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el ce qu'à l'cglise appenl, cl le manoir et la grange le chapitre ; et li devant dit cuens aequile et défiait tous les enlrecors des hommes de lor terre, à tous jours dore en avant, eu tel manière que nuls des hommes le chapitre uc puel dore en avant venir desous le conte ne à la davanl dite ville de Trondes ne autre part qu'il teigne ne qu'il conquere jamais, ne il ne sui hoir (ni lui ni ses héritiers) que la remeoance ne demeurt au chapitre de moble cl d'eritaiges con troverat desous les seignours ne des hommes le conte ne puel homme nul retenir à Trondes ne autre part en la terre doo chapitre qu'il ne perde sa rcmenance entièrement. El cil avenoil que aucuns des hommes au chapitre alat menoir (demeurer) en autre leu que desous le conte où il cul entrecors, et de lai il venoit menoir desous le conte, il perderoil sa remenance desous le chapitre entièrement, ansi comme s'il fut meuz de desous le chapitre.
w El esl assavoir que cil qui sunl en la vile venin (vinssent) deci en oriers jusqu'au jourdhui, et il sont menant et il el lor femmes et lor megnies et lor conduit demorans el levans el couchaos au devant dis leus (lieu) puent, se lor volontei est, demoreir au davant dis leus et joiront de lor rcmcnanccs, cl cil ou aucuns d'aus (d'eux) revenoient en la lerre le chapitre pour demorer, se il donque en avant revenoient ariers desous le conte, il perderoient lor remeuances de mohles et d'eritaiges.
n Et est assavoir que li cuens ne li chapitre ne puent rien acquesler en la ville ne on ban ne ens appendiscs de Trondes, que chacun n'î ait la moitié, el metlerat chacuns la moitié.
« El est assavoir que li chapitres el li cuens doient mettre par concorl en la vile de Trondes le mayour (maire) el les meneslres (échevins), et cil ne se pooient concorder, li chapitres les y meleroil un an el le cuens un autre, el li chapitres les y mcllcroil le premier an, en tel manière qu'il feroil fautei au chopilre et au conte en toutes choses chacuns de la moitié.
n El toutes les choses desuis nommées que li chapitres donne au conte, doit repanre li cuens devant dis en fié cl en hommage de l'eveske de Toul avec ceu qu'il tient de lui, ne ne puet homme retenir les hommes l'eveske de Toul à Trondes, ne li cuens ne li chapitre», ne ne puet li cuens ne Ji chapitres à la davant dite Nuevcvillc qui n'i
estoient menans au jour deu, que li rtnwm^ ne demorenl entièrement de moble et tferiuip au davant dil eveske, et céans qui or eofod t sont menans qui y ont lor femes, lor enfaos aitconduit el qui sont levans cl cochans ait ta, \ cuens les y puet retenir s'il y vuellent et joiront de lor remenance, et ce il se de la Nuevevillc el revenoient desoDsl'emb il ne pourraient retourner à la Naeveville qu'il a perdent lor remenance entièrement. Elductb* esclarir les enlrecors par prodotmnej « t.s poins ensi comme drois entrecors doit tcz us et lez drois con les viles le chapiutcsi dire Troceiz (Trousscy), Panyneiz iPagw\m Dommartins ont eu on ban de Troodes, joiia bois soit en pastures ou en antres choses, il rent au chapitre franchement et quittcmeoU jours. Toutes les choses devant dites al jirti cuens à tenir en bonne foy pour luy eipoor* hoirs... Lesquels furent faictes l'an qaeli res corroit par mil et dous cens et cioquotenj ans, le sabmedi après la Penlechosie aostnSegoour on mois de junct (juin), n (Cart. Ei«ns el cité de Toul.)
Laoeuvevillc a été érigée en succursale ea !&&
Patron, saint Nicolas.
LANEUVEVILLE-DEVANT-BAYO*. Par»
charte datée du mois de juillet 1229, Hanra, duc de Lorraine, donne a la secrète de Triant de Remiremont les gerbages de toatlehak' Hoville, de telle sorte que chaque iodinhai Laneuveville près Ormes {Nove ville, jat Ulmos) qui cultivera des terres sur ledit bai, lai paiera annuellement un gerbage (pr&Utioi ai gerbes) pour droit de cultiver son champ; as quelqu'un l'abandonne ou néglige de le dîne; ladite dame secrète peut le donner à wiaai individu de Laneuveville. (Charte commua^ par M. H. d'Arbois de Jubainville.)
Le jour de la Purification Nolre-Damt iSTî Ferry, comte de Linange, assigne à Jean Iclfc3> guignon de Saint-André 10 florins de rtnlt i la ville de la iïucvcville devant Ounm. (x Fiefs de Nancy et Vosges.)
En 1438, plusieurs u débats et discords» tV tant élevés entre le comte Antoine de Vaadéaoat cl Guillaume de Dommarlin, il s'en saWAtu guerre pendant laquelle le comte vint mettre t siège devant la maison (le château) d'Harout ait pris par force d'armes et la plus grand parti*
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«ficelle démolie el abattue, et aussi la tour de la \uevfville, cl à icelle prendre el gaignier y aient tîtr pris et mors plusieurs de nos hommes, gens a serrans, el là où avions pari, les aucuns ran-
• jones, mis el payé finance, ensemble pris, emmenés, butines, et en plusieurs nos bieos et les V.ros de nosdis hommes el femmes, tanl cbevaulx, Wanls gros el menas, vins, grains, or, argent iK»DDoyé et à monuoyer, cl autres meubles el rt-jo meubles, etc.. « Errard de Ville, seigneur ii ILrnue, dont le domaine avait si cruellement vjufferl de celle guerre, signa avec le comte \aiuioc, le 5 juillet 1458, un traité par lequel,
dernier lui rendît les prisonniers el le butin ni'iJ lirait failf, et Errard lui donna quittance de tous les dommages qu'il avait pu éprouver. Des :c U mai de celle même année 1458, Guillaume ■it Dooimartiu avait fait avec le comte de Vaudé- ^oal un appoiulement par lequel il s'était engagé s lut pa\er une somme de 1,200 florins d'or du Blua, el à restituer à la veuve Henri d'Haroué, à Thierry de Leooncourl et a ses enfants, et à Errard de Ville, ce qu'ils pourraient réclamer ci comte. Eu outre, Guillaume de Dommartin 3 engagea à être homme-lige du comte Antoine et
* lui faire hommage : u Seray homme et feray Utoimage à mondil seigneur, pour lui garder à 3*.>« pouvoir son honneur et aidier à deffendre ^ îi^uories lanl que seray vivant, parmy ce que po-jrray racheter ledit hommage, se bon me semble, par payant pour et à une seule fois à mondil •i*gneur le conte ou ses hoirs la somme de trois nil Sorioft d'or de Hin. n (Cart. Vaudémout do-
En'iiSO, 1481 et 4482, Thierry de Leuon- -wirt. £rard de Domniarlin et Geoffroy, seigneur tr Bassotn pierre, reconnaissent tenir des comtes lt Lioan^L* des renies en argent assignées sur Lwirtrvu ville devant Omxes* (T. C. Nancy 5.)
Les habitants de Lancuveville disent, dans la Waraiion fournie par eux en 1738 : u La comtwanU: jouit, de temps immémorial cl sans li- Tt, de \n quantité de 158 arpents de bois ra pailles
4«tux cantons différents, savoir : l'un dit le toi» «le la Chanvre cl l'autre le Petit Bois, dans S*«|at»ls il se. fait annuellement une coupe du dix - Jtioxe arpents qui se partagent par portions -^aies entre les habitants, et dont le seigneur frf*ftd deux portions.
» Udile communauté jouit, de temps immé-
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morial et sans titre, de ia quantité de 534 jours de paquis situés en différents endroits, servant de vaine pâture à son troupeau, cl sur une partie desquels les communautés de Crantenoy el de Ménil onl droit de parcours.
n Chaque habitant doit, au terme Saint-Martin d'hiver, à M. le prince de Craon, seigneur haut justicier, deux poules ; les femmes veuves ne paient que moitié.
» Plus, chaque habitant doit annuellement, pour droit de guet el banalité de fonr, 6 gros, les veuves moitié, h
On lit, enfin, dans l'Etat du temporel des paroisses (1709 j : u Le village de Laoeuveville est auuexe de Hoville ; il est du marquisat d'Haroué, dont les officiers connaissent de toutes les causes en première instance ; les appels sont portés à la Cour Souveraine. La communauté est composée d'environ 30 habitants. (En 1768, il y avait 64 feux et 207 communiants.) Dominique Mougenot, curé de Hoville, a fondé, le 30 mai 1554, 58 messes par année... Il y a un bichet de blé sur une lerre a la Carellc, que l'on convertit en pain pour distribuer aux pauvres aux Rogations... H y a, dans l'église, une chapelle de Saint-Sébastien et de Saint-Jean, dont le patronage appartient a la famille des Renard, de Lancuveville. n
Par décret du 3 juillet i8 H, la succursale de Laueuvcville a été supprimée et réunie à celle de Roville.
Patron, la Nativité de la sainte Vierge.
, LANEUVEVILLE-DEVANT-NANCY. J'ai déjà dil quelques mots, dans la Statistique, de l'opinion émise par M. Beaulieu, au sujet du village de Laneuveville ; le savant antiquaire croit, comme on sait, que ce village occupe l'emplacement d'un ancien vicus, el que c'est là que se trouvait la station romaine désignée par la Table Tbéodosicnne sous le nom d'Andesina ou Indesina. M. Beaulieu a développé celle idée dans une dissertation qui a élé insérée aux Mémoire» de l'Académie de Nancy (1848), et dont je vais extraire quelques passages, bien qu'il ail surgi, depuis la publication de ce travail, une opinion qui place Andcsina au village de Grand, daus les Vosges. (Recherches sur le véritable nom et remplacement de la ville que la Table Théodosienne appelle Andesina ou /nclesina , par M. Aug. Digot (Mémoires de l'Académie de Nancy, année 1850). — M. Beaulieu a publié, dans lé Journal
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de lu Société d'Archéologie lorraine (juillet 1853), des Observations dans lesquelles il combat l'opinion de 31» Digol.)
Voici comment s'exprime M. Beautieu :
u... Les positions de Nancy et d'Esscy ne possédant aucune des conditions d'une station romaine, j'ai dû chercher à XVI milles de Toul un emplacement qui les présentât, et dans un ouvrage qui parut en 1840 (Archéologie de la Lorraine), je l'ai indiqué à Laueuveville-lès-Nancy.
n Laneuveville est un village dont l'origine remonte assez loin dans le moyen-àge ; mais les restes de constructions elles objets antiques qu'on y a rencontrés en creusant le sol, attestent qu'il a remplacé un viens d'une assez grande importance. De ce village à Toul, par la voie de Decempagi, la distance est de XVI milles. A 2 kilom., sur la rive droite de la Meurlhe, s'allongent les tronçons d'une autre voie qu'on nomme encore Chemin des Romains : elle allait de Lunéville a Scarponne et Metz, par les bois de Cercueil et le camp de Dommarlemont. Le vicus se trouvait donc entre ces deux voies et communiquait, sans doute, avec celle de Toul, par un chemin d'embranchement ; c était en quelque sorte un impasse, position conforme h celle assignée a Andesina dans la Table Théodosiennc.
n En creusant à l'extrémité sud-est de Laneuveville, dans les jardins de Mme de Venelle et les vergers environnants, on a trouvé des couches épaisses de blé carbonisé, du charbon, des tuiles il rebords et des fragments de poterie ; plus loin, des parties d'aqueduc bien cimentées et des fondations de gros murs. Il y avait donc, en ce lieu, un édifice d'une certaine importance, un caslellum qu'un incendie aura détruit, et le nom de Bâtiment, sous lequel le canton est désigné dans les titres anciens de la commune, prouve que des parties de l'édifice étaient encore debout à une époque relativement peu ancienne. Celle construction n'est pas la seule dont on ail connaissance.
En 1820, en creusanl pour faire une cave au milieu de Laneuveville, on rencontrait des murs revêtus de ciment, des tuyaux et de larges carreaux en terre cuite, provenant apparemment du vaporarium d'un édifice thermal. Plus loin, d'autres fouilles menaient au jour des fers de lance et des monnaies. Dam les vignes à l'est du
village, j'ai recueilli des monnaies de U zt* époque, aiusi qtie des fragments de ti» celle belle polerie rouge vernissée, qtfoi ^ gne généralement sous le nom de fem» ^ pana, cl dont il y arail une fabrique a 3 Li* du vicus. (L'emplacement de celle reconnaissahle par les tessons de poterie couvrent le sol, se voit au nord-ouest de à* Nicolas, dans un ebamp situé au bas de k ci* de la Madelaine.) Les monnaies en broaiewa autrefois fort communes dans les champ et*.» nants, et le cultivateur, en effleurant le sol sa charrue, en rencontre encore chaqu quelques-unes.
n En 1810, on rencontra, en creusant i pej profondeur, au lieu dit les Cinq-Fontm%a 600 mètres environ de Laneuveville, In ic lion d'un petit temple, au milieu desquels une jolie statuette en bronze recouverte feuille d'argent, et haute de 0,18 cewiaaa C'était un Mercure avec le pétase, les dlonat le caducée et le palliolum ou petit macieui les épaules. A quelques pas des restes i> Tî| ûce religieux, coulait le ruisseau du Fn\a qui naguère alimentait un étang, eluupaU creusé un nouveau lit en 1847. Les exanâi ont procuré plusieurs monnaies du Hui-tap en moyeu-bronze, pour la plupart.
n Ces restes d'édifices, ces monnaies, esijj antiques, rencontrés à XVI mille pas roi Toul et à proximité de deux voies, ne raient-ils pas déjà que là s'élevait la desina ?De plus récentes découvertes liatttt core le confirmer. Le canal de la Marne ufia la voie de Paris à Strasbourg, en silknautai fondément le sol de Laneuveville, y oii jour divers objets antiques qu'il recelait ta sein et qui viennent témoigner de l'm\ dont jouissait Andesina, dès les premiers de l'occupation des Gaules par les RooaiK
»> Dans une tranchée pratiquée à 50 ail sud-ouest des murs du village et près da d vicinal de Fléville, on a trouvé une loaréthi en fer et deux statuettes en bronze, sosiéeN des socles carrés de même métal. L'une, teil hauteur est de 25 centimètres, repréialt « beau jeune homme nu cl dans l'acte de wbM De petites ailes, dont la saillie est pn saà| s'élèvent des tempes el s'applalisseot
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œsol au milieu d'une chevelure abondante, onduleuse el relevée sur le front. De la main droite, i! porte en avant une torche allumée comme pour tcliirer ses pas.
» Dans cette figure, on reconnaît Tune de ces ivinilés 2odiacales, originaires de l'Asie occidentales, dont le culte, modifié par l'imagination des Grecs, ne s'introduisit dans les Gaules que sous Je règne d'Adrien. Cesl Adon, Adonaï ou Adoois, personnification du soleil chez les Phéniciens.
r La seconde des statuettes de Laneuveville est km d'égaler celle qui précède, sous le point de me de l'exécution, et on serait même tenté de ■Mi assigner une époque avancée dans la décadence de l'art , si , autrefois , plus peut-être •pe de nos jours, il n'eût existé une différence immense entre le talent relatif des artistes. Il se {mit donc, à la rigueur, que les deux statuettes -neot d'un même temps, malgré l'inégalité de !-Mr mérite ; celle dont il est question a 0,38 ceniincires de hauteur, elle représente un jeune t ifaot fort laid et complètement nu.... Il semble lifilcile de donner de cette statuette une explicai.i»a satisfaisante.
- Le sous-sol de Laneuveville, partout formé i'aoe couche épaisse de sable, superposée à des ioucs -d'argile el de lias, offrait primitivement, à •a surface, des oodulalions dont les parties creuoot été comblées à la longue par la culture el es remblais, mais qu'on peut encore apprécier lujonrd'hui an moyen de la coupe de terrain de ir la voie de fer, près du village. C'est au fond fane de ces inflexions du sol que gisaient les feyx statuettes, sons une couche de 4 mètre 50 ? ou mètres, composée de cendres, de charbons i de fragments de tuiles romaines mêlés ave*c de t terre végétale. J'y ai cherché en vain des traces '} mors ; ainsi donc le temple ou la cancelle ni s'élevait eu ce lieu, était construit en bois et «ouvert en tuiles. Avant qu'il fût incendié, en i*me temps, sans doute, que le vicia d'Andema, par les hordes de la Germanie, les prêtres a-ent enfoui les images qu'on y vénérait, car Ues qu'on a trouvées ne portent aucune trace ? J "effet dn feu. *
• Auprès de Laneuveville jaillissent des sour-
qui jouissaient autrefois do privilège de guér certaines maladies : celle qu'on nomme la «wmotte, et qui est à l'est do village, dans la •-'le propriété de M. Proiper Viriot, était de ce
nombre. Lorsqu'en 1840» on fil des fouilles autour de son bassin, on recueillit un grand nombre de tessons de vases antiques, un As romain trop fruste pour que la légende en soit lisible, et environ 200 monnaies en grand, moyen et pelit bronze, la pluparl à l'effigie d'Auguste, avec l'autel de Lyon au revers ; les autres sont de Tibère, de Néron, de Trajan, de Domitien et d'Hadrien : une monnaie M. B. de Drusus Junior, restituée par Titus, provenant du même lieu, est remarquable par sa belle conservation.
n Ces pièces, dont les plus modernes remontent cependant aux premières années du IIe siècle de notre ère, servent à constater deux faits : c'est d'abord, que les eaux de la Doumotte furent l'objet de la vénération des Gallo-Romains d'Andesitta, dès les premiers temps de la conquête ; puis, que celte vénération tarda peu à s'éteindre, puisqu'on n'a Ironvé sur place aucun pelit bronzo saucé, aucune de ces tètes du Bas-Empire si communes dans beaucoup de localités* Les visites des malades avaient donc cessé bien avant l'époque de la décadence, et, avec elles, les offrandes à la source....
n L'abandon de la Downotte, au IIe siècle, fut peut-être occasionné par la découverte d'une autre fontaine h peu de distance, et à laquelle on supposa des propriétés supérieures. Une fouille récente est venue nous révéler combien grande fut l'importance dont celte dernière jouit à son lour. Sur la rive extérieure du contre- fossé ouvert a l'ouest du canal de la Marne au Rhin, et à 5* mètres de la source dite de Sainte- Valdrée, des ouvriers, creusant un trou pour y planter un arbre, rencontrèrent, à 0,50 centimètres de profondeur, quatre bas-reliefs en pierre, dont deux sont tellement frustes et dégradés qu'on ne peut qu'avec peine y reconnaître un personnage nu, debout et la main étendue sur un autel : c'est évidemment l'acquittement d'un vœu aux divinités de la source.
« Apollon est figuré sur un troisième bas-relief, tenant de la main gauche une lyre à demi-brisée, ses épaules sont couvertes d'une chiamyde retombant par derrière jusqu'aux talons et dont une fibule ronde attache les extrémités. L'abondante chevelure du dieu ondule autour de la léle et descend en spirale jusque sur ses épaules. Ce morceau de sculpture, très-saillant de relief, a souffert de nombreuses dégradations, mais on
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peut y reconnaître l'œuvre d'un artiste distingué. Sa hauteur est de 0,72 centimètres , sur 0,29 centimètres de largeur.
n Le deruier cl le mieux conservé des bas-reliefs de Sainte- Valdree représente la déesse de la santé, Hygie, que sans doute on invoquait avec Apollon, son aïeul, eu buvant à la source voisine. Ce bas-relief, qui a un mètre de liant sur 0,33 centimètres de large, appartient évulemiueul à la bonne époque de l'art romain.
n A l'aspect de ces images de divinités, de ces sculptures votives, n'est-on pas amené naturellement à croire qu'il y avait en ce lieu un temple consacré à Apollon et à llsgic, protecteurs de la fontaine ? Le dégrossissement incomplet de ta face poslérieuro des bas-reliefs montre qu'ils u'élaient pas encastrés dans les murs de l'édifice , mais seulement placés entre ses parois, sur des consoles ou des banquettes, en accomplissement de vœux faits aux dieux ; et certes, la foi qu'on avait en eux cl aux vertus de la fontaine était grande alors, puisqu'elle est arrivée jusqu'à nous au travers des races et des âges. De nos jours, en effet, l'habitant des campagnes voisines vient encore deman h*r la gnérison de sa fièvre à ces mêmes eaux, dont le nom seul a changé : c'était la fontaine d'Hygie, c'est maintenant la foulaine de Sainte-Valdrée....
m Andesina, pillée et incendiée, au Ve siècle, par les hordes de la Germanie, n'offrait sans doute plus que des pans de murs encore debout, ou quelque» voûtes de l'ancien castellum, lorsque, sous les rois de la première race, quelques colons, voulant profiler des matériaux de constructions restés sur place , vinrent élever , au sud-ouest û'Andcsina, un village ou ville, dont on peut encore reconnaître l'emplacement par les nombreux fragments de briques et de tuiles creuses que contient le sol. Quelle fut la durée de cet établissement ? quelles causes en amenèrent la ruine? C'est ce que rien n'est venu nous appren dre. Quoiqu'il en soit, il parait que le nom même de cette ville était complètement effacé du souvenir des hommes, quand d'autres colons vinrent occuper ses ruines, puisqu'ils donnèrent à leurs constructions le nom de Laneoveville, qu'elles ont conservé. Par des considérations particulières, elle» furent reportées au bord de la Meurlhe, sur remplacement même iVAndnina.
n Ou peut, avec quelque fondement, faire re-
monter au Vil" siècle l'origine du viliap de Laneuveville. En 610, deux frères 4» ls r,J mérovingienne, Théoderic, roi de Boure/jç>. 4 Tbéodebert, se disputaient, les arme* à & ^ la couronoe d'Auslrasie ; ce dernier wutg^ dans la lutte, et Théoderic, suivaat rwip.ij. compensa ses leudes et les chefs qai s'eu«^ lâchés à sa fortune, par de vastes confo**, ^ terres, dans le royaume conquis. Ccfoitu le duc Eleulbère, l'un d'eux, homait f r^; romaine, saus doute, a en joger par m devint possesseur de nombreux dwnaia«.«.j abandonna plus lard a l'abbaye de SauH-?«v aux-Nonains, fondée par lui à Metz, pwr. i* voir 300 religieuses. L'avoir de cette ibfo»ï encore augmenté par la donation qoelmte tous ses biens, Waldradc, sa première ibcj Dès lors, le territoire de Laneoveville «l «ai] Jarvillc, soit qu'ils provinssent de la faci d'Elenlhère ou de celle de Waldnde, kr% dans l'état des domaines de l'abbaye, an ^(lisait administrer pour son compte et en k«* le revenu, bien peu important sa» dotlr t:* car le sol est naturellement peu fertile, et serfs devaieot avoir peine à trouver leur ss!sj lance au milieu des forets et des voivmçiJ recouvraient.
» Toutefois, cet élat de choses s'chrtfa amélioré au Xl° siècle, malgré les guerre» Ircuses donl la Lorraine fut trop scaveai lt taire. Laneuveville avait acquis de l'importon* l'abbaye de Saint-Pierre-aux-Nonaioj ^ entre ce village et Nancy, une maisoo <Teipï* lion, diverses habitations rurales ei uoe tjk, i laquelle, on ignore aujourd'hui remplacerai II nom d'Areolières (Arrenlaria), que jwrjil domaine, indique qu'il était laissé à feraJ (Voir l'article Arenlières.)
n Plus tard, Laneoveville reviol ao M ducal; toutefois lahbesse de Saiot-Pitm *aj Nooains y avait toujours conserve la collai* la paroisse, et continuait à percevoir ut À dans les dîmes. »
Telle est l'opinion de M. Beanlieo as Wfik l'antiquité du village de Laneuvfvif.e; ja tn devoir ta reproduire ici, sans y ajouter n«a observation, me bornant à consigner it> H dont je laisse aux archéologues le *w» * * des conséquences.
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Voici maintenant les documents que j'ai recueillis dans nos Archives.
Par udc cliarlc datée de l'année 1228, le duc Mathieu Ier donne à l'abbaye de Clairlieu 20 deniers de cens que celte abbaye lui devait à Laneuterille près Nancy (apud Novam Villamjuxta Sanccium). (Abbaye de Clairlieu.) .
En 1237, le duc Ferry affranchit et met à la loi de Deaumont les habitants de Laneuvcville" : a Je Ferry, duc de Lorraine et marchis, fais savoir à tous que je ay jurey a tenir la Neuvetille devant Nanccy franchement à la loy de Bianlmool en manière que ils me paieronldes terres dedans lour ban le lerraige, et des terres qu'ils waigneronl fuer de iour ban ils ne paieront point de lerraiges ; et est assavoir que je leur ai donnei en ma forest usuaire pour maisoener et pour une gtline par chacun homme, n
Ao mois d'octobre 1331 , le doc Raoul confirme les lettres de Ferry et promet, par sa foi, u à tenir et à warder la franchise de la Neuveville devant Nancy et des habitants en icelle franchement à la loy de Belmont, en manière qu'ils nous payeront des terres dedeus lours bans le terra ige, et des terres qu'ils waigneronl fuers de lours bans, ils ne nous en payeront point de gerbaige, et lour avons donnei l'usuaire en nos ire forest pour maisoooer parmei une gelinc par chacun chiefs d'osteils. « (Coll. St-G et P.)
Au mois de juin 1258, le duc Ferry, pour se libérer envers l'église de Clairlieu de 120 resaux de blé que le duc Mathieu 11 lui avait assignés, loi donne le moulin de dedans la ville de Nancy, celui de Laneuveville et son siège u dit en Beraobrnel, « è charge, par les religieux, de lui rendre annuellement UO resaux de blé, mesure de Nancy. (^Cart. Nancy domaine 2.)
En 1517, Guillaume de Dampierre et Marie d'Apremont, sa femme, vendent à Mathieu de Lorraine Laneuveville-devanl-Nancy et ses appartenances. (T. C. Nancy.)
Par lettres du mois de juin 1339, le duc Raoul donne a son chapitre de Sainl-Gcorpes de Nancy u tous lou wain de nos lerraiges de la Neuveville devant Nancy, «
Ao mois de janvier 1344, le même prince astîgae a perpétuité a l'écolàlre de Saint-Georges « nn homme mainmorlable de Neuveville, lequel sera obligé de servir toute sa vie ledit ecolàlre, lequel sujet sera remplacé par son aîné, et à dé-
faut d'hoirs niâies le seigneur de Neuveville sera obligé d'en fournir uu autre pour servir comme dessus est dit. « Cet homme de fer, comme on l'appelait (voir Diarville), était franc et exempt de tous traits, tailles, aides et autres servitudes quelconques, à charge d'obéir à Pécolàtre en toutes choses licites.
On lit, à ce sujet, dans un extrait du dénombrement donné à la Chambre royale de Met/ par les chanoines de Saint-Georges, le 29 mai 1681 : u Appartient h l'écolàlre de notre église une maison appelée l'homme de fer et un gagnage consistant en terres labourables, prés et chènevières, auxquels sonl attribués toutes franchises, exemptions et autres privilèges. Ledil écolâtre a encore droit de troupeau à part, tant de bètes blanches que rouges. «
Un décret du conseil, du 2 juin 1733, confirma les franchises cl exemptions attachées à la maison située à Laneuvevillc, dépendant de la dignité d'écolôtrc de Saint-Georges, et permit à celui-ci d'avoir un cqlombier ordinaire dans ladite maison el de jouir du droil de troupeau a part cl de bergerie , à charge de l'exercer par lui— même ou par son fermier ; ordonna que ledit fermier jouirait de l'exemption de guet et de garde, de logement de gens de guerre, excepté dans les cas de foule ; de banalité de four et de moulin pour le défruil des résidants non cabareliers ou boulangers, et de celle de pressoir pour les raisins qui proviendraient des vignes dépendant de celle fondation, etc.
En 4448, l'abbaye de Clairlieu et les habitants et communauté de Laneuvcville, font, sur le fait du droit de lerrage, une transaction par laquelle lesdits habilauls et communauté se sonl obligés pour toujours cl a l'avenir de payer à l'abbaye, non seulement pour raison des terre* qui étaient en débat, mais aussi pour toul le ban d'Arentières, lesdits droits de lerrage à raison de 13
Le 22 juillet Ulih, le chapitre de Saint-Georges renonce, en faveur des habitants de Laneuveville, u à tout le droit, cause, raisons et actions qu'il avoit audit lerrage qu'il prenoil et souloit pranre chacun an audit ban de ladite Neuveville cl bans joindans eu quelconque lieu que ce fut. " En échange de celle donation, les habitants de Laneuvevillc s'engagèrcnl à payer au chapilre, le
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jour de l'Annonciation Notre-Dame, la somme de 25 francs 12 gros, monnaie de Lorraine.
Le chapitre avait aussi, à Laneuveville, un tour banal où tons les habitants étaient obligés de cuire leurs pâtes ; pour se rédimer de ce droit et avoir la liberté de cuire chez eux, ils devaient payer une redevance annuelle de 5 gros 8 deniers barrois à Noël. Le chapitre avait aussi un droit de péage, dont la redevance élaif de 2 francs 9 gros barrois, faisant 23 sous 6 deniers tournois, que le maire et le syndic étaient obliges de lever annuellement el de payer au chapitre le 25 mars. Par on accord fait, le 27 juillet 1665, entre les habitants et le chapitre, ce dernier leur céda son four banal, moyennant une redevance annuelle de 5 francs et demi payable par chaque habitant qui voudrait avoir un four dans sa maison.
Le 1er avril 1450, Biétrix, veuve d'Alberlin de Laneuveville, Alberlin, prêtre, vicaire de Saint- Georges, et consors, vendent à Jean des Moines el à Jean Reyncl, comme procureurs el gouverneurs de l'hôpital Saint-Julien de Nancy, el an nom dudit hôpital, environ le tiers d'une maison franche de tous cens el redevances, sise à Laneuveville, rne Dat ant, pour la somme de 12 florins. (T. C. Nancy 3.)
La noie suivante, empruntée aux comptes du receveur général de Lorraine, pour 1440-1441, prouve que, dès cette époque, on jugeail nécessaire de réprimer les fraudes qui se commettaient lors des élections : u Reçu du maire Jehan Bahegnon de la Nxiefveville et des échevins el justice dudit lieu pour, tant que d'anciennement, en faisant le banway (baogard) de la ville, lequel se fait chacun an par toute la faullé de la ville et se donne le bâton à celui qui a plus de voix de ladite faullé par le maire et justice dudit lieu en prenant son serment ; et ledit maire cl justice, en favorisant l'ung de ladite ville que Paulre, donna le balon dudit office de banway à ung de la ville lequel n'avoit mie lanl de voix d'assez comme l'autre de plnsieurs au lires de ladite ville oultre l'ancienne couslume de ladite ville, dont plaintif en viol au receveur d'aulcuns de ladite ville, el ledit receveur en fil information el trouva qu'ilz avoient mesuzey selon Paneieune coustume, composé à eolx pour l'amende de xv vier florins que valent \W livres vj sols viij deniers, «i
Voici le lexte des chartes accordées par le duc
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René II, le 13 janvier 1476 (1477), mbtV la nts de Laneuveville : u René, etc. Sçavoir lusons que nons, considérons la paoovrelé des aanans et habitans de la Neufveville devant Mh ville de Nancy el la grant destruction, denotilict et ruync de leurs maisons que a l'ocmi» fe guerres et du service qu'ils nous ont faict km lesdicles guerres, ont esté abatues par nos en*, mys lors tenanl siège devant noslre dicte vihfc Nancy, et affin que tant mieulx ils paissent kefe r ePra ire etremeclre sus pour y venir deatare comme ilz faisoieot paravant lesdicles gwrra, pour ces causes el aullres raisonnables a eeooa mouvans, avons tous iceulx habilans de UXeiP vevillc qne à présent y sont demeuraos et qoese y viendront asseoir pour y demeurer, afirudt el exemptés, affranchissons el exemptons parcs présentes, le temps et terme de douze aasesir en suivant la date de cesles, de toutes Uii a traicls, aydes, subsides cl subventions quêtasques ordinaires et extraordinaires iraposéesoaï imposer pour quelconque cause ou oceaskmatt ce soit ou puisse cslre.... n
Une noie des comptes du domaine de Stac», pour l'année 1544-45, nous apprend qaaote époque, la peste régnait à Laneuveville: i S) florins sont quittés et déduits aux babillais éti Neuveville devant Nancy en déduction detffc» rins à eux imposés a cause de l'aide Saiaife et ce à cause que la mortalité y règne depuis Piques el que c'est un pauvre village 6ujel à Beat deux chars de paille par semaine aux for* j Nancy quand le prince ou la princesse y sttL •
En 1595, le sieur Pompeo Gallo, seigneur Saint-Jean, fail ses reprises du duc de Lem ■ pour le quart d'une maison^ppelée la Ce*-, sise proche l'église de Laneuveville lès Kaq (T. C. Nancy 3.)
Les comples du trésorier général de pour 1600 et 1601, font mention de faites pour une maison que le duc Châtie» E avait ordonné construire contre la rliaossw i* l'étang de Laneuveville u pour la coromodiie k pàire et garde des vaches de Suisse, n D sapl sans doute, de la métairie dite la Vacherie, p Charles IV vendit, en 1629, h Jean de U%>-~ say, son maîlre d'hôtel, pour la somme de HJW francs. (T. C. Nancy 4.)
Par lettres patentes du 27 février 1610, Je te Henri II érige en fief la maison que SW»
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Bourgeois possédait au village de Laneuveville. 'T. C. Nancy 6.) ^
Le 14 septembre 1612, Jeao Baillivy, conseiller d'Etat du même prince, lui fait ses foi et hommage pour le fief qo'il avait a Laneuveville. (T. C. Etats généraux fiefs et dénombrements.)
Le 26 juillet 1614, les habitants de Laneuveville reconnaissent tenir du duc Ucnri 52 fauchées, partie en nature de sable et cailloux et partie en paqois, à cause des accrues d'eau du côté de Bosierville. (T. C. Nancy 4.)
Le 22 juin 1616, le même duc donne des lettres patentes portant érection en fief, en faveur de Marie Voilot, veuve de François de Chastenoy, ancien conseiller d'Etat, et pour les bons services de son mari, d'ûoe maison avec ses dépendances, sitoée à Laneuveville. (T. C. Nancy 6.)
Le 13 août 1631, Claude Bourgeois, conseiller d'Etat du duc Charles IV, demeurant à Laneuveville près Nancy, donne des lettres reversais a ■•a use de la vente qui lui avait été faite de celle terre et seigneurie pour la somme de 10,500 francs. (T. C. Nancy 4.)
Ainsi qu'on vient de le voir, il y avait, a Laneuveville, plusieurs fiefs qui avaient élé érigés à différentes époques : outre les actes de reprises et de foi et hommage que j'ai rappelés, on en trouve encore d'autres, donnés par Marie Voilot (1626); — Nicolas Arnault, lieutenant général au bailliage de Nancy (1663) ; — Jean Bermand (1664) ; — Marie de Baillivy, veuve do César d'Hoffélise, pour le fief de la Cour (1663) ; — Jean Rennel, seigneur d'Andilly, conseiller en la Cour Souveraine (1700); — Edmond de Kelly, capitaine au régiment des gardes du duc Léopold (1704) ; — Nicolas-François Charles, l'un des valets de chambre du même prince (171 1); — Christophe (1726); Jean-Charles (1771) et Louis (1776) de Vanoocle de Venelle ; — Christophe Thibaut, comte d'Hoffélise (1772 et 1773) ; — Adémarc de Montheil, comte de Marsanne, premier gentilhomme de la diambre du feu roi de Pologne (1776) ; — enfin, Jean-Uajttisie Mcngin, conseiller d'Etat, lieuleuaut général civil et criminel au bailliage de Nancy (1777).
Les habitants de Laneuveville qui, comme on l'a vu précédemment, avaient déjà élé affligés de la peste en 1844, eurent encore beaucoup à souffrir, ta 1053, pendant le siège de Nancy ; aussi, se virent-ils contraints d'adresser au duc une rc-
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quête à l'effet d'obtenir une réduction sur l'aide ordinaire Saint-Remy. Les gens de la Chambre des Comptes, chargés d'aller sur les lieux pour s'informer des faits, rédigèrent, le 27 octobre de celte année, le rapport suivant : a .... Avertissent èlre la vérité que les remontrants sont constitués à de grands et notables intérêts par la perte qu'ils ont faite de leurs moissons et fourage, rupture de leurs maisons, portes, fenèlres, jardins, perle de parlic de leur bétail et de plusieurs aulres incommodités qn'ils ont souffertes pendant que l'armée du Roi de France a élé devant Nancy, dont h raison de ce ils se voient réduits à telle nécessité qu'à peine pourront-ils se sustenter pendant le reste de l'année, moins entretenir leur bétail, que pour la plupart il leur conviendra vendre faute de fourage. n
Une nommée Françoise, veuve de Didier Menel, de Laneuveville, avait été brûlée comme sorcière en 1632.
Les habitants de ce village disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1758 : u La communauté jouit, de temps immémorial et sans titre, de 63 fauchées de prés, de 4 jours 0 nommées de terres labourables ; de 81 jours de terres friches situées en différents endroits, servant à la vaine pâture, et dans lesquels les communautés voisines ont droit de parcours...
n La communaulé doit annuellement au domaine du Roi la somme de 200 francs barfois. Chaque habitant doit aussi, à la Saint-Martin d'hiver, une poule, elles veuves moitié. Chaque feu doit encore, au même jour, un gros. La communauté doit annuellement au chapitre de Saint-Georges 18 livres pour droit de four, et 56 livres à la confrérie du Saint-Sacrement, érigée dans l'église du lieu, «
Et* 1712, le village de Laneuveville comptait environ 60 habitants, y compris les veuves. En 1768, il y avait 108 feux et 357 communiants.
Laneuveville a élé érigée en succusalecn 1802.
Patron, l'Assomption de la sainte Vierge.
LANEUVEVILLE-EN-SAULNOIS. En 1222, Henri, comte de Salm, déclare qu'il a repris en fief et hommage lige d'Henri, comte de Bar, après Pcvèque de BIclz, Laneuveville devant Viviers; que ses héritiers seront tenus de faire le même hommage, et qu'en cas de refus, le comte de Bar pourra reprendre celte place.
Eu 1562, Jcau, comte de Salm, sire de Pnlle-
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Uuge el de Viviers, vend à Dieu Au>y, cilain de Metz, dix sons messins de renie, qu'il lui assigne sur toul ce qu'il a à Laneuveville decunt Delnu-.
En 1505, Henri, comte de Salm, en son nom el en celui de ses frères et neveux, reprend de Uiaiu et de bouche du Roi de Sicile, duc de Lorraine, ce qu'il a au village de Laneuveville. (T. C- Viviers.)
L'inventaire des litres de la baronnie de Viviers, renferme, en outre, beaucoup d'actes d'acquisitions el d'asccnsemeuls d'héritages situés au bau de Laneuveville.
Ou lit dans les comptes du domiine de Viviers, à la date de 11105 : u Conditions, servitudes el prestations des sujets- de la mairie de Laneuveville. — Les habitants de la SeufvevilU sonl tenus de porter lettres de Monseigneur à leurs frais et dépens à la comté de Salm, aux abbayes de Uaulc-Seillc et Senones. Aussi s'il advient que quelques criminels soient détenus es prisons de mondil seigneur à Viviers et qu'il soil de besoin d'appeler l'exécuteur de la haute justice, sont tcuus de l'aller ou envoyer quérir quand il leur sera commandé de la pari de tnondit seigneur ou de ses officiers. Mèmemeut sont tenus de toute ancienneté ès corvées de mondil seigneur, savoir : chacun laboureur demi-journée à semarter, remuer el semer ès corvées, tant blé, orge el avoine qu'autres légumes, faucher en temps de fenaison depuis le soleil levaul jusque» au soleil couchant, laul laboureurs que manouvriers, épandre, retourner el amasser le foin pour la provision de la maison (le château) de Viviers. El doit chacun laboureur mener deux charées de foin pour ladite provision. Sonl aussi tenus de mener el charroyer par une journée entière le fumier dudit château sur les héritages el corvées de mondil seigneur. Et d'une chacune maison de manouvriers doit être une personne suffisante pour charger ledit fumier. En toutes lesquelles corvées ordinaires ils sont seulemeul nourris à (a fenaison, moisson cl charroi du fumier ; el aux autres corvées tant ordinaires qu'extraordinaires, ils ont, chacune personne, pour leur salaire, deux michetlcs.
w Lesdils habitants paient dix francs chacun au pour l'exemption de la garde de jour au château de Viviers, el quatre gros par couduil pour l'exemption de la garde de nuit. •>
Laneuveville, qui avait été érigée en succursale *n 1802, a élé ensuite (1807) aunexée à Faxe,
puis de nouveau érigée en succursale pu ordtnnance rosale du 25 avril 1827, av« Orioeosn pour annexe. — Palrouue, sainte MadeUiue
LANEUVEVILLE LÈS-LORQIJIN. Ce r.li,^ sur lequel U s Archives ne renferment aaaa titre dépendait de la baronnie de Lorquio, laquelle fat achetée, le 4 septembre 172'», sur il. le narrons de Bissy, par Marc de Beauvau, ieifaenr <k Craon, grand écuyer du duc Léopoid.
On a trouvé, il y a quelques aDoées, surit territoire de celle commune, plu&ie«rs pièces éi Bas-Empire et de l'Evèché de Metz. Laueuvevillc esl annexe de Lorquin.
Patron, saini Martin.
^ LANFROîCOl'RT. Le 15 décembre 1611, Louis de La'Mothe, seigneur de Laufroicowi, vend au duc Henri II 500 arpents de bois it haute futaie, sis au ban dudit lieu, pour 1a Kune de t2(j,(MK) francs cl 3 muids de ^el.
Le * août 166i, Ferry de Thcltn el Gaspard, son frère, font leurs reprises pour le* lent el seigueurie de Lanfroicourl. (T. C. Amante.)
On a encore des actes de foi et hommage it celle seigneurie donnés par Françoise Gaonia (1701) ; — Nicolas-François Magniea, geatilhomme ordinaire de feu le Koi de Pologne (1771;; — enOu , Jacques-Pierre Perreoey do Xçi; (1777). L'acte de foi et hommage de ce dersier est ainsi conçu : « Je déclare tenir duIUiu terre el seigneurie de Lanfroicourt sur $>-i\U. mouvant de toute ancienneté de 1a ehiietla* d'Amance, que j'ai acquêt tée de M. Rogoier,«aseillcr-raailre des Comptes de Lorraine, estant en tous droils de hante, moyenne elWr juslice, sans part d'aulroi, droit de relèverai, de bourgeoisie, de revèlure, de cabaret, de Dttt à volonté, payable à la Sainl-Rcmy de ebacnatt, le fort aidant le faible ; en une autre imputta de trois deniers sur chaque Uabilantau sortir à la messe paroissiale le jour de Pâques elwutu la (enue des plaids annaux qui se lienMUàla Sainl-Marlin ; droit de four banal ascensèifi gros par chacun conduit, la veuve pour dm conduits, moyennant quoi ils peuvent avtw ite petits fours dans leurs maisons, etc. »
Les habitans de Lanfroicourl disent, 4a» la Déclaration fournie par eux en 1738, qu'ik ph sèdenl un bois de 409 arpents, quelques wr s labourables, 152 jours de paquis et un pré h pré Barthélémy.
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Oa voit, par un procès-verbal de visite de celle paroisse, dresse en 173G, qu'il y avail alors &ï chef» de famille et 140 communiants.
Une nommée Jeanne Ulderic, «le Lanfroicourl, fut brûlée comme sorcière en la8S.
La cure de Lanfroicourl avait élé unie à celle de B"*y au cnmmcuircmcnl du XVU siècfc ; on 1722, les habitants adressèrent une requête à [Vu-qne de AIclz, à l'effet iJ'clrc dc-suuis de celle demierc paroisse ; mais ils obtinrent seulement rf'.iwjir un vicaire .amovible qui résiderai! dans leur villa-c. (Coll. S. -G. el P.)
Par une ordonnance tintée du 3 oclobrc I7Ô9, M. de Suint-Simon, éveque de Metz, érigea, dans IVj;li.«c de Lanfroicourl, une confrérie du Sainl- Sacremenl, h laquelle il donna des règlements, dont voici quelques-uns tics articles :
»... Il y aura, dans ladite confrérie (pour laquelle le vicaire fora les fondions sacerdotales}, un maître ou président, lequel sera élu à la pluralité des voix par les sieurs curé o:i vicaire elles confrères Ions les ans ; h toutes lesquelles élections !c turc ou vicaire présidera et aura soin que tout i\ passe dans l'ordre et sans ttimulle ni hripuc...
i Ledit maître ou président de la confrérie ne paiera rien pour son élection, nj argent, ni repas, ai autre chose que ce puisse cire.
« Les confrères ne paieront rien pour leur réception, mais paieront lous les ans, quinze jours ivanl la féle principale de la confrérie, une «omme modique, à leur dévotion el selon leur mouvoir, pour subvenir aux frais qu'il conviendra aire pour entretenir ladite coufrérie avec la di- ;nité nécessaire.
» Le maître ou président fera la levée de ladite omme cl aura en nuire la régie el l'adminislraion des biens appartenant à la confrérie...
». On ne pourra user d'aucune coutraiule cners les confrères qui ne voudront rien donner a i confrérie, s'il s'en trouve de tels ; mais après > avoir atertis trois fois, de dix jours en dix mrs d'iitlervalle, ils seront, en cas de refus, rués de lous droits de confrérie, si ce n'esl que
curé, le vicaire ou les mailres de la confrérie ; ji:-eoi à propos de ne leur rien demander à use de leur pauvreté.
•» Les femmes et les filles seront admises a iîfe confrérie, et afin qu'on garde en toutes oses la décence requise, elles n'auront aucune mmuoicalioo les homme*: mais elles
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choisiront une maîtresse ou présidente, en observant les règles ci-devant prescrites ponr les hommes, avec celte différence que la présidente ou mailressc ne rendra point de compte, mais ce qu'elle recevra des femmes el tilles, elle le romeilra aussitôt entre les mains du président qui eu tiendra compte.
if A la mort de chacun des confrères el de chacune des consœurs, les autres diront un de profttndis pour le salut de sou âme... ; ils assisteront à son enterrement, allant deux h deux an convoi avec un cierge quand la confrérie sera en étal de faire celle dépense ; ils assisteront aussi aux services que la famille du défunt fera faire pour le repos de son âme cl des autres défunts de la confrérie...
n On ne recevra personne dans ladite confrérie qui soit sujet a l'ivrognerie, ù la fréquentation des cabarets, aux danses publiques ou à quelques autres dérèglements que ce puisse être, et on excluera les personnes déjà reçues, lesquelles on reconnaîtra sujettes auxdils désordres.. .«t (Cure de Bey el Lanfroicourl.)
Lanfroicourl a été érigé en succursale en 1802, avec Bey pour annexe ; cette commune en dépend encore aujourd'hui.
Palrou, sainl, Gengoult.
LANGATTE. Le jour de la Saint- Valcnlin i3'»8, Guillaume -el Henri deGuermaugc vendeut à Bourcard de Fenélrange ce qu'ils oui au lieu où il se fail un nouvel étang eutre Langues se et Hbodes. (T. C. Fenélrange 2.)
Le jour des Ténèbres 1374, Nicolas de Monlburn et Elisabeth de Kirsberg, sa femme, vendent à Blanchefeur de Falkcnsieiu ce qu'ils ont dans le grand étang de Langorch. En 137!), pareille vente fut faite à Jean de Féuélrauge par Hodolphe el Jean de Gucrmor.ge. (T. C. Féuélrauge.)
Langalle {Landgast) dépendait de la partie de la seigueurie de Fené'.range appelée le Col de (ligne, el les habitants étaient de condition serule comme ceux des autres villages de celle seigneurie (voir l'art. Fenélrange, p. 5i£). En 1738, on y comptait 22 laboureurs et 26 manœuvres nùmenl ou Roi, 11 laboureurs et 15 manœuvres rhingraffs, qui se partageaient par moitié entre le Itoi et le prince de Salm. (Décl.)
Langatte a été érigé en succursale en 1802.
Patron, saint Michel.
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