‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 272 sur 292 · LIN — 667 - » LUS · texte numérisé non relu

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morl du gouverneur, les religieuse» se réuniraient daus le chapitre de leur couvent, et là, en prewnce de loul le moude, cl auimées de la crainle lie Dieu, elles choisiraient le nouveau gouverneur, qui devrait être institué et confirmé par rabbesse.n

Quelques lignes placées a la suite de cette pièce, qu'on peut appeler une charte-notice, indiquent <jue Uda ou Ode vivait du temps de Pibon , évè- <|iie de Toul, qui uc commença h siéger qu'en 1070 ; elle aurait donc été sœur d'AIhérou 111, <]oi fut évéque de Metz de 1047 à 1072 ; et s'i1 e.«l vrai, comme l'indique une note de l'inventaire de* litres de Sainl-Dié, que j'ai déjà cilé, qu'elle Técnl jusqu'en 1094, la charte que je viens de nppelt-r serait poslérietire à celle deruière époque. En tout cas, la fondation de l'hôpital Sainl- (ieorges, faite par le conseil d'Albéron , n'aurait «u lieu que durant l'épiscopai de ce dernier, c'esta-ilîre de 1047 u 1072.

Des la Ou de la première moitié du XIIe siècle, ki religieuses de Saint-Remy avaient élë remplaces par des moines (cl •uioiucs de Sainl-Augus- !ia, et plus lard de la congrégation de Nolre- Saurcur), ainsi que l'indique uue bulle d'Innocent II. de l'an 1 HO, porlaulconfirmalion des donations f-iiles a celle abbaye par Godcfroy, Hcrman el Fcimar ; celte bulle e>l adressée à Durand, abbé ilii monastère de Lunévillc (Linervillensi monastirii).

L'année suivante, Etienne, évéque de Melz, ^liOe la donation de deux poêles près du puits ta ta saline de Vie, qui avait élé faite au même itioni stère (Sancto Rcmiyio Lunaris ville) par Folmar, comte de Metz, aïeul de Folinar, époux d? la comtesse Muthilde.

En 1J84, .Mathieu, archidiacre de l'église du Toul, donne a l'abbaye Saint Remy de Lunévillc ■th Line! villa) l'église (la paroisse Saint-Jacques Je cette ville). En 1196, Jeau, archevêque jle Trt-ves, donne sou consentement a otite union. Deux autres chartes, de l'année 1203, l'une de Fvitlrs, chantre et archidiacre de Toul, l'autre de Mathieu, évéque de Toul, ont égalemcut rapport a cette donation : Mathieu déclare qu'il donne au iii'unstère de Lunévillc (de Linevilla) l'église pjroiwiale de la même ville avec toutes ses dé- K nuances, les revenus de la cure, le soin des ■'mes rt ccqai lui était dû annuellement par celte '•r'iie ; il veut que l'abbé de Saint-Remy la fasse l'« -Tvir par un de sc< chanoints ou par un pré-

Ire séculier. La charte de Mathieu fui confirmée par Eudes (1225), devenu évéque de Toul ; par le pape Clément VII (1382 , et par l'évoque Hector d'Ailly (1522), lequel accorde à l'abbé de Saint-Remy exemption totale du doyenné el synode de Port , même des taxes faites dans ce doyenné.

Une charte de Pierre de Brixey, évéque de Toul, de l'an 1188, énumère el confirme les donations qui avaient été faites à l'abbaye de Saint- Remy, et parmi lesquelles figurent, oulrc celles qui sont rappelées dans la charte de Godefroy et Hcrman : le tonlieu et la pèche par tout le ban de Lunévillc, l'hôpital de celle ville , la cure de Rehaiuviller (de Ilohanvilcr), des héritages sur le ban de Bathclémonl (de. liuthelanmont) , les dîmes de Sainte-Marie de Bouxières et de Sainl- Eliennc au liuagc de Dehainville (de Dehcvilla, fief dépendant de Lunéville) ; un allen a Amance, etc. U ajoute, enfin, que le comte Folmar a déclaré que ceux de ses si-.rfs de l'un et de l'autre sexe qui voudraient prendre l'habit religieux on donner leurs terres à Saint-Remy, seraient libres de le faire.

De nouvelles confirmations des biens et des privilèges de celle abbaye lui furent accordées par les p:»pes Céleslin III (1197), Grégoire IX (1236), Jean XXI (1276), Urbain V (1370) et Céleslin VII (1380).

En U32, René Ior et Isabelle, son époose, lui firent don de trois muids de sel à prendre tous les ans dans la saline de Rosières, a condition qu'on célébrerait annuellement, dans l'église del^abbaye, uu service solennel pour le salut de leurs âmes et de celles de leurs prédécesseurs et successeurs el de ceux qui avaient péri à la bataille de Bolgnéville.

Parmi les privilèges dont jouissaient les chanoines de Saint-Remy, se trouvait, bien qu'il ne soit pas exprimé dans les chartes qui précèdent, le droit d'asile dans l'enclos de leur monastère : ce privilège leur fut solennellement reconnu en 1413. Celle année, un individu de Lunéville, nommé Mengin le couvresier, en ayant frappé un autre à mort d'un coup de dague, u s'en allait (alla) à franchise en Pcnglisc Saincl Rcmeig cl on circuit d'irelle. « Le prévôt de Lunéville donna avis au bailli de Nancy que Mengin habitait en ccrlain lieu des dépendances de cette église, hors de terre sainte et liénile, el reçut ordre de se

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