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maire et doyen doivent assister et doivent avoir leur vivre honnêtement , et doivent avoir lesdils maire et faucheurs an past (repas) de bon pain, tarte , fromage et de deux sortes de potage ; chacun char doit avoir quatre michotlcs, les menus ouvriers six michottes à chacune fois.
n Chacun étant desdils lieux paie chacuu an au prévôt dudil comté, hormis les treize faullicrs, un bichcl d'avoine pour être exempts de ne comparoir et n'assister auxdils plaids auxquels ils sont sujets.
» Les porteurs de panlx (ou poteaux , ou bâtons armés de pointes de 1er pour enlever sur leurs épaules les gerbes des dîmes) audit lieu paient au prévôt 5 sous.
n Chacun conduit doit 12 deniers pour les fours banaux. »
Les comptes que je viens de citer et ceux du du domaine de Vaudémont contiennent plusieurs mentions qui attestent que le village de Lalœuf eut beaucoup à souffrir, au XVII* siècle, de la peste et des gens de guerre : en 4652, le comptable h rcmoDtre qu'il est encore en intérêt des grains qui sont ès greniers de Lalœuf, la contagion y étant l'espace de quatre mois, qu'on n'a su entrer ès greniers où sont les grains, «t
A la même époque, les habitants du village de Lalœuf adressent à Henriette de Lorraine, princesse de Phalsbonrg, noe requête dans laquelle ils disent : u que Tété dernier, par deux divers jours, leurs grains pendants par racines furent tellement gâtés par la grêle, qu'elle leur a causé presque totale ruine...; qu'ils ont en des troupes de feu Monseigneur (sans doute le prince de Phalsbourg) logées ausdils villages dix-huit jours entiers, qu'ils auraient entretenus à leurs propres frais, été rançonnés, sans y comprendre la composition qu'ils auraient été contraints faire avec les chefs et soldaU pour sortir, et donné une sdmme d'argent au sieur de Sainl-Blin pour se détourner et prendre autre chemin. Que toutes ces afflictions arrivées en ladite année, auraient encore été accompagnées de la peste et contagion qni aurait duré l'espace de quatre mois, tellement qu'ils sont réduits presque à totale ruine... n (T. C. Vaudémont additions.)
En 1640, le receveur du comté de Vaudémont déclare que « des cens dus aux villages de Lalœuf n'est rapporté aucun profit, pour être les héritages chargés d'iceox demeurés incultes,
ceox qui les tenaient étant décédés ou aiUscati. • Enfin, dans une nouvelle reqoéte adresser^ 1664, au duc de Lorraine, à l'effet d'être ges d'une somme de 60 francs qu'on evaà d'eux pour les charrois des grains qu'il* fe*»* à la recette du comté de Vaudémont, leshifc,» de Lalœuf disent que leur communauté, n!r^ composée de 150 habitants, est réduite ae cm u à cause des guerres et pestes survtaui pays. « (T. C. Vaudémont additions.)
Un procès- verbal, dressé par le prévôt dtvj relise, à la suite de la Déclaration fournit pu communauté de Lalœuf en 1738, porte: tA^ remarqué que quoique Puxe, Vclfe et Soinn* court, qui sont les trois villages deLaknf.i composent qu'une seule et même commué, ils ont cependant lenrs paquis el leurs rés... Ceux de Puxe et Velle, qui oot le ta en commun, possèdent 223 jours 4 hona*; tà paquis en six cantons différents... Ils po«t^ 252 arpents 9 hommées de bois coœœnuc, dans lesquels ils prennent annuellement 1« £ fouage...
Le* habitants de Souveraineourt possWos!
quantité de 210 jours de paquis, dit le Cm Paquis... Ils possèdent 80 arpents de bois, a lesquels ils prennent annuellement leur La communauté jouit du droit vulgairenc» pelé droit de paulx, consistant en la redint dime de Lalœuf, ce qui peut produire ment dix paires, qui se vendent au plu metteur ; le prix en provenant est applicable i décoration de l'église paroissiale... n
Lalœuf, qui était autrefois annexe de Poe, maintenant une succursale ayant pour annexe. .
Patron, saint Remy.
LAMATH. Par lettres datées da serai avant la Division des Apôtres 1315, Barattai 'Risles reprend en fief-lige do dnc Ferry le 41 teau et ban de Lunéville, Moot, Mortagae, Xtf maménil, La Maire, Rehainviller, Eiariile, dtj (T. C. Fiefs de Nancy et Vosges.)
L'abbaye de Beaupré possédait aussi, ta a XIVe siècle, plusieurs propriétés dans ce 'iSbj et sur son ban : en 1344, u Willerraios, être Ozillede La Maire, et Lowys, ftlz la dicte fcfct reconnaissent devoir à celte abbaye an ce» a* nuei de douze loulois u sus la maison qae fait a dicte Ozille, li queilx maison siel à UMtrt *
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En uo nommé Jean Tbomassiu, demeurant t Lmay, fait duo à la même abbaye d'une pièce Je terre aise au bau de ce village. (Abb. de Beaupré.)
La communauté de La math déclare, en 1738, rça'elle possède de temps immémorial , a titre <it5erosemenl, 238 arpents 9 nommées 16 verges de bois, pour raison de quoi chaque habitant paie aonneSIement au seigneur du lieu (le marquis dî Gerbéviller) uo resal d'avoine. Qu'elle possède co outre 69 arpents 6 bommées 20 verges de bois net taillis que futaie ; 38 jours 9 nommées 9 wges de naquis ; 6 bommées 20 verges de paquis qui nol été mis en prés avec la permission de S. A.B. en 1738.
Limalh dépendait, au spirituel, de Xermamémf, qui était lui-même annexe de Moot ; on y comptait, eo, 1768, 31 feux et 96 communiants. P.; A l'entrée de la forêt , était une chapelle ijioi pour patron saint Etienne, où l'on disait la m«* les fêles et dimanches. (Coll. St.-G. et P.)
Laniath est annexe de Xermaménil. — Patron, «int Etienne.
LANDANGE. En 1237, Wautrin de Turquesîeim qaitte à l'abbaye de Haule-Seille 19 marcs «'argent que celle-ci lui devait, lui donne des hauban de Landangc et lui rend le moulin d" ce lieu.
Par une charte datée de l'an 128S, Bouchard, cvéqae de Metz, déclare que l'abbaye de I fauteuil c ayant eu beaucoup a souffrir des courses tUa invasions des ennemis, il lui donne le droit it patronage et les rentes des églises paroissiales le Natoncourt et de Landangc avec la chapelle d ominera y {ecclcsiar um de Mantoncourt et de lamlanges cutn capella de Omereis), dépendant ir h)u diocèse, pour l'usage de l'infirmerie de ribhaye. Cette donation fut confirmée par le pape Nicolas et par Henri Dauphin, évèque de Metz.
En 1541 , les seigneurs de Turqucsteim el de [iiuiilloo font, au sujet du droit de patronage et la «limes de Landange et d'Halligny, ua accord vi r lequel il est convenu que la nomination à la arc de Landange appartiendra alternativement à seigneurs et à l'abbaye de Uaulc-Seille, que :tlle de la cure d'Ilaltigoy sera en tout temps à abbaye, et que, pour ce qui est des dîmes dans au el l'autre endroit, les seigneurs el l'abbaye auront chacun un tiers. (Abb. de ILintc-
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Landange a été érigé en succursale en 1802, avec Aspach el Neuf-Moulin pour annexes.
Patron, sainte Marguerite.
LANDÉCOURT. Les Archives ne renferment aucun titre relatif a cette commune ; on trouve seulement, dans l'Etat du temporel des paroisses (1710), les quelques renseignements suivants : « L'église de Landécourl est prieuralc el paroissiale. La seigneurie en toute haute justice , moyenne el basse, appartient à M. le comte d'Ilaussonville et à M. de Rennel chacun pour moitié par indivis. Us ool des officiers qui connaissent de toutes actions civiles cl crimiuclles en première instance, dont les appels sont portés au bailliage de Nancy. La communauté est composée de 26 ou 27 habitants.
n II y a, dans la paroisse, un prieuré qui est une fille de l'abbaye de Sainl-Epvre de Toul. Il est composé de l'église el d'une maison y attenant. Le prieur est curé primitif de la paroisse, dont autrefois il faisait lui-même la desserte; mais à présent il y a uo vicaire perpétuel qui fait les fonctions de curé... Celte vicairie a été érigée par le pape Paul V en 1617.
« Les Clément cl les Pariset, qui sont une famille de Landécourl, ont fondé, le 29 avril 1702, la coufrérie du Rosaire, dont les Dominicains de Blainville onl la direction. »
En 1768, le revenu du prieuré était de 3,600 livres. La paroisse comprenait alors 54 feux el 198 communiants.
Les habitants disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1738, qu'ils possèdent de temps immémorial, sans aucun titre, la quantité de 444 arpents de bois, y compris 149 arpents faisant la moitié d'une forêt possédée par ladite communauté par indivis avec celle de Franconville, 109 jours 8 hommées de paquis, aussi de temps immémorial.
Il existe, aux Archives,, un plan d'un bois appelé bois Cbauinonl, appartenant à l'abbaye de Beaupré el situé ban de Landécourt, que les religieux ool obtenu de faire défricher en 1753, et une carte topographique d'une partie du ban de ce village.
Landécourt, qui avait été érigé en succursale en 1802, a ensuite (1807) été annexé à Einvaux, dont il dépend encore aujourd'hui.
Patron, saint Sigismond.
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LANDREMONT. En 4636, un nommé Hawi, licencié ès droits, demeurant à Pont-a-Mousson, ayant appris que les Prémontrés de Sainle-Marieau-Bois avaient l'intention de former on noviciat dans leur maison, voulut contribuer à cet établissement el fit don à ces religieux d'une partie des biens qu'il possédait, notamment de gagnages situés à Landremont, Bouxières-sous-Froidmont, Alton, Les Ménils, Millcry, Essey-en-Voivre, etc. (Prémontrés de Pont-a-Mousson.)
Quelques autres titres, plu» ou moins anciens que le précédent, concernent les héritages que les Prémontrés possédaient sur le territoire de Landremont. - Cette commune, qui avait été érigée en succursale en 4802, avec Ville-au-Val el Villers-le- Prud'homme pour annexes, a ensuite (4802) été annexée a Ville-au-Val, dont elle dépend encore aujourd'hui.
Patron, saint Clément, évèque.
LANÉ. On voit, par les comptes du domaine de Nancy, qu'il y avait déjà, vers le milieu du XVIe siècle, une briqueterie h l'endroit où se trouvent aujourd'hui le moulin et la tuilerie deLaoé. Cet endroit est désigné sous les différents noms de Launé, Laisncl, Ùaynel et Launel. Il y avait également, dans ce lieu, nne prairie formant un enclos qui servait, au besoin, de cimetière aux pestiférés : u Au ban de Villers il y a un clos appelé Laisncl, lequel est dédié pour retirer les personnes infectées de peste, publié à qui plus pour en lever le fruit et surpoil y venant, dorant trois ans, à commencer au premier jour de janvier 1568 et finissant à pareil jour que l'on dira 4571, a condition que s'il survenait inconvénient de peste pendant ledit temps, ledit lieu demeurerait pour y retirer les infectés sans y pouvoir lever profit parle preneur, aussi n'en serail-il tenu en payer aucune chose, n (Dom. de Nancy 4568-69.)
Pendant la peste qui désola Nancy dans le courant de Tannée 1541-42, des loges ou baraques en planches avaient été construites aux environs de la briqueterie de Launel, pour y mettre les malheureux atteints de la contagion. Il en fut de même en Le M juillet de celte année,
Claudin Bagard, maire de Villers, cl Mengin André, procureur dudit lieu, abandonnèrent aux habitants de Nancy , pour la somme de 25<) francs, le droit qu'ils avaient « en la place où est présentement le cimetière de Laynel. » Quant a
la briqueterie, après avoir été détruite on ipw* i quelle époque, elle fui reconstruite par un posas* Didier Hooiiloo, de Laxou ; c'est ce qoi est attesté par la mention suivante des costales coej? viens de citer, pour l'8nnée 1572-73 : • La «fc* de la Briquerie proche le clos de LsûsW. — Ladite briquerie est faite et érigée depuis «wWtti* temps ença par Didier Bouillon, de Laixou, a ses comparsooniers..., laquelle ils aoraieal tendue a Jacques de Vidrange, éeuyer..., aaeuti Monseigneur a permis de pouvoir tenir et po»^ der ladite toilerie, ensemble les dépendance <i appartenances d'icelle, pour y faire cuire laite n briques quand bon lui semblera, en payant, \ai lut ou ses ayant cause détenteurs de ladite tuilew, la somme de 50 gros, monnaie de Lorraine.. « à condition aussi que du millier de briqua eu tuiles qui se prendra ci-après en ladite taïkr t pour le service de notredit seigneor, nesejaien audit de Vidrange ou délenteurs d'icelle... la somme de i francs 6 gros pour chacun de*d :? milliers... n Celle usine fut de nouveau roiwe pendant le siège de Nancy par les troupes fr:eçaiscs. Quant au clos de Launel, qui •▼ait donné, en 1619, a Melchior de La Vallée, on h dit pas si, pendant la contagion qoi aflipa it Lorraine et sa capitale vers le milieo da XVIIsiècle, il servit encore de lieo de refuge «x f**tiférés.
On trouve enfin, sons la date du 10 juin Kfr. les reprises faites par Charles Arnould, prérot <ic Nancy, pour le fief qu'il possède à r Animée. I. P. 1662-64.)
LANEUVELOTTE. L'Inventaire des litres i< prieuré de Laitre-soos-Amance , menlioaae itdonation faite a ce prieuré, le 21 avril 1M9. * 12 deniers de cens annuel et perpétuel ë pn*J« sur une maison siluée à la NeufvilUtte.
Un individu de ce village, dont le" nom mtîrt de passer à la postérité, obtint du duc Reae II ^ lettres patentes suivantes d'an*raodM<eeK"i h Le xxije jour de janvier mil iiijc lxx»j (l**'' Monseigneur le Duc, pour les grans servie îlui a fait Jehan Huyn, demeurant à la Seufr.-villette dessoubz Amancc, et mesmemeai qsi darnieremenl, le soir du nouvel an, il a eau* ^ la ville de Nancy assegée des Bourguignon* ci porté les lettres du secours de roondit seigworen mettant sa personne en tresgranl danger, * icellui affranchi et exempté, sa vie dorsal, ««'
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que pari qu'il soit demeurant on duché Je Lorraine, de ion les tailles, rentes, droiclures, aydes, ubsides... n (L. P. 1473-78.)
Le 2 juin lb24, le duc Antoine donne le gagrage de La Ncuflotte à Jean Champenois, et, k 15 avril 1557, il fail don de ce village à mesure Dominique Champenois, procureur général <k Lorraine. (L. P. 1523-26 et 1338-41.)
Le 21 décembre 1827, Didier. Hillaire donne son dénombrement pour la scigneurio de La Grange, située à Lancuvelolte, qu'il possède en fief par suite du décès de ses père et mère. (T. C. Amance.)
Le3avriM6l5, Nicolas de Neuflotte fail ses reprises pour la terre et seigneurie dudil lieu. (T. C Nancy 4.)
Le 21 février 1618, le duc Henri donne à Pierre Vannesson, arpenteur en la grueric de Nancy, 36 arpents de bois près du village de Laneurelollc, moyennant 2 gros de cens annuel par arpent. (T. C. Amance.)
Le 5 juillet 1664, Charles Le Grand, seigneur 4e Saiut-Ouen, fail ses reprises pour les haule, moyenne et basse justices de Neuflotte cl la seigneurie de La Grange, sise au même lieu. (T. C.
En 1712, la seigneurie de Laneuvelotte appartenait â M. Labbé de Beaufrcmont, conseiller ifElal du duc Léopold et président de la Chambre des Comptes de Lorraine. (E. T.) Celte terre fut rëonie au comté d'Ourcbcs, érige par lettres patentes dn 4 mars 1765, et qui se composait de Cercueil, Agincourt et Laneuvelotte.
Les habitants de ce dernier village disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1738, qu'ils jouissent, conjointement avec ceux de Laîlre, de la pâture dans un paquis situé derrière la Ilaic- Reruard, moyennant un cens de 5 sous et de 14 gros pour ceux de Laîlre ; qu'ils possèdent, au ban d' Amance, licudil à la Yoivre, un bois de 364 arpents, qui appartient aussi aux commucaatés d'Amancc, Lailrc cl Doiuraartin.
On lit, enfin, dans l'Etat du temporel des paraisses (1712) : n 11 n'y a qu'environ un siècle qne Laneuvclolle a clé érigée en cure, c'était auparavant une succursale d'Amancc ; mais comme la desserte en était difficile pour le curé cl les paroissiens , attendu que le chemin d'entre Anuoce et Laneuvelotte est impraticable en hiver ►t qu'il arrivait souvent des accident», le seigneur
et les habitants ont demandé que leur village soit érigé en cure. Celle érection fut faite (1606) par M. de Scylhie, suffragant du cardinal de Lorraine évoque de Toul. L'église paroissiale fut érigée l'an 1623, ainsi qu'il est gravé sur une pierre de la tour. (C'est seulement la tour qui date de cette époque ; le reste de l'édifice remonte à l'année 11)88 ; l'église fut consacrée en 1624 par l'évéqoe de Toul.)
n Le curé et les habitants ont déclaré que c'était le seigneur qui avait fail construire l'église et y avait fourni les ornements à ses frais... ; la collation de la cure lui a été attribuée. Il a le tiers des grosses et menues dîmes ; les deux aulres tiers appartiennent à l'abbessc de Sainte* Glossindc de Metz.
>» La communauté est composée d'environ 30 habitants, compris les veuves et les exempts... (En 1768, il y avait 31 feux et 107 communiants.)
« Lors de l'érection de la cure, le revenu qu'on y assignait n'étant pas suffisant, on trouva à propos de supprimer la chapelle Saint-Urbain, érigée en l'église d'Amancc, et de l'annexer à ladite cure ; c'est ce qui fui fail par le cardinal Nicolas- François de Lorraine, par lettres du 13 avril 1629... »
Le Poiiillé de 1768 ajoute : u II y a une chapelle daus le château, sous le titre du Rosaire ; elle fut fondée par le sieur Nicolas de Nogent (ou de Ncufloile, dont il a été précédemment parlé) ; son revenu est de 2o francs. «
Laneuvelotte a été érigée en succursale en
Palroo, l'Assomption de la sainte Vierge.
LANEUVEV1LLE-AUX-BOIS. En 1234, le duc Mathieu II coofirme la donation qui avait été faite par Simon, seigneur de Parroy, au profil de la commanderie de Saint-Georges de Lunéville, de la troisième partie de sa terre de la Neuville au ôowprcs de Uermamesnil (Hénaménil). (Ordre de Malte.)
Au mois de juio 1273, Jean de Parroy, chevalier, reprend du duc Ferry 30 livrées de terre qu'il tenait en fief à Lancuvcville-oux-Bois. (Cart. Fiefs de Nancy et Vosges.)
Par une charte donuée au mois de mars 1290, le duc Ferry déclare qu'en sa présence, Jean de Parroy, chevalier, a donné, pour Dieu et en aumône, el pour le remède de l'âme de Béalrix, sa mère, à l'abbaye de Beaupré, u dix solz de tol-
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lois perpétuellement eux lerrages de Panteviller, on fioaige de la Neuveville, à paier ebascua au à feste Saincl Martin eu yveir..., n plus u dix quartes de bleif à la mesure de la Nuevcvillc on boix... » (Abb. de Beaupré.)
Le i mars 1420, Jean, dit Joly, commandeur de Luucville, et les manans et habitants de la Neuville aux bois, aux personnes du maire Piarl, Thcvcoin Gaudin, maître cchevin, Girardin Villegard dit le Fuselicr, Girardin, fils Jobelot, cl autres, font uu accord touchant un bois a situé en long entre le ruisseau de Pantoviler d'une part cl le ruisseau appelé <lu Banbois de Belleu d'autre part, d'un bout, d'autre bout du chemin tirant du chemin de Xeufvilh à Lunéville, dans tous lesquels bois il est convenu que lesdits manans et habitants delà Neuville auront leur usage pour prendre tout maronage et tout bois à bâtir cl chauffage pour le mener à Neufville sans en pouvoir vendre, donner ou mener autre part, mais bien si quelques étrangers voulaient acheter du bois travaillé, lesdits habitants le pourraient vendre s'ils le venaieut quérir audit Neufville seulement, sans que lesdits habitants le puissent mener ; le présent accord fait par Jean de Lenoncourt, chevalier, et Jean de Bcrucfoy, lieutenant du bailli de Nancy à Lunéville, enlre ledit seigneur commandeur, lesdits habitants pour eux et leurs successeurs, moyennant qu'ils paieront chacuu an à perpétuité à ladite commauderie dix gros monnaie de Lorraine au jour de féle Saint-Bemy, 1er octobre ou octave, à peine de double ; lesquels, pour la garde dudil bois , viendront nommer chacun au audit seigneur commandeur, au susdit jour, trois hommes, desquels il en choisira un qui prêtera serment de fidèlement garder lesdits bois, qui rendra boa compte des mesus et amendes, dont il aura le tiers cl ladite commanderic les deux autres tiers, qui prendra même bois que lesdits habitants sans eu pouvoir vendre qu'à leur même condition ; lesquels habitants ne pourront prétendre aucuns droits dans les autres bois de ladite commanderic, etc. »■ (Ordre de Malle.)
Le 10 décembre 1!»'Ô6, le duc Antoine laisse, à litre d'asccnscmçnt, aux habitants de Laneuveville., la moitié d'un bois u dit Panlhonviller, à condition que le» successeurs dudil duc ont et auront pouvoir d'y commettre, pour la garde dudil bois, un ou doux forestiers ou sergents, lesquels seront tenus de faire serment ès mains du rece-
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veur de Blàmout, el auront puissauee de preadre toutes épaves el mesusans eu celui pour payer l'amende de 60 gros, la moitié andit seigneur dac et l'autre moitié aaxdits forestiers ; qae tocle» juridictions, épaves et confiscations serotl audit souverain ; que pour les prés qui sont endive» audit bois, les habitants paieront, par cfcacu an, deux chapons au terme Saint-Martin d'hiver ; enfin, que si quelqu'un de ladite NeuftilU est trouvé mésusanl audit bois, il devra l'ameatle comme dessus. « (Domaine de Blàmool 1595.)
Le 17 août 1358,' Catherine d'Harancouri. dame d'Ormes, vend à Nicolas de Lorraiar. comte de Vaudémont, tous ses droits el actioa* es terres cl seigneuries de LaneuveviUe-aux-Bos, Parroy, Scmibczange, Balhelémont, Bauiemoat, llaraucourl, Xanrey, Crion, Haudonviller, Hénsménil et dépendances, pour la somme de 20,000 francs. (T. C. Einville.)
Le 15 janvier 1561, ^Claude d'Haraucoort, k portant fort de Charlotte de Miremont, sa feaune, vend au duc Charles III, pour 1,600 écus d'vt soleil, de i francs pièce, monnaie coursabJe it Lorraine, plusieurs cantons de bois situés sur \n bans de Parroy , Laneuveville et Mooacoort. (Cart. Nancy domaine.)
Des difficultés s'élant élevées entre les biailanls de Laneuveville cl l'abbé de Bel champ, au sujet du pâturage au Bambois de Marainviller, it duc Charles III rendit, en son conseil, le lOar.l 1593, une sentence portant que u lesdits de t* ArtCMeei'i7/es'absliendrool doreseuavaut d'envojtr leurs troupeaux de bêles rouges et blanches e» général ou particulier au vain pâturage par f«ii prétendu dudil Bambois, si longtemps que banie à eux en signifiée sera aussi observée uat par ledit sieur abbé que par ceux de Maraiovillcf. ses sujets, même jusqu'à ce que le jeune boa; croissant sera en défense suffisante...» (T. C. Abb. de Beaupré.)
On lit dans les comptes du domaine d'EitvM à la date de 100b' : u Notre souverain seigacorfi les seigneurs du haut chAteau de Parroy poor oa tiers, messieurs les comles de Récuieourt et sieurs de Uolves&c pour un autre tiers, et lésiez commandeur de Saint-Georges les Luucville pv"r l'autre, sont iudivisémeut seigneurs baub justiciers, moyens et bas en la seigneurie de la Malville, à eux appartenant tous commaudea)ea« création de maire cl juMirr, confiscations amra
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(1rs, épaves, atlrahièrcs el tous droits île haute justice. Les prisons dadil village sont au lieu de Pirroy, et se dressent les procès des criminels audit lieu de Parroy, et si aucun est convaincu Je erime, ('exécution s'en fait à ladite Ncufville, où il y a seing patibulaire et carcan. Tous droite seigueuriaux se doivent partager par tiers comme dessus.
» Les hommes et sujets de ladite Neufvillc doivent par chacun an un gros de rente au terme <k 5oèl el deux gros pour leur four ; le portarien doit 17 deniers, la matière tenaut 60 pieds de large doit 12 deniers, la fauchée de pré i deniers* et sont tenus lesdits habitants et portariens de venir compter leur teneur audit terme, «
Les papiers de Pabbayc de Belchamp renferment les documents suivants sur la cure do Laneovevillc : Le 23 juillet 1434, l'abbé de Belchamp cède au curé de Laneuvcville-aux-Bois loas les gros fruits de ce bénéfice, pendant sa lie, à charge des réparations de l'église et des noires obligations attachées au droit de patronage.
En 1481, l'abbaye de Chaumouscy abandonne à celle de Belchamp tout ce qu'elle possédait eu «os, rentes, grosses et menues dîmes au lieu de LaoeuTcville, moyennant un cens annuel de S francs.
Par une bulle datée du 20 janvier 1518, le pjpe Léon X unit la cure de Lancuveville-aux- Boh, avec toutes ses appartenances et dépendances, à la maison de Belchamp, pour par elle en jouir à perpétuité, à condition qu'elle fera deslervir cette paroisse par un prêtre séculier ou un de ses chanoines réguliers, à la volonté de l'abbé et dp chapitre.
Par acte du 28 octobre 1521, Jean Cousson, »bbé de Belchamp, s'engage, pour lui et ses suc- «eseors, ensuite de l'union de la cure de Laneuveville-anx-Bois à sa maison, de faire payer, à sa mort, 2 marcs d'argent à l'évèché, ainsi qu'il est tf'o&age à la mort des curés du diocèse de Metz, et 14 sous annuellement au sinode.
Le 5 août 1522, le curé de Parroy déclare que l'abbé de Belchamp, à cause de l'union de la cure 4e Lancnvcvillc h sa maison, demeurera en possession paisible de lever les dîmes de Bclleveurd et Prowart, sans qu'il puisse jamais être inquiété » ce snjet, sous prétexte que ces cantons sont du ton de Parroy.
Le 23 mars 1532, les comtes de Réchirourt
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reconnaissent, par l'entremise de leur fondé «I* pouvoirs, qu'ils n'ont plus de droit à la collation de la cure de Laneuvcville, dont ils se désistent, et ordonncul à la justice dudit lieu de rendre les clés du l'église à l'abbé de Belchamp, el aux habitants de le laisser jouir de tous les droits qu'ont possédés eux et leurs prédécesseurs comtes.
Enfin, le 5 septembre 1560, Barbclin Morcel, curé de Lancuveville, fonde une messe par semaine, qui devra se célébrer le samedi à l'autel de Notrc-Dame-dc-Pilié, situé en l'église paroissiale dudit lieu.
II parait, par les notes suivantes des comptes du domaine de Luncville, que le village de Laneuveville-aux-Bois avait eu beaucourp h souffrir pendant les guerres du XVIIe siècle : 1641. «... Ne reste audit village que quelques huit à neuf hommes tout pauvres, el être ledit village passage ordinaire des partis et coureurs allant el revenant de la Vosge au pays messin et d'Allemagne, n
1646. i* Il n'y a, à Lancuveville, qu'un seul habitant, pauvre et impotent, les autres qui y étaient ci-devant ayanl quitté d'abandonné ledit village il y a un an el plus. »
Lancuvcville-aux-Boisa élé érigée en succursale en 1802.
Patron, saint Nicolas.
LANEUVEV1LLE-DERRIÈRE-F0UG. Il paraît, d'après, le documcul ci-après, intitulé : Accord entre Thiébaut,"comtc de Bar, el le""chapi~ tée de Toul, louchant Baodonvillcr, Gillauviller, Mauvngc, Longeau el Troodes, « que le village de Laneuveville-dcrrièrc-Foug fut fondé par Thiébaul, vers le milieu du XIIIe siècle :
<t Conne chose soit à tons céans que ces lettres verront et orronl que comme haslens fut entre le chapitre de Toul d'une part, el l'onorable baron Thiebalt, conte de Bar, d'autre, si comme d'une nueve ville qu'il al faite on ban de Fou, lai où il voloil retenir les hommes don chapitre (lavant dit et voulnit que li davant dit homme joissent de lor remenanecs el de plusours autres choses, pais est faite en Ici manière que li chapitre donne au conte davant dit toul ce qu'il ont en la ville et on ban de Baudonviller et de Gillauviller sans l'église et les dcymes... cl ce qu'il ont en la terre de Longe eawe en hommes et en autres choses, et la moitié de la ville el dou ban de Trondes cl de toul ce qui y appenl fors l'église el les deimes
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