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lous fes hommes et femmes qui les doivent soul Icdus, tous les ans, de payer, en la maison du maire de Goviller, le premier jour de mai, pour le rachat du sang de leurs têtes, sept deniers et mailles, et au cas qu'ils ne paient audit jour, il se peut prendre b (a tête d'icclui ou celle qui n'auraient payé ou à tout le corps, en quel lien ils soient demeurans, comme confisqués à Monseigneur, cl y soul sujets seulement ceux descendus du ventre. »
D'après la déclaration fournie, en 1738, par la communauté de Goviller, celle-ci possédait, de temps immémorial et sans titre, plusieurs paquis et 230 arpents de bois dan? lesquels elle lirait annuellement son affouage*
En 1634, un nommé JeanBigarel, de Goviller, avait été brûlé comme sorcier.
Il paraît que ce village avait beaucoup souffert pendant les guerres du XVIIe siècle, car on trouve la note suivante dans les comptes du receveur de Vaudémont , pour les années 1637 b AGIO : u Audit Goviller uc s'est fait aucun profil a cause que, pendant les années de ce compte, le restant des habitants l'avait abandonné, et s'en retrouve aujourd'hui 8 ou il qui n'ont aucun bétail et sont réduits à une extrême pauvreté, n
Goviller, qui était annexe de Vilrey, avait été érigé en vicariat en 1089. Plusieurs litres du XVII* siècle parlent d'une chapelle dite du Blontd'Amon, située sur le territoire de celle commuuc. On sait que, d'après la tradition, saint Amon, second évèqne de Toul, aurait abandonué son siège épiscopal et serait venu vivre en onachorèlc dans les forêts voisines de Goviller. De là le nom d'Amon (et non dMn'on, comme on dit dans le pays) donné b la montagne qui domine ce village.
Goviller a été érigé en succursale en 1802. Patron, saint Epvre.
GRAENZIIOFF, ferme sur le ban de Mclling.
GRAMMONT. La ferme de Grammonl, située sur le territoire de Merviller, a été la propriété du sieur Renaut, créalcur de la verrerie de Baccarat.
GRANDE-HAIE (la), ferme et moulin sur le territoire de Nonhigny ; c'était autrefois une haute justice. Le 15' "juillet 1632, Adam du Bourg, gouverneur des salines de Rosières, donne ses reversa les pour la Graude-llaye, qu'il licol mouvante en fief de haute, moyenne cl basse jus-
tice, du duc de Lorraine à cause de son court- Blàmont. Le 17 avril 1720, Etienac Mjs^ maire en la haute justice de la Graude-Ha* tient Pascenscment des étangs des IboiceiBu Parnx. (T. C. Blàmont 3 et i.)
GRAND-MÉN1L. Le i juillet 1572, PfcJ Le Brun donne son dénombrement à la Qqsm des Comptes ponr ce qu'il a en la terre « ^ gneurie de Villey-le-Sec, en celle dt Velt^ aux dîmes d'Ecrouves et au Grand Mttnii lè Toul, mouvant d'Aprcmonl. (T. C. Nano ti
GRAND-NAPOLÉON (le), écart sor k J loirc de Bouxière3-aux-Chénc9.
GRANDSEILLE. Les lettres païen ta <k |^ pold, du mois de décembre 1722, portant ««j de Grandseille en marquisat, sont ainsi ttmn ii.... Voulant donner au sieur Franco» du lelet, l'un de uos chambellans et chevaux-légers de notre garde, et à la datât therine de Fleming, son époose, des nnnjt» l'estime que nous faisons de leurs penoai nous.:, unissons et incorporons la terre, rie, haute, moyenne, basse et foncière jastin Grandseillc, les hautes, moyennes et lices d'Amiens Bois, les terres... et droite a; tenant audit marquis du Chaslelel a Ast Gogncy et Frémonville, l'ancien fief qu'il s mont, les élangs d'Albe, Vilvacoort, Gi Cambra et Rangognier, les cens et rente., a sur le prieuré de Manonviller cl à la aux-Boi?, la Neuve-Grange, Conny et Ji le château enclos et ancien gagnage de Blàa les haute!:, moyennes cl basses justices S pierre, Frémonville, Ameuoneourl, Goi Remoncourl, le breuil de Jambrot iw le ries de la Boudousse, Macbel et Mance, pw tout... ne faire et composer b l'avenir qo'oa et même corps de fief, lequel nous... en? élevons, illustrons et décorons en dignité, rang cl prééminence de marquisat, soos la minalion de marquisat de Grandseille, chef-lieu sera ledit village de permettons aoxdits sieur et dame do Cha&to créer et établir audit marquisat uneprewii sera composée d'un prévôt chef de police gruyer, d'un procureur d'office, d'un greffier, deux sergents et d'un tabellion, qui ciereercw justice ut jouiront des mêmes privilèges que officiers de nos prévôtés, à la réserve des os vilégiés « (L. P. 1722-23.)
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GRAND-MOULIN (le), mouliu sur le 'territoire de Tonnoy.
GRANDS-MOULINS (les) de Nancy. On ne connaît pas la date précise de la fondation de celte importante usine ; mais il est bien certain qu'elle doit remonter a une époque éloignée, puisque, dès Tan 1145, le duc Mathieu confirme la donation qui en avait été faite, aux religieux du prieuré Notre-Dame de Nancy, par son aïeul Théodoric (Thierry II, de 1070 à 1115) et par son père Simon Ier (molendinos »uos super flwncn qwd Murthe dicitur vulgo edificatos isdem (ratribu* ad eorum prebendam ampliandam substiluil). iColl. St-G. et P.)
Il parait que ces moulins disparurent, soit au XIIe, soit dans la première moitié du XIU° siècle, puisqa'eo 1246, Mathieu II donne à l'abbaye de Clairlieu, pour le salut de son âme, de celle de wa époase cl de ses prédécesseurs, une place pour construire un moulin sur la Meurlhc, audessus du pont de Slalzéville, sous l'ancicune vanne de Clairlieu (dedi et concessi beatœ Muriœ Clari loci sedern pro molcndino construendo in aqw mea de Murtc, desuper ponlem de Malescvillc , subtus vétéran vennam Clari loci). Les deux litres que je vieus de rappeler portent bien, l'nn et l'autre, qu'il y est question des Grands-Moulins.
On lit dans une charte du duc Ferry, du mois de juin 1238 : u... Saichent luit que comme Jaique, evesque de Metz, et Renais, ses frères, eoeos de Chaslres (comte de Castres), mi oncles, enusient pooir de par le duc Malheu, lor frère et mon père..., de rendre à l'église de Glerlicu les dommages qu'il y avoil fait, aiusy comme de la ville de Larsour (Laxou) et des prés deslruis par l'estanche (étang) de la Neuville (Laneuvctille-devanl-Nancy), et des douimaigcs de lor molios* qui sont on Onage de Nancey..., cl ils ehussenl eslaubly qu'il prcisscnl en ressor de lor dommaiges davant dk seix vins (120) rasaulx de bief que ledit duc Malien avoil outre la forcsl de Heyz, c'est à dire à Xexey (Scxey- lès-Bois), à
Miennes (Velaioe) et à Fonlcnoy ; après cesle
rendue (restitution)..., je Ferry cl li couvent de Ocrlieu nous sommes concordé en tel meniere que je ay donné a ladicie église de Clcrlieu... les aïolins de Nancey, c'esl à dire celuy dedans la ville el celuy defors... et le molin de la Neu-
uvillc... eu meniere que li frères de Clerlieu me
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renderonl ebascun an sel vins (140) resaulx de bief... Et cilz de Nancey cl de Remecourt (Rémi* coul) el de Vandeuvre el de Puchcrecourt (Pixerécourl) cl de Malzcville, d'Esscy et de Dommarlemont, de Saulxures, de Tombeleine, de Bocerville, de la Neuveville, de Fleville, de Gerarcourt, de Loucourt (Lupcouri), de Masnoncourt, seront tenus d'aller mouldre par ban es moulins que li frères de Clerlieu ont en la chastcllcrie de Nancey... El c'esl assavoir que je ne mi hoir ne doienl faire ne acquester molins.... en deux chaslelleries de Nancey el d'Amance que
soient au dommaige de l'église de Clerlieu «
(Cari. Nancy domaine.) Ce privilège du duc Ferry, qui rendait les habitants des villages cidessus banaux aux Grauds-Moulins de Nancy, donna lieu, notamment au XVIe siècle, à des poursuites contre plusieurs de ces villages, qui avaient voulu s'affranchir de celte servitude. En
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;ieux de Clairlieu s'opposèrent même,
el il leur fui donné droit, a la construction d'un moulin à venl daus la chùlcllcnic de Nancy.
Par un acte daté du lundi devant In Saint-Michel 1296, ces religieux promettent au duc de Lorraine qu'ils feroul les portières des Grands- Moulins de Nancy m de suffisance à y pouvoir commodément faire passer les grandes nefs en montant el en descendant. »
En 1512,, le duc Thibaut accorde aux mêmes religieux m les Grauds-Moulius sur la rivière de Mcurthe, pour les refooder en la manière qu'ils y oui été anciennement du temps du duc Ferry, pour en jouir paisiblement, n (Cart. Fondations.)
Par lettres datées du 9 juillet iiO'j, le duc Charles II quitte aux religieux de Clairlieu 50 resaux de blé sur UO qu'ils lui devaient sur les Grands-Moulins, à cause de l'abandon fait par lesdits religieux de ce qu'ils pouvaient demander à ce prince sur le moulin fermé de Nancy. (T. C. Abbaye de Clairlieu.)
Le 3 février 1494, René II donne aux mêmes religieux deux saulcis près les Grands-Monlins, à charge d'un anniversaire, le 10 septembre, jour de la Saint-René. (L. P. U93-96.)
Les comptes du domaine de Nancy, pour la années 1587 el l:iS9, contiennent un chapitre spécial concernant m la réfection des deux moulins à poudre que l'on a fait pour le service el par l'ordonnance de Son Altesse, l'un cz Grands Moulins lez Nancy el l'uulrc cz moulins de Tom-
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blainc, lesquelx onl clé brûlés eo deux diverses fois au moyen du feu y advenu dans les mortiers lorsque lesdits moulins tournaient. »»
Eo 1592, nouvelle dépense fut faite « à la construction et bâtiment d'un moulin et battant à poudre qu'il a plu à S. A. ordonner être fait en la présente année entre les deux rivières, au-dessus et proche des Grands-Moulins, n
En vertu d'on échange fait, le A janvier 1003, entre les duc Charles III et le cardinal de Lorraine, abbé commandalairc de Clairlieu, le duc emporte les Grands-Moulins de Nancy et leurs dépendances, le moulin de Boudonvillc, le moulin de l'Elanche, enclos dans la fortification de Nancy dans le boulevard de Saint- Thiébaut, réservé aux religieux le droit de construire un moulin proche de leur abbaye, et encore moyennant une rente de 180 resaux de blé sur la celleric de Nancy. (Cart. Nancy domaine.)
Le 15 mai 1620, le duc Henri cl les religieuses de Saint-François d'Assise de Nancy font un échange par lequel ces religieuses abandonnent au duc un petit gagnage situé au ban de Nancy, contre une rente de dix resaux de blé, assignée sur les Grands-Moulins. (T. C. Nancy 4.)
Le 28 mai ! OU, le duc Charles IV confirme la donation qui avait été faite par son prédécesseur Henri II, au peintre Claude Deruet, u chevalier de Portugal, » et à ses descendants, de la quantité de cent resaox de blé par année, et lui assigne cette rente sur la ferme des Grands Moulins. (T. C. Nancy.)
Le duc Henri, qni semble s'être beaucoup orcupé de rendre praticables les chemins et avenues de Nancy, avait, dès l'année 1600, fait faire u une levée jusques au ruisseau découlant des fossés vers la porte Saint-Georges, pour éviter le dégât de la prairie cl faciliter le chemin aux meuniers des Grands-Moulins. «
Cette importante usine, dont les vannes avaient été rompues par la violence des glaces cl des hautes eaux de l'hiver de 1625, fui ruinée par un incendie, le M septembre 1U55, pendant que les troupes françaises bloquaient Nancy. Dès le premier octobre de cette année, la Chambre des Comptes délégua un de ses membres pour examiner quelles élaieut les réparations à faire aux Grands-Moulins, ainsi qu'au Crùnc cl au peut de Malzéville ; le rapport du délègue de la Chambre porte que les ouvrages a faire aux Grands-
Moulins, pour y établir sept tournants à gmt^ et remettre les bâtiments dans l'état où Us claie* auparavant, se monteront à la somme it 22,559 francs. A la suite de ces rapports,* trouvent les marchés passés avec différents ouvriers pour exécuter ces réparations.
On a vu précédemment que le duc Charte ffl avait fait construire, près des Grands-MwTiw, une poudrerie, qui fut sans doute ruinée Ion de l'incendie de celle usine. Dans le courut é* XVIIIe siècle, plusieurs établissements industrie, d'une antre nature, vinrent la remplacer: par lettres patentes datées du 31 août 1706, Léopoii permet h Jean Collin, maître fondeur, deronruf : h Nancy, de pouvoir seul , pendant dii an», * l'exclusion de tous autres, ériger en Lorraine ne i ou plusieurs batteries de cuivre ou d'airaia, «t afin de faciliter celle entreprise, le duc abamioi» à Jean Collin un terrain inculte situé sur la rivière de Meurthc , au-dessus die la vanne fo Grands-Moulins, en lui permettant d'y prêté» les cours d'eau nécessaires. (Enl. 1707.)
Le 30 décembre 1709, Joachim Pignolel obi* l'autorisation d'établir, près des Grands-MoHfta. une aiguiseric ; mais celle-ci fui entraînée, « 1734, par suite de la rupture de la digue de recluse, ainsi que le moulin à foulon qui lui ttiï adjacent. Le 9 septembre 1747. Etienne Heria, maître foulonnicr aux Grands-Moulins, fut sabrçi h rascenscmcnl qui avait été passé au protiid Joachim Pignolel. Par arrêt du Conseil royal éJ finances, du 10 février 1750, Stanislas accordai Nicolas Dufeux, moyennant un cens anuoel dfi livres, un terrain t* derrière la pelite usine apft léc Hollandoise, à lui cédée pour y établir id foulons à dégraisser les draps, à charge de Um démolir l'usine dite Hollandoise. » (Eut. i'iÛ Asccnsemcnts, 17ÏI6.)
Enfin, par un décret de la régente Efisabtfbj Charlotte, du 21 avril 1733, Jean Le Né, mareba libraire à Nancy, avait obtenu l'asccnscment d'à terrain m conligu cl joignant les GraDds-Mouta, ensemble du conrs de l'eau de la rivière de Me» the, pour y construire uuc papeterie, »♦ à clvj de payer au domaiue un cens annuel de 50 fraoa. (T. C. Nancy 6.)
Le Recueil des édils, ordouuanccs, vie, c i ticol différents règlements concernant les Gm.iii Moulins : le premier (24 décembre 170S) tiv <i rétribution à payer aux valets porteurs de s*r*fi
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