‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 274 sur 292 · LUIS · texte numérisé non relu

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reçoit sous la même protection toutes les persanes et l'abbaye de Saint-Remy, particularisai»! tooles les donations pour cause de fonda b ou d'icelui, par le susdit eomle Folmar el Gerberge sa femme, qui ont donné les droits seigneoriaoi des ventes, passages et halles dudil LuBëviHc... Ce qui dénote assez les franchises , immondes et exemplious dont un scigueur abbé a droit d? jouir, non-seulement en sa personne, mais «kot» eu celles de son officier cl autre.» damestitp;» vaquant aux affaires de «a maison cl dépendiez Réserve seulement que si quelqu'un de la hml!» de Saint-Remy venait à faire effusion de sac* C'était appréhendé en larcin faisant ou ayanl fan»» mesure, il serait en ce cas sujet en la justice é-. ban ; et aussi si quelqu'un de ladite famille s'a vait contre l'église, il appartiendrait au œp.: d'en réprimer l'audace et arrêter la malice... .

L'office de la marierie (marguilleric) dé U pv roisse Saint-Jacques était incorporé an mon»*vv de Saint-Remy ; c'était l'abbé qui le conférait, t il était exercé par on prélre. Les droits d?t? jouissait le marlicr furent réglés, de la marner suivante, par un acte daté du 15 janvier Hit> m ...Il ail (a) la Visitation des parrnccbieu» de mourans h Vêler (Viller) et à SIesnil, c'est a»voir d'culz confesser et enoloer (cnm>lier, punîtes saintes huiles). Aurait (aura) aussi les dr*: de la saincle oite (huile), que vault, pour ebaro-foys, v solz. Item se oog eufant vaii de vie à trtpassement es diètes villes , ledit marlier aiwr. l'aumosne de xviij deniers et encore ix o>£^ pour le son des cloiches... Ileru , toutes gi»aa-- ( femmes en couches) de Lunéville, de Vêler « ; Mesnil, toulcsfoys qu'elles relièrent, chacune è^: ung pain el une chandoillc de cyre, el est le p ; au marlicr cl la chaodoille an curcy, e» ae doil on relever fors que au mouslier de S** Rcmy... Item, à toutes nopees les femmes jaierung pain et une chaudoille de cyre, dont h e?r lier avérait (aura) le paiu el li curey la éatdoille.... w

lin liôi, des différends eurent lieu eairc -: bourgeois de Lunévillc et l'abbé de Saiot-lUx cslui-ci prétendant que les fonls baptismaux 4* valent être placés dans l'église de son tnoaasicr?les bourgeois soutenant qu'ils devaient desneir' h la paroisse Saint -Jacques. Le duc, qui ivadr; informé de ces démêlés lors de son séjonr a L* ncville, y envoya son conseiller Jean dTkww

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ville, sénûcltal de Lorraine, le receveur-général Otbin d'Amance el d'autres officiers, lesquels, après avoir entendu les parties, prononcèrent une sentence portant : m Que a lousjoursmais lesdils fonts baptismaux demeureront à la paroisse Saint- Jacques et qu'on y fera les services comme on fait de présent ; qu'à l'église du monastère n'y aura point de fonts, mais que la sainte huile y

L'église Saint-Jacqnes est mentionnée , avec celles de Fremonville (de Fromontvillà) , de Bépaménil (de Bernartmanil) el de Pessincourt {de Pinsincor), dans la bulle par laquelle le pape Jeai XXI prend sous sa protection les chanoines de Saint-Remy el tous leurs biens.

On lit dans une sentence de Pévèque de Toul , reudue , en 4497, en faveu? de la fabrique de l'église paroissiale Saint-Jacques, contre les habitants de Vjliuviller et de Chanleheux , qui refusaient de contribuer aux réparations de celte église : u Les habilans de Luneville , Viller et Mcnil puîsnupueres, a la conlcmplacion de l'église monseigneur saint Jacques de Luneville , leur parroche, qui, au moyen de l'ancienne ediffication et construction d'icelle, aloil à ruyne cl demolucion , desirans , comme bons chresliens , la reparacion, melioracion cl augmentacion d'icelle, avoicnl marchandé à ouvriers massons, pyonniers, charpentiers et autre manière de gens , de faire plusieurs reparacions en la nef de ladicle église, assavoir depuis l'ardooble du cuer jusques à la Uitir du clochier trots haulles votes et ù chacune partie d'icelles quatre basses voles el autres ouvrages limitez es marchandises de ce faites..., moyennant et parmey une granl somme de deniers moulant à environ de quinze à seze cens frans... «

De la On Un XVe siècle à la première moitié du XVIIIe, on ne trouve plus, parmi les litres de l'abbaye de Saint-Remy, que des pièces relatives à des fondations faites dans son église,; aucun dominent ne mcnlionne un fait qui est rapporté par tous nos historiens , à savoir, que cette église el ceUe abbaye auraient été détruites, en lô'87, lors de l'approche de l'armée protestante , et transférées dans l'intérieur de la ville. On lit seulement,

létc d'une requête adressée à la duchesse récente , en 1729, par l'abbé de Saint-Remy, les lignes suivantes, qui paraîtraient mettre en doute •elle particularité : a Que la nécessité où il est

de faire construire une nouvelle église dans l'enclos de ladite abbaye, à cause de la vétusté de l'ancienne, que l'on démolit... n Si elle avait été reconstruite postérieurement à 1B87, il est bien certain que celte église ne pouvait , après moins de 142 ans, tomber de vétusté.

Le 28 juin 1742 , Stanislas fonda , dans la paroisse Saint-Jacques , une procession qui devait se faire tous les ans , le lendemain de l'octave du Saint-Sacrement, en mémoire de la plantation de la croix de la Mission royale, qui avait en lieu le 1er juin de la même année ; traité fat passé , à cet effet, avec les Chanoines réguliers, en qualité de curés primitifs de la paroisse Sainl-Jacques ; le procureur syndic de l'hôtel de ville, acceptant pour la fabrique de celte église , cl les Jésuites du Noviciat de Nancy, chargés de fournir le prédicateur qui devait prononcer un sermon à la messe , et un au pied de la croix à laquelle se rendait la procession. Une somme de 3,000 livres, à partager par portions égales, fut affecléc à cette fondation.

Le 24 mai 1739, le Roi de Pologne abandonna aux Chanoines de Lunéville, en pleine propriété, les effets de loule nature existant dsns la chapelle du château cl dans la sacristie, à condition qu'ils acquitteraient les services fondés dans celte chapelle ; Stanislas consentit , en outre , à la suppression du titre d'abbé et a l'union à la mensc canoniale de tous les biens el revenus de la mense abbatiale, avec tous les droit? utiles, honorifiques el de patronage aux cures cl bénéfices qui en dépendaient. Cette suppression et cello union furent confirmées par des bulles datées des calendes de juin 1761, et lettres patentes de Louis XV, du mois d'octobre de la même année. (La mense abbatiale de Saint-Remy, dit le Pouillé de 1768, valait 6,000 livres ; la mensc conventuelle 1 o,000, en comptant les revenus de la cure, qui lui était unie.)

Enfin , des lettres patentes du Roi , du 14 février 178'J, portèrent que les cures on vicairies de Lunéville et de Ponl-à-SIousson continueraient à être desservies par des chanoines réguliers de ces deux villes. En vertu d'un traite fjit avec eux, le 27 mai 1725, ceux de Lunéville étaient aussi chargés de la desserte de l'hôpital.

On a vu précédemment que l'ancienne église de l'abbaye avait été démolie en 1720; la reconstruction de la nouvelle était terminée en 174b'

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el cet édifice fut consacré , le kJU octobre de celle au uée, par M. Bcgon , évèque de Toul, ainsi que le porte l'acte suivant, dressé à celle occasion :

» Anno Domini millesimo sepliogenlesimo quart dragcsimo quiuto, die vigesimà octobris , régit nantc el pra;scnle serenissimo principe Slan aislao T, rcge Poloni*, Lolharingia* el Barri n duce, assislcutc revcrendo admodum paire dom mino Dominico Bexon, obbatc Sancli-Rcmigii , 1» supcriore gencrali rauonicorum regularinm « congrégations Salvalons Nostri, pra?senlibus et

juvautilius plurimis aliis prioribus cl canouicis v regularibus ejusdem congrégations ad solem- « nilatcm convocalis , ego Scipio Hierooyrnus •i Begon, cpiscopus cornes tu I Jciï?is, sacri romani « Imperii pritucps, consccravi ecclesiam el altare •> inajus abhaliie'ejusdcm sancli Bemigii, confes- « soris el cpiscopi , et in bonorem ipsius ; el in »» pra'fato altari reliquias S. S. murtyrum Clct» mentis el Itinocentii, inclusi : duoquoque alla- « ria , alterum in bonorem sanclrc Genetricis Dei »» Maria*, in dexiro lalcre ; alterum in bonorem » sancli Hicronymi, confessoris et Ecclesia? doc- 'i loris, in sinistre lalcre, consecravi et in eis w reliquias eorumdem S. S. marlyrum inclusi ; w singulis Chrisli fidelibus diclam ecclesiam et n supradicta al tn ria visitanlibus bodie unum an- « uum cl in die anniversario consecralionis hun jusmodi quadraginla dies de verà indulgenlià " iu formâ Kcclesiae consuela concessi.

« F. Scipio llieronymus, episcopus lulleusis. »

Les tours de l'église ne furent achevées qu'en 4747 : le 16 décembre de celte année, dit Durival, on y exécuta un beau feu d 'artifice en honneur de leur achèvement.

En 17-45 , on avait commencé a démolir l'église Saint-Jacques , qui tombait de vélusté, cl le service paroissial avait élé transféré dans l'église Saint-Remy, dont les caveaux reçurent , plus tard , les entrailles de Stanislas. Le procèsverbal de l'acte de dépôt , auquel est joint un plan des caveaux, dresse eu 1771) (par Barthélémy Gallois et Ch. Pironx), csl ainsi conçu :

" L'an 17G0, le 24 février, à neuf heures du soir , je soussigné , prèlrc , chanoine régulier, prieur de la maison de Saint-Remy de Lunéville et eu ré de la paroisse «le Saint-Jacques , Tunique dudit Lunéville , à la léte des chauoiues réguliers composant le chapitre de ladite maison cl du rlcrgé de ladite paroisse, ai reçu , avec respect et

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reconnaissance, le précieux el inestimable dépdtde entrailles de très-haut, très-puissant el très-excellent prince Stanislas premier, roi de Pologne , grand-duc de Lithuanie , etc., duc de Lorraine et de Bar, etc., notre auguste souveraio , décédé d'hier a quatre heures quatre minutes iz soir, dans son palais de Lunéville, des mains des sitars Jacques-IIonoré Moreau , coadjuteur de l'abbaye de Rangerai , Pierre-Charles-François Porqnti , docteur de Sorbonne, Charles- François George, chanoine régulier, aumôniers de Sa Majesté, accompagnés de MM. les comtes de Croix el marquis de Ménessaire, premiers gentilshommes de îi Chambre; de MM. les comtes de Valenglard *i de Plonqueltc , gentilshommes ordinaires ; & M. le comte de Pzuly, premier écuyer, el <L- M. le baron de BaUincourl, premier exempt gardes du corps du Roi ; lesquels seigneurs, après l'ouverture du corps du Roi , faite dans le pala», ont assisté à la clôture du coffret de plomb qci renferme ce respectable dépôt. El après les priera usitées , il a élé placé dans le caveau , sous it grand autel , au milieu de l'église des chinoise réguliers, réédifiée, en 17*3, par la munificent de ce monarque ù juste titre surnommé le Bienfaisant , et dans laquelle la paroUsc de Saisi- Jacques a élé transférée par les ordres de Si Majesté. Et ce, en présence et sous les yeux iesdils sieurs aumôoicrs , et desdils seigneurs gentilshommes de la Chambre , écuyers el exempt, qui se sont soussignés en témoin de ce qu'ils c. vu et de ce qui s'est fait , comme est dit d'autt pari.

« Le tout exécuté par les ordres de Son £■:nence M?r Antoine-Clériadus de Chotseul-Beanwc. cardinal, prêtre de l'Eglise romaine, archevêfa; de Besançon, prince d'Empire, primai de gne église Priraatiale de Lorraine , grand anaJnicr de Sa Majesté el conseiller-prélat de la Cve- Souveraine de Lorraine et Barrois.

' n De quoi j'ai dressé le présent procès-vertel, en présence des personnes y dénommées, que j'3 invitées de le signer avec moi et les chaooie^ réguliers de Saiut-Remy. Fail èn la matsoi dr? chanoines réguliers de Lunéville , les ao et jocr susdits. » (Suivent les signatures.)

Les archives de l'abbaye de Saint-Remy. da* lesquelles j'ai puisé les renseignements qui p«cèdcul, ne renferment aucun document nrcMii*gique sur les anciennes église» de Lunè»îU<; Ti

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y trouve seulement les litres relatifs aux nombreuses fondations qui avaient été faites dans ces églises ; je vais les rappeler sommairement :

En 1597, Jean, dit le Bourdclliers, de Lunéville, et Gérardln, dit Dainvillc, font édifier, dans l'église Saint- Jacques, w ung aller d'ornements et d'autres choses en la senestre partie, »i pour y fonder une chapelle de tant de messes et de tant de rentes comme il plaira à chacun d'eux. Celait l'autel Saint-Pierre, appelé aussi la chapelle le Bourdellicrs.

En 1417, Gérard Brne, de Lunéville, et Aboratte, sa femme, font u faire et édifier une chapelle située en l'église parrochiallc monseigneur ;4iiul Jaques, a la désire, près du grant aller d'icelle, au nom do Deu le pere, le fil et le saint Esprit, de la glorieuse vierge Marie, sa mere, de tous les saints et sainles de paradis, et en spécial en l'onoeur et révérence de monsieur saint Pierre et saiui Paul, apostres. n

Enfin, en 1444, u Poiresson Lunéville n et Bellanne, sa femme, avaient fondé, dans la même église, u en la senestre partie, n une chapelle u on nom et remembranec de monsieur saint Jean l'Evangeliste et de saint Gérard, n

Uoe charte d'Antoine de Neufchàlel, éveque de Toul, de l'an 1473, parle aussi des chapelles de Notre Dame, de Sainl-Goëry et de Saint-Barthélémy. Un extrait, (sans date, mais qui parail être de la fin du XVII* siècle) du Pollium des bénéfices du diocèse de Toul, porte que la chapelle Sainl-Barthélemy était possédée en litre, à la présentation de l'abbé (de Sainl-Remy). 11 mentionne aussi l'autel Saiot-Crêpin, érigé en litre de chapelle dépendante de l'abbaye.

Les chapelles étaient bien plus nombreuses dans l'église Sainl-Remy ; les litres que j'ai eus sons les yeux signalent les suivantes : Chapelle Sainte- Maric-.Madcleinc, fondée par Varnier, curé de Maixe (1540). — Chapelle Saint-Michel, « où M fous soloienl eslrc, »i fondée par Isabelle, lillc Baudouin de Lunéville, femme Simonin de Nancy, receveur du duc (15.43).' Elle y avait élu sa sépulture. Il paraît que cette chapelle, au plutôt cel autel, fut réédifiée en 1443 ; on trouve, en effet, à celte date, un acte dans lequel il est dit que maître Henri de Naucy, chanoine de Toul, conseiller et secrétaire du duc, donne des rentes pour dire des messes u sur un neuf autel de pierre fait et fondé sur un neuf arvol de pierres fait et

situé près du neuf pointai de l'église, sous la tour du clocher d'icelle, lequel autel il a fait faire et édifier nouvellement, m Au revers est écrit : Fondation de la chapelle Saint-Michel. — Chapelle Sainte- Catherine (1412).— Chapelle Saint-Pierre, fondée par Picrsal, maire de Lunéville (1456).— Autel Saint-Cristophc, fondé u en nom de chapelle et chapellcnie, » a l'entrée de la nef, du côté le second pilier, par Loyon de Nancy, prêtre et prieur de Saiol-Kemy (143!)). — Chapelle Nolre-Dame-dc-Pilié, ou du receveur Loyon, fondée par Loyon de Lunéville, jadis receveur-général de Lorraine, et Isabelle, sa femme, u endroit le pilier devant l'autel saiul Nicolas w (1460). — Chapelle du Cloître, fondée par Jean Morcel, de Lunéville, secrétaire du duc de Lorraine, et Alix de Moiveroo , sa femme (1461). — Chapelle Saint-Laurent, fondée par Laurenl Raivel , de Viller (14U4). — Chapelle Saint-Jean-l'Evangéliste, fondée par Vautrin, dit Jean de Lorraine, jadis prévôl de Lunéville, et Isabelle, sa femme (1490). Chapelle Saint-Jean-Baptisle, u a la senestre partie du chœur, » fondée par Nicole Fabry, natif de Viller-lès-Lunévillc, ou par Jean faucheur, prévôl de Lunéville, qui y avaient fait tous deux des fondations (1511). (La dénomination de chapelle, qui se trouve dans les anciens litres, ne doit pas, comme on sait, être prise à la lettre ; elle signifie, ainsi que l'indique l'Etat 1 du temporel des paroisses, u des oratoires appelés bénéfices manuels, qui ne sont proprement que des preslimonics, ayant des revenus cl étant chargés de services que l'on acquitte dans l'abbaye el à la paroisse. »)

Enfin, un titre de 1498, fait mention d'une chapelle m séant au cimetière du Champ Sainl- Remy, hors de Lunéville. m Elle est indiquée aussi, en 1714, dans l'Etal du temporel des paroisses.

Il existait, dans l'église Sainl-Remy, diverses confréries, l'une de Sainte-Anne, dont il est parlé dans une bulle de 1604, accordant des indulgences à ses membres, et une de Sainl-\icolas, dont o£ a le titre d'érection, qui remonte à l'année 14577 On lira peut-être avec intérêt les noms des principaux fondateurs el quelques passages des règlements de celte pieuse institution, l'une des plus anciennes dont nous possédions les statuts ;

u On nom de. la benoite Trinité, le pere, le fili el le sainl esperil amen. Nous Demeuges Rentier,

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de Luneville, par la paciencc de Dieu hamble abbé du monastère monsieur saint Kemeig de

Luneville, de Tordre saint Augustin ; Thirion

Bello, priour dudit lieu ; Hessc, trésorier; Lowion de Nancy, recteur de l'église monsieur saint Jaiquc dudit Luneville ; llenry, lilz maislre Thouvcnin, recteur de Chantebeu ; Jaiquetniu Morxel» curé de Mons ; Jehan Wchyviller, curé de Rcbainviller ; Jehan Bidal, Dédier de Rosières, maislrc en ars ; Belletoiu Bello, Colliu de Rosières, Martin, lilz Ferry le niasson ; Henry, dit le Jonne (Jeune) et Symouin Grcssci, prcblres, chenoinnes reculez tous du couvent de ladicle église ; el nous, Wathicr, obbé de Belchamps ; Didier de Boirville, abbé de Senoiunes ; frerc Jehan Joly, commandeur de Deu-maison (maison-Dieu) dudil Luneville, et nous Olry de Dombaisle, Albert Bello, Symon Mellianl, liesse Ilachon, Jehan de Daruey, Jehan Corbernn, llenry dit le marlier, prebtres séculiers demorans audit Luneville ; Jehan, seigneur de Ilassouvillc, chevalier, seneschal de Lorraine, et daine Ermesson Danlté, nia femme; Werry de Fluevillc, chevalier, balli par Allemcngne, et dame Ewengart de Hassooville , ma femme...; Jehan Morxel, tabellion mouseigneur le Duc...; YVallhrin Houllon, secrétaire du Roy ; Loys le Marcant, ccllcrier de ladite Luneville....;

Jehan Lambellin, jadit prevost de Luneville ;

Ferry de Frison, prevosl de Luneville.... (et plusieurs autres, tous avec leurs femmes), affln de obtenir cl impclrcr grâce, miséricorde et rémission de noz pechiers..., avons mis sus, ordonné, esta-

bli et constitué une confrairie cl fraternité en

nom du glorieux, confes (confesseur) monsieur saint Nicolas en la manière que sensuil...

n ...Nous ferons dire el célébrer le lundi cl le venredi de chacune sepmainnc... deux haullcs messes, l'une dudit monsieur saint Nicolas el l'autre de Requiem....* El seront tenus li trois chastelliers ou gouverneurs commis nu gouvernement de ladite confrairie de paier les prebtres el chappcllains qui diront... Sesdites deux messes... £csquelx trois gouverneurs seront lousjours csleus par les dis confrères.... L'ung d'icculx gouverneurs sera de l'eglisc monsieur saint Rcmcig el les aullrcs deux de la ville, c'est assavoir ung preblre séculier el ung anllre qui seront confrères.

n Seront ordonnez chacun an.... quatre petis clers cscolliers qui aideront a chanter lesdites deux haultes messes avec les chappeltains...

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n Avons estably que quant aucun confrère n confrairessc... sera trespassé de cestui siede, Ut

tosl que les dis gouverneurs le saveroot, i i

scronl lenus par le doien de ladite confrairie... de faire signifier en bonne diligence.... à k« its confrères el confrairesses.... en quel liea rt * quelle heure on debvera peur ter le corps es lent, cl chacun confrère ou confroiresse y debven tttre selon son bon povoir, c'est assavoir de dum chief d'ostel une personne.... El se besoin estait de porter le corps par les dis confrères, cenU : .cui il seroil commandé par les dis goirverntvj ne le dehveroient refuser..., assavoir des le 1*3 où il seroil trespassé jusques a l'eglisc el de fa jusqaes à la fosse, en signe de humble fraierai* cl de bon exemple —

n Les dis gouverneurs, eu nom de ladite cesfrairic, seront tenus de faire dire une haultewa de Requiem à Taulel de saint Nicolas pour Vis*. du trespassé au plus prochain jour après son trèspassement... ,el serons tenus de estre preseosudit service..., sur l'amende de six deniers pmr chacun de nous qui y deffaulroil s'il n'avoil exeasalion raisonnable.

n Avons.... estably que quant y plaira à wt« de nous, confrères ou confrairesses, pour sa d*volion, panre la crousse du benoit saint Nicole pour faire sa feslc a sa traoslacioo on nuis & may, comme ou a fait on temps passé, ketni confrère ou confrairesse que avéra la royaUé po«r celui an debvera faire faire deux torches de b quanlilé d'une quarle de cire pour l'aller qwrr par la clergie en son hostel, mener et ramener 4e l'église, et la sollempoité de ladite royalté rt h fesle passée, les diles deux torches doieat oe* mises'à l'autel monsieur saint Nicolas pour*™ a lever le corps de Nostre Seigneur Uni tcaw elles durreront.... «

11 y avait aussi, dans l'église Sainl-iac^w* deux confréries, sur lesquelles l'Etal do \rap»t des paroisses dotiue les renseignements smraak u II y a une confrérie du Saint-Sacrement, a Uquelle il se fait des services pendant l'année -is ce que les confrères se colliscnt pour y satisfait. Il y a une fondation appelée le Porgaloire, * auiremenl la confrérie de Nolre-Daine-des-SJ1 frages... L'on y prêche tous les jours de l'octal et l'ou paie un écu pour chaque sermon an ardicalcur, qui esl choisi conjointement par ieerc et j>ar les officiers d'église. 11 y a un réwSear

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