‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 28 sur 292 · A LU · texte numérisé non relu

A LU

Par lettres du mois de janvier 1 i21, Rodolphe de Morspcrg rend à l'évoque Conrad le tiers qui lui avait été mis en gage par Raoul do Coucy dans le château d'Albcslroff, à Guéblangc, Ki^Mier et Hélimcr. En M71, Hamis de Harangc assigne à l'cvcque de Metz 4î>0 florins sur ce qu'il a à AlbcstrolT, sur le tiers des dîmes de Bidcstroff, 42 quartes de blé de reulc h Domnom, etc. (Chât. d'Alhcslroff.)

En 1486, Henri de Lorraine, évèque de Metz, commençant à favoriser la Lorraine aux dépens de l'Evcché, afferma au duc René II les salines de Moycnvic et de Marsal, puis il lui permit de mettre garnison lorraine dans les châteaux cl forteresses de Baccarat el d'Albcslroff, sous prétexte de défendre le pays contre les courses des Français et des Allemands. (II. M.)

juin 1507, il y eut un arbitrage touchant le différend qui existait entre les communautés d'Albeslroff et d'insming au sujet du pâturage, el l'on désigna les lieux où chacune de ces deux communautés pourrait faire pâturer ses bestiaux.

Par une charte octroyée le 5 septembre 1504, révèque de Metz régla les corvées ducs par les habitants d'Albeslroff, ainsi que leurs droits d'usage, grasse cl vainc pâture. On remarque, dans ce règlement, les passages snivants :

k ... Lesdits habitants seront tenus de couper, lever, fanner cl metlre en grange l'herbe el foin provenant de deux brenils, l'un nommé le Chelmbrie cl l'autre le Vielbrie, et sera tenu le châtelain donner h chacun chef de maison une miche, cl à tous les autres en général un qnartier de lard, une pinte de beurre, un biehet de pois el quatre pots île vin pour leur nourriture, le jour qu'ils y besogneront.

" Et pour ce que lesdits habitante se sont toujours plaints qu'on leur faisait faire tanl de corvées et charrois qu'ils n'en pouvaient plus, il esl accordé que dorénavant ils ne pourront être contraints par notre châtelain de faire plus de corvées que ce qui s'ensuit.

u C'est assavoir que chacun laboureur, chacun quarl d'an, sera lenu de faire deux charrois eu un jour pour charroier le bois de chauffage en notre château, el d'autant qu'il n'y en esl besoin de lanl de charretées, notre châtelain el officier regardera de convertir l'un desdits jours de corvées à autre usage que de charroi de bois, soit à charroier foin, blé, fumier cl aulre cllosc, et hors les jours

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que lesdits habitants seront empêchés ii semer o recueillir leurs blés et foin ; el sera baillé par I châtelain à chacun jour aux manouvriers une :m che et en général losdils lard, beurre, pois et vii comme dit est, et les avertissant par ledit châle loin un jour ou deux devant, pour les faire duirc aux bois tnoius dommageables de nmndi seigneur.

« Davantage, s'il advenait aussi que nos élanse rompissent, ils seront tenus subvenir à aider mener cl charroyer bois cl autres choses que !»<• soin sera, en leur donnant leur vivre comme <\n sus, quand il sera commaudé et qu'il sera néres sairc et non autrement...

» Les maire et justice dudil Albestroff sVsem blcront lous les samedis de la semaine pour »m ser de rendre justice à qui la demandera, el appelleront notre châtelain, auquel esl défendu pour ce qu'il n'a aucune juridiction sur le»lit sujets, de procéder par aucune saisie ni ga^ér de son autorité sur la possession desdits suj.-b mais y venir par action pardevant la justice, à h quelle, en cas qu'il fasse autrement, Monseigtieu ordonne le condamner eu dépens, dommages < iutéréts en son privé nom, cl le condamnera r bonnes amendes envers lui.

n Et pour ce qu'il s'est fait el fait à rhacu jour de grands dégâts es bois par lesdits lialiilant à cause de leurs usages, il esl ordonné qu'ils n':i battcronl ni ne couperont aucun bois qu'il ne !eu soit marqué et délivré par le gruyerou antres ut ficiers ayant la charge et garde desdits bois.

» El pour levain pâturage dudil lieu, il esl ordonné que le châtelain et la justice instituer-un deux gardes pour garder tant ledit pàtur.ip qu'autres fruits sur ledil ban et finage, qui sermi nommés banwards, lesquels seront jurés et ser mentes, et achèteront à la commune dudit lieu k banwiers, selon l'accord qu'ils pourront avoir ;«ve ledit châtelain; cl où il serait trouvé quel le dommages par la faute des dits banwards, ieelu dommage sera laxé par lesdits de justice et «le députés el commis à ce, duquel dommage lesdit banwards eu répondront, et par ainsi vivrout e paix les uns avec les antres...

« Et quand il sera nécessaire de faire réfectio en notre maison (le château d'Albeslroff). ils s< ront tenus faire leurs devoirs comme sont tenu

les autres de ladite ehâtellenie.... »» (Chât. A'M beslroff.)

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