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LANGHECK., l'un tics hameaux coroposaDl la commune de Berlhelmiog.
LANGUIMBEBG. S'il faut co croire la tradition, celte localité doil son existence, comme village, à la ruine de ceux de Mcllerquin cl de Binzing, qui furent détruits, au XVII" siècle, par les soldais de l'armée de,, Galas, el dont une partie des habitants vint augmeuter la population du hameau de Languimbcrg.
Du reste, les Archives ne renferment qu'un seul litre cuncernanl celle commune : c'est une lettre datée du 29 janvier 1 '■(>'>, par laquelle les prieur cl couvent de liesse vcndcnl un quarl et demi du han de Lanrjucnbcrg h un nomme Jean Colin Picrrcsson el a Marguerite, sa femme, moyennant 4,200 florins du llhin. (T. C. liesse.)
On trouve, dans les papiers de l'abbaye de Haule-Seillc plusieurs pièces relatives à lu reconstruction de l'église de Languimberg. en 1755. Catherine Lallcmeul, veuve du sieur de Thumcry, écuyer, avait fondé, en 1088, dans l'église paroissiale de ce village', douze messes qui devaient te célébrer annuellement h la chapelle qu'elle avait érigée a côté du grand autel.
• Languimberg a été érigé en succursale en
Palron, sainl Adelphe.
LANNOY. Voir l'article llerbêvillcr.
LAKONXE. Eu 1500, le duc Thiébaut mande a Simon el h Âgnès de Parroy qu'ils aienl a reprendre d'Henri de Blàmonl les fiefs de Sainl- Clémcnl, Chenevièrcs, Marliucroix et Laronxc. (T. C. Deneuvre.)
Le i mai lî>'»2, le duc Antoine engage à Nicolas de Luxembourg, sieur de Flévillc, pour la somme de 4,100 francs, monnaie de Lorraine, les villes, bans, litiges el coufinages du ban de Sainl-Clémcnl, du Laronxc cl de Chenevièrcs, avec les cens, droitures cl revenus, tels que les avaient possédés Ferry et Olry, seigneurs de Blàmonl cl de Deneuvre, sauf cl réservé la sou\< rainclé, le lief et le service. (Cari. Nancy domaine.)
En 1708, Laronxc comptait GO feux. Il y avait une chapelle de Sainl-Sébaslicn.
Celte commune, qui avait été érigée en succursale en 1802, puis (1807) annexée à Saint- Clément, a été de nouveau érigée en succursale le 25 février 1881. — Patron, saint Clément.
LASTBACH, hameau, commune de Dabo.
LAXOU. Ce village, auquel se rattachent,
l comme on «ait, d'intéressants souvenirs historiques, parait remonter à une époque éloignée: on le trouve, en eiïet, mentionné dans plusieurs titres du XIIe siècle, qui ne sont pas connus, et que je vais rappeler.
Une charte confirmalive des biens de l'abbaye de Clairlien, donnée par Henri de Lorraine, evèque de Toul (1 127-1100), mentionne, eotr'aulrcs choses, des vignes situées au ban du Laxou 'rineas de Larzu/ti), qui avaient clé données I cette abbnve par llumberl el Paulin, chevalier.
Une bulle de Lucius 111, de l'an 1 185, rappelle, parmi les possessions de la même abbajc, tes vignes de Laxou (de Larczos) el deux habitation» audit lieu. (Abb. de Clairhcu.)
Eu 110i), le duc Simon confirme différentes doualions que son père, Mathieu 1er, avait faites aux chevaliers de Sjinl-Jcan-de-Jcrusalem, el y ajoute celle de douze hommes ou de douze familles qu'il avait à Laxou (apud Larccozi). (Ordre du .Malle.)
,Vcrs celle époque, Gauthier de .Nancy, après avoir renoucé aux vanités du siècle et s'être fait religieux à Clairlien, donne a cette maison deax vignes i> Laxou (in villa de Laceoi et te qu'il avait nu conlinage de Kcinicourl.
En 121 i, le duc Thiébaut ajoute aux donations faites par son père à l'abbaye de Clairlira, celle de sa corvée de Laxou (de Larzons), ou les religieux avaient planté une vigne.
En 1227, Eudes, èvèque de Toul, eonlîrmc donation qui avait élé faite à la même abbaye par Elisabeth, femme de Waulhier de Saini-Jacqnes, de trois hommées do vignes h Laxou (tria acoweï/a vincarum apud Larcous). (Abb. ie Clairlien.)
Par letires données h Corbeil, le luodi après la Trinité T28C, frère Guillaume, prieur de France, abandonne aux juifs de Lorraine un terrain sar le Image de Laxou (Larsouz), pour y faire un cimetière, moyennant une redevance annuelle <T an marc et douze toulois, payables au comiuaooeor de Sainl-Jcan-du-Vieil-Ailre. Celte donation fut confirmée en ces termes par le duc Ferry, lejendi après la féte saint Pierre el sainl Paul 1286 :
« Je Ferris dus de Lorregnc el marr voir à louz que je ai veo unes tetz lettres sa inné* el entières saielées dou seel frère Jehan te V i
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«astre et garde de l'ospilaul de Saint Jehan de Jérusalem, des quelz lettres li lenours est teiz : Frères Jehans de Vilers par la graice de Dca de ji sainte maison de l'ospilaul de Saint Jehan de Jérusalem humles mastres et garde des poures de Crisi, à louz ceaz qui varronl cestes présentes lettres salut en nostre Signour. Nous faisons savoir a touz que freres Guillaume Piions, jadis prieurs de France, dooua ou finaige de nostre ville de Larsouz delez Nancei en lu dyocese de Toul as juifs de Lorregne pour faire uu cimetière de lor loi parmi ce que li dit juifs nos an doicul paier dd marc d'argent cl douze loiiloiz de cens cliascun d» lou jour de la fesle Saint Ilcmei, et se li dis ceus ncsloil paiez au jour nomei, nous les paurious viij jors après sans encoison. El ceslui cenz tlrsuz dil doieul li dit juifs paier au gouverneour de nostre maison dou Viez Aitre dclez Nancei ou à son certain commandement. El se lions demoroil en la terre que nos lor avons donnée il seroil en nostre justice cl nostre lions tant com il i seroii demorans el nos servirait chascun an de douz livres de poivre à la Saint Remet, cl cil qui après lui vandronl ne plus ne lor poons demander s'il ne lou meffont. El se li juifs issoienl de la duchié de Lorregne el rtvanroieut sans encoison à la tc- Dour dou cimetière davanl dil jusques à huit ans par lou cens paant des années Ircspassées de quoi il ne l'averoienl paie par euz ne par autrui. El volons et otrions cl conformons par lou conscl de nos freres que li cimetières que li dil juifs ont hil en ladite terre el les maisons cl les accroisseroens ensi com le* bornes sunt devisées soit tenu a touz jours sans rapcller ensi com il en sunt tenant an jour dui. El se h dil juifs vuctenl accroître Jour cimetière,, nos otrions que il lou puissent accroître sauve nostre raison. El de toutes ecz choses desus dites nos lor en devons prester garantie en contre tontes geus sclonc raison. En ' smoio de la quel chose nous saielemes c«.z let- ,rcs de nostre séel de France, escriles a Corbuel *n nostre maison, en l'an de nostre Signour mil louz. cens qualre vins el six, lou lundi après la IViuilei. El pour que ce soil ferme chose et esauble sunt ecz lettres saielées dou seel de ma ourl de Nancei, dez quelz lettres on ne me puel emander fors que tesmoingnaige. Données Tan e nostre Signour mil douz cens quatre vins et ix, lou jeudi après fcsle Saint Pierre et Saint
on mois de juîet. i
En vertu d'accords passés, les 26 février et 16 juin 1472, entre Pierre de Borodoo (ou Bosredanl), commandeur de Saint-Jean, et plusieurs juifs de Lorraine, ce cimetière leur fut u laissé libre, « en pavant, eux el Icors successeurs, à ladite commanderic, un cens annuel cl perpétuel d'un marc d'argent, cl sous la condition que lorsqu'un juif viendrait à mourir el qu'on voudrait l'y enterrer, il serait payé, pour un chef de famille, un écu valant 20 gros et 10 deniers monnaie du Lorraine; pour un serviteur, 10 gros, et pour un enfant, 5 gros, non compris les droits de sergents et autres, ainsi que du passé.
Ce cimetière, qui fui probablement détruit lors de l'expulsion des juifs par René U, après la bataille de Nancy, était situé près du u chaucheu n ou pressoir de Laxou. C'est, du moins, ce qui est indique dans nn bail passé, le 5 septembre 1405, par Pierre de Beaufremonl , commandeur de Saint-Jean, à Jean Thieriel, maire de Laxou, d'une pièce de terre m du côté du chaucheu, près le cimetière des juifs, n
La seigneurie de Laxou, qui appartenait encore, à la lin du XIVe siècle, aux ducs de Lorraine, fut sans doute aliénée par eux, dans la suite, soit en totalité, soit en partie, car on lit dans un extrait du registre des causes pendantes aux assises du bailliage de Nancy, a la dote de 1U55 : u Honorés sieurs Philippe cl Georges de Liceras, frères, Didier de Londres el Jean de Ludres, chevaliers, disent qu'au lieu de Laxou, ban et finale d'illec, ils sont seigneurs, savoir r lesdits sieurs de Liceras cl de Laodres pour un demi-tiers el ledit sieur de Ludres pour la moitié d'un demi-tiers, à cause de leur seigneurie de Lenonconrl, ayaul auxdils lieu de Laxou, ban cl ûuage, plusieurs beaux droits seigneuriaux, comme création de maire cl justice connaissant de toutes actions réelles el personnelles, el leur compétent el appartiennent épaves et confiscations, même l'appréhension des corps sur les délinquants leurs hommes el sujets cl autres en matière criminelle. El de ce tant eux que leurs prédécesseurs en sont en haute possession, qui esl de trente ans ou plus d'en avoir joui el usé quand les cas y sont advenus ; lesquels délinquants, ainsi par eux ou par leur justice appréhendés el détenus, après les avoir gardés vingt-quatre heures, rendent les corps au prévôt de Nancy chargé de leurs faits» n
Ou lit, en oulre, dans une information faite,
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eo 4008, au sujet des droits seigneuriaux dool Mmt de Lenoncourl jouissait an village de Laxou: • Convient entendre qu'en la seigneurie foncière (elle se partageait entre I»: commandeur de Sainl- Jean, M. de Liecras cl M011' de Lenoncourl, laqrellc en avait les li'ois quarts) y a deux sortes de sujets, les uns appelés stijels naturels et les autres arrentës ; lesdits naturels élaul les anciens sujets, qui doivent plusieurs renies, droitures cl redevances, et lesdits arrenlés nouveaux entrants, qui ne doivent que deux sous par an ; mais leurs enfants et descendants enlrenl par après en pareille servitude que les autres.
n Lesdits stijels doivent une taille ahornée à dix francs. Lesdits sujets naturels et laillabtes de ladite seigneurie doivent un gros pour corvée, deux bichels de blé et autant d'avoine et une poule. Les arrenlés et nouveaux venus doivent ebacun deux sols par an.
n Les boulangers de ladite seigneurie se doivent arrcnlcr pour avoir permission de cuire en leurs fours leur pain de ménage, qui est ce qu'ils appellent les petits fours.
n Lesdits sujets laillables cl naturels ayant ebevaux liranls, doivent, pour ebacun d'iceux, un biebet de blé et autant d'avoine.... » (T..C. Nancy 2.)
Le 7 août 1ÎJ87, un nommé François l'Ilomme de bien, canonnier en l'artillerie de Nancy, obtient l'asccnsemcnl de *>0 arpculs de bois ropailles proche la forêt de Laxou, pour mettre en nature de terre labourable, moyennant 21) francs de cens. (T. C. Nancy 2.) .
Le 16 septembre 1608, Barbe du Fuy du Foug, veuve de Jean de Lenoncourl, au nom dé" Charles de Lenoncourl, son fils, vend au duc de Lorraine, pour la somme de 7, «00 francs, tout ce qu'elle a au village de Laxou lès Nancy, c'esl-h-dire les trois quarts an ban de la seigneurie dite de Lenoncourl. (T. C. Nancy 5.)
Par lettres païen tes du 22 novembre 103, Charles III permet au\ habitants de Lnxon d'essarter 170 arpents de bois rapailles el de les ni élire en nature de terres labourables. (L. P. f"U'>5.)
Le 29 janvier 1615, les mêmes habitants obtiennent du duc lienri II la permission de vain • pâlurer aux bois de la Pelile Hey, en payant 5 gros par chaque cheval el bêle a cornes. (T. C. Nancy 4.)
Le 21 avril 1621, Melchior de La Vallée, au-