‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 282 sur 292 · MAI - 685 - MAI · texte numérisé non relu

MAI - 685 - MAI

Eirl549, Pierre Audrouel el lloudcllc la Camuse; sa femme, veodeni à Jean, Ois du lloi de Sicile (le duc de Lorraine), la moitié du moulin a fouler draps, sis sur les ruisseaux de Maidières.^ {T. C. Pout.)

En 1587, Jean Pacol donne ses reversais à cause de la permission qu'il avait obtenue de construire une éuioulerie sous le moulin Bas devant Maidièrcs, moyennant 4 francs de rente annuelle. (T. C. Pont domaine.)

Le 28 janvier 1588, Jean Grosvic obtient l'ascvnsemenl, à charge d'un cens annuel de 4 gros, d'une place vague sur le chemin de Maidières, pour y construire une maison. (T. C. Pont doutai ne 2.)

En 1609, Nicolas Colliu donne ses reversâtes pour la permission qu'il avait obtenue de construire, sur le ruisseau de Maidières, une énioulerie pour toutes sortes d'armes, et promet payer uq cens annuel de i francs. (T. C. Pout domaine.)

Il paraît qu'une nouvelle usine du même genre s 'établit encore daus la première moitié du XVIIe siècle, car ou lit dans les comptes du domaine de l'ont-à -Mousson, à la date de 1653 : u Reçu 2 francs des héritiers de Demenge Charpentier pour le cens de 1 francs qu'ils doivent au terme de \oël, pour la permission qu'ils ont de construire une u esmouliere au-devaul du moulin bas de Maidières. n

Le 12 mai 1612, Euslachc de Rodez, seigneur •le Flavaucourl, doune son dénombrement au duc de Lorraine pour les trois quarts ès terre et seigneurie de Dalle, ès bans de Maidières, Mootau- \ille et Saiul-Picrrc. (T. C. Pont flefs 2.) ^ Le 7 décembre 1651, le duc vend îTCollignou Richard, seigneur de Jony sous les Côtes, les hautes justices de Maidières, Moulauvillc cl dépendances.

Eo 1622, les habitants de ces deux villages avaient obtenu la permission de labourer, pendant douze ans, avec tel uombre de chevaux qu'ils voudraient, moyennant trois quartes, moitié froment cl avoine, par chaque charrue. (T. C. Pont (lomainc/J.) Ils ctaicul auparavant allenus à uuc redevance qui est ainsi indiquée dans les comptes du domaine de Pont-à-Mousson , pour lti/1 : « Les assises de ceux faisaul labeur (labour) au lieu de Maidières sont telles que de laut de chcwux irayans qu'ils incitent à la charrue par deux disons, mars cl wain, doivent une assise entière

qui vaut 12 deniers, bonne monnaie, deux bichets fromeut et deux bichels avoine, mesure du Pont, et deux gelincs pour leur chef, pavant au jour Saint-Remy, chef d'octobre ; et ceux non faisaul labeur doivent selon leur puissance, les u€s plus, les autres moins, selon que les mayeur el doyen les jettent et distribuent par serment, dont lesdils mayeur el doyeu sont quilles, seulement à cause de leur office Sur lesquelles assises de ceux faisant labeur, le clerc juré prend une assise pour son droit, et les mayeur et doyen une autre pour leurs droits, u

Les habitauts de Maidières el de Moulauvillc avaient aussi été dispensés de la banalité du four de Maidières, moyennaut nue redevauce annuelle de 2 sous par chaque méuage ayant uu petit four dans sa maison.

En 1714, un nommé Pierre PlcciarJ obtint la faculté de construire un pilant à écorces el uu mouliu à chamois sur !c ruisseau de Maidières, à charge d'uu ceus auuuel de 20 francs. (T. C Pont additions.)

Les habitants de Maidières déclarent, en 1700, u qu'ils possèdent de tout temps, en commun, environ 500 arpents de bois rapailles, chargés d'une quarte d'avoine, mesure de Pont à-Mousson, par chacun habitant qui preud portion de bois, à la réserve du curé de Saint-Pierre, du maire el du sergent... De plus, qu'ils possèdent environ 400 journaux de terres de petit rapport, chemins, friches el terres arables, servant de pâturage au bétail de Maidières, Montauville el Mamey pour l'aimée entière, de Pout-à-Mousson pour neuf semaines seulement, à commencer à la Saint-Georges et finir la veille de la Saiul-Jcan ; lesdiles terres appelées la Cote Saint-Pierre.

u Le bétail de la communauté de Maidières et de celle de Montauville a droil de pâturage sur le ban de Pont-à-Moussou , de Mamey el de Rlénod.

« L'arpent de bois contient 400 verges, la verge 10 pieds cl le pied 12 pouces, mesure de Pont-à-Moussou ; les terres arables sont de 500 verges par journal. »

On lit, eufiu, daus l'Etat du temporel des paroisses (1708) : u Les maisons du village de Maidières sont forl dispersées el appartiennent aux mêmes seigneurs pour la juridiction. Il y a néanmoins deux paroisses distinctes, «.voir : Saint- Pierre cl Saint-Remy.

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m La paroisse de Saiot-Picrrc est composée d'environ 8 ou 9 habitants résidant à Maidièrcs, et du village de Monlauvillc, où il y a environ 25 habitants, compris 3 veuves.

«i On a déclaré que le village ajaul été fort longtemps désert et abandonné, les droits seigneuriaux sont tombés en confusion , en sorte qu'on u'en a pas pu donner la déclaration distincte et spécifique. On a dit seulement que S. A. R. (le duc) y avait quelques droits ; que Mmê la maréchale de Viangc y en prétendait aussi, de même que M. Mélel, seigneur de Casenovc, qui est un fief qui lui appartient dans la paroisse de Saint-Remy de Maidières.

» Cependant, comme il y a difficulté à ce sujet, toutes les causes sont, quant à présent, portées h la prévôté du Pont en première instance, et on a dit que, quelque décision qui arrive pour la seigneurie et les causes civiles, celles du criminel ressorlironl toujours à ladite prévôté du Pool en première instance; toutes lesquelles, tant an civil qu'au criminel, vont par appel au bailliage do Poul et en dernier ressort à la Cour Souveraine.

m Le village de Maidièrcs et celni.de Monlauvillc, de même quç les deux paroisses, ne font qu'une communauté. La nomination ou patronage de la cure appartient à l'abbesse de Saint-Pierre de Metz...

« Il y a quatre hotte» de vin annuellement sur les dîmes, qui est ce qu'on appelle le vin de Pâques, qui se distribue aux paroissiens, et une autre hotte de vin dont moitié se distribue ainsi, et l'autre est pour l'église, à cause d'un obil fondé par Demenge La Viole....

«» On a ajouté qu'il y a une confrérie de Sainle- Uarhe, fondée dans l'église par différents particuliers, et autorisée par Jean, duc de Bar.... (Je donnerai plus loin quelques détails sur celle confrérie.)

» Paroisse Saint-Remy. — On ne sait pas bien ce qui a donné occasion a établir deux paroisses dans le village de Maidièrcs, à moins que ce ne soient les décimaleurs (c'étaient le chapitre de la cathédrale de Metz, le curé de Saint-Laurent de Pont-à-Mousson et lai-liesse de Saint-Pierre) qui aient fait sueeessivcincot cel établissement, cl qui étant différents, ont été bicu aises d'avoir chacun un droit de patronage ou de parochiuge dans le lieu où ils avaieul des dîmes...

« La paroisse de Saint Rcmy a clé unie au

chapitre de Sainte-Croix de Ponl-à-Moosson. dt même que celles de Saint-Jean el de Satoi->L; lin de celle ville. Elle est desservie par an chanoine dudil chapitre, que l'on dépote ad nUui* pour celte desserte ; il ne lire rien pour ce service que sa prébende de chanoine et le tuori de la paroisse... n

La confrérie de Sainte-Barbe, dont il a été précédemment parlé, avait été érigée par Gérard, curé de Maidières, Thiébaul curé de Jezainville, Dooat de Moyen, curé <fc Millery, Ferry de Morey, enré de Serrières, Didier Barbillon, curé de Sa i ni- Martin de Poal-i- Monsson, Jacques Maire, caré d'Alton , et jn: Wyardel Demoyeo, sergent, Regnaolt, bouliajer de Monseigneur, Jean Barbillon, pécheur, la* cilains el bourgeois du Ponl ; son établisse»»' fui autorisé, le 22 décembre 1446, en verta lellres patentes de Jean, marquis do Pont, Iwu tenant-général do doché.

Celte confrérie se donna plus tard des sUtoL-, qui furent approuvés par M. dcsPorceleis, cw^a> de Toul, le 14 mai 1609, et dont voici qBefya*î articles : « Les confrères conviendront avec •uctque homme d'église dévot et de bonne ne pr*r le service de toute l'année en l'autel dr Saiotc- Barbe... Us donneront tous les ans 24 francs p»cr avoir quelque homme de bien et approuvé, pcer être maître d'école de la paroisse de Madiirr. lequel sera leoa de sonner el servir aux aw»se: de ladite confrérie... Ils auront on proieettff sans lequel ils n'innoveront rien en leur confrtrie... Tous les ans, le lendemain de la Ssiatt- Barbc, les confrères s'assembleront en régfee 4 Saint-Pierre, cl élironl on confirmeront In nôtres el officiers de la confrérie, en la présewe <c leur protecteur ; que si les curés dodil lie» * sont pour lors prolecteurs de la confrérie, on ^ appellera, s'il leur plail d'y assister... Tons au de la confrérie se garderont de toolc sorte i jurements, de malédictions, de haines, d'iouaiiir cl de tous mauvais ménages rt dissolutions, <b tous jeux défendus, de toutes ivrogneries el i*vernes, selon que les commandements de Ken " de l'Eglise les obligent... Pour chacun de» »«frères malades ils diront trois Putrr cl A*' Ma ria lous les jours, jusqu'à ce qu'il soit hors A. danger ; que s'il meurt, chacun dira un raapfc! pour 1 aine d'icelui. Quand on portera \e Sacrement au* eoufrères malades, tous y ;

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root... Tous, tanl qu'ils pourront, assisteront aux convoi, messes cl services qui se feront pour les trépasses de la confrérie, laquelle fera dire au plos tôt ladite messe et service pour l'àme du défunt. Les maîtres porteront deux torches ou foliote avec l'image de sainte Barbe, lesquels deux confrères porteront accompagnant le saint Sacrement aux malades et à l'enterrement de ceux de la confrérie... n (Cure de Maidières.)

Les Prémontrés de Pont-à-Mousson possédaient différents héritages sur le ban de Maidières, notamment une maison qui est appelée, dans leurs anciens litres, la Maison aux Champs.

Maidières, qui avait été annexé à Montauville en 1802, a été érigé en succursale le 24 avril 1S47.

Patrons, saint Pierre et saint Remy.

MAILLET et Maillot. Voir l'article Fannon-

Le 13 février 4772, Remy-Charles, marquis de Toustain de Viray, maréchal des camps et Armées du Roi, seigneur et patron de Canapville fn Normandie, et Blanc-Nicole d'Hoffelizc, veuve Je Jcan-Baplislc-Marc comte de Toustain de Viray, seigneur de Thon, lieutenant-colonel de cavalerie et chambellan do feu Roi de Pologne , en qualité de gardienne noble de ses enfants mineurs, (• at leurs foi et hommage pour un quart dans les taule, moyenne el basse justices de la seigneurie «iu ban d'Abocourt, dite Cbattemagne, pour le fief >k- Fanoncourt et le moulin-fief de Maillot.

MAILLY. Le jeudi après la Saint-André 1333, Jean Pclineiz de Mailley fait ses reprises du comte de Bar pour raison des maison, tour, pourpris el appartenances de Mailly. (Cari. Pool fiefs.)

On trouvait, dit l'Histoire de Metz, dans la chancellerie de Vie, quantité de lettres de reprises faites, de 1369 « 1383, près de J'cTcquc Thierry de Bopparl, pour plusieurs fiefs mouvant He son éveché, enlr'autres pour la maison forte <ie Mailly, près Nomeny.

Le 14 novembre 1-594, Jean de Craincourl, dit l< Vathimont, et Robert de Valhimonl, écnyer, ■••igneor dudil lieu, donnent leur dénombrement 3 Enucquin, comte de Linangcs, pour ce qu'ils tiennent en la ville de Mailly, Sivry, Marvoisin, 'i<-. (T. C. Apremont.)

U li avril U9!i, Jean Wissc -le Gerbcviller f-iit ses reprises du mémo comte pour ce qu'il r^sède a Mailly, Sivry, Xammrs, etc. (Cari. Apremont fiefs.)

Eu l!i3C, Robert de Craincourt dounc son dénombrement au duc de Lorraine pour la maison forte de Mailly, etc. (T. C. Pont fiefs.)

L'abbé de Saint-Symphorien de Metz el le chapitre de la cathédrale de cette ville étaient collateurs de la cure de Mailly. Il y avait une chapelle sous l'invocation de saint Eloy, laquelle appartenait aux Préroontrés de Pont-à-Moussou , qui étaient obliges d'y dire la messe les premiers dimanches de chaque mois.

En 1775, Mailly comptait 64 habitants. (Ponillé du Barrois.)

Cette commune a été érigée en succursale en

Palron, saint Remy.

' MAIMBERMONT, ferme sur le ban de Méhoncourt. Elle avait anciennement le litre de fief el appartenait aux chauoines de Belchamp. On lit dans un Etat général des biens et droits de la mense canoniale de celte abbaye, en 17'il : u Maimbcrmont {villa feu colonia vulgariter de Mainbennonl) est un lief de la première dotation de l'abbaye de Belchamp, donné par Albéron, archevêque de Trêves, comme une dépendance de Montreuil. 11 y a maison, jardin, chêneviercs et autres aisances. Ou a ajouté aux anciens bâtiments un hallier assez considérable, qu'on a fait bâtir en 1749... Celte métairie est franche et quille de toutes charges et redevances, les fermiers qui y demenrent n'ayant jamais été taillables ni contribuables à aucuns traits, rançons, aides, subsides, charrois ou autres servitudes... Ils out droit de troupeau à part de bêles rouges el blanches à laine, avec pouvoir de les envoyer vainpàlurer par tout le ban de Méhoncourl... n (Abb. de Belchamp.)

MAISON-BLANCHE (la), auberge sur le territoire de Marsal.

MAISON-DU-CANAL , MAISON-COLEUR el MAISON-PUNY (la), écarls de Varangévillc.

MAISON-DE-BRIQUE (la), ferme dépendant de Moucel-lès-Lonévillc.

MAISON-D'ECOLE (la), é.-.arl de Ciézilles.

MAISOX-DE-FERME (la\ «etisc de Mallcloy.

MAISON-ÉCLUSIÈRE la), écart de Villcy- Sainl-Elienne.

MAISONNETTE (la), ceuse sur le lerriloirc de Toul.

MAISONS-SUR -LA-ROUTE (!.>), sccii-n dr Marainviller.

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MAIXE. Uo nommé Charles de Maixe (Carohts de Marches) figure comme témoin dans une charte datée de 14 50, par laquelle Eliennc, évèquc de Metz, confirme la fondation de l'abbaye de Beaupré.

Le mercredi après la Saint- Valenlin 1514, Ilusson de Marches, écuycr, déclare tenir en fief du duc Raoul le patronage de la cure de Marches, et être homme-lige dudit duc.

Par suite du partage fait, en 1551, entre Thibaut de Blàmool d'Henri dé^Faucogney, mari de Jeanne de Blàmont, ce dernier demeura possesseur des fiefs de Marches et deMortagnc. (T. C. Blàmont.)

Lç 14 novembre 1420, Ferry de Marches, fils dellussou dit la Baie, dudit lieu, cède au duc de Lorraine le droit de patronage de la cure de Marches, qu'il tenait eu fief de lui ; lequel droit consiste en G sous de fors, moitié à Pâques, moitié à Noël, qui se prennent par le patron sur l'autel de l'église, ès offrandes de ces jours-là. (Cari. Nancy domaine.)

On lit, à ce sujet, dans les comptes du domaine d'Einville, pour l'année 1025 : u Le sergent du domaine prend ebacuu an 4 gros 8 deniers sur l'autel de l'église de Marches, savoir : au jour de Pâques 2 gros 4 deniers, et au jour de Noël suivant autant, cl ce en reconnaissance que S. A. est seul et vrai collaleur de la cure dudit Marches, auquel bénéfice S.A. pourvoit lorsqu'il est vacant, el pendant ce, sou receveur d'Einville se saisit et prend en garde la maison d'icelle cure, ensemble les biens y appartenant et en dépendant sous l'autorité de S. A., jusqu'à ce que mandement lui soit adressé pour introduire et mettre en possession le sieur curé qui en est par elle pourvu, ce qui est ainsi pratiqué d'ancienneté, w

Le 10 juiu 1022, Antoine de Galinois, seigneur de Drouvillc, chambellan du duc de Lorraine, et Marguerite Peltre, veuve de Nicolas Genuelairc, maître des monnaies du même duc, font un échange par lequel le sieur de Galinois abandonne ce qui lui appartenait en la vouerie de Rosièresaux- Salines contre le huitième eu la seigneurie de Mare près Einvillc et la vouerie entière dudit lieu. (T. C. Rosières 5.)

Le 24 décembre 1664, Anne de Livroo , veuve de Jean Deberh, général des armées du Roi, fait ses reprises pour les terres et seigneuries d'Haraucourt, Maixc, Raville, etc. (T. C. Einvillc.)

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Le 25 mai 1667, Gaston- Jean-Baptiste marçou de Gcrbéviller, bailli et gouverneur de Nasa, donne ses reversâtes au nom de Marie- Anne de» Porcelets de Maillanne, veuve do Jacques de La Baumo, comte de Saint-Amour, pour maiié des terre et seigneurie de Valhey, les dimet de Mare el le fief de Vaudrecourt. (T. C. fiefs de Xiaey.;

Le 10 mai 1701, Chrétien-François de ft>nessy, conseiller auditeur en la Chambre i* Comptes de Lorraine, fait ses foi et homm^c pour le* haute, moyenne el basse justices de Maixe, moins un 60°, el pour le fief de la Cour, silué audit lieu.

En 1727, Charles-Joseph Du Houx, seigow de Vioménil , capitaine au régiment de Dabi, fait aussi ses foi el hommage pour un fief an filage de Maxc.

Enfin, dans un pareil acte, daté du 26 aur* 1775, Charles-François de Manessy, avocat t h Cour, tant en son nom qu'en qualité de fondé de Geneviève de La Chateignerey, rière du sieur Desnoyers de Brochai o ville, hetlenant des gardes du feu duc Léopold ; fliicoi*^ François, Claude-Joseph el Paul-André de M>nessy, déclarent tenir du Roi la terre clseigne*»* de Maixe, laquelle consiste en haute, movtnne et basse justices, le tiers dans les paquis de ville ft droits communaux ; droit de chasse cl de péVfcr à l'exclusion de tous autres ; droit de colombier ; droit de relèvement et de revêtement, dû à «toque mutation de propriété, à raison de deux de vin par nouvel acquéreur et de quatre poe par chaque héritier ; droit de feu et bêles tirante? à raison de leurs variations ; droit de mareairerî et bergerie séparées des troupeaux communiai ; moulin el pressoir banaux auxquels les hakticb sonl sujet», etc. (Fois et hommages.)

Les habitants de Maixc disent, dans la lkdz~ ration fournie par eux en 1758 : ». La cumeAnaulé jiossède 565 arpents de bois taillis en tros cantons différents , desquels elle ne fait d'ac<^ profil que pour son affouage , suivanl qn'ib i» sont délivrés par les seigneurs du lien. Elle possède aussi différents paquis... n

Le village de Maixc avait été dépeuplé ptatUn» les guerres et la peste du XVII* siècle : en 1617. il n'y avait plus que 2 ménages, 4 en 165*. -ez 1660. Eu 1712, on y comptait environ 6tf kî* lauls, et 88 feux en 1768.

Il y avait, dans l'église, une chapelle de>*ia»-

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Nicolas, dont les descendants des Biguel étaient collateurs ; par sentence du 13 mai 1708, M. de Camilly, évèque de Tout, y avait nni une fondalion de trois messes faite par une nommée Elisabeth Noirel. Cette chapelle fut transférée h l'hôpital de Lunéville. (P.)

Maixe a été érigé en succursale en 1802.

Patron, saint Martin.

MAIZERAIS. J'ai rappelé, à l'article Essey, un assez grand nombre de titres où il est également fait mention du hameau de Maizcrais, qui fait partie de cette commune. Voici quelques documents que je n'ai pas fait connaître.

Par lettres datées du mois de juillet 12S9, Milci, archidiacre de Port en l'église de Toul, ordonne que la justice du ban d'Essey et Maizeris, qui appartenait anciennement au curé d'Essey, appartiendra dorénavant à Thibaut, comte de Bar, et à Geoffroy, seigneur d'Apremont. (T. C. Aprcmonl 2.)

Le mardi avant la Saint-Luc 1550, Henri de Bar, chevalier, seigneur de Picrrefort, et Hugueaia de Bar, son frère, vendent à Jean Nicher, fils de Thiébaul Bazin, 14 livres de messins de cens assignés sur Essey, Saint-Beaussant, Seicheprey «l Maizcris. (T. C. Fiefs et dénombrements.)

Le 3 mai 1574, le duc Charles III permet aux religieuses du couvent de Sainte-Claire de Ponta-Mousson de rebâtir le moulin de Maizerais, dépendant de l'abbaye Sainl-Rcmy de Reims. (L. P. 1374.)

On lit, dans un Extrait du pied-terrier général «les cens, rentes et redevances appartenant et dépendant de la m en se abbatiale de Saint-Mihiel, fait en 1398 : u Tous les habitants de Maizcrey doivent chacun pour chaque année, à la recette de mondtl seigneur l'abbé de Saint-Mihiel, au terme de Saint-Georges, deux blancs, desquels l'échevin d'Essey doit rendre compte, pour l'ascensement h eux fait du taillis et vainpàturage d une contrée appelée le bois l'Abbé, située sur le han duditlien, contenant 156 arpents.

" Les même? habitants doivent chacun et cha- •"flo an, le lendemain de Noël, un pot de viu et "ne miche de pain, telle qu'ils les cuisent dans leur maison, appelée la grosse rente de Maizcrey, ™ laquelle M. le comte d'Euveziu prend la moitié par indivis, qu'il tient en fief de Monseigneur ' abbé, et de laquelle l'échevin d'Essey doit rendre compte, ponr l'ascensemcnt et vainpàturage

de la contrée de bois nommée le Haut de Ralle. contenant 120 arpents.... t»

On a un acte de foi et hommage pour la terre et seigneurie de Maizeray en Voivrc, donné, le 20 mars 1773, par Pierre Herbillon, avocat en parlement, seigneur d'Erisc-la-Grandc ; Claude Herbillon, aussi avocat en parlement, receveur des consignations au bailliage de Verdun ; Françoise Herbillon, veuve de François Masson. vivant procureur du roi en la maîtrise des eaux et forêts de Metz, cl Simon Maucomblc, capitaine au régiment de Touraine, mari d'Elisabeth Herbillon. (Fois et hommages.)

Il y a, dans ce hameau, dit le Pouitlé de 17GS, une chapelle dédiée à saint Gibrien. m Jeanne d'Urre de Tcssière, dame de Commcrcy, en reconnaissance de la guérison qu'elle avait obtenue par les mérites de ce saint, fonda à perpétuité, dans celte chapelle, une messe fétes cl dimanches, chaque vendredi de l'année et le jour de la féle du patron ; elle donna, pour cette fondation, une rente de 140 francs sur l'hôpital de Saint-Mihiel, et voulut que la Domination du prêtre qui acquitterait la fondation, appartint au prieur claustral de Saint-Mihiel ; ce qui fut confirmé, en 1616, par M. des Porcelets, éveque de Toul. •»

MAIZIÈRES (lès-Toul). Il est fait mention de la chapelle de ce village (capclla fie MazcHis) dans une bulle du pape Léon IX pour l'abbaye de Poussay, en 1031. (H. L.)

Une charte d'Henri de Lorraine, évêquede Toul (1127-1168), porte que cet évèquc a donné à l'abbaye de Clairlicu le pâturage dans le ban de Maizières (tn/i'O bannum dj> Masercs), par le conseil et du consentement de nugnes , voué dudil lieu.

En 1196, Eudes, aussi évèquc de Toul, donne à la même abbaye un certain paquis ou pré, appelé Haye, près de son brenil de Maizières (juxta brolium nostrum de Maseru* sitwn). (Abl>. de Clairlicu.)

Le 1er décembre 1S78, le duc Charles III achète d'un nomme Braycr, autrement La Gière, maçon, demeurant au Ponl-Sainl-Vincent, une carrière de pierres de taille située au ban de Maiziêres, appelée la poirière de Bavignon. (T. C. Chaligny.)

On lit dons une pièce intitulée : Déclaration des droits du seigneur évèquc de Tool sur les villages de Maiziêres, Rainvillc el Xcuilloy. et portant la date de 1673 :

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h La terre et chàtellenie de Maizières, composée de (rois villages, appartient audit seigneur évèqiic en tous droits de haute justice, moyenne el basse, avec les héritages, renies et droitures ciaprès.

m Audit Maizièrcs, il y avait autrefois un château el maison forte consolant en basse-cour, grange, écuries, bergerie, fossés lotit à l'entour, avec les jardins et dépendances, auquel les habitants de Bainville, Maizières et Xcuilley étaient obligés faire la garde à la volonté dudit seigneur évéque ; lequel présentement est ruiné, à la réserve d'un petit logement qui a été établi depuis peu pour le fermier.

n Doivent lesdils habitants uue taille au jour et féle de Saint-Jean-Baptisle, montent à 18 petits florins, valant 1G francs 6 gros ; eu laquelle ledit seigneur évoque prend les deux tiers et ses voués l'autre tiers; el est obligé l'échcvin dudit Maizières d'en faire la levée.

u Doivent une autre taille dite de la Saint- Martiu, que l'échevin est pareillement tenu de lever, montant à 26 petits florins, à raison de II gros chacun ; de laquelle ledit seigneur évéque preud les deux tiers el les voues l'autre tiers.

n Le droit de passage lui appartient seul.

« La mairie dudit lien, avec les profils cl émoluments qui ancieuuemenl en dépendaient.

n L'office de sergeul, avec (es droits que d'ancieuuelé il doit percevoir.

m La maisserie dite du maire audit lieu, qui consiste de prendre el gager les bestiaux qu'il trouve en mésus aux biens des champs, de même que font les messeliers élablispar la communauté; et prenait aucicnncmcnl son affouage aux morts bois des bois dits de la Voivrc.

k L'échevin dudit Maizières, à cause de sondit office, est tenu de faire lever par chaque année, au jour de Pâques, une rente appelée les dents, qui monte à îi petits florins, 12 gros le florin, comme ci-dessus ; desquels l'échevin de Baiu- • ville, pour les dents dudit lieu, en doit 22 gros, cl celui dudit Maizières 35 ; el sont dus par les laboureurs el autres tenant héritages audit lien, savoir : de chaque jour de terre une uyolte, les Iroi» fabaul un denier, qui est pour douze jours de terre un blanc ; et peuvent lesdits échevins, sans aulre formalité, prendre les coulrcs de la charrue des refusants et les retenir jusqu'à ce qu'ils aient entièrement satisfait.

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m Ledil échevin est pareillement tenu, . t Saint-Martin, de lever une aulre rente j seigneur évéque, appelé les fers, qui mode j « gros, et se lève sur ceux qui paient ladite uilY à raison de chacun sou toulois an okofr, deux faisant un denier.

n Chacun conduit dudit lieu doit mtikment audit seigneur évéque, le jour de S.y. Martin d'hiver, 3 deniers pour le droit p*iV:i: d'aller pêcher quand bon leur semble daasurvière de Madon, qui lui appartient.

n La verge pour l'arpentage des héritage dw Maizières, Bainville et Xcuilley lui appanim: i même que le jeu de quilles dudit lieu.

« La maîtrise et han des charpentiers, m: et autres artisans usant de haches sur le bî<x, f locin cl de cordeau.

» La maîtrise et han des courtiers eiraar de betes à quatre pieds.

n La maîtrise el exercice de chatreurs, ickîv. qu'ils sonl tenus de châtrer toutes les bétes p convient tu château dudit seigneur érrçoe. s: rien prendre.

n La maîtrise et état de boulangers.

n La maîtrise et état de bouchers.

n La maîtrise et han de tisserands.

m Appartiennent audit seignenr évèqufto rentes en deniers dues annuellement u jetr r. féle de Saint-Martin, appelées la rente dses-i-.;. que plusieurs habitants desdits villages de rizières, Bainville el Xcuilley paient sur de*' • ta{:es nouvellement essarlés en la cûtedaditfczières, el ce à raison de 6 deniers par dut jour ; en lesquelles ledit seigneur prend \eh. liers et ses voués l'autre.

n Sonl dus"cinq chapons de rente par das an par les sieurs de La Baslide, pour h bl* de l'ermitage de Fonlcnis (Fontenel, dwi'.. de lu paroisse de Bainville), où il i de m* fait bâtir et édifier une maison de laboorw.

ii Le preSsoir de Maizières, siloc n aidudit village, appartient pareillement lui ; gneur en tout droit de banalité, el tous ercif. onl vignes, tant audit Maizières que Xs sont tenus d'y pressurer leurs raisins, a f&vt. 6 francs d'amende cl de confiscaltOB dei ' raisins.

n Chacun conduit rc>idaut audit Manière par chaenu an, audit seigneur éréque, suis* fête Saini-Marlin d'hiver, trois irotox fi»M!

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ncsure du Pont-Saint-Vincenl, les huit faisant le •esal, et s'appelle ce cens les foureaux. Chacun :heval dudil Maizières pâturant en la foirie durant es neuf semaines, doit un demi-imal d'avoine, lout les deux tiers appartiennent audit sciguenr •vêque et l'autre tiers k ses voués.

»» Appartient audit seigneur évèquc une vigne l'cnviron huit jours, dite et appelée la Grandev'igne, en laquelle les ouvriers dudil Maizières, îainville et Xcuilley sont tenus do travailler en oos ouvrages, étant avertis par l« sergent de le aire, en leur payant leurs journées, telles qu'ils es gagoeraieul ailleurs.

11 Sont de plus dus audit seigneur évèque 49 ■uapons de renie, tant sur les terres, maisons, près, vignes, qu'autres héritages situés sur le ban Je Maizières. »

Celte commune a été érigée en succursale en 1802, avec Baiuvillc pour annexe.

Patron, la Nativité de la sainte Vierge.

MAIZIERES (Lès-Vie). L'abbaye de Hauleàeillc possédait, dès le XIIe siècle, différents biens sur le ban de Maizières, ainsi que l'allésleut plusieurs chartes dont les originaux nous ont été conservés. En 1189, Olry de Neuviller confirme la donation que son père avait faite a celte abbaye de trente journaux do terre de son alleu k Maizières {de Maceriis). Eu 1194, Thierry de Neuviller donne aussi k la même abbaye une corfée sur le ban de Maizières {de Masires). En 1271, Th...., comte de Réchicourt, lui donne eucorc un cens de dix livres qu'il percevait au meme lieu. Cette dernière donation fut confirmée par Mezza et Sophie, demoiselles de Réchicourt, et par Henri, seigneur de Forbach, fils du comte.

Dès l'aimée 1184, une seutcuce rendue par le primicier de Metz, ensuite d'un bref du pape, avait adjugé aux religieux de Jlaule-Seillc, contrairement aux prétentions de l'abbé de Saiut- Vinceot de Metz, les dimes de Maizières {de Maceriis.)

Tels sout les seuls documeuls qui se trouvent aux Archives, concernant le village de Maizières ; je puis heureusement y ajouter les renseignements curieux qu'on va lire; ils sont empruntés à une Notice sur Maizières, composée , il y a quelques années , par M. l'abbé Guillaume , alors curé de celte paroisse.

Maizières doit cire fort ancien : des fouilles opérées dans l'encciule du cimetière paroissial,

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ont mis à découvert des restes de murs d'un* extrême solidité, d'une épaisseur remarquable, et des débris de tuiles incontestablement romaines.

Ces débris d'anciennes constructions, raainteuant recouverts de terre végélale, mais contre lesquels ta charrue vient, k chaque instant, se heurter, prouvent que le village s'étendait jadis au nord et k l'ouest de sa position actuelle. La grande voie qui le traverse a appelé les habitalions qui la bordent de chaque côté et qui forment la principale rue.

Une forteresse, on peut-être une simple maison fortifiée, a existé positivement à Maizières, sans doute dans le canton appelé encore aujourd'hui derrière la Tour. Ce fort était détruit au commencement du siècle dernier.

Avant 1600 , la communauté do Maizières comptait plus de 300 feux. Les fléaux de toute espèce qui désolèrent nos contrées sous le règne de Charles IV, le passage cl le séjour continuel des troupes lorraines, impériales et françaises, lui firent perdre son importance et réduisirent ses habitauts k une extrême misère.

Pendant que les Impériaux fortifiaient Moyenvie, Maizières reçut, par ordre du Conseil privé de Metz, uu cantonnement de plus de 1,»00 hommes, auxquels, pendant environ six mois, il fallut fouruir de la nourriture et de l'argent. Ces troupes étaient logées, partie dans le fort dont nous avons parlé, partie chez les bourgeois.

Les états de dépenses faites et supportées, k cette occasion, par la communauté des, habitants, présentent un total de 81,000 francs déboursés et une somme au moins égalé d'argent emprunté. Ces étals fureut, dans la suite, mais inutilement, présentés à l'iuleudaucc pour obtenir le rembour semeul de ces sommes.

Mais ce fut surtout vers la fin do 1634 que les fléaux qui, depuis plusieurs années, exerçaient partiellement leurs ravages dans la Lorraine et les pays voisins, se réunirent pour achever la ruine de nos contrées. Galas, général des armées de l'empereur, ayant rais une partie de son armée en quartiers d'hiver dans le comté de Bourgogne, prit la roule d'Allemagne avec l'autre partie. 11 arriva vers le mois de septembre k Maizières, ou il fut obligé de s'arrêter. Les troupes qui le suivaient manquaient de vivres et de vélemeuts.

Les gens du village, réduits eux-mêmes à une excessive misère, ne leur pouvaient plus rien

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procnrer ; le pays se trouvait en proie aux horreurs de la famine. La pesle s'y joignit bientôt, et ce fut à peine si quelques habitants échappèrent à ta mort ; mais, tremblant pour leur propre existence, ils abandonnèrent leurs maisons et prirent la fuite, laissant les habitations de la commune et les terres d'alentour jonchées de cadavres qui restèrent longtemps privés de sépulture.

Tue colline de peu d'élévation, située à un kilomètre environ de Maizières, et à laquelle on a donné le nom de Haut de Gala», qu'elle porte encore aujourd'hui, perpétue le souvenir de ces calamités.

En labourant la terre, en creusant pour exploiter les carrières de gypse que renferme ce monticule, on a trouvé des tronçons d'armes et divers objets qui ont appartenu aax malheureux morts de la peste.

A la suite de ces calamités, Manières resta désert et inhabité pendant une période de plus de vingt années, et ce ne fut nn'avec lenteur et dans une maigre progression que les chefs de famille émigrés rentrèrent dans leurs foyers. En 4061, on n'y comptait encore que 14 ménages; en 1(>72, il y en avait 24 ; 81 en 1713 ; 150 en 1747, et en 1766, 200 ainsi répartis : 35 laboureurs, 14 charretiers, 51 artisans, 60 manœuvres, et 40, tant veuves que filles en ménage.

Le village de Maizières, soumis à la juridiction spirituelle des évêques de Metz, dépendait en partie, avec Gondrexange, Foulcrey, Avriconrt et Moussey, du comté de Uéchicourt-le-Chûtcau ; et pour l'autre partie, avecLagardc, Bourdonnay, Ley, Ommercy et Vcho , il appartenait à la chàlcllenic de Lagarde.

Ainsi, parmi les habitants, les uns relevaient exclusivement des comtes de Réchicourt, les autres des évèqucs de Metz. Les enfants des sujets de l'Evèché, venant 'à se marier, demeuraient toujours sous le régime épiscopal, et ue pouvaient, à leur choix cl volonté, devenir corvéables et censables du comté de Réchicourt. Les chefs de famille eux-mêmes n'étaient pas libres de passer d'une domination ù l'autre, sans avoir préalablement rempli certaines formalités. Les sujets de l'évèquc ne pouvaient se donner au comte qu'après avoir habité pendant une année avec leurs familles el ménages dans un lieu autre que Maizières, et situé hors des terres et chàtellenies de l'Evèché. Les sujets corvéables el censables du

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comté de Réchicourt pouvaient passer iautàfa. tcmenl sous la dépendance des évèques de Ifa Ils étaient simplement tenus à une dédan^ formelle de leur intention au maire épucopi, e au paiement d'une somme de 3 gros, an jwéi^ la chàlellenie.

Les hommes veufs et les garçons quitus a Maizières pour s'y marier, avec intentai i\ fixer leur domicile, et les étrangers qui s'y r--. daient pour y demeurer, avaient la latitude h résider pendant une année, en pleine liberté, ij bout de ce temps, ils se déterminaient i »eSoaet devenaient, à leur gré, sujets de rérèqnt ï, corvéables du comle. Ils faisaient prèaliUe&a; leur déclaration et payaient 3 gros, soit ta de la chàlellenie, soit au doyen du conté.

Un règlement du 13 avril 1761, pwu <m toute personne étrangère, venant prendre sa résidence à Maizières, paiera un droit d'eatra t> 30 livres. Ce droit sera réduit à 6 livres pxrb domestiques, qui, en service chez des particule du lieu, se marieront avec les filles ou les uai^ de celte communauté. Cependant, les bbiiu^ des hameaux dépendant de la paroisse, pin*, venir se fixer an chef-lien, sans avoir à ^ quoi que ce soit.

Les droits de haut justicier, exercés, a dénier lieu, exclusivement au nom de l'évèqu d? Metz, comme seigneur temporel de Muré* paraissent avoir été antérieurement partages m ce seigneur et le comle de Réchicourt. Il fut s effet déclaré, en assemblée générale de h mmunaulé, au château de Réchicourt,. le 35 F 1670, que, de toute ancienneté, les seigwa* i Réchicourt avaient à Maizières la hante jww. conjointement avec l'évéque , et perteratet: * tiers du produit des amendes. L'a des évèqte> * serait approprié celte justice, comme il a «t h ensuite, sans part d'aulrui, se serait adjo^r • produit total des amendes, et par cette usurplr. de droits, aurait provoqué un proeês qii, à l'époque ci-dessus indiquée, était encore pendait» la Chambre impériale de Spire»

Il y avait, à Maizières, un tribunal de iw* justice, composé du maire et de deux assesseaN Les attributions de ce tribunal, déterminée p des règlements el arréls de la Coor, des 29 air 1749, 5 juillet 1755 et 22 juin 1759, tenktse rapprocher beaucoup de celles qne lata*luelle confère aux justices de paix. Lotte* le*

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parties intéressées refusaient de se soumettre à l'arbitrage, aux sentences du tribunal, d'entrer en accommodement, ou bien lorsque les affaires présentaient une certaine gravité , elles étaient portées au juge-gradué, qui statuait sur ce qu'il y avait à déterminer. Le greffier de justice tenait un registre où il inscrivait les actes judiciaires, sentences, plaidoyers, contestations des parties sur les demandes intentées en justice. Injonction «tait faite à ce fouctionnaire de ne conOcr son registre à personne, de n'y laisser jamais aucun blanc , de ne laisser signer les comparutions par les clercs*des procureurs ou par autres que par les procureurs eux-mêmes ou les parties, à peine de répondre des dommages-intérêts et de telles peines que de droit. Pour chaque enregistrement •le cause, le greffier percevait un honoraire de 6 sous.

Les livres d'enregistrement des actes de la juslice de Manières, depuis 1764 jusqu'en 1786, «ut échappé à la destruction cl subsistent encore dans les archives de la commune.

Au tribunal sédentaire et permanent, qui avait ses audieoces chaque semaine, il faut ajouter, pour l'administration de la justice, les plaids anuatix qui se tenaient quelquefois à Maizières, mais le plus ordinairement à Lagarde, chef-lieu de la chàtellenie. Ces plaids étaient présidés, au nom do seigneur haut justicier, par l'on de ses procureurs généraux, assisté des maires, syndics et gens de justice des bourgs et des villages composant la chàtellenie. Chaque habitant devait s'y trouver, à peine de 5" sous d'amende. Il y était procédé au jugement de toutes les contestations survenues dans le courant de l'année entre des particuliers, et que le tribunal ordinaire n'avait pu terminer. On y prououçail aussi contre toutes les contraventions aux lois et règlements en vigueur.

Aux plaids annaux qui se tinrent à Lagarde, le 18 octobre 1747, sous la présidence de M. Bauquel, procureur général de l'Evèchc de Metz, après l'examen des faits dénoncés par les greffiers de la chàtellenie et le prononcé des jugements, il fut statué sur la mise en rigoureuse exécution des règlements et ordonnances dont l'inobservance causait le plus de désordre. Ces règlements sont indiqués d'une manière sommaire dans l'extrait du procès-verbal rédigé pour la commune de Maizières. Nous en citerons seulement l'article

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1er, lequel est ainsi conçu : u Défenses sont faites à tous habitants de ladite chàtellenie de jurer et blasphémer le saint nom de Dieu, à peine de 3 livres d'amende ; de fréquenter les cabarets, notamment les jours de fêtes et de dimanches, à peine de 50 sous d'amende et de 3 livres contre les cabaretiers qui donneront à boire lesdits jours de fêtes et dimanches pendant le service divin ou passé neuf heures du soir en été, et sept heures du soir en hiver, tant aux jours ouvrables qu'aux jours de fêtes et de dimanches, n

La justice de Maizières et celle de Lagarde subsistèrent jusqu'au 19 juillet de l'an 1787. A celle époque, le parlement de Metz, de sa propre autorité et sur la simple demande de l'évèquc, supprima les hautes justices des chàtcllcnics de l'Évcché pour les réuuir à celle du bailliage.

Maizières était civilement administré par un maire et un syudic pour les sujets de l'Evèché, un maire et un syndic pour les corvéables du comté de Réchicourt, cl deux échevins. Le maire et les échevins s'occupaient plus exclusivement de l'administration civile de la commune, ils veillaient au maintien de la police et à l'observation des lois. Le syndic faisait les recettes et les dépenses au nom de la communauté; il rendait compte de sa gestion aux autorités locales, en présence des examinateurs délégués par l'intendant el des notables de la paroisse.

Les habitants de Maizières jouissaient du droit de grasse el vaine pâture dans les forêls de l'Evèché de Metz cl dans celles du comlé de Réchicourt, continues aux forêts de Fribourg, sur une superficie de 1,700 arpents. La vainc pâture, à laquelle on ne conduisait le bétail qu'après la cinquième feuille, était h peu près ce qu'elle est aujourd'hui. La grasse pâture consistait dans la récolle des fruits sauvages cueillis sur les arbres fruitiers des forêls épiscopales assises tant sur le ban de Maizières que sur celui de Videlange, plus la glandée pour les porcs dans les bois de l'Evèché cl dans ceux du comté. (Les fruits sauvages claienl employés h faire une boisson fermeulée qu'on appelait verjus, et qui tenait lieu de vin.)

En retour de ces avantages, la communauté toute entière fournissait annuellement une certaine quantité d'avoine (elle avail été fixée à HOrcsaux en Iî>7'2) que réglaient , pnr alternative, le châtelain de l'évèque et l'intendant du comte.

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Chaque habitant corvéable du comte de Rcchiconrl lui devait annuellement trois œufs de Pàqnes. Les sujets lui devaient aussi, chaque année, conjointement et solidairement, un cens de 81 chapons et une poule. Le maire du comté levait sur les débiteurs et transportait lui-même a Réchiconrt ces pièces de volaille. Pour la perception et le voyage, il avait droit à nne pinte de vin et a un repas. Le même maire servait annuellement a son seigneur, pour la fête de, Réchicourt, un gâteau fait d'un quarteron de farine.

La gabelle (impôt sur le sel) de Maiziêrcs, montant a 28 mesures et 2 gros, appartenait pour le tiers au comte de Réchicourt, lequel possédait, sur le finage, un bien appelé le Barbcsgoulf, et un autre le Kauffcndrit.

Les sujets de ce seigneur, à Maiziêrcs, étaient tenus de conduire h Réchicourt tous les vins , grains, poissons, sel cl autres victuailles qu'on leur délivrait de Marimoni, dont le comte était aussi seigneur. Ils devaient aussi transporter à Marimont les grains, vins, poissons, tonneaux, planches et bois de sapins qu'on leur amenait de Réchicourt pour cette destination. Quand ils conduisaient des liquides, ils avaient droit, par chaque, char, a deux paires de miches et a un pot de \in. Les manœuvres portaient les lettres du seigneur à la distance d'une lieue d'Allemagne. Enlin, ils lui devaient la taille Saint-Remy, montant h 13 livres i gros, et celle de Pâques, de 2 livres 8 gros.

Plus lard, les seigneurs de Réchicourt affermèrent, pour une certaine somme d'argent, leurs droits et les redevances qu'ils possédaient a Maitières. En 1779, ce canon était de 400 livres de France. Les évoques de Metz, outre les So resaux d'avoine qu'ils prélevaient en échange des concessions faites aux habitants de Manières dans leurs forêts, percevaient sur leurs snjets immédiats nne taxe appelée l'aide Saint-Remy.

Chaque habitant de Maiziêrcs et de Bourdonhay, voulant recueillir des fruits sauvages dans les bois de l'Evèchc, tant sur le ban de Maiziêrcs que sur celui de Videlange, devait remettre entre les mains du châtelain de Logardc deux bichcls de poires et de pommes sauvages, lesquelles on employait à foire dn verjus. Tous les habitants de Maizières, sait*» distinction, étaient tenus a la banalité du moulin de Lagarde.

Le territoire de Maiziêrcs parait avoir autrefois

été couvert d'une plus grande quantité de lit* qu'aujourd'hui. Les bots communaux otpeadui n'ont pas diminué en superficie. Depuis loarjnp le quart de ces forêts se met en résem poiré:» le produit vendu au profit de la caisse tatnkipfr le reste est aménagé régoliêremeot tt faru: chaque année aux habitants des portwaifeugères.

D'après le rôle de distribution de Tio 1UT r. les usages d'alors, le produit de la «un* ifoxçy était ainsi réparti : chaque laboureur mit m cordes de bois et cent fagots ; cbaoae rterrtte quatre cordes et demi et cent hçvis ; duqac manœuvre trois cordes et cent fagots ; à*yt veuve une corde et demi et cinquante fagots. U contribution prélevée sur les habitants, ea retau de ces affouages, était de 2? soos par corde ^bois et par cent de fagots, y compris 1rs dr» b forestiers. Les bois provenant des coopes de hV zières et achetés pour les salines, étaient mportés par eau à leur destination. On voit «kof la ligne de l'un des canaux sur lesquels te Éclatent depuis l'étang d'Omroeray et an-dest* jusqu'à Moyenvic. Outre les forètt «owwm^ il y avait anssi celles de l'Evéché.

Louis XIV, vonlaol faciliter à » «H* * Moyenvic la rentrée suffisante des bois leeaai» à la cuite, façon et fourniture des stls et i !*«•tretien de celte saline, fit proposer à U( de Crèlin, évêque de Metz, de lui céder les bois depridant de son évéché cl siloés aux environs de ' saline de Moyenvic. L'évéqoe ayant accepte proposition, le roi, par arrêt de son Conseil, do 5 juin 1701, commit le premier président et dm conseillers au parlement de Metz ponr procéder» l'estimation du fond et de la superficie de * forêts. Dn nouvel arrêt du 50 jaavier 1701 r. ordonna l'arpentage. Cette opération fit a»"** que, dans les chàlellenies de Lagarde e' de Fnbourg réunies, l'évéque possédait 21,83* Kf*L' et demi de forêts a fonroir do bois de car*. " dans la chfttellenie de Vie, 669 arpesurtd» pour faire des fascines. Les ejpcrts noaunê»'*6" mèrcnl de ces bois, le fond, la W|tcrfl«> droits de haute, moyenne et basse jB?li«e, Mn de transport de sept' mille fagots, que le» lants de la Grandc-Rezanpc étaient l«m J*1^ turer chaque année au château de Vie, à la de 490,927 livres U sous, et les droits de fage, affouage, niaroages, usages et p*0?"'

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'ant de Fevcquc que des usagers, à celle Ue 152,014 livres 3 sous 4 deniers, ee qui réduisait «338,015 livres 10 sous 8 deniers I» somme à percevoir par l'évéque sur la cassette du roi. Celte quentité de forêts ayant paru trop considérable an Conseil, le roi jugea qu'il n'en fallait acheter* qu'une superficie suffisante pour l'alimeoution de la saline et choisir de préférence les bois les plus rapprochés «le Moyenvic.

Il n'est peut-être pas sans intérêt d'ajouter aux documents recueillis par M. l'abbé Guillaume quelques notes relativement aux forêts de TEvécbé de Meti , et aux droits dont certaines communautés, parmi lesquelles celle de Maizières, jouissaient dans ces forêts. Les titres que je vais rappeler sont extraits d'un registre intitulé : Règlement de M. le grand maître.

La première pièce qu'il reoferme, est l'acte d'acquisition des bois de l'Evêché , situés dans les chàtellcuies de Lagardc et de Fribourg, faite par le roi Louis XIV, au mois de novembre 1703 ; voici quelques-unes des principales clauses de ee coutrat : 1° Le Roi se réserve le droit de hante, moyenne et basse justice dans l'étendue des bois à lui cédés, et le droit de voiture de sept milliers de fagots que les habitants de Bezange-la- Grande sont obligés de voiturer annuellement an château de Vie.

2* Le Roi demeure charge des droits d'usages dont les bois cédés se trouvent charges.

3* L'évéque se réserve, pour lui et ses successeurs et pour les habitants et communautés, propriétaires de fiefs et maisons franches, les haute, moyenne et basse justices, juridiction et droits en dépendant, snr toutes les eaux et les bois non compris dans les lettres d'acquisition.

4° L'évéque se réserve, poor lui et les usagers, la paissoo cl la glandéc, savoir : poor les châtelains, par chacune année de glandée, 70 places de porcs ; pour le fief de Martincourl, 12 ; le prieuré de Fricourt, 12 ; le fief de Lombart, 8 ; les résidents au fief de Boule cl propriétaires, -40; pour les propriétaires du gagnage de Vidclaoge cl Rougc-Moilresse, 40 ; pour le fermier du moolio de Videlaoge, 30 ; pour la communauté d'Embennénil, 200; à choque laboureur, 8 , a chaque demi-labourcur, 0 ; à chaque manouvricr, 3, qui résident à présenl et qui résideront à l'avenir ès îillapcs de Lagardc, Oourdonnay et Vancourl, <ans qu'aucun porc marchand ou nuire poisse y

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être mis par les officiers de la nwilrise de Vie cl ès bois de la châtellenie de Lagarde et en ceux du ban de Videlaoge, que toutes les places d'usagers ne soient remplies.

5° L'évéque se réserve le droit de marnage pour les châteaux de Lagardc et de Vie, étangs, moulins, tuileries et bâtiments en dépendant.... Et pareillement le droit de marnage que les habitants de Oourdonnay prétendent ès forêts et ès bois du Cognot de Fribourg et de la ville..., et tous les bois de maroage et autres nécessaires à l'entretien et aux réparations des cinq pools et chemins auxquels les habitants de Lagarde sont tenus. Ensemble celui de marnage nécessaire anx réparations, entreliens, même constructions nouvelles do fief de Martincourl.

0° L'évéque se réserve, pour le chauffage de son château de Lagardc, cent cordes de bois ; pour le château de Vie, cent, qui seront prises ès bois de Lagarde ; pour la tuilerie de Lagarde, cent; pour faire ès lieux plus commodes et moins dommageables cinq baunes de charbon, 35, et 00 cordes de bois ; aux voitures desquelles baunes et 50 cordes les habitants sont tenus par chacun an, et depuis les bois de Lagardc jusque dans le château de Vie par corvée ; pour affouages et cloisons, clôtures et chauffage du fief Lombart, 18 ; pour l'affouage, cloison et chauffage de Martincourl, 24 ; pour l'affouage, cloison, clôture et chauffage de chaque laboureur, 18 ; pour chaque demi-laboureur, 12 ; pour pareil droit â tous les mauonvriers qui résident et résideront â l'avenir ès villages de Lagardc, Bourdonnay, Vaucourt et Ley, 9 ; toutes lesquelles cordes usagères seront réduites à 4 pieds de long....

7° L'évéque se réserve, à lui, à ses châtelains et fermiers de Lagarde, Fribourg et communautés de ses chàlcllenies cl à celle d'Emherménil, aux propriétaires des fiefs et maisons franches, le droit de vain pâturage ès bois, pour en jouir après la cinquième feuille....

8° Est particulièrement réservé â l'évéque, aux châtelains, propriétaires de fiefs, maisons franches, ei pour les habitants des communautés usagèr.es ès bois de llrinchcs et grands bois de Fribourg, le droil de vain pâturage après les cinq feuilles seulement , et parties de ses bois de Brioches tt grands bois de Fribourg cédés au Roi.

0" Différent» articles déterminent les lieux où

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les communautés usagères prendront leur buis de marnage, savoir: Laoguimbcrg, dans les bois cédés au canton des Brioches, Kcssin , etc. ; Fribourg, Rhodes, Desseliug clMaizières, pour ceux qui résideront dans la partie de l'Evôché, les fiefs et maisons Tranches de Romécourl, Milberg, Albin, Sainte- Croix, Albeslroff, dans les contrées de la Goutte de Bcnsing, Haies de Kerpricb, contrée d'Albestroff, Adelhousc, Corne de Gosselming, etc....

La seconde pièce renfermée dans le registre d'où j'ai extrait ce qui précède, est un Règlement général pour l'aménagement des bois de l'Evèché, fait, le 27 décembre 1756, par les commissaires généraux et réformateurs des bois cl forêts de cet Evêché. Ce règlement concerne les chàtcllcnies de Fribourg, Lagarde, Albeslroff, Vie, Haboudange, le Val de Guéblangc, la mairie de Réméréville et la gruerie de Baccarat ; les articles 7, 8, 9 cl 10 sont ainsi conçus : t» Art. 7. Enjoignons a tous usagers de se conformer aux règlements prescrits par notre jugement du 16 avril 1~46, sur le fait des usages ; leur faisons en outre très-expresses inhibitions et défenses de vendre ni commercer directement ou indirectement les bois, fagots, qui leur seront annuellement délivrés pour affouage, à peine de cent francs d'amende pour la première fois, et eu cas de récidive, d'être les contrevenants rayés des rôles des usagers....

<t Nous avons ordonné qu'outre le bois de corde fixé pour chaque habitant, la totalité des fagots de chaque coupe sera abandonnée aux communautés usagères, pour être répartie enlre tons les habitants , aux charges et conditions énoncées en notredit règlement....

»» Nous, en interprétant autant que de besoin notre jugemeut dudit jour, 16 avril 1746, ordonnons que la totalité des fagots provenant des coupes à faire dans les bois de l'Evcché de Metz, après la première révolution, ne sera abandonnée •Hixdiles communautés, à titre d'usage, qu'à charge qu'elle n'excéderait pas la quantité de 200 de fagots, de la grosseur et qualité fixées par notre règlemeut, pour chaque laboureur, et d'un cent par chaque mameuvre ou veuve ; el que, daus le cas que le produit desdilcs coupes excéderait ladite quantité de 2(K) de fagots par chaque laboureur et d'un ceul par chaque manu?uvre ou veuve, le surplus appartiendra cl demeurera réserve au prolil de l'Evcché.

n Arl. 8. Les habitants maintenus au druiumarnage par noire jugement du i6 avril 1476 seront tenus de présenter leur requéle an gr** de l'Evèché, dans le ressort duquel les bois afe. tés auxdils droits sont situés, pour faire Maffia uu charpentier, par receveur ou autres <G6er> de l'Evèché, conjointement avec celui *r, présenté par l'habitant, pour dresser le ders it la quantité d'arbres qui lui seront cecess^ pour réparaliou *, lesquels devis seront afin?, par lesdils charpentiers entre les mains du gravant la délivrance.

n Ne seront compris sous la dénomioaiioc *. bois de marnage que les gros bois de loiuir», marnages el poutres, au moyen de quoi newa reçus lesdils usagers à prendre des bois p >d'autres pièces, sous prétexte dudit droit d'aswdéfendons de leur en délivrer aucune pièce, chevrons, planches ou lattes, soil pour les titres, soil pour les corps de bâtiments.

» Défendons auxdils usagers de commercer t. directement ni indirectement, sous prêtent d> change ou autrement, les bois qui leor xn:. délivrés pour èlre employés aux repantioa» c tceux el de les mettre eu planches, latte cm devrons, pour être commercé à leur profil o« employé pour leur compte, à peine de coaDscat t desdils bois qui pourront se trouver es aitsr;. et de 50 francs d'amende pour chaque pied Subres.

i« Les usagers seront tenus de justifier, iin l'aunée de la délivrance qui leur aura clé h;*?, de l'emploi des bois à eux accordés pwr surnage, sous peine de 30 francs d'amende p.* chaque pied d'arbres délivrés , el de (ara somme de dommages-intérêts, par forme <k r* lilulion.

n Ne pourront néanmoins èlre accordé» tu communautés usagères aucuns bois de bitua.-., des qualités ci-dessus exprimées, qu'en as insuffisance desdils bois dans les coupes sdhd& t de leurs bois communaux, el qu'après la & vrance des bois nécessaires pour les répara li.-* des bâtiments actuels de l'Evèché, à l'effet de çi-i il sera fait annuellement des devis des bois cé»saires auxdiles réparations, pour lesquelles pourrout pareillement cire délivrés d'intre? bres pour les gros bois des toitures, marugc> i. poutres, doul l'emploi sera également joit^. chaque anucc.

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» Arl. 9. Eo ce qui concerne le droit de grasse pâture, défendons à tons les habitants usagers, aux propriétaires des fiefs ou maisons franches et à tous autres qu'il appartiendra, de mettre à la glandée, dans la portion qui aura été choisie par lesdils habitants et propriétaires, en exécution de notre règlement du 16 avril 1746, d'autres porcs que ceux de leur nourriture, à l'effet de quoi .ordonnons qu'ils en feront tous les ans la déclaration, dans le cours do mois d'avril de chaque année, et avant l'ouverture de la glandée , le tout à peine de confiscation desdils porcs et de 5 francs d'amende pour chacun qui se trouverait mis à la glandée en contravention.

«i Arl. 10. Défendons aux receveurs ou fermiers de l'Evèché, aux habitants des communaunautés usagères, particuliers usagers et à tous antres, d'envoyer vainpùlorer aucuns bestiaux dans les taillis des cbàlellenies de l'Evèché, qu'ils n'aient atteint l'âge prescrit par notre règlement du 16 avril 17J6 et ayant été déclarés défensables. tt

Enfin, le troisième document qu'il me reste à mentionner, est un procès-verbal de visite des pâturages situés dans les bois de l'arrondissement de la saline de Moyenvic, dressé, le 23 mai 1767, par Jean Thomas, conseiller du roi, maître particalier au siège de la maîtrise des eaux et forets de Vie. Ce procès-verbal donne les noms des communautés jouissant de la vaine pâture dans ces forêts ; ce sont : Vie, Bezange-la-Grande, Moncel, Fresnes-en-Sanlnois, Erbéviller, Barchain, Héming, Bébing, lmmeling, Kerprich-aux-Bois, Sarrebourg, Languimberg, Rhodes, Azondange, et conjointement avec elles, les Hautes-Maisons, les Bâchais, Sainte-Croix, Adelhouse, Albin, Milberg cl Romécourt ; Fribourg et Albechaux, Desscling, Ilcllocourt, Manières, Moussey, Avricourt et la censé de Lansqucncltc, Réchicourl-le- Chàteau, Kelzing et la Canardière,Foucrey, Vaucourl et Martincourt, enfin Bourdonnay.

Tels sont , rappelés sommairement , les droits dont jouissaient , dans les bois de l'Evéclié de Metz, certaines communautés , parmi lesquelles, comme on vient de le voir , figure celle de Mai-

Jc vais compléter maintenant , par quelques nouvelles notes empruntées au travail de M. l'abbé (loillaumc, l'histoire de cette dernière localité.

Ainsi qu'on l'a vu précédemment , Maizièrcs

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avait eu cruellement à souffrir pendant les guerres du XVII0 siècle; je ne sais si c'est à celte époque qu'il faut faire remonter la ruine de son église, on s'il faut l'attribuer seulement à l'état de vétusté de cet édifice. Quoiqu'il en soit , il ne reste plus, de celui-ci, que la chapelle qui s'ouvre sur le sanctuaire de l'église actuelle, du côté du midi.

Ce sanctuaire, qui avait autrefois un autel, était, selon toute probabilité, consacré aux exercices de la confrérie du Rosaire, qui existait dans la paroisse. Cette pieuse association, en l'honneur de la sainte Vierge, avait été fondée et dotée par plusieurs fidèles de Maizièrcs.

M. Nicolas de Rosselange, prieur commandataire de Ncuviller et, en cette qualité, décimateur pour les deux tiers à Maizièrcs, ayant reconnu la nécessité de faire construire en celle paroisse une nouvelle église, en fit jeter les fondements en l'année 1756. La tour du clocher fut commencée en 1759, et la flèche de l'église élevée en

Cette église possède une chasuble antique avec tous les accessoires. Le fond de celte chasuble est en velours cramoisi ; le tour était bordé d'un galon fin qui a été enlevé pour être remplacé par du galon faux. L'orfrois a été brodé à la main : c'est un travail remarquable et qui mérite d'être signalé. Dans la croix qui s'étend sur la partie postérieure de la chasuble , est brodée l'Image du Sauveur expirant sur la croix ; le sang conle de ses plaies, et des anges le recueillent dans des vases ; au-dessous sont différents personnages. Sur le devant de cette chasuble, on voit d'abord, à la partie supérieure et dans une sorte de médaillon, l'image de la sainte Vierge, puis audessous un saint Nicolas. On avait ménagé une petite bande en broderies, qui s'élevait du pied du saint en ondulant, et sur laquelle il y avait une inscription ; la plupart des lettres étant effacées, il n'est guère possible de la rétablir exactement. L'élole et le manipule sout de forme antique, c'est-a-dirc s'élargissanl eu triangle à chaque extrémité cl en petite dimension ; les franges sont en soie, soutcuucs de quelques fils d'or noués en lozanges.

Le voile du calice est en étoffe de soie rouge ; snr celte pièce est brodé le couronnement de la sainte Vierge par la saiule Trinité.

Les lettres de l'inscription, qui ne sont pas effa-

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cées, indiquent la fin du XVe ou le commencement du XVI8 siècle.

M. Auguste, ancien curé de Manières, ayant, en 1818, légué par leslameul aux pauvres de la paroisse, une somme de 1,200 francs ; M. et M01* de Cabouilly, ayant fait, en 1828, et pour la même fin, un legs de 4,000 fraucs, un bureau de bienfaisance fut légalement établi pour l'administration du produit de ces sommes.

Une association de dames de charité, pour le soulagement des malades et des infirmes, s'est aussi formée dans la paroisse et a été eanoniquemcnl érigée par une ordonnance épiscopale du 28 mai 1840.

Maizièrcs a été érigé en succursale en 1802.

Patron, saint Michel.

MALADRIE (la), hameau f&isant partie de la commune de lloff ; il renferme U maisons, 18 ménages et 70 habitants.

MALAUCOURT. Une charte d'Etienne de Bar, évèqne de Metz, porta ut confirmation des donations faites à l'abbaye de Saint-Clément par l'évèque Hérimau, mentionne, parmi ces donations, la dime de Malaucourt {decimam apud Malaudicurtem). (H. M.)

Le 10 mat 1481, Uaous de Guermange, seigneur en partie de Bioncourt, engage à Jean Fratin, demeurant à Manhooé, quelques pièces de terre arables situées aux bans de Manne y, Malaucourt et Aboncourt. (Abb. de Salivai.)

On voit, par un procès-verbal de visite de la paroisse de Malaucourt, dressé en 17Ô6, que ce village avait alors 42 chefs de famille et 15*0 communiants.

Malaucourt a été érigé en succursale en 1802 ; Fossieux lui a été annexé en 1807.

Patron, l'Assomption de la sainte Vierge.

MALGRANGE (la). Il n'est pas possible d'assigner une date précise a lu fondation de la Malgrauge. 11 est vraisemblable que son origine remonte au moins au XIVe siècle, car il en est question, sous le nom de \algranget dans un titre de transaction de la maison du Châlelet, à la date du 11 juillet 1401. Par cet acte imprime dans l'Histoire généalogique de la Maison du Châlelet , u Monsieur Pierre du Châlelet , chevalier, fonde et crante, deubs, sans eschins, cautclles, débat, contredit, cloignemcul ou maleugiu, à Jehan et a sa femme, pour eux et leurs hoirs :ier en loyal mariage, sur tout ce que Monsieur

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Pierre Liebal , chevallier, pere audit Mou*.: Pierre, avoit, lenoit, possedoit par le Veatpj <,» vivoil, en ville cl leu de Houdcmout, da W grange, de Froicouri, de Remirecouri, i< Vt; devant Nancy et de Vi terne, etc.. »

Mais, comme nos historiens nous ityraouf qu'il u y avait depuis très-longtemps & st endroit une maison de campagne appelé* le Puillon-smis-Soucy m, il est probable qat le va k Pavillon sans Soocy était celui du premier àùcr. bâti en cet codroil, el Valgrange celui des &.K.dances de celle maison de plaisance : Yal£Xft devint sans doule ensuite le nom général it .<. domaine.

Ce lieu portail le nom de Malgnuu/e et U~ lors de la défaite <|u duc de Bourgogne , dut * endroit fut le théâtre. Le nom de Malgru;* â Malle-grange se trouve plusieors fois durécit du chroniqueur qui a raconté U b»Uuli := Nancy, el dans tous les historiens, bot uo* que modernes, qui oui retracé cet eveteoru L'aile droite de l'armée bourguignonne, eoaa:.1 déc par Jean de La la in, grand- juge de Fludrr cl par le capitaine de In Rivière, chef de la aciérie, s'étcndil depuis le Saulrn ea s'ipprç.: vers la Mal^rauge : c'esl de ce coté qw d^1-1 commeucer l'attaque. WaulLrio de Wi»e, meilleurs capitaines du duc René II, dit, retires choses, aux capitaines suisses : - Ici pr rière le bois de Jarvilie, à gauche, je \tm enduirai droicl a la Malgrange, toojoors à coiitft pour aller donner en flanc et par derrière tir l» droite el le corps de bataille des ennemis. •

Le 15 juin 1863, Nicolas de Lorraine, ow de Vaudémoot, baron de Mcroror, etc., et de Savoie, sa femme, vendent ao doc CnirteUu le pavillon et maison oœufve de la JUIgNM les Naucy, ensemble les gaigoaiges, tielle» ^ sons et bastietucnls, granges, (Stables, ries, bergeries, meix el jardins, circuyt et p*-prix, les deux boys appartenants cl depptsd'* de ladite Mallegrangc , assavoir le nanti !f? descendant au bas du coslé de Jarevile, et l»c: ' boys en montant haull do coslé de Ve^*Ulavec toutes les lerres labourables, preys, bJîr cl buyssons el généralement tous aultres ha**** quelconques, appartenans el deppcudio» de bb f Mallcgrange quelz ilz soient, et coaiin<rfli «> k' puisse dire, nommer el déclarer, elt—- P J ' Nancy 2.)

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Plusieurs mentions des comptes conserves aux Archives, attestent qu'après avoir acquis le domaine de la Malgrangc, le duc Charles III s'occupa de son enlrelieu el de sou embellissement. Ainsi , les comptes du cellerier de Nancy, pour 1564-65, renferment tout un chapitre relatif aux dépenses faites à la '«< neufve et vieille Mallcgrainge, w notamment pour des travaux exécutés ii la fontaine, à la « haronnicre »», etc. Une note des comptes du receveur do domaine, pour 4569, révèle l'existence a la Malgrange d'une tour dite Tour de iliorloye. Dans les mêmes comptes , j«our 1580, on trouve la mention d'une somme Je 16 francs payée à u Didier Woirion, horologicr de Monseigneur, pour avoir racoustré et mis en ordre el fait sonner l'horologc de la Malfrange, n D'autres mentions nous apprennent que, dés l'époque de Charles III, il y avait un haras a la Malgrange. Une note des comptes du domaine de Nancy pour 159G-97 porte : " quatre resaux do blé délivrés à Pierre Bordcau, ayde des toilles ,des ûlets de chasse) de Son Altesse, pour les pdues el despence qu'il a supportées à la conservation des nidz de ha irons du bois de la Mallcsrange, el faire abattre les nidz de corbeaux qui y csloienl. «

En 1587, durant la guerre dite des trois Henri, le duc Charles III vint se poster dans le bois près de la Malgrange pour observer le passage d'une armée de quarante mille reitres (cavaliers protestants d'Allemagne), qui furent battus plus loin par le duc Henri de Guise.

Dans la division du duché de Lorraine, en 1594 , d'après le président Alix, la Malgrango « t indiquée comme château et maison de ptai- «i>, appartenant au domaine, dépendant des bailliage, prévôté cl châtclleuic de Nancy.

Au mariage du fils uiué de Charles III avec une princesse protestante (en 1599), le château de la Malgrangc fut destine à servir de résidence à ! épouse de l'héritier présomptif de la couronne 'ducale. Henri, qui prit le titre de duc de Bar à l'occasion de ce mariage, épousa, le 29 janvier de celle année, Calheriuc de Bourbon, fille d'Antoine de Bour! n, roi de Navarre, et de Jeanne d'AIbret, el sœur unique du roi de France Henri IV.

Comme celle princesse, qui était calviniste, ne pouvait, a cause des répugnances du peuple nanceien, qui était tout catholique, pratiquer le eiille reformé dans la capitale du duché, ni recevoir a

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la cour de son beau-père les honneurs dus à son rang, on fnt obligé de la loger à la Malgrangc, qui réunissait h tous les agréments d'un beau séjour^'avanlage d'être située aux portes mêmes de la résidence ducale. Pour qu'elle y fût convenablement logée, Charles III et son fils Henri y firent bâtir uu beau château, ou plutôt seulement beaucoup augmenter cl embellir celui qui existait déjà.

On s'était flatté, en Lorraine, de convertir Catherine de Bourbon, el d'obtenir plus aisément dispense lorsque le mariage aurait eu lieu. Il n'en fut rien. Catherine, qui était zélée huguenote, résista à lous les moyens de conversion employés par son beau-père, sou beau-frère (Charles, cardinal de Lorraine), et son époux. Vainement des conférences religieuses eurent lieu , dès le 13 novembre 1599 el en 1600, à la Malgraugc, entre le P. Comelet, docteur jésuite de l'Université de Pont à-Mousssou, et le frère Esprit, capucin, d'une part, et deux ministres calvinistes (Couet el de La Touche), d'autre part. Le duc , le cardinal de Lorraine, la princesse Catherine et plusieurs seignenrs, prirent part à ces conférences.

De la Malgraugc, Catherine correspondait avec les chefs de son parti : elle écrivait au fameux Duplessis-Mornay, surnommé le pape des prolestants, ti qu'elle irait à la messe quand il la dirait. n Elle ne se borna pas à faire faire à la Malgraugc les exercices du culte calviniste , elle y fit même prêcher des ministres.

Une note des comptes du trésorier général de Lorraine, pourlGOi, nous apprend que Charles III entretenait uu haras à la Malgrange :

u Payé h Aubcrtin Masson, jumenlier du haras des juments de la Vieille Malgrangc de Naucy, la somme de neuf viagtz onze frans (191 francs), savoir ueuf viuglz trois francs pour les livrées dndit jomeotier et de ses deux aydes. w

Une autre note du compte du cellerier de Nancy, pour 1019, nous fait connaître IVxtsIcncc d'une ménagerie à la Malgrangc :

u Besognes faites en la Vieille Malgrange pour l'accommodemeut de la mesnagerie que Madaim: y a dressée. Son Altesse ;i\;.nl ordonné au comp. table de faire acheter au sieur Melchior de la Vallée, aumônier des siens, chantre el chanoine de Saiul-Georgcs, douze milliers de bricques pour par luy les employer à faire uuy petit bastiment à losyer certain* animaii.e rares de diverses

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