‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 281 sur 292 · MAO · texte numérisé non relu

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u^pj>es Je quairanle et trois aulnes, douze que loiihailles (serviettes) que dàvoulieres (?), seize iinsuelz (draps), seix milliers de quarreilz à dous pies, dous cens quarrez à tour, trois ceus quarreilz d'espingolles , trois feirs de prison , sept poirs, dous ronces (muids) de scil, et sont toutes ces chozes prisiées oct (huit) vingt livres de petis tournois, » (T. C. Blàmont liefs.)

Lo 9 février 13b'l, Thibaut de Olàmont, Henri de Fancogney et Jeanne de Blàmont, sa femme, font un accord par lequel ils conviennent que le château de Magnièrcs, avec ses poorpris et dépendances, restera audit Faucogncy, ensemble les (iefs de Maixc et de Mortagne.

L'année suivante, le même Thibaut et Jean de Saltn, sire de Pultelanges, à cause de Marguerite de Blàmont, sa femme, font un partage par lequel Thibaut emporte tout ce que Marguerite avait ù Magnières et dépendances, et Jean, le château et le bourg de Chàtillon. (T. C. Blùmont.)

En 1397, Jeanne de Ribaupierre, dame de Magnières, déclare qu'au lieu de trois repas qu'elle prétendait lui être dus en qualité de dame dudit lien, en la maison de Domptait, appartenant à l'abbaye de Senoncs, elle n'a droit d'en réclamer qu'un. (Cart. Senones.)

En 1712, Marie-Françoise de Bildslein, veuve de Gaspard de Franc, vivant commandant du régiment de Bourbon pour le service du Roi, tant en son nom que comme gardienne noble de Nicolas de Franc, son fils, fait ses foi cl hommage pour la terre et seigneurie de Magnières, dont elle possédait les trois quarts et son lits l'autre.

Le janvier 4773, Dominique O'Iîéguerty fait également ses foi et hommage pour le comté de Magnières, u composé de la terre et Seigneurie patrimoniale de Magnières, consistant en haute, moyenne et Lasse justice, sans part d'autrui, château, bâtiments, aisances et droits en dépendant ; va la moitié de la terre et seigneurie patrimoniale de Domptait..., en la haute voucric de RamberviUers, le tout ayant été uni par lettres patentes du Uoi de Pologne, du 29 avril 17G5', pour ne former qu'un seul et même corps de fief, créé, érigé et décoré du titre de comté, sous la qualification le comté de Magnières... «

Les armes de ce comté étaient u d'argent h un chéne arraché de sinopleau chef de gueules chargé de trois tourterelles d'argent, et pour cimier un dextrochere armé d'nn sabre d'argent garni d'or,

avec celle devise : AVc (lectitur nec mutant. >i Les habitants de Magnières diseut, dans la Déclaration fournie par eux eu 1738 : u La communauté possède, de temps immémorial cl sans litre, 963 arpents environ de bois, tant futaies, taillis que haies, en plusieurs pièces. Le seigneur du lieu a droit de prendre, dans lesdils bois, quatre charges de bois par chacun laboureur, lesquels laboureurs sont obligés de les conduire au chàleau, moyennant un gros par charroi. La communauté fait profit des simaux.

n Possède pareillement, mais par indivis avec Sainl-Picrremout, un bois de 387 arpents, dans lequel les deux communautés prenuent leur affouage et les bois de bâtiments ; elles vendent le surplus des chênes rabougris, viciés et surnuméraires, au profit de ta fabrique commune.

» Possède aussi, de lemps immémorial et sans litre, b'6 fauchées de paquis.

*i Elle possède également plusieurs prés et us ua ires de ville....

n Elle a droit de vaine pâture sur les lieux circonvoistns, et chaque laboureur a droit d'avoir cent moins nne bêles blanches....

n Les habitants sont obligés à l'culrelicu d'un grand pont de pierre de 17 arcades ; de trois ponts de bois, l'un d'iceux sur la rivière, audessus des vannes du moulin, appelé le Neuf- Pont ; on autre en allant à Maltcxcy, et l'autre sur le grand chemin de Clézcnlainc, traversant le ruisseau qui vient de l'étang. Sont encore obliges à l'entretien de trois ponts de pierre qui se trouvent sur la portion de chaussée qui leur a clé délivrée..., comme aussi de ladite levée...

n Sont aussi chargés de payer annuellement à leurs seigneurs les redevances ci-après, savoir ; chaque laboureur trois journées de charrue, quatre charrois de bois, de charreyer les grains des corvées qu'ils labourent el les foins des prés appelés les Brcuxcs-Jcupré.

•i Tous les habitants cq général, excepté quelques officiers du scigueur, sont obligés d'aller faucillcr et lier les grains des corvées que les laboureurs cultivenl ; faucher environ 39 fauchées de pré, appelé Jcupré, cl de payer aussi annuellement chacun quatre poules cl 3 gros en argent pour le four, et les manœuvres nne renie d'un sou tournois.

n Sont aussi chargés d'une redevanco cl taille de 25 francs bnrrois, payables ù la Snint-Remy.

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•i Les seigneurs font aussi pay«r par chacun manœuvre du lieu qui fail labourer par charrue d'autrni, un dcmi-rcsal d'avoine.

« Chaque laboureur dnil une rente en grain, tant en blé qu'avoine, suivant qu'ils sont cotlisés par les officiers desdits seigneurs, suivant la fertilité des années, dont la taxe se fait à la Saint- Martin d'hiver... «

On lit dans PElat du temporel des paroisses (1710) : h Le lieu de Magnières était autrefois considérable ; c'est un bourg oii il y avait foires et marches, mais qui est à présent ruiné et ne ressemble guère qu'à un village. On a dit que les seigneurs de Magnières se qualifiaient de barons ; néanmoins on ne sait pas et on n'a pu dire si Magnières était une baronnie. Ce qu'il y a de certain, c'est que le seigneur est haut justicier, moyen et bas ; il a son maire pardcvnnl. lequel sont portées les causes tant au civil qu'au criminel en première instance ; les appels vont au bailliage de Nancy. La communauté est composée de 89 habitants, compris 14 veuves. « En 1768, il y avait 98 feux cl 314 communiants.

Le Pouillé rédigé à celle époque porte ce qui suit : u Magnières : collaleur, le prieur d'Apremonl ou l'abbé de donc. — Chapelles : celle de Saint-Georges ; collateurs, tes Noël, de Magnières. — Celle de Sainte-Croix ; collaleur, le seigneur du lieu. — Celle de Sainte-Catherine, fondée le 20 juin ISIS par Catherine d'Haraoconrt, épouse d'Etienne de Tuillièrcs, seigneur de Magnières. — Celle du ch&lcan, sons l'invocation de sainte Barbe. — L'hôpital de Saint-Antoine, devant la halle, ruiné. — L'ermitage de Notre-Dame de Monfort, chef-lien des ermites de la congrégation de Sainl-Jean-Baplisle au diocèse de Toul ; collaleur, le seigrîcur de Magnières.

Ce village a été érigé en succursale en 1802, avec Saint-Pierrcmont pour annexe.

Patron , sainl Laurent.

MA1D1ÈUES. On lit dans la Notice sur la ville et le comté de Scarponc (Extrait des Mémoires du P. Le Bonnetier, dernier curé de Scarponc, par M. Lamoureux aîné), que les villages de Maidières et de Montanville avaient appartenu à l'abbaye de Gor?.e, par suite de la donation que Ini en avait faite une dame nommée Angillie : Donavi rcs mcas in pago Scarponensi in fine Magdarinsc scu in Motistovilla. On ne dit pas a quelle époque remonte celle donation, que je me borne

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à mentionner, n'ayant pas eu sous les yeux le m. dans lequel elle est consignée.

D'un autre côté, Maidièrcs se Uddtï motionné, sous le nom de Maidera, dau qd diplôme de l'empereur Olhon II, du 11 mai 977, parlant confirmation des biens et des prmltgwi'e l'abbaye de Saint-Pierre de Meli, [H. M.)^

An mois de février ^4245, Ferry de Briiey échange avec Simon de Tremblecoort sepinnii' de blé froment, moitié monture, s prendre i*i les ans sur le moulin de Maidières, et dix w& de blé qu'il tiendra en hommage de Thitav comte de Bar, contre la moitié du moulin dt k voy. (T. C. Pont fiefs.)/* f '.V

Le jeudi devant la Saint-Pierre 1232, Forçr gnon de Marly reconnaît avoir en bomnufe^ mains du même Thibaut 20 livres de ton «r Marly et dix livres au marché de Jbidicre. ,; être obligé a six semaines de garde par (bria an au château de Mousson. (Cart. Pool fiefs.!

En 1257, Robert, évèquc de Verdan, «rôra la donation que les abbé et coûtent deSiis:- Mihiel ont faite de la vicairic perpétuelle «I* i: enre de Thirey, dont ils sont patrons, t fhôfitî nouvellement bâti entre Pont el Maidières *c- Mousson. (T. C. Pont ecclésiastiqnes.) ^ Le jeudi après la Sainl-JIalbieu (mars) !W Mathieu, chevalier, sire de Maodres en Vc-krr reprend d'Edouard, comte de Bar, ce qa'il lrùi de lui en fief a Montauville, an Pont el à ILudi-rcs. (Cart. Pont liefs.)^ -

Le 9 octobre I3C4, Simonin defrwi, reconnaît tenir du comte de Bar, tant en son r<™ qu'en celui d'Alix de Compeville, sa femme. fJ^ sieurs rentes sur les fours, moolins et ferbt: <* de Pont-n-Mousson, le quart de MonUnnlIe, ^ sieurs arpents de bois à Maidières. etc. lî t Bar fiefs et dénombrements.)

Le 10 mars 1416, Jean de Vcrgny, cecy»'-' cause de Marguerite Ysorcl, sa femme, don: ^ dénombrement au duc de Lorraine à catsr <fc mairie de Danllc el dépendances, le lie»* <»' de plusieurs héritages a Maidières, et lssoncourt. (T. C. Pont fiefs 3.)

En 1535, les gens des Comptes de Bar cent à Etienne Payemal, moyennant une ^ vance d'un franc par an, une place si» h™1' Pont à-Moosson, près Maidières, P°ur7j^ truirc une émoulerie. (T. C. Fiefs et dou***^ menls.)

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