I.UN
saisir de sa personne. Ayant pénétré dans l'abbaye, accompagné de son sergent, il troura le criminel dans nne des cuisines, s'empara de lui malgré les protestations des chanoines, et le conduisit en la cour du château. L'abbé cl le prieur de Saint-Remy se rendirent aussitôt h Nancy, et se plaignirent au duc Charles de la violation de leurs franchises. Le prince députa h Lunévillc deux de ses secrétaires et Collignon de Ludrcs, bailli de Nancy, lesquels ayant assemblé les bourgeois sur la place commune, les requirent de déclarer par serment en quoi consistaient les franchises de l'abbaye. « Tous ensembles répondirent, sans debas, que ladicte englisc avoil telle franchise, tant p;ir exemples qu'ils mirent avcnl, comme aoltrement, que nulz, tant pour cas de crimes, de debles, ne pour aullres quelconques obligations, que yruit en franchise et fugitif en l'englisc dudil Saiucl Rcmcig, cemyliere el en toutie la closurc de In court el des appartenances du clos el circtiitc de la.lielc cnglise, ne peoil (pouvait) ne debvoit eslre pris ne arresté ez mettes (limites) d'icelluy clos el circuilededens temps dehus et aeconstutné , maix les officiers dudil monsieur lu Duc peuieot et pouroient warder autour de ladicte cnglise pour panre ledit maffactour (malfaiteur >'i!z le trouvoicnl départant dudil leu. 't A la suiîe do celle enquête, Mengin fut 'éinlégré dans la cuisine où il avait été appréhendé.
On lit, à ce sujet, dans un documeut qui se trouve joinl à celui que je viens de rapporter : i. Les franchises de l'abbaye de Lunéville penvenl êlrc tirées de ce que le monastère construit par le père des comtes Gcdefroy et Ilcrman, eux, après son décès, donnèrent pour fondation d'icelui, en l'an I03i, les biens et possessions qui leur appartenaient en propre, tant audit Lunéville qu'ailleurs, ès lieux et places de leur juridiction, avec tous les privilèges qui se peuvent désirer des princes fondateurs. Ce qui a été conservé et maintenu en vigueur, tant du temps qu'Adolidis et Oda ont été abbesses, que depuis l'introduction des Chauoioes réguliers de l'ordre de Saint-Auguslio, en l'an iiiQ, que le pape Innocent M, par la bulle donnée à Durand, nbbe de Lunéville, et à ses religieux, les a pris et retenus sons la protection de saint Pierre el la sienne, confirmant, de plus, les donations faites par les comtes f.odefmy, Hcrman el Folmar... La même avant été depuis confirmée par Céleslio III, lequei, par sa bulle,