‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 262 sur 292 · II) S · texte numérisé non relu

II) S

ii Àrl. 18. Les cordonniers pourrool ressemeler a raccommoder les souliers, sans" néanmoins qu'ils puissent se servir en aucun cas de vieux cuirs, à peine de 20 francs d'amende, applicables moiliu au domaine et moitié à la confrérie.

« Art. 19. Les savetiers n'auront aucun droit de visite chez les cordonniers.

u Art. 20. Que tous les maîtres cordonniers jeront obligés de fêler chaque année les jours des saints Crépin et Crépinien et de la translation de. leurs reliques ; d'assister aux services qui se feront , aux premières cl secondes vêpres , h la grande messe et aux services qui se feront le lendemain pour les confrères défunts, h peine de cinq sous d'amende, envers la confrérie, contre chacun de ceux «jui y manqueront sans cause légitime.

•i Arl. 21. Tous les maîtres dudil corps seront aussi obligés, sons la même peine, d'assister aux convois et enterrements des confrères cl des femmes desdils maîtres , à l'effet de quoi ils seront dûment avertis par le sergent dudil corps.

n Art. 22. Ordonnons que le maître du corps rendra compte, le lendemain des Sainls Crépin el Otpioieo , des deniers qu'il aura reçus pendaut Tannée de son exercice, et ce pardevant le maître et les officiers nouveaux , à la participation de huit anciens cordonniers qui seront convoqués à cet effet, sauf aux autres cordonniers non présents à «rendre communication du compte reudu, sans frais. « (Enl. 17*7.)

Var de nouvelles lettres patentes, datées du 18 décembre 17G2, Stanislas, dérogeant à l'art. 1er des règlements ci-dessus, réduisit le nombre de9 maîtres a 30. (Ent. 1761-62.)

On trouve, sons la date de 1338, plusieurs actes d'ascensements de maisons situées rue Ilargaul el près ou au-dessous de la porte Dorée. (T. C. Lunéville 2.)

Le 17 janvier 1365, le duc Charles III el les religieux de l'abbaye de Sainl-Remy font un échange par lequel le duc emporte le (droit de) passage des ponts de Lunéville, ensemble la vente de ladite ville cl tous les droits el émoluments y appartenant, el il cède à ces religieux quatre arpents de bois à preudre chaque année dans sa foret de Mondon aux coupes ordinaires. (T. C. Lunéville 2.)

Voici, d'après un litre de i'>7i, en quoi consistaient ces droits de passage el de vente :

i» Le passage. — Doit un chacun char neuf étant chargé, tant aux jours de foires, marchés qu'autres, passant ou arrêtant aux ban, ville cl forsbourg de Lunéville, 8 deniers.

» Le char neuf non chargé, ^ deniers.

n Tous chars chargés de marchandise, quelle elle soit, excepté de sel, 8 deniers.

« Toutes charrettes menant marchandise comme dessus, fors sel, une chacune doit 4 deniers.

•» Tons chevaux achetés, d'où ils viennent, chacun Vdeniers.

n De cent hèles rouges ou autres, quelles elles soient, fors lesdils chevaux, esl due une ou la valeur d'icellc.

n La vente. — De toutes pièces de drap, quelles elles soient indifféremment, venant de Sainl-3Jihicl ou autre part hors des pays, qui s'apportent vendre audit Lunéville, soit jours de foires, marchés ou autres, esl dù pour chacune pièce un yros.

?» Le drap qui s'achète par le menu à l'aune, doit de 1$ gros 4 deniers.

n Pour chacun virlin vin d'A tissais (Alsace qui se vend et distribue audit Luuévillc, un geos. Pour le dcmi-virlio, 8 deniers.

n Chaque cheval vendu audil Lunéville par jours de foires, marchés ou antres, un gros.

u Tout autre bétail ronge, comme bœuf, vache, vendus comme dessus, chacun 8 deniers.

♦i Autre à laine, chèvre el porc, vendus comme dessus, la pièce doit l deniers.

w Ceux qui y vendent des soches (socs\ coutres de fer et de tous autres futailles cl lUcnsilci de bois, de 15 gros 4 deniers.

n Le coussoQ (cosson) qui vend ou achète filet, lenncmcnl ou toile, de 15 gros 4 deniers.

n Chaque sac de noix doit i deniers.

n Do chastagnes (châtaignes), scmblablcment i deniers.

« Du millier de fer qui se vend ou acUle comme dessus, est dû 2 gros S deniers. » (T. C. Lunéville 2.)

Eu 1575, une somme de 727 francs 3 gros est, par ordre de Charles Ht, quittée aux habitants de Lunéville , m pour el en considération de fou, foudre et tempête tombés sur leur finage et principalement du côté des vignes, le jour de fête Sainl- Georges, 137£, même que le nombre desdits habitants serait de beaucoup diminué, tant par mort qnc de l'absence d'iceux depuis le dernier dénombrement. » (Compte dos aides d»> l'an 1575.)

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Àu commencement de celle même aimée 1573, {es abbé, religieux (de Sainl-llcmy) el habitants de Lunéville, s'apercevant que leur école tombait tu décadence et diminution, tant pour la multiplicité des écoles particulières qui se seraient élevées audit lieu, que pour le petit traitement cl peu de gages accoutumés d'être donnés au maître de leuidilc école; que celle-ci serait demeurée totalement déserte el vacaule, et qu'il n'y avait moyen d'y attirer bomme snflisaut pour instruire la jeunesse, ils se cotisèreut a lin de former une somme dont la rente pût suffire à l'entretien d'un maître, et rédigèrent des statuts qui furent soumis au duc Cbarlcs III et approuvés par ce prince ; voici quelques-uns des articles de ces statuts :

ti Encore que du passé il ail été de bonne el louable coutume, de chacun jour, après les leçons faites eldisputations intervenues entre les écoliers, et avaut que sortir de l'école, cbanler une antiphone et oollecle en l'honneur de la benoîte vierge Marie, et afin que la jeunesse soit, par continuation de bien en mieux, plus exercée à l'observation de la piété cl religion catholique, le maître de ladite école ou son subalterne sera, le soir d'un chacun jour, lorsque les écoliers en seront sortis, tenus de les couduirc par ordre et deux à deux à l'église paroissiale, qui est loul proche, et en icelle leur faire chanter un Salve Regina, avec le verset post parfum , et la collecte concède nos, suivant on de profundis bas et à la fin les preces et la collecte omnipotent sempiteme Dcus qui vivorum dominaris simul et mortuuriiin, qui sera pour prier pour la prospérité de nous el de nos étals el d'autres nos dévols orateurs et sujets bienfaiteurs cl fondateurs de ladite école...

n El d'autant que ledit maître d'école reçu et institué, il sera raisonnable qu'il s'exerce a toute bonne doctriue cl instruction envers la jeunesse, el contre lequel si par ci-devanl il y a eu mécontentement, ou s'en serail retiré vers ledit abbé, comme à celui qui l'avait reçu, étant de lui ou des siens iuterrogé, uous voulons que sous noire main, comme retenant el réservant à nous l'iuslitulion dudil maître d'école, icclui abbé ait l'aulorité et puissance, en cas que ledit maître serail malvcoaiii eu quelque manière que ce fût, cl le redar^ui r, et que même, s'il voulait abuser de sa charge, entendu que le principal but esl de contenir la jeune;, o en la craiutc de Dieu, en l'ob»cr-

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vatiou des choses qui concernent la religic-t y. cicunc, comme ayant toujours par sa sainte ïri demeuré saiue et entière en nolredite vit, « conséquemment de l'enseigner el instroin c bonnes lettres cl bonnes mœurs... , lesdils irréligieux et habitants, pour tel abiu ou I.; évidente s'en raddrcsscronl lors à nous pwir<|t. le loul mûrement entendu , il y soit ork: comme se trouvera convenable cl pour ce .;i esl nécessaire.... r» (L. P. 1575.)

Eu 1573, une somme de 90 francs esl fer ; a plusieurs maçons u pour 52 toises de muni, qu'ils ont faites à l'endroit des moulins de ville, afin que lesdils moulins soient doréaiu: enfermés et que l'on ne sorle ou ealrc plus e ville par l'iuconvéuienl qui en eut pu rwtkc — Une autre somme de 24 francs esl payé*;mêmes ouvriers, u pour tailler huit canooit^ pierre de Merviller et les asseoir auxdits nos,* par ordonnance des ingénieurs de Nancy av-, à cet effet. "

L'année suivante, les ducs de Guise rôt^ au château de Lunéville, où l'on eiétsk, [ nicme qu'eu 1577, des travaux assez cotoiik-, blcs, sous la direction d'un nommé Jeu US: qualifié de maître charpentier de Lorraine. % muine de Lunéville.)

Par lettres patentes du dernier ami i)'< Henri de Lorraine , marquis du Pool Henri U), lieutenant général do duché en l'iode Charles 111, informé u de la néccsîitë qt'ii . de messagers à cheval an lieu de Lunéville, tû pour le bien da service du dnc que pour \t i * et sonlagemcnt de ses sujets d'ilicc, * jtiîL une messagerie el en donne l'office à Qaudt fcsenel, de Lunéville, u afin d'être employé a. étal, mèmcmenl de pouvoir accommoder a plie de bons chevaux ceux qui passent el nftx en poste audit lieu...., aux droits, botte? faveurs, libertés, franchises, immunités, j-*>L et émoluments accoutumés..., avec pouv&:r puissance de porler le blason armoyé des jmc ries ducales... n (T. C. Lunéville.)

En 1579, le duc fait don aux bourgeois de l. néville d'une somme de 50 francs, <• pour ai;à fondre les cloches de leur église paroasis* >.. pour un timbre à l'horloge d'illec... o (Trëwtr général.)

Le 11 février 1586, Jean Ilospes, préce*-'" du sieur de MailUmue, chambellan de Qwrifc III

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donne ses reversâtes ù cause de l'amortissement et de l'affranchissement qui lui avaient été accordés par ce prince, en 4580, pour une maison

dite et appelée commuuémeul la maison des Chalis sise & Lunéville proche de l'église Saint- Jacques. « (T. C. Lunéville.) Cette inoison des Chatis fut vendue , le 19 mai 1660 , par Jacques Brazy à Jean Cousson et à Antoinette Morlal , sa femme. (T. C. Lunéville 2.)

Le 2 mars 1582, les abbé et religieux du monastère de Sainl-Remy cèdent à Charles III leurs moulin et battant sis sur la Meurlhe près de Ménil, les droits de vente et passage qu'ils avaient à Lunéville, les droits d'étalage et autres aux halles .ledit lieu, etc. (T. C. Lunéville.)

Il paraît que ces halles étaient alors en mauvais état, car les comptes du domaine de Lunéville, j»our 1582, mentionnent la dépense faite par le président (sans doute de la Chambre des Comptes) de Lorraine, à Lunéville, « pour aviser d'une place à ériger une nouvelle halle, w et les dépenses extraordinaires u sur les bâtiments des halles rt pressoirs ordonnés être faits dans cette ville. »

Dans nnc requête adressée au duc Charles III en 1383, les officiers, gouverneurs de ville et communauté de Lunéville exposent « qu'il leur convient annuellement employer de grands de niors, -voire plus que leur corps de ville n'a de revenu, aux réparations et entretenements de leurs choses publiques, comme de murailles, tours, portes et autres fortifications dudit lien, les démolitions desquelles ne peuvent être réparées, ni les ruines prévenues ou évitées ; n c'est pourquoi ils demandent (ce qui leur fut actordé) d'être autorises a établir une gabelle sur le vin qui sera vondn et distribué en pièce et en détail dans la ville et les faubourgs, afin d'en affecter le produit ;iux réparation?, réfcclioDS et entretien de leurs tours, murailles, portes, ponts et autres choses publiques. (L. P. 4587.}

En 1587, le trésorier général <t fait dépense de In somme de cent écus sol, revenant à £75 francs, qu'il a mise ès mains de Son Altesse (le duc) pour délivrer au capitaine Nicolas, maître forti- !k-aieur, de laquelle somme Son Altesse lui a fait don en considération des peines qu'il a prises à

faire le plan des fortifications de Lunéville ?»

U parait, d'après plusieurs notes des comptes du domaine de Lunéville, que le dur y séjourna dans le courant de cette année.

L'année suivante, une somme de 1,2(10 franc est u octroyée cl donnée par pitié et en aumône aux belle-mère cl sreurs du couvent de Lunéville pour les aider à supporter leur perle à l'occasion de la démolition des maisons et bâtiments qu'elles avaient aux faubourgs dudit Lunéville, faite par 'ordonnance de Son Altesse lorsque l'armée des inguenots passa en l'an 1587 proche dudit Lunéville. (Trésorier général.)

Le 12 mars 1588, Claude Villcrmin, receveur et gruyer de Lunéville, donne ses revcrsales à cause de la cession qui lui avait été faite, à litre de gagère, le dernier juin 1587, des moulins, battants cl couppels de Lunéville, moyennant 15,000 francs. (T. C Lunéville.)

i» Peux suisses des gardes de Son Altesse furent pestiférés ayant couché une nuit en la saletlc des chambellans au château de Lunéville , en octobre 1588, pendant le séjour de sadite Altesse et de Mesdames , fut, par le commandement de M"* d'Haussonville, suivant une ordonnance qu'elle reçut de sadite Altesse, ladite sallelle aérée l'espace de huit jours, les paillasses et autres bardes y étant, vidées et brûlées par Maxcl, pauvre manouvrier dudit Lunéville, qui pour ses peines , hasards cl périls, reçut 20 francs, n u Son Altesse a quitté 19Î) fraucs 6 gros à Simon de Vaucourt et à la veuve do Philippe Guillaume, de Lunéville, sur leurs fermes, tant du hallage de ladite ville que du passage des voiles et du grand pré du ban de Saint-Clément, en considération des pertes par eux supportées à cause des guerres et du feu en l'an précédent. »t (Domaine de Lunéville, pour Tannée 1588.)

Le 17 avril 1589, Picrron Harracourl, tanneur, cl Jacotle, sa femme, vendent à Jean Gcncva), pour la somme de 280 francs, une tannerie sise à Lunéville, en la rue devant les Soeurs Grises. (T. C. Lunéville 2.)

Pendant les guerres de la Ligue, Charles III, craignant que ses étals ne fussent envahis par les Groupes prolestantes, fit mettre ses places principales sur le pied de défense, en réparant et augmentant leurs fortifications. Lunéville fut de en nombre. Des travanx considérables y furent exécutés et nécessitèrent la tenue de comptes spéciaux, dans lesquels se trouvent beaucoup de particularités intéressantes.

On lit dans un registre intitulé : Compte de Nicolas Ccncval et Français Morrcl, bourgeois de

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Lunéville, des deniers par cu\ reçus et déboutés pour les fortifications faile» auilii Luuéville durant l'année 1591 : u Nom Regnauld de Gouruay, bailli de Nancy, faisons savoir que comme dès le mois d'avril 1591, nous ayons eu ordonnance de Sun Altesse de faire fortifier au lieu de Lunéville, suivant sa résolution, cl qu'à ces fins seraient douncs moyens , ayant dès lors commis noire lieutvffant dudit lieu pour interveuir et servir de conlrerolleur, ayant aussi commis cl institue Nicolas Genevul et François Morccl pour receveurs et distributeurs de ce qui se fournirait pour satisfaire h tout ce qui serait des fortifications, plus M0 Jean Millet, d'Einville, pour conduire les ouvrages d'icellcs forliticatious, dont il y a institution de nous sur lui à cet effet, cl que, ayant au surplus ordonné que pour tout ce qui serait à faire suivre les choses nécessaires, il y eût des commis qui donneraient témoignages et attestations pour payer ceux ijui auraient travaillé cl fait /es charrois requis auxdils ouvrages afin d'eu lirer par les ouvriers et charretiers leurs salaires et dessertes, comme aussi auraient été commis principalement cl par exprès pour faire les livraisons,Joachim Parisot et Pierre le Clerc, bourgeois demeurant audit Lunéville, avec ledii Bt* Jean Millét, nous, pour ces causes, avons auxdils receveurs donne la présente pour leur servir à ce qu'en vertu d'icelle ils puissent cire reçus à la présentation et reddition de leurs comptes... Fait à Nancy, le 21° d'avril 1592. »

Une somme de 1,7GC francs 3 gros est déboursée h M" Baslien Clément cl à Jean Mauvais, dit Cbaliïgny, demeurant à Nancy, u pour la vidange de 190 loises 252 pieds de terre par eux vidée et portée à leur atelier au boulevort Sainte-Claire. «

Des travaux sont faits : au boulevarl de Sou Altesse ; à la conslrescarpc d'entre la porte Chanlebeu cl la lour de l'Ecolle ; au boulevarl Notre- Dame, dil du Muuliu ; au boulevarl de la porte Saint - Georges ; aux boulevarls Sainl-Georges, Mgr le Cardiual, Notre-Dame, du colonel Urpheo (Orphée de Galéau), Mgr le Marquis, à la rue Hargaut ; à lu neuve porte Saint-Jacques, à la porte Joly, h la porte de lu Chapelle, à la courtine de la Chapelle, à la tour Brcxou.

Des sommes sont payées à dilTcrenls ouvriers : pour 250 fers de piques, destinées peui-élre h armer les habilauls ; — u pour la façon d'uu moulin à pied pour servir a la béce.vsilé de la for-

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teresse de Lunéville ; « — « pour un sa:r- 1 | lin à pied cl pour la nouvelle foutais * Georges, faite pour entrer en la ville à U ; de la rue Hargaut ; n — »» pour avoir i iiterre à un grand canal commencé dessus ;j de Gerbéviller pour attirer les eaux dwf^--*, fortifications. «

D'autres sommes soul délivrées aux bs; ^ des villages voisins, travaillant par cerr . < fortifications.

On trouve, dans le registre intitulé : C des fortifications, pour les années 15îH, 1 159G, cl en tète de l'ordonnance par L -: Joacbim Parisot esl nommé contrôleur r, ticalions, ce préambule : « Charles, etc. C:5 pour le bien de notre service et euiuerr:!n:. nos pays cl sujets, nous ayons ci-devwi tr.-» expédient et très-nécessaire, cnlr'aulre pb r. » nos pays, de fortifier cl meltre en étal <k dérense notre ville de Lunéville, afin fohv. r dégals, ruiues cl autres inconvénient* : troubles et rigueurs de guerre amènent eozrt ment avec soi, ainsi que les choses sunrttt* passées depuis huit ou neuf ans en ri r * rendu plus que suffisant témoignage, à h lion du pauvre peuple.... n

Le troisième compte de François Ht:.

receveur des deniers des fo ri i G calions t£ mentionne des travaux faits à la poric Saiut-Georges , au corps de garde de '*fri Sainl-Nicolas, au battant h poudre, à ktn Joly au-dedans de la ville, au corps de iA* haut de la neuve porterie Sainl-Georges, »i* de la vieille porte Saiut-Gcorgcs, elc Cnt>» de 21 francs est délivrée à Mc Nicolas La t>. demeurant à Nancy, u pour sa dépense iL~ villle, élanl maudé par BI. le bailli pour ûira plan de la ville dudit Lunéville et du cr^ que l'on faisait élal de forliQer. «t

Tandis que ces ouvrages se poursuiuka:

activité, la peste sévissait à Lunéville : Je* lions sur leurs baux sont accordées, ea là>. : fermiers des coupels et pougnels, à celui ï: i lago, h ceJo»*"des moulins et ballants, à cei\ : fours de la porte Cbanlehcu cl de la rue hV. ■■. u en consiiléralion des pertes qu'ils ont fait» hitrois mois que la contagion a rogné aot&i pendant les aunées 159G et 1597.

Des dépenses sont failcs, en lliOO, pour latore de l'arsenal du château ; cl, en 1606. p.

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des réparations a la porte Saint-Nicolas, en allant à .Nancy ; aux ponts des autres portes, au retranchement du boulevart Sainte-Claire, etc. Des réfections ont lieu au château, pour l'armée de la duchesse de Bar, femme d'Henri de Lorraine, depuis Henri II. (Domaine de Lunévillc.)

Suivant Dom Cal met , ce prince aurait fait construire, sur remplacement de l'ancien château, nn nouveau château fortifié, qui devint le plus beau de la province. Cette assertion ne me semble pas parfaitement exacte ; il résulte, de différentes pièces, que le duc Henri fit démolir, non le château tout entier, mais sculemcut le donjon, et qu'il fît construire deux nouveaux pavillons cl un corps de logis.

•» Le receveur de Lunévillc, est- il dit dans l'une de ers pièces, pour satisfaire an commandement verbal qu'il a plu à Son Altesse lui faire pour savoir à quoi pourra monter le pavillon •jue Sadile Altesse a délibéré de faire faire en >on château dudil Lunévillc, a fait convenir pardevant lui, cejourd'hui B* janvier 1609, plusieurs experts maçons et charpentiers, qui en ont fait la déclaratiou qui s'ensuit :

« Ledit pavillon se fera contiguë la chambre de Sadile Altesse et sera de 75 pieds de tuule carrure, pour servir de chambre, antichambre et cabinet eu haut, savoir : l'antichambre de 50 pieds, la chambre de 2î> et le cabinet de 20. Audessous, mêmes chambre, antichambre et cabiuet. Quatre offices en terre, savoir : deux cuisines et deux gardemanger qui contiendront la même carrure. Les quatre murailles dudit pavillon pourront avoir 66 pieds en hauteur, compris les fondements,' de l'épaisseur dès le dessous des offices de trois pieds jusqu'au second étage, et continuer dès ledit étage de deux pieds jusqu'à la toiture. Les quatre pans dudit pavillon pourront porter 210 toises... it

A la fin de cette pièce se trouve le chapitre suivant, intitulé : Abrégé h quoi reviendrait le bâtiment du pavillon :

u Pour la maçonnerie, non compris la roche, à toul fournir par l'entrepreneur «t à décombrer la terrasse de derrière la grosse tour, ensemble pour la démolir et vider le repoux, 7,700 francs.

m Pour le bois, ferrage et vitres des portes, croisées et fcuclres, 686 francs.

« Pour le bois et façon de toute la charpiulcne, î>,0j4 francs.

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