ordonnant à Folmar, t.d* la Petite-Pierre, gardien des droits de dans ce lieu, de ne pas troubler les relias dans (a jouissance de leurs privilèges, ton autres pièces, de 1301, 1398 et 1399, '■filent également les droits du couvent de l-tao-de-Bassel b Gosselming, droits dont dans le XV" siècle, les chevaliers de lem, lorsqu'ils succédèrent Angustines de Saint-Jean-dc-Bassel. (T. C. Canaujkkriej,)
t '74 les habitants de Gosselming, u village lîm: et seigneurie de Sarrcck, notoirement dans U souveraineté de Lorraine, et (cou en pilesienr de Lutzclbourg en tous droits de jBfiee, m adressèrent au duc Charles III rutile dans laquelle ils disent qu'il y a, dans fcdelliet «t circuit de leur villrge, un certain f*ni*u et contrée de bois appartenant aux seif> de Fénétrange, où ils ont toujours pris et
boii pour leur chauffage et autres nécessite»* «ils oot usc ju pa tarage et paissonnage, J^idaiioft de tous teurs voisins, notamment des ■tojflis de Haut-Clocher ; que néanmoins , ces te sont emparés du troupeau de Gossel- *H tl ont mis le leur dans cette contrée de bois, kp'wiretïf général de Lorraine fut chargé d'inp tu cette affaire, à la suite de laquelle k 25 décembre 1579, une sentence ar- Me qm déboula le* habitants de Gosselming M"* prétentions au sujet de l'usage cl de la rj* piture dans le bois contesté. En 1381, le
commandeur de Saiut-Jean-dc-Bassel protesta contre celte sentence, assigna les habitants de Haut-Clocher devant la chambre impériale de Spire, et se plaignit vivement au duc des entreprises cl des violences que se permettait le sieur de Lulzelbourg contre les sujets de l'ordre de Malte h Gosselming. On ignore commment se termina celte contestation. (T. C. Slinzel et Commauderics.)
On voit, par les litres que je viens de rappeler, que le village de Gosselming dépendait de différentes seigneuries et juridictions : une partie était de PEvèché de Metz, l'autre du duché de Lorraine ; une portion appartenait à la commanderie de Saiut-Jcan-de-Bassel , une autre était tenue en fief par les sieurs de Lulzelbourg ; la troisième était comprise dans la baronnie de Fénélrange. Les droits de ces divers propriétaires sont rappelés dans les documents suivants. On lit, d'abord, dans un état de la terre de Fénélrange :
u Au village de Gossclmingcn, ressort de Lunéville, en corps et en ban de Fénélrange, les seigneurs de la Tèle du Brac ont un majeur qui lève leurs rentes, tant en argent, grains, chapons que poules. Les seigneurs de Lulzelbourg et Sarreck sont hauts justiciers audit Gosselmingen , mais aux amendes basses qni se commettent dans le ban et finage, ils n'ont que la moitié coulre les seigneurs du Brac.
m Lesdits seigneurs du Brac y ont une bcllo
maison et gagoage , qui est franche en toutes
choses, tant envers Son Altesse (le duc de Lorraine) qu'envers lesdits seigneurs de Lutzclbourg et Sarreck, et pareille aux immunités des églises pour l'asile cl refuge des criminels durant six semaines et quelques jours, lesquels une fois expirés, lesdits criminels en étant sortis sans être pris h ladite sortie, y peuvent sûrement rentrer cl continuer la même immunité et franchise pour aulrcs six semaines et quelques jours.... » (T. C. Fénélrange i.)
Quant aux droits du commandeur de Sainl- Jeau-dc-Bassel, ils sont énumérés dans un piedterrier de la commanderie, rédigé en 17U5, par un conseiller au bailliage de l'Evèché de Metz, commis à cet effet, tant par le commandeur que par les habitants de Gosselming :
u Le commandeur est seigneur foncier en ce lieu, et en cette qualité il a différents sujets résidents sur les maisons et masures ccnsables, et a
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raison de celle résidence, ils soul francs cl exempts de lous les droits, devoirs, corvées cl prestations tributaires dus au seigneur haut justicier, moyen el bas dudil Gosselming, qui n'a nul droit sur eux que celui de leur faire subir juridiction pardevant ses officiers pour raison des actions civiles et criminelles que lesdits sujets de l'ordre de Blallc peuvent avoir entre eux.
» A droit le sieur commandeur d'élire cl créer un maire pour commander à ses sujets, pour veiller à la conservation de ses droits, biens et revenus.
n Lesdits sujets sont obligés de prêter audit seigneur serment de fidélité, lui faire foi el hommage, déclarer ne pouvoir se marier ni s'engager à d'autres seigneurs elseigueuries, sans l'expresse permission dudil sieur commandeur et sans cire relevés du serment de fidélité, à peine de félonie et de meltre en commise leurs héritages et biens ceosables à ladite commanderic.
n Lesdits sujets, s'ils sont laboureurs ou voituriers, sont allcnus, envers le commandeur et son adraodialcur et fermier, a concourir, avec les voitnriers cl laboureurs de Saint-Jcan-de-Bassel, à la corvéo annuelle de la voilure des rentes et cens en vins que le sieur commandeur perçoit à "Murîcnheim en Basse Alsace.
n Sont encore obliges les laboureurs de Gosscltning à la corvée de charme pendant trois journées, pour semer les blés cl avoines de la commauderie au lieu de Saint-Jean dc-Bassel. Les manœuvres sont également atlenus à aller sur les mêmes terres, pendant six journées différentes, pour y seiller, faucher, faner grains et foins, et à tous autres ouvrages auxquels le commandeur veut les employer... n
Le 27 janvier 1772, Adam Philippe, comle de Custine, fil ses foi cl hommage pour raison de la terre el seigneurie de Sarreck, composée du vieux château de ce nom, et des villages de Gosselming, Oberstiuzcl, Dolving elde la censé d'Allzing, qu'il possédait palrimonialemenl en haule, moyenne, basse cl foncière justice.
On lit dans la Déclaration fournie, en J738, par la communauté de Gosselming : u Les habitants ont droit de grasse et vainc pâture dans les forêts de M. le comte de Cuslinc, situées dans la terre de Sarreck el dépendances, moyennant les reconnaissances en avoine qu'ils lui en paient, suivant qu'ils eu conviennent ensemble, ce qui
monte ordinairement à 20 sacs cl 8 rewM, i sure de Sarreck; au moyen de quoi ils ont tbon droit de bois mort èsdites forêts de leur au..,
La cure de Gosselming, qui dépendait dt !V vèché de Metz, avait été unie, en 1309, {oj^ naud de Bar, évèquc de celle ville, an ««g des religieuses de Viviers, a la cooditioo p'fe y entretiendraient à leurs frais un vicaire p*^ luel. (T. C. Viviers.) Vers la Au dalYTà^ (en 1581), Paul, comte de Salin, autoroitafa! deliers de Sa r rebourg à la desservir. (T. C nélrangc.)
Gosselming a été érigé en succursale es avec Saint-Jean-de-BasseJ pour
Palron, saint Sévère.
Plusieurs litres des Archives font meiiin In cénse franche de Gosselming, laquelle laissée a bail, en 4703, pur les officiers dt trange, moyennant un canon de 20 écw.
censé, qui était composée de plusieurs m fut incendiée au commencement du XYKf et rétablie, en 1710, par un nommé Gabriel Ion, h qui elle avait été laissée à bail. (T. nétrange 7.) 11 s'agit peut-être ici du appartenant aux seigneurs de Fénélrange, a les habitations avaient le privilège de semr lieu d'asile.
GOSSON COURT. C'est le nom d'une k qui existait autrefois près du village de Y; court, et qui fut probablement détroile les guerres du XVIIe siècle. Sur son s'éleva un ermitage qui appartenait an du de la Primatialc de Nancy, comme bériiw biens du prieuré de Salonne. Oa trou* 1685 à 1709, des actes de réception, par le pitre, de plusieurs frères ou gardi milage, et, en 1725', un bail de Gossoncourl.
GOV1LLER. Les plus anciens docunt!
concernent ce village ne remontent pas ti de la fin du XIVe siècle : Le jour Jeftk Mathias, apôtre, de l'an 1399, Ferry* miny, écuyer, reprend en fief et homorç Ferry de Lorraine, comte de VandéflioBt, ce qu'Oudel de Genniny, son père, tenait a Ta? démont, a Prayé et aux grosses et meoocsiafl de Vitrev et Govillcr. (Cari. Vaudémooi n>J>-
Le 1« mars Uol ," Bernard de feraM donne son dénombrement au comte de Vu/M mont pour ce qu'il possède a Vaodcawnl et «
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id dodil heu. pour le quart des grosses cl mcici dîmes de Vitrcy el Goviller et un homme r fer audit lieu. (T. C. Vaudéinonl fiefs.) Le 2" décembre 1567, les habitants de Govil- •r et de Souvcraincourt promettent payer au duc t Lorraine une redevance annuelle de 4 imaux avoine par ménage, à cause de l'ascensement enx fait d'un héritage dit la Rapaillc, conteuant oit viugt douic jours. (T. C. Vaudénionl doaine.)
Par lettres patentes du 17 août 1570, le duc barles III, sur la requête de messirc Jean de resiodam, commandeur de Saint-Georges de ont ville, amortit et affranchit les liefs des dîmes rojâes et menues de Goulicr et Vitrcy, au «nie de Vaudémont, consistant en Vin, blé, roine, orge et autres choses a lui acquises, le 10 ml *o68, par échange fait avec le sieur André es Porcelets, de ce que ledit seigneur commaneor poavait avoir au village de Valhey, consistât od seigneurie, four, dîmes, rapports des m joignants, rentes el cens, et le pré dit Elaog alternativement avec l'abbé de Lunévillc, ;c. {Ordre de Malte.)
Ensuite d'un échange fait, le 16 août lo89, aire Christophe de Bassompicrrc el le duc Char- « III, ce dernier obtient trois quarts au moulin e Tliiry-Moulin, sis au bau de Goviller. (Cart.
ht 12 mai 1307, un nommé Nicolas Guilleret, radau duc Charles III une maison avec ses usies, sise sur l'étang d'Arragon, au ban de Govilr, pour la somme de 500 francs.
Le iOjuhi de la même anuée, la communauté è Govilter, représentée par Gérard Cunin, son uire, s'engage ù payer annuellement au domaine u ilac on cens de ô francs, à cause du don qui li a elé fait d'un chemin pour envoyer Yainpâlucr ses bestiaux au pré dit le Hosal, situé sur le » de ce village. (T. C. Vaudémont domaine.)
Le ÔO octobre 1627, le duc Charles IV vend à l«ri de Beauvau tout ce qu'il avait à Goviller, «semble les haute, moyenne et basse justices, la «Jle récite el le revenu des moulins, ballants, tris et clang de l'Etanche, à réacbal de 50,000 rages.
Par lettres datées du 15 mai 1CÔ0, Henri de Baraocourl, marquis de Fauquemont, gcuéral de broderie de Lorraine el Barrois , reconnaît que le même duc lui a cédé, par forme d'usufruit, ci
à son ûls aîné, plusieurs renies cl revenus sur le village de Goviller, à réachat de i3,000 francs. (T. C. Vaudémont domaine.)
En 1709, le village de Goviller apparlenail en haute, moyenne et basse justice, par suite de la cession que le duc Lcopold lui en avait faite, à M. Le Bègue, conseiller d'Etat. II y avait des ofGciers qni connaissaient des causes en première instance ; les appels étaient portés au bai liage du comté de Vaudémont. La communauté était composée d'environ 60 habitants (E. T.); il y en avait 100 en 1738, et 110 feux vers 1708
Le 21 août 173i, la Chambre des Comptes de Lorraine avait ascensé a Nicolas Médard, demeurant à Goviller, le droit de pressoir banal audit lieu, ensemble les masures adjacentes, moyennant 18 francs de cens annuel. (T. C. Vaudémont additions.)
On lit dans les comptes du domaine de Vaudémont (1581) : ti Goviller est village du domaine et souveraineté du comte de Vaudémont; les habitants sont sujets a tontes justices à notre souverain seigneur, taillables deux fois Tannée à volonté, sujels à tons impôls, charrois cl corvées ordiuaires et extraordinaires. Ils sont sujels à faucher, faner el mener dedans le foin du breuil de Vilrcy, alternativement avec les habitants dudit lieu, et ont, quand ils fauchent, 4 francs desdits de Vitrey.
-» Les habitants desdits Goviller et Vitrey sont sujets à la garde de Vaudémont cl en paient, chacun an, 18 francs an capitaine de Vuudéroonl; et en temps de bruits de guerre, ils sont (cnus d'aller audit lien au mandement dndil capilaiue, et nonobslanl ce qu'ils fournissent gens pour la dite garde, si ne sont-ils quittes de payer ladite somme.
» Les habitants dudil lieu sont sujels d'aller trois fois l'an à la charrue au gagnage de Salprcy, deux jours a sercler les blés et avoines, une journée à sciller les blés el une aux avoines, el un leur doit du vivre.
» Le prévôt dudil comté prend sur chacune bete prise en dommage, ou ire la pargée, 2 deniers. Il a droil de faire serchc des trouvaux ès lieux accoutumés par le village et ban dudU Goviller, et ne prend, pour la première fois, d'un trouvai que 12 deniers, la seconde fois !» sous.
n Les cens de mai sout de telle condition qne
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