‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 284 sur 292 · M AI · texte numérisé non relu

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peinture, la mécanique même, concoururent à la décoration extérieure et intérieure de la Malgrange de Stanislas. Les Héré, les Miquc, etc., dessinèrent les plans du château et dirigèrent ses constructions. Le capucin Antoine Poircl , de (ïerbéviller, bâtit lui-même le couvent des Capucins. Des statues, faites par le sculpteur nancéïen Nicolas Renard, furent apportées du château d'iïurooé à celui de la Malgrange , où l'on admirait aussi les beaux ouvrages en sluc des frères Mausiaux, dits Chevalier, inventeurs de celle composition, qui a le poli, le froid et la dureté du marbre. André Joly, de Saint-Nicolas, peignit presque tous les bâtiments et appartements ; Provençal décora le Calvaire ; François Richard varia tes plaisirs cl les merveilles de la Malgrange par les chefs-d'œuvre de mécanique dont il orna la salle à manger et les bosquets.

Tous ces embellissements firent de la Malgrange un séjour délicieux. C'était là que Stanislas séjournait lors de ses visites à Nancy ; il y vint, notamment, lorsque ta guerre de la succession d'Autriche cl le passage du Riiin par le prince Charles de Lorraine, fils du ducLéopold, an mois de juillet i744, inspirèrent à la cour quelques inquiétudes sur les sympathies que le fils de dos ancieus souveraius pourrait rencontrer daus le pays. Stanislas vint aussi à la Malgrange au mois de novembre \~7\'i, pour ordonner la cérémonie d'inauguration de la statue de Louis XV et aller alisier eu personne aux fêtes dont cette solenuité fui l'occasion.

Par lettres palculcs données u Luuéville le 8 octobre 1784, Slanislas, « ayant extrêmement à cntur de pourvoir à la conservation de son château royal de la Malgrangc et ses dépendances, actuellement en leur perfection, ■» établit un gouverneur qui pût y veiller avec soin ; il y annexa la capitainerie des chasses de Nancy et le soin de veiller à l'entretien de la tribune qu'il s'était fait construire dans le chœur de l'église de Bon- Si'conrs ; et, se confiant dans le zèle éprouvé du ( h-.mcelicr La Galaizière, garde des sceaux et chef •le ses conseils, le Roi le créa son gouverneur du château roy.»l de la Malgrange et ses dépendance*, à l'exception de ce qui était occupé par le duc et I.i duchesse Ossolinski.

La Malgrangc fut le théâtre des délibérations du conseil du Roi : diverses ordonnances de Stanislas sont datées de la Malgrangc.

Lu guerrier célèbre a aussi résidé à la Malgrange. Le i i juin 1749, le célèbre maréchal de Saxe viol dans ce château, d'où il se rendit à Dresde.

Les dernières années de Slanislas furent charmées par les fréquents voyages que firent à sa cour ses petites-filles, Mesdames de France, Victoire et Adélaïde, filles de Louis XV. Les fêtes se multiplièrent sous leurs pas , surtout à la Malgrange, où elles séjournèrent cinq fois. C'est là qu'elles reçarcut, k leur arrivée, le 4 juillet 1761 , les compliments des différents corps qui leur furent présentés.

L'année suivante (1762), lors dn second voyage des dames de France en Lorraine , le château de la Malgrange fut complètement illuminé par Richard Mique, le 28 mai.

Après la mort de Stauislas, tontes les résidences royales changèrent de destination. Par arrêt du conseil d'Etat, du 4 avril 17G6, le château de la Malgrangc fut affecté à la place de commandant général de la province de Lorraine. Le comte de Slaiovillc, nommé le premier a ce poste, qu'il occupa jusqu'en 1788, ne respecta ni les bâtiments, ni les décorations, ni les ornements des jardins, ni les merveilles du parc, ni le Calvaire, ni le couvent... Il n'est pas resté debout une seule pierre du corps de logis principal, de la chapelle, de la salle à manger, des colonnades, de l'orangerie, etc., etc. Le petit bois de vùeux chênes fort élevés, où Stanislas aimait à se promener, a été défriché ; on démolit le beau couvent des Capucins. On démolit pareillement les douze chapelles du Calvaire, et on transporta la grande croix de mission, dite la HcUo-Croix, au bas de l'avenue de la Malgrangc, sur la roule de Saint-Nicolas. Tout le parc fut ansM dégradé... M. de Slainvillc fil clore le bois où il entretint un haras assez considérable.

De toute la Malgrange de Stanislas, on n'a conservé qu'une partie du bâtiment de la Reine, l'aile du commun du coté de l'entrée du château. C'est tout ce qui reste aujourd'hui de la Malgrangc.

Lorsque le marquis de Choiseui-Lubaumc succéda au maréchal de Siaiimlle dans le commandement en chef de ia province de Lorraine, il , devint usufruitier de la Malgrangc et l'occupa.

A !a Révolution, ce domaine fut vendu, et il devint, en grande partie, la propriété du maré-

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chai Ney, qui Ta iougtcmps habile ; il y avait fixé M>n domicile politique, et sou père y est mort

on 18'26.

Dans les premières anuées de la Restauration, la Malgrange fut convertie en maison de santé. Eniin, eu 1759, on y établit un pensionnat, qui l'occupe encore aujourd'hui. La inaisoo de santé est à la Petiie-Malgrange, voisine de celle dont nous venons de parler, cl qui porte le nom do Giaudc-Malgrauge. (Extrait d'un travail intitulé : le Château de la Malgraugc, uolicc historique et descriptive, publiée par M. Louis La llemctil dans le .">'• volume des Bulletins de la Sociélé d'Archcologic lorraine.)

MALGRÉ-COLLE, censé, territoire de Xiltiug; elle est eompesée de 4 maisons renfermant 4 ménages cl "27 habitants.

MALGRÉ-JEAN, ferme dépendant de Badonviller.

MALGHÉ-VOIVRE, écart de Glooville.

MALLELOY. Les Archives ne renferment que fort peu de documents relatifs à celte commune, et encore ces documeuls ne remontent-ils pas à une époque tiés-cioignée.

Le 7 mars 1586, les habitants de Condé (Cusliues), des deux Faulx et de Mallcloy passent obligation à Jo:m Lowe, cilain de Metz, pour 106 francs, à l'acquit et décharge de Robert, duc de Pnr.

Par tenir* datées du 20 août 1417, Louis, curditi.'il. duc de llar, reconnaît devoir uue somme de 2;\tl francs S gros à Philippe de Norroy, qui lavait servi à ses frais avec 50 hommes d'armes, pour quoi il lui engage les chàleau cl chàtellente de Condé et les villages de Mallcloy, Faulx, Monleuoy, Millery, Autreville et Jeandelineonrl.

Le pénultième novembre 1501, Jean Cuguin ascense à Marc Wanier et à Barbelinc, sa femme, un jardin comme il se contient, sis h Malleloy, moyennant 2 francs de cens annuel. (T. C. Condé.)

Les comptes du demaine île Condé, pour l'année 1!;9S, cutilicnneul un cha|>ilre de dépense pour le pressoir bâti et érigé en la présente année au vill;ij:tr de Malleloy.

En H>2S, Mjlîeloy f;:l «ffligé de h pe?le, de -i riu- (j'.fe !e< :\ Kiiulx et Coudé.

Le i lévrier lo5'2, l'aime de Suint- Aruoii de .Met/ consent à l'érection d'une'cure î» Malleloy, .i la ré><-r\c néanmoins du droit de collation et

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de patronage pour le chapitre de la Pruuiltalett Naocy. (Coll. St.-G. el P.)

Le il du même mois, Georges Colligaoi, ligueur de Silly, Les Ménils et Sainl-Remy, deue ses reversalcs au duc Charles IV pour la mu que ce prince lui avait faite des hautes, aovcBSfe et basses justices de Malleloy, Champifialcs et les deux Faulx, moyennant 58,566 friDafepi*. (T. C. Condé.) Les seigneurs voués de Coafc avaient le neuvième dans les amendes cl les mk> seigneuriales. La haute justice s'exerçait par <ie> ofOciers qui connaissaient de toutes les owesta première instance ; les appels étaient portés »i bailliage de Nancy.

Le 28 janvier 1705, Edmond de Collipei. seigneur de Malleloy et autres lieux, cbambellii du duc Léopold, reconuail tenir en fief et hommage de ce prince la totalité des terres et sti goeurics des Faulx et de Blalleloy, à l'action du neuvième appartenant aux seijpeon voués de Coudé ; le tiers en la seigneurîi: ^ Villers-lcs-Moivrons , ce qui loi apparu*»! <* celles de Pulligny , Cciulrey , VuinéMoi il Ochcy, un llcf appelé le Cbannois, un fi*»v de tief situé à Baitigny et Gclancourt et In df" tiers des grosses dîmes des Francs.

C'est en faveur d'Edmond de Colligniro Ilerrc de Mallcloy fut érigée en comté pir Ifllm patentes du 19 mai i72i, dont voiei qaelquf» extraits : » Léopold, etc. La vertu, la a»i»»û^ cl les grandes qualités qui rendent les sajefc !T~ commar.dables, leur donnent lieu d'espérer th-? emplois considérables, de grandes dignité» p*'sonnellcs et des titres d'honneur et d'illustraitHi pour les terres qu'ils possèdent.... Ces aurions portent à traiter favorablement... le m1'- Edmond Collignou de Malleloy, isso d'aoc rieuue noblesse et dont le brsayeol était de> '"' connu et qualifié gentilhomme il y a pré» *«• siècle, allié d'ailleurs a des maisons illustr* & nos Etals, comme à celles de Slainnlle, àcû* seul , de ^îitry, d'Ourehcs et d'autres; n»>»' ledit sieur de Malleloy, cessé, depuis -3 aas «i»*1 nous l'avons honoré d'une charge de l'un «k u* chambellans, et en l'année 1721, de celle du» 11 nos conseillers d'Etat d'épée; de nous mûJ.t •<■' très-humble:» services... A ces cjuses... ""n avons uni cl incorporé... un uiljigc, terir et -r gneurie, haute, moyenne et basse justices At Ic-loy, les vilbges.'lvrrcs. seigneurie*, »»»lr"

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moyennes cl basses justices tic Faulx-Saiot-Pierre el Faulx-Sainl-Etienne.., pour ne composer qu'an seul el même corps de fief..., lequel nous avons érigé... en litre cl dignité de comté, sous le nom de comté de Malleloy, dont ce village sera lo cheflieu.... Attribuons audit comté les armes qui appartiennent audit sieur de Malleloy..-, savoir: «l'azur au sautoir d'argent canlonné de quatre besanls d'or, l'écu orné d'une couronne de comte, el pour supports, deux griffons au naturel ; dans lequel lien de Malleloy lui avons permis d'établir une prévolé composée d'un prévôt chef de police et gruyer, d'un procureur d'office, d'un greffier, d uo tabellion el d'un ou plusieurs sergents pour y administrer la justice... Lui permettons , en outre, de faire ériger fourches patibulaires sur quatre pillicrs en tel endroit dudit comté qu'il trouvera à propos... » (Ent. 1724.) Le canton où s'élevaieol ces fourches patibulaires, es l encore appelé aujourd'hui la Potence.

Le 15 janvier 1772, Louis Rolland, écnyer, seigneur du comté de Malleloy, fait ses foi et hommage pour celle terre, qu'il avait acquise sur Léopold de Colligoon, par contrat du 50 juillet 1760 ; h laquelle terre est en partie domaniale cl eo partie patrimoniale ; la première consiste dans les haule, moyenne el basse justices, et a élé aliénée par le duc Charles IV en 1632; la seconde parlic, qui est patrimoniale, consiste dans la maison seigneuriale à Malleloy (la maison de ferme actuelle, appartenant aux demoiselles Rolland), jardins, terres, prés, etc., sur les bans de Malleloy et de Custines, provenant du patrimoine du comte de Malleloy, qui les a unis et incorporés au fief priocipal en vertu des lettres patentes de 1724... »

On a encore d'autres actes de foi el hommage de cette terre, donnés, le 13 janvier 1777, par le même Louis Rolland, seigneur du comté de Malleloy el de la terre et seigneurie de Clévant, el, le 18 juin 1781, par sa veuve, la dame Rose Magny. (Fois cl hommages.)

Les habitants de Malleloy disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1738 : Il appartient ;i la communauté la quantité de SOO arpents ou environ de bois, desquels elle prend annuellement 24 arpents, ce qui produit à chaque ménage l liommées d'affouage ; lesquels bois la communauté a toujours possèdes , cl n'en a d'autres titres qne des patentes en forme de règlement ,

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accordées par le duc Charles le 18 avril ibSl .

h Un bois possédé par le sieur comte de Malleloy, contenant environ 50 arpeuts... Une vigne, de 3 hommées..., nu bout de vieux chemin impraticable...

h La communauté est en droit et possession de prendre dans ses bois communaux des arbres pour construction et réparation d'usines cl butimcnls , pour le bois de marnuge seulement ; elle a droit de le faire après qu'elle a fait consier par un devis de maître charpentier de la nécessité, et à charge de justifier de l'emploi dans les délais de l'ordonnance.

n La communauté paie annuellement , par chaque habitant , de rente seigneuriale, 3 francs 4 gros , 8 sous 9 deniers el deux poules ; les laboureurs paient au par-delà, aussi de renie seigneuriale , six bichets de blé el aulanl d'avoine, mesure de Nancy... «i

Ainsi qu'on l'a vu plus haut, Malleloy avait été érigé en cure le î> février 1632 ; mais il ne parait pas qu'il ait conservé bien longtemps ce litre, car, en 1709, il élail déjà redevenu annexe de Condé, archiprètré de Mousson. Voici ce qu'on lit , a ce sujet , dans l'Etal il m lemporel des paroisses , dressé à celte dernière époque : u Les habitants du village de Malleloy , qu'on appelle aussi Malnoy , pour reconnaître la mère-église , sont obligés d'aller , aux quatre bonnes fêles de l'année, h leur paroisse matrice. Les processions des Rogations se font par les paroissieus des deux églises ensemble ; pour cela, ceux de Malleloy vont la prendre et la reconduire a Condé le lundi ; le mardi ils vonl aussi a Condé , et toute la procession revient à Malleloy, où l'on dit la messe le mercredi, cl on reconduit la procession à Condé.... Il y a des obils fondés par Mangeon Thiriel el Claude Favier, son mari ^fi75el 1089).

« La communauté est composée d'environ habitants, compris les veuves, pauvres el riches, el les exempts. <«

Malleloy c>l encore annexe de Custines. — Patron, l'Assomption de la saint* Vierge.

MALMÉRY (la;, ferme, territoire de Zommange.

MALZÊYILLE. Par une charle datée de l'an 1130, le duc Simon 1er donne a l'abbaye deBouxières une portion des dîmes des villages de Malzéville et d'Agioconrl {partent decimarum viU'r nostriv de Marqvvillr et Augecourf). (H. 1.

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Une aulre charte de Simon II v1176-120î>), porte qu'au nommé ITumbcrt, Je Nancy, clerc, a donné aux religieux de Clairlicu 6 hommées dans sa vigne appelée le Clos, située à Malzéville

[apud

d Marcseiville in vincu sua que Cloua dîcitttr sex eschamel*). (Abb. de Clairlicu.)

En 12î6, le duc Mathieu II fait don aux mêmes religieux d'une place pour construire un moulin sur la Mcurthe, au-dessus du pout de Malzéville (desuper pontem de Malcseville). (Cart. Nancy domaine.) ^

Le il octobre 1113, Jean de Lenoncourl et Lise des Armoises, sa femme,' Hcnnenicni de Lenoncourl cl Jeanne, sa femme, donnent aux prévôt el chapitre de l'église collégiale Saint-Georges de Nancy ce qu'ils avaient en la ville et au image de Malzéville. (Coll. S.-G. et P.)

En 1444, Simonin de Jaulny, écuyer, donne sou dénombrement au duc de Lorraine pour ce qu'il lient de lui en fief, savoir : la moilié de Marchevillc (Maxéville;, Malzéville, Pixeréconrt, etc. (T. C. Nancy. L

Le 3 avril 1494, Tliiéry des Armoises, écuyer, et Barbe d'Oriocourl, sa femme, cèdent à Antoine Warin, seigoeor de Cléraery, el h Claude, sa femme, ce qu'ils avaient en la terre et seigueurie de Malzéville, en contr'échange de la seigneurie de Monihcux sous Amnnce. (T. C. Amonce.)

Le dernier décembre 1400, Antoine Warin cède au duc Hené II la moitié en la seigneurie de Malzéville, pour la somme de 1,371 francs, 14J gros pour franc. (T. C. Nancy.)

Voici le texte du marché passé, en 1409, pour la construction du pont de Malzéville : u Le dixneufiesme jour de décembre mil quatre ceus quatre vingts dixneuf, oû présence de nostre souveraiu seigneur le Roy de Sicille, duc de Lorraine el de Bar, de monseigneur le baslard de Calahre, les sieurs de Valcngin, seuecbal de Lorraiue, provost de Sainl George, président, Jobannes Lud, secrétaire, cl de plusieurs des gens des comptes (de la Chambre des Comptes), a esté marchande à Jehan Waulthier et à niaistre Jacob, sou fiere, massons, de faire ung jmnt de pierre sur la rivière de Murl à l'endroit de Malzéville, au lieu qui avoil desja esté advisé et commencé ; laquelle rivière contient celle pari de largeur environ trois cens piedz sans les allctons, lequel pont se fera en lu forme et manière que ~ >Vu>uii

n Premier. Les dessusdits massons feront u.pont ciocq pilliers revestns de tons eo*i^ ■., pierres de taille de bonne el grande Huas, i. moins jusques à deux piedz et de plus sdot :pierres el que le cas le requiera.

m Lesdits pilliers d'espesseur chacun de ^m: piedz et de longueur de pointe à autres <pir<>jpiedz. cl avéra chacune pointe desdil* pitljcn;, conlremoul et à la venue de l'caue hoici p*di d* longueur, el a l'autre pointe, à la desamite . ladite caue, six piedz et demi, lesqueh. r-.it,.seronl couvers et amortis de pierres de uilk l. piedz plus baull que l'caue ne pourra slu;-. ou chapperounez et cramponnez ainsi qu i! >:r; advisé pour le meilleur.

*i Plus feront audit pont six arches, a ckstu arche quatre ars doubles de pierres de lailk :f > ses et matérielles, et entre lesdits ars foute; ; aura de bons pendans de pierres de rocks l;

Aux** c iices.

n Et est assavoir que la première arche w d'ouverture trente ung piedz, la secoadt ut; ciocq, la troisième quarante et les autre» fol, '.> l'autre couslé autant.

ti Item seroul tenus lesdits masso» it falout le dehors dudit pont, tant dessus les pifc. que sur les arches, le massoaoaige de pierre» : taille deux piedz plus hanll que l'eaue ne |ntr: batre.

n Item seront tenus de faire ledit puai ir v geur entre les batailles de vingt deux piedz 4" . vcrlure, lesquelles batailles seront de pierre ; taille cnlablées à crampons qui averoal d'c?,.seur ung pied trois quars et de haultra: piedz cl demi bons.

» lictn feront deux allclons, assavoir à du?bout dudit pont ung qui avéra trente p<ei longueur et sera eslargi de devers S'eotrvj . trois piedz ou environ de chacuu couslc, 'esçallclons seront hors de terre de la IuuIiclbatailles cl entablement de pierres de laiiicc: me icclles batailles.

« Item seront lenuç

rei les VOUlCs fu*ir.:r-

massonner sur les yandans ce de m sera trouvé eslre nécessaire pour le btea Ai:. pont par gens à ce conguoissans ; cl ce fil paveront de pierres de roche de bout, tl K fournira le sablon pour faire ledit parement.

n Item seront tenus de rayer Utclc» et ••ir ••onques pierres de taille nécessaires à faire!

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ledit ouvraigc, à leurs despens, ensemble toulcs les semelles pour mcclre sur le broxis, el Ton les fera charroyer sur la place, el lesditcs pierres de taille qu'ilz prendront hors de Flamcmool. les feront laillier prestes à asseoir, affin de éviter la despence du ebarroy, el celles de Flamemoot les feront abuchier au plus grant proffit qu'ilz pourront.

n Item seront tenus lesdits massons de bien et leaolment fonder lesdits pilliers et alletons en screbant le fondement quil soit bon, el si trouver ne se povoit bon et ferme, ils seront tenus de le brosir de bons paux de boix ainsi que le cas le rcqoiera en manière que inconveniant n'en puisse advenir, au devis de gens à ce congnoissans ; cl s'il falloil faire ferrer aucuns des panlx, l'on leur fera faire.

w Feront aussi a leurs frais el despens tous broxis et cintres nécessaires audit pont, parmy ce qnc l'on lenr fera amener sur place tout le boix et plainchcs nécessaires à faire tant les brouxis que les evelrcs.

» Et moyennant co que dessus, l'on leur doit tourner l'cane de ladite rivière en manière qu'il» puissent faire ledit pont.

«» Aussi l'on leur doit fournir toutes pierres de roches, cbanlt et sablon nécessaires a faire tout ledit ouvraige.

« Et le Roy, de sa grâce, leur a donné congic et licence de prendre toute la pierre de taille qui est à présent sur ladite rivière, de quoy l'on avoil commencé a faire un pont, en faire ce que bon leur semblera, sans en payer aucune chose.

" Et ponr faire et accomplir loot ce que dessus est dit, lesdits massons doient avoir el emporter la somme de seze cens frans, monnoic de Lorrainne, et vingt frans à vin. Desquels seze cens frans l'on leur en baillera présentement six cens frans..., à Pasques quatre cens frans..., à la PcniKccoste autres quatre cens frans, et le reste desdils sexe cens... quant ledit ponl sera tout fait et parachevé.

* Item onl promis lesdits massons de faire et accomplir ledit pont, ainsy qu'il est cy devant éclairé et artitnllé, bien deucraent el an 'dit d'ouvriers, dedans le jour de fcsle Saincl Rcmy prochicu venant, en manière que aucnn inconveniant uen adviengno.... Ce jourd'hny vingt nngiesme jour de décembre mil iîij* iiij" dixncuf. Prescns » 'lonnorables personnes Hnsson Chauvencil , rece-

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veor do Mirecourt ; François Cbauveneil, clerc juré dudit lieu ; Eslîcnnc de la Magdclaine, messaigier demeurant a Rcmiercmont , et Jehan Paigc, messaigier de Nancy, lesmoings. n (T. C. Nancy.)

Le pénultième janvier 1806, Jean de Chàteauneuf, secrétaire de René II, et Françoise de Monlenoy, sa femme, vendent à ce prince une rente de 5 francs 4 deniers qu'ils avaient droit de prendre sur un gagnage sis an ban de Malzéville, lequel avait appartenu à Jean de Thiaucourl. (T. C. Nancy.)

Les comptes du receveur général de Lorraine, pour l'année 4827-28, contiennent la mention suivante, qui forme un chapitre : u Pour le ponl de bois d'emprès Malezeville. — Payé par le receveur à Jean du Ha ni I, Jean Dardenne, François Jennin du Ilault, Mcngin de Laxou el Dcmcnge dudit lien, tous charpentiers, pour 25 jours qu'ils ont été au bois de Hey pour abattre du bois mairien pour servir a la réparation dodit pont, qui était tombé en aucun lieu, à raison de 3 gros par chacune journée, montant à 6 francs «5 gros, valant 8 livres tournois, n Cette note, cl d'aulrcs que j'aurai occasion de reproduire plus loin, indiquent qo'a l'extrémité du pont de pierre construit par Jean et Jacob Vauthier, se trouvait un pont de bois qui aboutissait au village de Malzéville.

On trouve, sous la date du 11 juillet 1331, un départ de cour entre la grueric de Nancy et les habitants de Mareeville, au sujet d'uo bois situé an côté de la côte de Flamémont, pour lequel le gruyer de Nancy avait fait gager lesdils habitants, qu'il disait avoir trouvés coupant du bois audit endroit; an contraire, ceux-ci soutenaient avoir été mal gagés, en ce que ce bois n'était point de la grueric de Nancy, et que, de tout temps, ils avaient éle dans l'usage d'y aller paisiblement couper bois, dont ils offraient de faire preuves ; sur lesquelles preuves faites, ils onl été conservés dans ledit usage. (T. C. Nancy 6.)

En 1856, on fait « trois toises de pavement neuf sur le petit archet de pierre du chemin de vant le pont de Malzéville. (Rec. gén.)

Le 18 septembre 1574, Jean, comte de Salin, gouverneur de Nancy, et les habitants de la communauté de Malzéville font un échange par lequel ledil comte emporte le bout du paquis séparé par une tranchée du paquis appelé de la Satvoniûre. et lesdits habitants emportent le bout de l'annet;

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cours île la rivière, à prendre dès lu nouveau cours jusqu'au chemin des Tonnants. Par suite d'un appoinlcment fait entre eux en 42(83, les habitants de Maxévillc et ceux de Malzéville se partagent le vieux cours de la rivière, depuis le pont, pour le vaio pâturage de leurs bestiaux. (T. C. Nancy 6.)

En 1575, une somme de 1~0*5 francs un gros 12 deniers est délivrée a Didier Gnenairc, tabellion h Nancy, commis à la charge du paiement des ouvrages des arches et levées du pont de Malzéville, pour payer cl satisfaire les ouvriers qui y ont été employés.

En 1576, ayant été nécessaire d'ériger « certaines arches au bout du pont de Malzcvillc et de faire quelques levées et défenses pour contenir le cours de la rivière en ses bornes cl limites, afin de n'abandonner ledit pont, comme il était apparent si promplcment n'y était remédié, w les habitants d'Essey , Saint-Max , Dommartemonl , Dommarlin et Tomblainc furent requis de faire les charrois des bois et matériaux nécessaires a ces ouvrages, et de fournir une certaine somme de deniers ; mais sur les représentations des seigneurs de ces différents lieux, Charles 111 déclara que celte contribution ne pourrait préjudicier à ces habitants pour l'avenir; qu'ils s'y étaient soumis sans y être altenus, libéralement et volontairement. (L. P. 1875-70.)

En 1577, le receveur du domaine de Nancy met en dépense la somme de 50 francs qu'il a payée et délivrée a Jacques Jallin et Gillc Antoine, fermiers, en l'année précédente, des pressoirs de Marzevilk, laquelle somme il aurait plu au duc leur faire don en récompense de leur ferme, a cause de la contagion advenue audit Marzevillc lors des vendanges. »

Le 1er août 1587, Charles 111, pour subvenir aux affaires de la guerre, cède cl transporte, a titre de gagère, a Barbe Le Clerc, veuve de Jean de Lcscut, vivant seigneur de Pixerécoort, et a Ballhazard Rcnnel , conseiller et auditeur des Comptes de Lorraine, pour la somme de 7,000 francs, la part et portion qu'il avait k Marzc- . ville en haute justice, moyenne et basse, rentes, cens, redevances, etc. L'antre portion de la seigneurie appartenait aux sieurs de Gombervaux. (T. C. Nancy 2.)

Une ordonnance en date du 16 octobre 1593, règle de la manière suivante le droit de péage

sur le pont de Malzéville : m Savoir, fjntti.' chars et charrettes passant sur ledit pont dorde marchandises, vins, blé, bois de dnafifr»: autres denrées, seront les conducteurs iai»M,r promplemeot et complant es mains do eoa&j, cet effet établi sur ledit pont, un gros isdjr ^ 8 deniers de la charrette, excepte cm 1 1; chargés de pierres de laille, roches, Unoiiv chaux, sable, bois de maronnage et notre* chandiscs servant a bâtiments, comme aa&j v... autres chars, charrettes et charriots oondurir de marchandises et denrées sujettes aoditfajsi: et toutes personnes à pied ou à cheval, poir deniers en provenant être employés » faire nement dudit pont pour la commodité putl,-- L'ordonnance de S. A. est affichée k un pniaç l'avenue dudit pont, pour le faire savoir i kt Lequel passage se doit payer avant que de : m dudil pont, à peine de dix francs d'amende p. la première fois, de vingt pour la seconde, n. confiscation des char, charrette et umtkad • pour la troisième fois. »i

En 1594, six individus de MalnitiJit, Uiv Gallot, Margncritc de Lay, Catherine Gw«« Vaolrin Thiébaut, Nicole, Claude flan* ^ brûlés comme sorciers.

Par lettres patentes du 1er octobre I6të. duc Henri donne à un nommé Meugin TU*une place proche te pont de Maiwrille po*r > faire épicux et aulres armes. (L. P. 1608;

Un chapitre des comptes du domaine de Nc~ pour l'année 1623, est consacré à la dépense fi u pour réfeelionner le pont de Mahérilk, t» longtemps ruiné du côté de ce village.» En Itur des ouvrages de charpeuterie sont faits » j>.ir réfection de l'arcade de bois du pool de V:ville, qui était tombée. » En 1667, on refed>* encore le u pont de bois du grand pool de i zéville. »

Le 17 avril 1664, Jean de Blaine, écojtr, seiller en la Cour Souveraine de Lorraine et hv rois, François Pechard, écuyer, Jeanne d* bourel, veuve d'Alexandre Maillet, etc., lz leurs reprises pour une maison de fief sise n Si zéville. (T. C Nancy i.)

Le 24 février 1668, Nicolas Mcngin, •tentt' d'Etat , comme procureur de Jeanne Vm .c. donne ses reversâtes pour un demi-o^uit <. l moitié de la seigneurie de Malzéville. T i Nancy K.)

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Le 5 mars de la mime auuée , Nicolas- Mcngiu donne de nouveau ses reversâtes , b cause d'Elisabeth de Châlenoy, sa femme , pour le quart en la moitié de la scigoeurie foncière de Malzévilie. (T. C. Fiefs de Nancy.)

Le 8 du même mots, Nicolas Mengiu, seigneur de Champigneulcs , au nom d'Anne de Fisson , veuve de Jean Dallcl , donne encore ses reversâtes à cause des reprises des deux quarts en la >eigncuric foncière de Malzévilie. (T. C. Fiefs de Lorraine 2.)

On a encore d'autres actes de foi et hommage pour des portions de la seigneurio foncière de Malzévilie, donnes par IIcnri»Philippe de Baillivy, écuyer (17 mars 1700); — Charles Isidore de Mercy, écnycr (22 mars 1700): —^François Matmicourt de méligny, seigneur des seigneuries de Sampigny et des Armoises, Boucq, Pixcrécourt et Malzévilie en partie (5 joillcl 1700) ; — Joseph Daitcl, écuyer (1701) ; — Louis-François Dattel, Ocuyer, conseiller d'Etat du duc Léopold (1712) ; — Marie-Anne d'EItz, chanoinesse de Bouxières (1714) ; — Hyacinthe Autoiue, ancien capitaine de cavalerie, Anne-Marthe Richard, sa femme, Charles haron de Vincent , lieutenant-colonel au service de Sa M» j es lé Impériale, Anne Richard, m femme, etc. (1771, 1772 et 1773); — Christophe Thiébaul , comte d'Uoffelize , (1772) ; — Dominique Leheuf de Millet (1772) ; — Claude Rousseau x , conseiller du Roi , trésorier et receveur des émoluments du sceau en la chancellerie (1781); — et Claude-Léopold Rousseau x, avocat »u parlemeut, conseiller du Roi, maître particulier en la maîtrise des eaux et forêts de Darney 11789).

Par lettres patentes du 28 septembre 1718, le «lue Léopold avait donné une rente de 300 livres tournois sur la ferme du domaine de Malzévilie, à Jcan-Cabriel François , avocat b la Cour Sougraine , eu considération des services qu'il lui avait rendus pendant la uégocialion du traité de l'uris, du 21 janvier 1718. (Ent. 1718-10.)

Pur d'antres lettres patentes du 22 janvier *~20, le même duc avait assigné b Otaries Gény, 1 un des huissiers de sa chambre , une rente de «'toi livres tournois sur le passage de Malzévilie. \Lnt. 1720.)

Euiin, le 3') décembre 1735, la Chambre des ' ""'•pics avait ascensé a François Craiucourt, '"•l'ire tonnelier, demeurant sur In pont de Mal •

zéviilc , l'arcade du pont en entraut audit lieu , moyenuanl un ceus annuel de 3 francs , b charge de l'entretenir, de ne lu point embarrasser, etc. (T. C. Nancy 6.)

Les habitants de Blalzéville disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1738 : u La communauté jouit do douze jours de paquis ou environ. Elle a droit de parcours sur la côte dite de Malzévilie , concurremment avec plusieurs autres communautés voisines. Elle jouit de 50 fauchées de prés au canton dit des Crans , et de 35 lieudit dans l'ancien cours de la rivière.

n II est dû annuellement , par chacun ménage, 4 francs harrois pour le rachat du droit de banalité des fours ; les veuves ne paient que moitié.

w La communauté doit au domaine du Roi, au jour de Suint-Martin d'hiver, uue pistollc évaluée b 18 livres H sous 3 deniers.

n Chaque enfant màlc né audit Malzévilie et marié au même lieu , doit annuellement au domaine du Roi , au même terme , trois poules. Et tout autre habitant non originaire du lieu , doit 3 gros faisant 2 sous 3 deniers.

» Par ordre de Mgr le chancelier, la commit naulé doit fournir le logement à l'étapier.... Elle est encore chargée du logement du garennier...'

n Nota que Blalzéville est le lieu de passage des troupes qui viennent de Toul b Vie ou de Vie à Toul , et même très-souvent de Vie b Diculouard et de Dienlouard à Vie. n

Le village de Malzévilie avait eu cruellement à souffrir de tous les fléaux qui désolèreut uotre pays au XVIIe siècle : un grand nombre de mentions des compte* du receveur de Nancy ou du trésorier général , aussi bien que beaucoup de rapports adressés b la Chambre des Comptes , constatent ce fait, qui se trouve également consi gné daus un document curieux , que je rappellerai plus loin.

En 1030, une somme de 60 francs est délivrée, par le trésorier général , du commandement de Son Altesse (Charles IV), u pour subvenir b certaines nécessités d'aucuns plus pauvres habitants de Malzévilie , pour le besoin qui lui eu a été représenté sur l'accident de contagion qui y a continué un long temps, n

En 1031, les fermiers des usines du domaine , situées b Malzévilie , adressent des requêtes î\ la Chambre des Comptes pour obtenir quittance ou réduction sur le canon de leurs fermes ; la Cham-

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brc délègue des commissaires qui lui adressent des rapports portant : u Que pendant l'année 1630, le village ayant été affligé de la contagion, il aurait été mis en interdit dès le 3« jour du mois de juillet jusqu'au 3e de janvier (1631) ; < duruut lequel temps , les maisons de part cl d'autre du four banal ayant été infectées cl le fournicr d'icclui mort de ladite meladie , on n'y faisait que peu ou point d'assemblée ; joint que les habitants n'ayant aucun moulin pour moudre le peu de blé qu'ils avaient, les uus cuisaient leurs pains comme ils pouvaient et les antres en achetaient selon qa'ils pouvaient mieux...

« Que, pendant le même temps, la justice aurait entièrement cessé....

" Que> pendant ce temps, le village ayant éle mis en interdit, le pont aurait été barricadé, de sorte qu'il n'y passait aucuns durs ni charrettes. n

Une autre note porto qu'il est mort 245 personnes, savoir : M hommes et 35 femmes, et le reste jeunes gens et enfants ; et que, dès le 9 mars 1030, ou avait commencé h assembler à Malzévillc les soldats des cinq compagnies franches mises sur pied pour le service du duc Charles IV, lesquelles y séjournèrent jusqu'au mois de juillet suivant.

Un rapport adressé a la Chambre des Comptes, le 46 avril 1632, à l'occasion d'une requête du fermier des fours banaux de Malzéville, porte : « Qu'environ la Pentecôte de l'année 4631, la contagion s'élant renouvelée audit Malzéville, elle y aurait continué jusqu'à la Saint-Martin suivante, qui sout près de six mois... Que, pendant trois mois, la grande rue aurait été barrée, et qu'il serait mort audit lieu, de la contagion, 76 personnes, taut hommes que femmes, jeunes garçons et jeunes filles, sans comprendre plusieurs petits enfants.... n

D'autres rapports adressés a la Chambre, en 4633, constatent que la peste avait encore sévi à Malzéville en 1632, et qu'à ce fléau était venu se joiudre celui des £ens de guerre, w Avertissent, disent les commissaires, que, durant cette année, ledit village fut affligé de la maladie contagieuse environ quatre mois, cl que d'icellc sont mortes plusieurs personnes.

»? Qu'au mois de mai de la même année, le ii-giracnl d'infanterie du sieur de Hagecourt fut logé audit lieu par département de Son Altesse, fcù il ajourna trente jours ; cl au point de sa

sortie, l'armée du Roi ayant approche n plus grande partie des habitants, voyut la stttinelles posées jusque proche du Crooe, conduire tout ce qa'ils purent en ce lieu ;> Niaç? ei s'y retirèrent par l'espace de neuf î du j^.

•> Que les habitants ont noo-4eole»eo( <ir affligés de la contagion, mais encore 4a piments, taut des gens de guerre de S. A.<jwiv soldats de l'armée française qui a été « enia* de Nancy, laquelle y étaul venue au kmp M fc était au plus fort des moissons et lofjqs? sillait les blés, les orges et avoioes qui «Ukl encore aux champs y auraient deueort su que lesdils habitants en aient pa faire profil, el contraints, ainsi que plusieurs autre», délais scr perdre en terre et de voir courir et fun?-: leurs vignes par les soldats, lesqneu, o&trt & leur ont aussi pris la plus grande partie dt fourage et de leurs meubles et en disposé oul; de choses leurs, de sorte que les habitua réduits, ainsi que les autres villageois Je tarons de Nancy, à une extrême oéce&itë, i± qu'il est connu et notoire à on chacun. ■

Les troupes ennemies ne se coDieotoan^ de ces dévastations: elles ruinèrent deaiirAeh pont, brûlèrent les deux maisons qui cuiettcit truites sur ce dernier et servaient de deacuie fermier du passage,; enfio, le 44 septeaifo IC elles incendièrent la grue construite pr«4«iBè< pont, et tous les bâtiments qui en dépendue

J'ai parlé, plus bant, d'un document vu i= fails que je viens de rappeler se trouve d( tr^ meut consignés ; ce document, dont pln&kvs i nos historiens ont donné des extraits, et misons le nom de Registre de Jean Conrad, toc geois de Malzévillc. Il commence à Taré M et continue jusqu'en 1681 ; il contient baiA-. de particularités d'autant plus curieuses qt',: ont été recueillies par un témoin oculaire. Jt» bornerai à emprunter à ce journal ce qui vjki spécialement la localité dont je m'occapes moment, et ce qui se rattache à son histMtti manière indirecte.

« 1621. Le i septembre, environ les <nu tv res du matin, les vignes de Marzévillewt engrellées par tout le bao , mais plus ci u s qu'en l'autre.

n 1022. Le 3 mars, plusieurs parueslift Marzévillc se sont mis ensemble et ont cru fonde une confrérie du Saiol-Sacrcmeiii.

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" Le 14 juillet, jour do jeudi, le coule de Maoseville (Mausfeld), qui tenait pour les hugoeuots, a mandé à S. A. qu'il voulait passer parmi la Lorraine , mais qu'il y passerait le plus légèrement qu'il pourrait... Il a supplié à S. A. qu'elle fasse avertir par tout son pays do sauver le meilleur du bieu dans les villes et bourgs ; aussitôt le lendemain vendredi... l'on menait tout à Nancy ; ou a fait nombre de plus de 7,500 charrées de butin qui y sont entrées. Toute la Lorraine a été aussi émue qu'elle fut jamais.

t» Les gens de Marzéville ont été huit jours sur les remparts (de Nancy) pousser le canon et faire des gabions, et si on a fait bariquer le pont de Marzéville et de Nancy avec force bois et terrasse pour y faire corps de garde par les gens de Marzéville. Mais les soirs l'on barricadait avec chars, pièces de bois et forts tonneaux pleins de terre toutes les entrées du village*.. S. A. a fait uue armée de dix mille hommes poor suivre ces maudites gens... Le jour de la Saial-Christopbe, qui était un luody, on en a tué sept devant la porte Sa i ut-Georges, qui faisaient les mauvais.... L'on a logé à Marzéville cent arebers des gardes de S. A.... Ils y ont été huit jours ; on a taxé les petib pains à un sol, et ceux de deux livres à 11 blancs. Les armées mouraient à demi de faim ; la Mansercl (l'armée du comte de Mansfeld) et celle de Lorraine faisaieol autant de mal quasi l'une que l'autre , à ce qu'on disait.

i L'on a fait bâtir un franc autel en l'église de Marzéville, lequel a été marchandé la somme de 730 francs ; pour ma part, j'ai donné on risdal, valant 5 francs.

n En janvier et février, l'on vend 19 francs et 20 francs Je resai de blé, et le vin 90 francs le virly. Dieu veuille assister les pauvres î Le blé se vend en mars 20 francs le resai et l'orge 6 francs et le virly de vin 100 francs ; le bel orge pour semer se vend 18 francs le resai. Il y a beaucoup de pauvres gens à Marzéville, qui ne mangent que de l'avoine toute pure.

» 1650. La vigile de Saint-Malbignon , Dieu uous a affliges de la maladie contagieuse à Marzéville, et avons été defeudus dés ladite vigile Saibl-Marlin d'été jusqu'à cejourd'hui, 3e janvier 1050, dont peodant la conlagiou un chacun a eu Lieu du mal, et pauvre cl riche, car ou se délaisse I un l'autre, le père l'enfant, l'enfant le père; ucodaul lequel temps l'on Ût une barrière sur lu

pool de Naucy, el y avait toujours une garde et défense de hanter sur les hauts chemins, même Ion nous a défendu les moulin* partout, encore que l'on ait présenté plusieurs requêtes ; et fallait que chacun se pourvût le mieux qu'il pouvait. L'on mettait les malades aux loges du coté du Hursat, au rez de la montagne, et on y portait ses voisins. Ceux qui s'enfuyaient étaient aussi bien pris que ceux de la ville, témoins notre curé el tous ses gens...

n 1651. L'on a eu moult de mal a Marzéville, el en mourut audit lien, tant pauvre que riche, petit que grand, proche de 300, el y mourul deux Cordeliers, un père cl un novice, lesquels sont enterrés devant le grand portail de l'église ; et ont été grandement pleures des gens du village, car jamais on n'a vu un semblable homme pour assister aussi bien les pestiférés que les autres pendant qu'il a été à l'absence de noire curé, qui s'avait enfui à Brai, lui el tous ses gens et son maître d'école ; mais Dieu sait s'ils y oui bien trouvé, car son père et sa mère, son beau-frère, sa sœur et deux de se» enfauts y furent tous morts ; et lui, qui a été malade plus d'un demi an, pendant lequel temps il a été grandement haï des gens de Marzéville ; car au plus fort de la maladie il a laissé les gens comme des bêles. L'on eut bien du mal de trouver des religieux pour nous assister à sa place ; on fut pendant la maladie trois semaines sans ouir ni messe ni ma line après, avant que les pères Cordclicrs entrent. Us nous disaient, les fêtes et dimanches, une messe de l'autre côté de la rivière, auprès du trône, et on l'ai lait entendre dès le côté de deçà ; et encore le pauvre curé d'Agincourl, qui y avait entré pour uous assister, y mourut encore. Et pour assister les pauvres pendant le temps, l'on a fait des dettes pour 3,000 francs. S. A., que Dieu préserve, a quitté toutes les rançons pendant six mois ; et l'on a été enfermé depuis la Sainl-Malhignon jusqu'à la swvigile des Rois, encore a-l-on bien eu du maljptr il a fallu donner six virlis de vin au gouverneur de Naucy et au sergent major, dont je prie à Dieu qui nous en veuille préserver au temps aveuir cl tout le monde aussi.

•» El le 30u jour de juillet, l'on a comtnaudë la communauté de Marzéville pour aller ruiner et a bu lire les Trois-Muiaons devant Nancy, et ce, par le comniaudcmeui de Son Altesse, lequel veut

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qu'on ruine tous les bâtiment* 4111 se truuvcroul loul ît l'entour de Nancy, à cause que l'on craint la guerre.

•t La contagion a encore recommencé à Marzéville, et ce, par où elle n'avait pas été Tan passé, car elle a recommencé au bout vers le pont et même sous ledit pont, tellement qu'on a Ole contraint brûler tous les bâtiments qui étaient sous les arçbes ; et y en a déjà bien environ 30 des morts depuis qu'elle a commencé jusques aujourd'hui 5e août. Dieu veuille apaiser son ire s'il lui plait !

« 1652. Nous avons eu le régiment de M. de Racbccourt, qui portait mille hommes et presque autant, tant femmes que garçons, et les chefs qui avaient ceut chevaux..., dont en chacune maison, si pauvre qu'elle soit, y avait 8 à 10 soldats, cl y ont été l'espace de 31 jours, depuis le 22° mai jusqu'au 21e juin ; aussi, grande partie des pauvres gens se sont absentés, car ils ne pouvaient plus souffrir ; et sont iceux pauvres et moyennes gens ruinés pour le temps de leur vie, encore aient rations, pain, viande cl chair, mais cela ne faisait guère, car ils (les soldals)voulaicnl être maîtres es maisous et des caves, et renfermaient et pillaient, chassaient leurs hôles de leurs maisons sans y avoir résidé, car l'on avait affaire de soldats à ceux de l'armée du Roi, laquelle s'a venu camper » Cliampigoeulles, et tenait tout ce vallon tirant au Ponl-à-Moussoo, où la personne du Roi faisait sa résideuce avec le canon. Lay était fort étonné. L'on porta (oui le cauon à Nancy, même le bétail de plus de dix lieues à la roude ; et la plupart des gens de Marzéville et villages circonvoisins y faisaient leur demeurance jusques à tant que Dieu y a mis la main, dont la paix se traita. El passa ladite armée par derrière Nancy tirant au Poui-Saiut- Vincent, dont les pauvres gens de ces quartiers ont eu fort à souffrir, car I aille armée mourait de faim, cl fui un jour de dimanche 27° juin qu'elle passa.

« 1635. En ceflfcnnnée, la contagion a encore recommencé à Marzéville dès le juillet ; audit jour, nous avons été défendus à Nancy. Et mourait on quasi par tout le village, mais le plus fort était au Imut vers le pont, qu'il a fallu barrer la rue de foi ve qu'on y mourait ; cl y en a bieu mouru iO pour celle fois.

•«... Tout la plupart «les gens de Marzéville s rufuircnl où iLs pouvaient mieux, les uns étaient

à Nomcuy el une grande partie a La), a cau*^ la sauvegarde qui y était, les autres i Xawj : ma femme y était enfermée, et moi je foi qum jours à Nomeny avec mes sœurs el frères ; du a il fait plus beau avoir la clé des champs qoe d'être renfermé à Nancy.

h 1658. En celte saison (an mois àtw\ et du long du carême passé, le blé se veod:5ifniQ le resal, cl l'orge pour semer se vend Si (rus, et l'avoine 32 francs. Jamais on n'avo on id cfatr temps et durer tant ; aussi le reste desfeoj^. est encore a présent meurt de malfawine, car il ne mange plus rien que de la chair de bétentofc comme chevaux, chiens, chats, encore m »« trouve-t-il plus ; des rat les cl des lots qn'ib trouvent morts devant les maisons les nnusrent taa> écorcher, même les créatures se mangeât I'om <i l'autre. Dieu veuille cesser! On lit, en B»rj(, ces moU écrits de la même main : « Ce iatm est aussi véritable comme il est écrit. Dtcn «Mil* apaiser son ire, s'il lui plaît ! n

n 16£>. Le jour de Saint-Nicolas, 91 «n, nous avons eu un logement à Mariéville Je I? compagnies de fantassins français, donlj'eiaici une compagnie entière de 50 hommes arec !e> chefs et loul le train ; ils vivaient par étapejtû*1* je n'ai laissé d'en êlrc pour 100 francs, w\iw de mauvaises gens.

n Le 19e juiu, deux régiments de anltK appelés les marins, sont venus loger à MarwiHt. J'ai eu en ma maison le major, aussi sa aussi son train, dont en 24 heures qn'ib forcit a Marzéville, j'en suis été pour pins de 6Wlh»fl J'avais encore quatre et demi virly de vin, ib I '«» abandonné par tous les soldats, el le reste k l'ont emmené snr leur char de bagages. Co de farine qu'ils m'ont pris dans l'église, fanM 7 bichets cl loul ce qu'ils ont trouvé de bon ea 1» maison. Dont le virly de vin valait ea ce Mis la 110 francs, el le blé 27 francs le rcsal. D<* veuille bien nous donner la patience !

» Le 27e juin, le ban de Marzéville a été uni gâté par une nuée de grêle, sur les quatre Iwf^ du soir ; les grêlons, pour ta plupart, étaient po» et larges comme des petites écuelles ; u»oi a eti perdu ; les grains loul coupés ainsi que les vip c> el raisins ; tous les arbres découpés.... U KSl,,• quelque peu de raisins en haut, mais le mali^ a encore voulu que le 18*1 du même rooii, « deuxième nuée de grêle a tout emporté el &to»w

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les f ignés comme chair de pasteau (chair a pâté).

n Lesdites nuées ont gâté dix on douze villages autour de Nancy. Par les guerres cl la grêle les riches sont rendus pauvres ; il en fanl être a l'ctnpruDt de toutes choses, non point pour cette année, mais pour celle qui vient encore, car le bois des vignes est tout découpé et fralé, même lis tocs de vigne, et les arbres meurtris comme si on avait pris des marteaux pour les mutiler....

n 1661. L'an 1661, le jour de la Pentecôte, la grosse cloche de Marzéville fut fendue, et elle fut refondue le jour de la Sainl-Rocli eu suivant ; laquelle pèse 1,600* livres. El le jour de Saint- Luc en suivant, Pou fil faire la petite par la charité des bourgeois, qui donnèrent chacun selon sa dévotion; pour laquelle j'ai donné 30 francs. Elles furent fondues an logis Claude Gonvcncl.

n Dès le mois de mai, Cou commença a abattre les murailles des villes do Nancy, et Marzéville fournissait dix hommes par jour et un franc d'argent et logeait on 60 soldats qui travaillaient auxdites démolitions ; j'en ai été pour plus de 8 gros par jour.

n 1663. S. A. rentra a Nancy le 6 septembre, où il fut reçu des bourgeois, qui lui furent an devaut, tous avec des armes, jusqu'à Machéville, où nous fumes aussi des bourgeois de Marzéville environ 50 hommes, tons bien armés...

i» 1669. Nous eûmes une compagnie d'Allemands, (a veille des petits Rois, qui restèrent il ouzo a treize jours, qui dépensèrent plus de 4,000 francs ; j'ai eu le commandant, sa femme et quatre hommes et six chevaux, et après teur avoir fait bonne chair , ils ont eu 50 francs de moi et 100 francs de la communauté.

w 1671. Le village de Marzéville fournit trois compagnies d'infanterie à Nancy, de pain, vin et viande et encore de l'argent, en sorte qu'il nous faut cent francs par jour depuis le 15 octobre 1671 jusqu'au 1er mai 1672, non compté plusieurs autres surcharges et corvées.

n 1680. "Depuis l'année 1670 jusqu'à présent, les pauvres Lorrains ont été tourmentés de contributions si excessives, que les commis de ville de Marzéville ont rapporté en dépense par leurs comptes, jusqu'à 24 et 25,000 francs, taol en argent délivré au receveur que pour des frais de sergent, comme aussi de charrois, non compris les corvées à refaire les murailles de Nancy, »

On lit, enfin, dans l'Etat du temporel des pa-

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roisses (1712) : u La communauté de Malzéville est composée d'environ 150 habitants et 25 veuves. La seigneurie en toute haute justice appartient à S. A. R. (le duc Léopold). La moyenne et basse justice ou foncière appartient à différents autres seigneurs, qui sont M. Datlcl, maître des Comptes, pour la moitié ; M,ue Fournier, veuve de M. d'iloffelize, pour un quart ; M. d'Eingnilgen, conseiller d'honneur au Présidial de Toul, et le sieur de Mercy, pour l'autre qnarl conjointement. S. A. R. crée audit Malzéville un maire, un mailrc échevin et un greffier. Les seigneurs fonciers créent un échevin, lequel a droit, avec le maître échevin, de connaître des causes civiles en première instance, dont les appellations rcssortissent an bailliage de Nancy.

n Le patronage de la cure appartient aux dames abbesse et chanoinesses d'Epiual, qui ont aussi les deux tiers aux grosses et menues dîmes; l'autre tiers appartient au curé. Il y a une annexe de Malzéville, qui est Saint-Max.

n 11 y a une confrérie du Saint-Sacrement, fondée en 1622 par différents particuliers de la paroisse, et dont les rentes montent à 201 francs 3 gros et sont employées à la rétribution des messes qui se disent tous les jeudis, à quelques obils, à la décoration de la chapelle de la confrérie, cl à un sermon qui se prêche le dimanche de l'octave dn Saiul-Sacremenl.

n II y a aussi la confrérie de Sainte-Anne, fondée depuis longtemps, et qui a 35 francs 6 gros de revenus.

» 11 y a plusieurs fondations qui ont été faites pour des messes, obits, etc., et qui montent à ôi)0 francs. Le nommé Didier Cadré, vivant habitant de Malzéville, a donné une somme pour réciter les litanies de la Vierge el l'oraison ensuite, à l'intention des princes de la maison de Lorraine, n

Par une ordonnance du 31 juillet 1747, M. Bégon, évèqnc de Toul, autorisa rétablissement, dans la paroisse de Malzéville, d'une congrégation pour les hommes, sous le tilre de l'Assomption de la sainte Vierge, cl d'une antre congrégation pour tes femmes, sous le titre de la Conception. Les statuts de ces pieuses associations, en 36 articles, nous ont été conservés ; mais ils n'offrent rien de particulier. (Cure de Malzéville.) Malzéville a été érigé en succursale en 1802. Patron, saiul Martin.

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MALZEY. ou Molzey. Qnoiqnc cette localité, dont j'ai parlé à l'article Aingeray (voir ce mot), soit désignée sous le nom do Molvtiacus dans les anciens titres, notamment dans un diplôme de Pcmpcrcnr Olhon (965), portant confirmation de la fondation de l'abbaye de Saint-Mansoy, elle s'appelait vulgairement Malzey. C'est ainsi qu'elle est dénommée dans la Déclaration de 4758, laquelle porte : u Nous, maire et gens de justice de Malzey, certifions n'avoir nullement vendu ni engagé les biens de communauté ; que nous ne sommes en possession d'aucun ; que notre village ayant été aboli, il commence seulement à se rétablir... n

MAMEY. Par lettres datées du mardi avant Pâques (23 avril) 4285, Jean de Ronne, chevalier, quitte Thibaut, comte de Bar,de tout le fief qu'il tenait à Mamey'd'Etiennc de Sorcy. (Cart. Bouconville.)

Au mois de septembre 4338, Pierre de Bar déclare devoir à Marguerite, femme de Jean de Villcrs, dix livres de petits tournois sur les villes de Mamcy cl de Marlinconrt.

Au mois de jnin 43i4, Pierre de Bar, sire de Pierreforl. et Henri de Bar, son fils, vendent à Pétremann d'Amangcs (Insming) lent ce qu'ils avaient en In ville de Mamcy et au ban, en la ville de Saint-Jean et de Martincourt, séant sous Pierrefort.

En 4347, Erard de Villcrs, chevalier, reconnaît avoir reçu de Syguclin d'Amanges 200 livres de tournois sur 500 que lui devait messire Pierre de Bar, tant a Mamey qu'à Saint-Jean lès Pierrefort. (Cart. Trognon.)

Par contrat passé, le 22 août U78, devant Etienne du Pcrricr, tabellion à Nancy, René II fait don des châteaux, terres et seigneuries de Pierrefort, Martincourt, Saint-Jean et Mamey à Jean de Bron, dit de Vaudémont, maître d'hôtel, pour récompense de ses services, le duc se réservant, pour lui et ses successeurs, la souveraineté et le ressort en son bailliage de Saint-Mihicl.

La seigneurie de Pierrefort, et les villages de Martincourt, Saint-Jean et Mamey, qui étaient rentrés en la possession du duc Antoine après le décès de Jean de Bron et de Glande, son fils, mort sans héritiers, furent donnés par ce prince, le G août 1519, a Claude de Fresnenu. (L. P. 4516-49.)

Les habitants du Mamey disent, dans la Décla-

ration fournie par eux en 4738 : u 11 inprfa, à la communauté environ 700 arpente de fa* desquels ils n'ont aucun titre qo'une ym».^ immémoriale... Les habitants prennent, d&arUÎP année, environ 23 arpents desdils bois pw |Rr affouage, qui ne leur produit que qoelquafa^ el menus bois ; et au fur et à mesure pt k\i: communauté s'augmente ou diminue, il; lent ou diminuent à proportion lenr iffoaip. ..,

On lit dans l'Etat du temporel des paroi»* (4708) : u Le village de Mesmey est d'environ 36 habitants, compris ô tente». [, patronage de la cure appartient à liciiMnde Metz. La seigneurie en toute hante jojiimoyenne et basse , est h M. le marqua d'Esiicourt. Il y a un juge-garde qui connaît de tofc actions civiles el criminelles en première iottjw. en son absenee, et de son aveu, elles »mitr truites par le maire, qui termine aussi lesafcw, de peu de conséquence ; les appellation w portées an bailliage de Nancy, cl en deraier rt>sorl a la Cour Souveraine.

« Il y a la confrérie de la Conception .Nce» Dame, fondée par la piété de plusieurs nwfcîliers... n

Mamey a été érigé en succursale l« Slrur-

Patron, sainl Hubert.

MANCHE-SEILLE, censé sur le territoire y Lixières.

MANDRES-AUX-QUATRE-TOURS. H « fa mention du village de Mandres (de JfamfY dans la confirmation des biens de Cabane i Saint-Epvre de Toul par Conrad-le-Saliq«, k 4033. (H. T.)

Une charte, sans date, émanée da doc ta» (on ignore lequel), porte que Bandoaia d« Ordres (Dalduinut de Mamlles) est neveu *i homme-lige pour sa maison (sans doute le retenu) de Mandres, de telle manière que »i « prince a des enfants de son épouse, Baudoin r ses héritiers tiendront d'eux cette maison en k'. et dans le cas contraire, ccox-ci la posséderwii c. propre alleu. (T. C. Mandres.)

Le samedi devant la Division des Xfiit- 1539, Jean d'Apremont, chevalier, sire deCa flans cl de Forbach, reconnaît tenir en 6c/dew frère Geoffroy , seigneur d'Apremoot , la Îpv maison de Mandrcs-en- Voivre, arec la ten? ■" seigneurie dudil lieu. (T. C. Apremonl.)

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Le samedi après la Saint-Denis (octobre) 1360, Jean d'Aprcmont, sire de Conflans et de Forbach, engage à Adémare, évèque de Metz, sa forte maison et forteresse de Mandrcs cl toat ce qni en dépend. (T. C. Apremool 4.)

Le 4 mars 1563, Robert, duc de Bar, donne des lettres portant que Liébaut de Beaufremont a délivré ès mains de Jean le jeune, comte de Salm, cl à Thirion de Manonville, son écuyer, la forte maison de Mandrcs-aux-Qnatrc-Tonrs, prise sur Jean d'Aprcmont, sire de Forbach. (Bar mélanges 2.)

Ensntle d'un accord fait, le 5 mars de la même année, entre Jean d'Aprcmont et le duc de Bar, Jean assigne à ce dernier 2,300 petits florins de Florence, à la condition que le duc lui rendra sa maison de Mandrcs-aux-Qualrc-Tours.

Il ne s'agit très-probablement, dans ces titres, que d'une partie du château de Mandres, car des lettres de Thibaut et d'Henri de Blàmont, de l'an 1371, portent qu'OIry de Fénélrange avait donné pour douaire h sa fille Valbour, femme d'Henri, » la droite moitié de la fort maison de Mandres n et la moitié de ce qu'il avait aux villages d'Essey, Mairerais, Rcmbcrcourt, etc., en garantie d'une somme de 3,8(10 florins de Florence qu'OIry devait donner à su fille. (T. C. Mandres.)

Par lettres datées du 50 août 4577, Gober l, sire d'Apremont, mande aux maires et habitants de Sambiiemont (Beaumont), Saint-Beaussaot, Seicheprey, Pannes, Mandres, etc., de mettre le duc de Bar, marquis du Pont, en - possession de la moitié de tout ce que Jean d'Apremont, sou oncle, avait aaxdits lieux, ayant vendu cette moitié audit duc. (T. C. Aprcmont.)

Le duc de Bar ne resta pas longtemps en possession de la forteresse de Mandres , car, des l'année 1583, il l'engageait h Olry de Fénétrangc pour la somme de 4,500 florins de Florence, de bon or et de bon poids. En 1597, elle était entre les mains d'Henri de Blàmont, héritier, par sa femme, d'OIry de Fénélrange, et Henri faisait exécuter u plusours grans ouraiges en la fortification et amendement d'icelle forteresse, n {Cart. Mandres.)

Le dimanche avant la Division des Apôtres (2 mars) 1428, Jean d'Apremont, sire de Conflans, et Mathieu de Noviaot, sire de Mandres, font un échange par lequel Jean cède à Mathieu la maison qu'il a a Rouvre, laquelle il tiendra ligeraenl de

lui, en eontr'é<hangc de la forte maison de Mandres et des haute et basse justices dudit lieu. (T. C. Mandres.)

Le i"r mai 1*3-4, Jean Le Gonrnay, dit de Crcspy et Renault, son frère, écuyers, citains de Metz, quittent à Marguerite de Lorraine, veuve du sire de Blàmont, 500 francs à compte de 500, qu'elle leur avait assignés, l'année précédente, sur le quart des rentes et revenus de la chàlellcnie de Mandres.

On lit dans la Chronique de Lorraine, à la date de 1438 : u L'an dessus dit fut rois le siège devant Mandres anx iiij Tours, qui estoit au seignour de Blàmont, cl ly fist mcslre le sire Bauldouin de Flcvillc, abbé de Gorze, pourtant que le comte de Vaudemonl avoil couru à Novian, qui est audict abbé : sy furent soustenus lesdits courrous à Mandres, et pourtant il fui ledit siège bien en nombre de six cens chovalx, et y fut le seignour Wainchclin de la Tour , Henry de la Tour, seignour Ferry de Savigney, mareschaux de Lorraine, bien viij jours ou environ, et le vanredy, lendemain Saincl Sacrement de l'amel, se levèrent don siège pour la double don comte Anlhoine de Vaudemonl, qui avoil des gens cmsemble, sy ne l'oscrcnl attendre, n ^

En 1467, Tlenri, seigneur de Blàmont, donne son dénombrement pour le tiers de la ville de Mandres- aux-Quatre-Tours , comme fief ancien des ducs de Bar, ensemble de la forteresse du château, à cause de la gagero de 6,000 francs faite par lesdits ducs aux seigneurs de Blàmont.

Eu 1469, dit l'auteur de l'Histoire de la Justice criminelle en Lorraine, Ferry et Olry de Blàmont, seigneurs de Mandres , ayant eolevé un nommé Girart, que les gens du roi René avaient arrêté à Gironvillc, 5 à 600 hommes armés cl embàtonnés se présentèrent devant leur château , sous la conduite des prévôts de Saint-Mihicl, de La Chaussée, de Trognon cl de Bouconville. Les seigneurs de Mandres, ne voulant ou ne pouvant sans doute pas résister aux officiers du duc, livrèrent leur prisonnier cl consentirent à payer une amende de 10,000 francs.

Le 10 février 1490, Ferry, comte de Blàmont, seigneur de Sainte-Croix, fonde un service solennel en l'église des frères Prêcheurs de Toul, et assigne à ces religieux, pour l'acquit de celte fondation, une rente d'uu muid de froment sur les greniers de Mandres et 6 marcs d'argent fin

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uue fois payés. La reole d'uQ tnuid de froment fui rachetée, en 1573, pour la somme de 200 francs. (T. C. Mandres.)

Le 2 septembre 1550, Philippe de Linanges, comte de Dampîerrc, seigneur d'Apremont, donne à François, duc de Nivernois, comte d'Eu, de Rolhelois, de Dreux et de Bcauforl, gouverneur et lieutenant-général pour le Roi en ses pays de Champagne et de Brie, les terres, seigneuries, châteaux et maisons d'Apremont, Ormes et Mandres-aux-Qualrc-Tours. (T. C. Apremonl 3.)

Mandres fut sans doute compris dans la vente du comté d'Apremont, faite en 1566, par le duc de Nivernois au duc Charles III, car on voit ce prince engager, en 1581), à Joachim-Eiumanuel, comte de Torniellc, les châteaux , terres et seigneuries de Chàtenoy cl Mandres-aux-Qualre- Tours, avec leurs dépendances et moitié des profils du tabelUoonage de Bar, moyennant 43,000 écus sol.

Le 10 juin 1G03 , Anue Valilner, veuve de 'Claude de La Ferlé, écuyer el seigneur de'Broussey, donne son dénombrement au duc dcLorraiuc pour ce qu'elle tient eu fief ès terres cl seigneuries de Mandres et Bouconville. (T. C. Mandres.)

L'acte de donation de la seigneurie de Mandres, faite en 1610, par le duc Henri, à Louis de Guise, baron d'Ancervillc, contient la déclaration suivante « des maison, héritages, villages, rentes et revenus m qui composaient alors celle seigneurie :

i« Le chasteau de Mandres, consistant en ung dongeon fermé de fossoz, à quatre tours rondes, estant une chacune d icelles en chacun des quatre quartz ; au mcillieu duquel csl une grande court avec trois corps de logis, l'ung du coslc du septentrion, l'autre sur la porterie et le troiziesme à ('opposite, en une partie du pand vers l'occident aliénant à ecluy exposé au septentrion, estant iceux en trois estages, le premier où il y a chambres, cuisines, poiellc (poêle) cl autres offices ; au second, les chambres, salle, chapelle, avec leurs commodilez ; el au troiziesme, les greniers. Aux antres pans, les granges, escuryes, cl une vielle salle a l'anticque a deux estages el le dernier ser. vant pour greniers. Ledict enclos du dongeon environné de barbicauues avec cinq tournclles, l'une proche de la porterie et les autres aux quatre coings, l'une desquelles tort de colombier.

•t i\u sortir dudici dongeon el hors ledict eu-

clos de fossé, y a une bassecoort avec une eru«i escurye, ung pressoir et l'auditoire, le tout fera* de murailles el d'ung second fossé qui se«oia,&t à l'environ dudici chasteau, entre lequel et «i^ dudicl dongeon sonl les parterre, jardins t artr* el une vigne.

m Et au sortir dudicl second fossé, y a utautre bassecourt non fermée de murailles, h 4s vant de ladicle porte ou poterne une partie <IW;> Ce qui est à coslier de ladicte poterne ao sen», a main gauche, est dicte cl appelle* Ubastw. du Baile, el de l'autre partie, à main liroide, «r le collombicr, la bassecourt de Toul ainsi apj*:i-

»i En ladicte Bassecourt du Baile, y a granges el deux estableries de vaches , et m ricr uue chenevierc du long desdicies eslablm*, entre les usuaires de la ville et la sente <|oi m i: Mandres à Rambucoorl..."

r Et en la bassecourt de Toul, vers le estebier, y a une grange et eslablerie pour d»™ vaches et'porcs, qui est l'entrée où l'on n i ^ graud porte dudit chasteau.

n Entre les deux bassecourls, à la sorte ludiclc poterne, y a ung jardin rednitl proufemcnl en chenevierc. .., et proche elàcosteH. ladicte bassecourl de Toul, vers la patte k champs, csl le collombier sur quatre pillie», j.t:< au mcillieu d'un vivier au dessus duquel, d> : partie de la grande porle dudicl chasleao, j a c> chenevierc...

•» De ladicte terre et seigneurie de SUkLvi deppendeut nuemcnl, seul el pour le tout, b villages de Mandres aux quatre Tours, Riat* court (Rambercourt) cl Rcssoncourl, en t.: droiclz de haulie, moyenne et basse justice, p» fietz cl emolumens en deppendaos.

« Broussey et Raulecourt , pour les euros des haulie, moyenne, basse et foncière juito. sonl pour le tout de Mandres...

n Esscy cl Maizercy deppendent pour 11 o:.> lié dudicl Mandres, et pour l'autre moictir k terre de Bouconville, en lous droicU de knik. moyenne, basse el foncière justices...

>» Le village d'Ansauville csl pour 11 m& dudicl Mandres, et pour l'antre de la terre u*r gneurie de Bouconville, en tous droiclz de ban./ moyenne, basse cl foncière justices...

n Dudicl Mandres deppendeut les villages è Xivrey ctMarvoisin pour la moitié, l'autre m^apparlcnaut aux sieurs de Chaslelz et de Broi.

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» Du village tic Mandrcs deppcndcnl les rentes que s'ensuivent, appartenante à la recepte dodicl Mandrcs seul.

« Les assizes , lesquelles sonl telles que chacun conduict faisant labœur doit, pour chacun cheval tirant, au terme Sainct Remy, 20 deniers parisis d'assize, vallans en deniers barrois nng gros il deniers ung tiers, deux bichelz froment et deux bichelz avoine, mesure d'Essey ; cl ceux non faisans lab«:ur payent en argent selon qn'ilz sont taxez cl colliscz par le maire cl justice, ung chacun d'eux à raison de leur faculté.

» Chacun conduict entier dudicl Mandrcs doit huicl gros pour la permission qu'il» onl d'avoir fours en leurs maisons, cl de chacun demy conclu ici quatre gros payables à deux termes...

n Le moulin scituc sur la chaussée de l'eslang •le la Vcriere, aiosy qu'il se contient, tant en bastimens, moulage, conrs d'eau, muelies, roues, rouetz et toutes autres choses en deppendans.

»» Le droicl du petit gerbage, qui se lève sur certains héritages...

n Rambuccourt et Ressoncourl. — Les bourgeoisies sonl telles que chacun bourgeois doit à chacun terme de Saincl Jean cl Noël douze deniers metzains (messins) cl une geline, sur cinq solz d'amende : les deniers appartiennent aux fiefz d'Aspremont, les gelines et les amendes à la recopie de Mandrcs.

» Chacun conduit de Uambuccourl, pour avoir permission d'avoir petits fours, doit 9 gros à deux termes de l'an, el le demy couduicl i gros 8 deniers...

•t La renie appelléc la Mairie de la Cbandelcur, on laquelle le seigneur de Maodres prend la moiclié et l'abbé de Sainclc Marie au Bois l'autre inoictié ; el doit, chacun an, en l'église de Rambuccourt, ung septier de vin au jour de Pasques communiant, sur ung prey assis audict lieu, appelé le prey de la Mairie...

i Essey cl Maizeray. — Ausdiclz deux villages les bourgeoisies sonl telles que chacun bourgeois doit chacun an, pour sa bourgeoisie, payable à deux termes, et a chacun dïceux, 6 deniers metzains, à peine de GO solz d'amende.

« Les rentes des preys desdictes villes , qui doivent chacun an, de chacune fauchée de prey, i deniers metzains.

» Ksi du. par chacun an, au jour Saincl André, pi-air les renies des vignes, de chacun jour 2 gros....

» Les bouchiers el autres marchaus tenaus soucia halle dudicl Essey, doivent, pour chacun cslau, 3 deniers metzains....

n Ansauville. — Les assises dudicl lieu sont telles que chacun cheval tirant doit, au terme Sainct Remy, une assize valant deux bichelz froment el deux bichelz aveine, mesure d'Essey, cl 2 gros d'argent ; et à l'csgard des non faisant labœur, payent leurs assizes en argent et sonl taxez par le maire el justice selon leurs facoltez, et doivent chacun conduit Irois gelines.

n Chacun conduicl d'Aosauville , y compris les vcfvcs, doivent, pour leurs fournelz, 6 gros par chacun an. n (T. C. Mandrcs.)

En 1585, une nommée Jeanne de Banne, de Maodres, avait été brûlée comme sorcière.

Ou lit dans les proecs-verbaux contenant les déclarations des biens des communautés des prévotés et oflices de Mandres cl Bouconville, dressés par le prévôt desdits lieux en exécution de l'arrêt du Conseil royal des Finances, dn 3 mai J738 : « Il appartient h la communauté de Mandrcs plusieurs cantons de bois contenant 1,300 arpents el demi, à 250 verges l'un ; un paquis dit les Rabatncs ; un autre, dil Chère, dans partie duquel les habitants de Beaumont ont droit de vainc pâture ; uu autre paquis dit le Vachy. Ladite communauté n'a aucun titre de propriété de lous ces bois cl paquis, mais seulement ta possession immémoriale.

» Les habitants d'Essey possèdent ciuq petits cantons de bois contenant ensemble environ 155 arpents ; ils sont en commun entre les habitants d'Essey el ceux de Maizcrais, dil Sainl-Gibrien. Ils ont droit de prendre leurs portions d'affouage dans trois pelils bois, dits les bois Gérard, situes sur le ban de Nonsard.... Par une transaction du 5 octobre 1690, lesdils habitants soul obligés de payer annuellement aux propriétaires desdils bois, chacun deux petits lorrains valant 6 blancs, pour le droit dont vicnl d'être fait mention. Les habitants d'Essey ont droil dépannage, grasse cl vainc pâture, en lous temps, dans les bois de ceux de Maizerais, suivant la transaction passée entre eux le 2 janvier 1585...

* II leur appartient une petite maison, m fort de leur église paroissiale el une petite place au-dessus de la tour de ladite église.

n II leur appartient en commun avec ceux de Maizerais, dix petit», paquis sur leur ban. . Us oui

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ascensé les fosses du contour dudit Esse y, moyennant un cens de dix francs

» Ils ont droit de parcours et de vaine pâture dans les paquis appelés les paquis de Pannes, suivant la transaction passée enlr'eux el les habitants dudit Jieu, te 2 mai 105.".

«i Chacun couduil desdils Essey et Maizerais doit, par chacun an, un gros et demi, et le demiconduit 2 blancs, et ce pour le droit de bourgeoisie....

» Les mêmes habitants ont obtenu le rachat delà banalité des fours, par contrat du 10 février 1600, au moyen de 6 gros par chacun conduit, et 3 par demi-conduit....

» Us sont obligés de faire les voitures des bois et pierres nécessaires pour enfermer et construire les pressoirs dudit lieu... Sont de plus obligés ù l'entretien de deux pouls sur le Rnp de Mad...

n Les biens des habitants de Maizerais sont en commun avec ceux des habitants d'Essey ; mais cepeudant ils possèdent en particulier deux petits cantons de bois, moyennant un cens de 20 sous par cbuquc habitant, et 10 pour les veuves.... Il leur appartient aussi deux petits paquis... »»

On lit, enfin, dans l'Etal dn temporel des paroisses (1708) : u Le village de Mandres est le chef-lieu d'une prévôté composée de Mandres, Reinbercourt, Broussey, Raulecourt, Xivrey cl Marvoisin, Essey cl Ansauvillc ; ces deux derniers sont alternativement, et d'année à autre, de Mandres et de Bouconville. Toutes les causes, tant au civil qu'uu criminel, sont portées pardevaut le prévu i, dont les appels vont au bailliage de Pontù-Mousson ; ceux de Bouconville vont à Saint- Nihiel , en dernier ressort à la Cour Souveraine de Lorraine, el à la Chambre des Comptes de Bar pour les affaires de la stibveution, Mandres étant du Barrois non mouvant. Toute la haute justice, moyenne cl basse, appartient à S. A. B.

w Mandres est aussi le chef-lien de la paroisse, qui est composée »!e Mandres , Sambucmont (Beaumonl) et de llamnnvillo , qui est l'annexe. Le patronage de la cure appartient aux religieuses de Saiut-Maur de Verdun, qui pomment un vicaire perpétuel.

n La communauté de Mandres est composée de

33 habitant el 2 veuves (Eu 1773, il y avait

70 habitants.)

« Il y a la confrérie >K' la Conception Nolre- I>a:ne, qui ?. ji'.;ir •îoiuiior, un gi^o;^*: du rap-

port d'environ dix paires... Claude Collot a W.: 50 messes par an à la chapelle de Saini-SèU*. lien.... Il y a une chapelle de Sainte-Croix , doc i l'autel a été bâli en 1622. » Suivant le Pom'Hé du Barrois, cette chapelle avait été fondée, en lit* par Jeau de Mandres. MM. d'Ourehes , de Or cueil , desccuiiauls du fondateur, en avaitr : uomination.

Mandres a été érigé en succursale to m avec Beautnonl pour aunexe.

Patron, saint Martin.

MANDREVILLE, village détruit qui éuii ar* de Diarville (voir ce mol).

MANGONVILLE. Le village de Mingcor^ remoule à une époque éloignée : il eo e»t lt: mention dans deux diplômes de l'empereur Oîk: 1er, l'un de 942 , l'autre de 965, qui sont observés aux Archives; dans le premier, l'en j*r> déclare qu'à la prière du duc Olhon, il a dosai i un nommé Volquin le bien qu'on certaia M. bail possédait au village de Mangonville, n**:-. du Saintois (in villa que vocatur .Varyuru in coniilatu So intime), leqoel bien mil confisqué par le jugement des échevins.

Le secoud diplôme porle que Ada , wt k Volquin , a fait donation à l'abbaye de fiouiere de son alleu de Mangonville, an comté da Skuns lin coniilatu Scgcntesé), qui avait été à son mari par les échevins dudit lieo. (ALb. I> Bouxièrcs.)

En 1255, les dames de Bouxièrcs font, avec ^tfrères de la maison dn Temple de Xugarv a: accord par lequel elles permettent à ces itliçm: de conduire de l'ean de la Moselle à leur» t»> lins situés sous Virrecourt, au travers do tu / Mangonville, appartenant à l'abbaye. (R. L;

Au mois d'avril 1322 , Buroekios iHuh^ ville reconnaît avoir cédé par échange ao Ji Ferry tout ce qu'il avait à Mangoviilcct iRon!< el avoir reçu du duc une rente deideaitfs:. maille sur chaque feu de Tonnoy. (T. C. Kit*.

En 1341, le duc Raoul donne à ïih\a\tt- Bouxièrcs tonl ce qu'il avait en la ville de Mkgonville, au ban et au fi nage dudit lieu, «sortirseulement la hante justice, c'est à enleoirt lt lairon tout nuit (nu) pour faire execosion ^3 il scroit jugiés par lai justice dou leu, cl lai de lai dite, ville cl de lai maison que les dites hmes y onl , lai warde des prcslrcs et des det> :' !ai dite ville cl le cri (rhe vaurhee , oblijralK-s 1

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,„i\ ,r !a bannière du duc eu temps de guerre) des dis habitons.... n

On trouve, ù la date du il mai 1403, un bail fait par Thévenin Coula, de Mangonville, et Alix, sa femme, au profil de Nicolas de Charncy, commandeur de Virrecourt, de 3 gros tournois d'argent, de cens annuel et perpétuel payable à Virrecourt au jour de fêle Sainl-Etienoe , lendemain île Noël , sous peine du double, assignés sur une pièce de lerre située au baa et finage de Maugooville , lieodit au Champ des Templiers. (Ordre de Malle.)

Les comptes du receveur général de Lorraine, pour l'anué* 1844-45, font mention d'une somme de 4 florins quilles en déduction de 26, sur l'aide ordinaire Sainl-Remy, aux habitants de Maogonville, m à cause qu'il y eut quelque mortalité et qu'ils ne sont que 14 conduits, n

Par lettres datées du 9 octobre 1594 , le duc Charles III permet aux dames de Bouxières d'établir, sur leur rivière de Mangonville , dite le Chaulrup, un ou plusieurs baleaux el nacelles pour y passer et repasser les personnes tant h pied qu'à cheval , les chars , charrettes , ele , le duc se réservant le passage pour lui , ses eufants ci les gens de sa maison.

La même année, les dames de Bouxièrcs autorisent leur admodiateur à Mangooville à bâtir un colombier près du moulin de ce village.

Un docuraeul , sans date , mais qui parait être de la fin du XVI" siècle, contient, sous ce titre : u Ordre , règlement cl pollicc à observer à Jlangonvillc sur l'eschauffaut, lors que l'on veut faire lecture d'un procès criminel el faire droit sur iceluy, » le document suivant, qui fait connaître de quelle manière avait lieu l'exercice de la justice dans les procès criminels :

u L'officier el procureur fiscal doit occuper le siège principal , encore qu'il semble se devoir teuir par le majeur comme justicier principal et primitif.

« Le majeur le second siège.

» Le maître échevin le troisième.

n Puis sa suite le quatrième.

ti Le greffier le cinquième.

« Assis, doit ledit procureur haranguer verbalement et requérir d'avoir droit et jugement sur le procès extraordinaire fait à sa requête contre le couvaincu, et que lecture en soit faite hautement pour exemplaire aux bons cl terreur aux

méchants. Ce fait, doit ledit majeur commander au sergent de publier paix, de par Dieu el de par les révérendes dames abbesse et chapitre de Bouxièrcs, cl faire défenses à toutes personnes de ne faire noise , débat ni tumulte pendant la lecture dn procès, à peine d'amende à arbitrer par lesdilcs dames ou par leur officier présent.

n Lecture faite , doit ledit procureur de rechef demander à justice d'avoir sentence el jugement par ledit procès. Ce fait , doit ledit mayeur dire ainsi : u Echcvîu, pour nos révérendes dames, je vous commande de senlencier le délinquant, n Et doit ledit échevin dire : u Messieurs, je demande avis et conseil d'aucuns sujets de nosdites dames ci-présents , la procédure el permission d'avoir le greffier pour faire entendre auxdits sujets la besogne. «

n Ainsi doit le sergent dire : « Sujets de nosdites dames on vous el assistez l'échevin

au conseil, n Après, doit l'échevin se consulter et retourner, «lisant : u Messieurs , par moi , mon compagnon coécheviu el antres, trouvons que.... doit amende corporelle, « Ce qu'il doit faire jusqu'à trois fois, puis à la troisième doit demander licence cl permission audit majeur de faire prononcer el lire sa sentence par le greffier, si ce n'est que ledit échevin le puisse faire de soi ; et

doit commencer : u Je , échevin en la justice

de Mangonvillc , pour je condamne n

On lit dans un procès-verbal de plaids annaux tenus à Mangonvillc en 1C57 :

u Aux dames abbesse el chapitre de Bouxièrcs appartient le village, ban et finage de Mangonville en tous droits de haute, moyenne et basse justice, en création de maire el justice qui ont connaissance de toutes actions personnelles, réelles et criminelles eo hommes el femmes, confiscations, amendes, hautes, moyennes el basses, excepté l'exécution des criminels, qui se fait au lieu de Nancy par ordre du sieur prévôt dudil lieu, auquel le délinquant est délivré entre le ban dudil Mangonville et de Roville, nu d'un pied et d'un bras, après qu'il a été jugé par lesdils de justice de Mangonville.

n Chacun conduit entier duJit Mangonville doit par chaenu an, de taille, auxdîles dames 2 gros, et le demi-conduit un gros, payables aux termes Saint-Georges cl Saint-Marlin.

n Lesdites dames ont droit de prendre el lever lots el renies de tous les héritages des ban et sci-

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incurie tludil Mangonvilie qui se vendent cl aliènent, cl esl ledit droit de chacun franc un gros et trois pintes de vin pour une fois de chacun vendage. Lesquels droits l'acqueslcur est teou de payer cl acquiter ès mains du maire dudit Mangonvilie dedans quarante jours immédiatement après ledit vendage, à peine de commise dudit acquêt à l'église Notre-Dame de Bouxières.

« Chacun deffornin dudit Mangonvilie ayanl héritage au han dudil lieu, lorsqu'il va de vie a trépas, ses héritiers sont tenus de relever l'héritage à eux échu, de chacun trois pintes de vin pour le droit de ladite revesturc, payables dans quarante jours après le décès de leurs père, mère, sœurs, frères, on autres parents auxquels ils ont succédé l'héritage, à peine de commise.

»• Tous nouveaux mariés et personnes dclïoraiucs venant prendre résidence audit Mangonvilie, sont tenus de s'arrenter envers lesdites dames l'an de leur arrivée cl mariage, pendant lequel ils sont francs dudit arrentement, le droit duquel esl à l'arbitrage raisonnable desdites dames ou de leurs officiers dudil lieu, qui est de 9, 12, 18 ou 20 gros, plus on moins, selon leurs facultés... »•

Les habitants de Mangonvilie disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1738 : u La communauté jouit, par uscenscinent des dames chanoinesses de Bouxières, d'un bois de haute futaie, dit le bois de la Grève, contenant 2ÎJ arpents, à charge pur ladite communauté, d'un cens annuel de 2 francs barrois. D'un aulrc bois taillis, dit de la Brousse, ce menant 30 arpents, h charge, par chaque habitant, de payer annuellement un demircsal d'avoine, el les veuves moitié... La communauté jouit, de tcnips immémorial et sans titre, de cinq paquis, dont deux servant de vaine pâture.

*> Chaque laboureur doit annuellement la corvée d'une journée de charrue dans les lerres des seigneurs, en versaines.

« Chaque habitant, labourenrs et manœuvres, doit la corvée a bras une journée d'une personne par chaque ménage, excepté le maire du village, à charge par le scigueur de fournir la nourriture nécessaire auxdits ouvriers. »>

Plusieurs individus de Mangonvilie, dont voici les noms, furent exéentés comme sorciers à différentes époques : Isnl.ellc, femme de Mengin Micquel, u déclarée hérétique, idolâtre, excommuniée, sortilège, genoche sorcière), invoci tresse des diables avoir offense Dieu cl la sainte foi catholique

et commis plusieurs crimes el défauts • \lw Catherine, femme de Claude Ravel (1571): \abclle , veuve de Baslien Ilavix ; Antoine Ce: • (158b") ; Barbe, veuve de Mengin Rcmicoort;i(fr Jeanne, veuve d'Aubry Vautrin (1609).

Les pièces du procès de Jeanne, aceaséeioiu la fois do sortilège et de larcin, nous ont été observées, et l'on trouve, dans les dépositions d* témoins, quelques-unes de ces accusations ïnrres que j'ai déjà fait counailre à l'occasion tf{* procédure de même nature instruite par h jmde Barbonvillc ; voici quelques passages d< e. dépositions :

« Claude Ravaillier... a dit que poUnapHr, achepta quelques rasins que la soupçonnée aveu sur les vignes a la vendange dernière, elle lui avoit laissé à douze francs, parquoi, car: dernier, ladttc soupçonnée se transporta ai \<$ dudit déposant, demandant ladite somme, d k refus qu'en tist ledil déposant (disant que c'est;:! pour la faire bruslcr), elle s'en rcloonta deauritrant signal de grande faulcheric. Adviot b ne: suivant que quelque chose (il ne sçiil por * trouva sur iuy, laquelle le pensa suffoqua, esm. de pesanteur incroiable;mais s estant ntatV.: de faire le signe de la croix, ne peot, siwaqiï le fist avec sa langue, doDtanssilost il fat Mitre. Par ainsi a soupçon que pour avoir au» le:.-' avec elle, cela lui advint par les oeuvres dt insoupçonnée.

t. Elisabeth , fille de François Abr? , j &

qu'environ la fesle Saint Epvre dernier, tk y trouva avec ladite Jehcnne , et entre pk-«*< propos tenus par ensemble (de ce qu'on nom Jean Thouvcnin disoit avoir veu nuictammesi iît femme relournant des cliamps, laquelle il dis:-; avoir apperecu eutrer au logis où résidoil bit soupçonnée), ladite Jehcnne supplia à ladite feposaule de raconter ce qu'elle en avoii eitaii dudil Thouvcnin ; ce qu'elle fist. Mais adriil^: dans deux jours après elle fut extrememoi cj lade, et croit cela lui avoir peu arriver par it œuvres de ladite soupçonnée, pour lui aroircuLi. ce que cy dessus.

tt Etienne Pircsson... a dit qu'environ le v> resme dernier, il eut d'achapt une grande hojtifc chesne, laquelle appartenoifa ladite foojwmet couOsquée à mes dames de Douxicres jar !•< maléfices de feu Abry Vautrin, son naary, cv ^ par le snplicc du feu, cl laquelle huge denicnn ^

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long temps après l'enchcutle au logis de ladite soupçonnée, sans estre transportée. El do ni ledit déposant fusl plusieurs fuis après d'elle pour la

lui délivrer, et de quoi elle esloit refusante

Finalement elle la délivra ; mais quelques trois mois après, ledit déposant cust un enfant mort, lequel il a toujours soupçonné l'avoir esté par les œuvres de ladite Jehcnnc, pour la cause que dessus.

» Jeuuellc, femme d'Esliennc Piresson..., a dit que le jour de la Suinct Pierre, en esté deruier, ladite déposante, assistée de plusieurs autres dudit Mangonville , s'esta ni délibérée d'aller à Saint Nicolas , ladite Jehenne en fusl adverlic, laquelle suplia à ladite déposante de ne partir sans elle, et qu'anssi elle y iroit, ce que ladite déposante promist ; touleffois elles partirent sans l'appeller. Neanlmoing venant assez près do Saint Nicolas, apperçurenl ladite soupçonnée, laquelle, venant après eux , deinonslra graud signal de cholere, les arguant et disant à ladite déposante qu'elle esloit bonne voisine d'avoir parti sans elle contre ce qu'elle avoit promis. A raison de quoy fut assez bon espace de temps sans parler. Peu après, devisant avec autres, dist qu'elle avoit envie de retourner aussi tosl, parquoy ladite déposante lui ordonna de dire au logis que l'on gardasse bien leur enfant et qu'elle retournerait pour le soir, d'autant que la servante qui avoil l'eufanl en charge avoit un dur sommeil ; ce que ladite soupçonnée promist de faire. Advint le soir dudit jour que ladite déposante ne retourna comme elle avoil resoud, et que ledit petit enfant qu'ilz avoient, de l'aage d'environ sept mois, mourut en leur logis dcMangouville ;au partir duquel lieu n'estoit aucunement malade, ny mesme le soir jusque sur les dix heures. C'est pourquoy la déposante a soupçon que ladile Jehenne en est cause, veu qu'elle l'avoil lencé ainsi d'avoir parti sans elle pour aller audit Saiul Nicolas.

m Peu après la mort de l'enfaut, ladile soupçonnée allant à l'église avec ladite déposante, elle lui dist que le mari de ladile déposante lui avoil mis un beau chapeau sur sa leste, d'avoir dit à la Neufville qu'elle leur avoil fait mourir un enfant, que c'esloit une telle recompense des plaisirs qu'elle leur avoit fait, disant que quand elle recommanda la garde de l'enfant, elle n'entra seulement au logis, et que si elle y ensl entré, ilz eussent bien peu ; et elle se lust.

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« Mougctle, femme de Claudon Colley..., a dit qu'y cust un an vers la Pentecosle dernier, clic fut grandement malade et soupçonna que ce fist ladite Jehenne soupçonnée, sans qu'elle l'en ait occasionné qu'elle sache, mais parce que elle lui fist manger d'un poullet fricassé, et après se porta bien. Pareillement, la visitant assez souvent pendant sa maladie, lui fist encore manger des laiclues, sauce de la meuralie, et de l'a commença loujours à se bien porter jusques elle fut tolallcment guérie. El disoit ladite soupçonnée qu'elle la visitoil ainsi en recompense des bons offices et services que ladite déposante lui ûst un jour qu'elle esloit malade , n'eslaul ladile déposante encor mariée.

» Catherine, femme de Claudon Mansui...., a dit que peut avoir envirou uu an, le mari de la soupçonnée ayant esté exécuté par le supplice du feu, et ladite soupçonnée aiant travaillé à la journée pour ladile déposante, vint auprès d'eux pour comlcr par ensemble, tant pour vacations de sesdilcs journées que pour le salaire d'avoir, par ladile déposante ou leur commandement , labouré les terres ; parquoy, en comptant, ladite soupçonnée s'en mescontanla grandement, disant qu'elle avoil bien travaillé pour rien, et s'en faucha grandement. Dont depuis les poulies de la déposante moururent sans qu'elle ait pu savoir d'où cela provenoit, sinon qu'elle soupçonne que ladile Jehenne en a esté cause, pour les comtes que dessus, n

Les autres dépositions sont dans le même sens: les témoins déclarent toujours qu'ils soupçonnent avoir perdu des enfants ou des bestiaux u par les œuvres » ou par les maléfices de l'accusée ; aussi, je crois devoir me borner à ces quelques citations.

On lit dans l'Etal du temporel des paroisses (1709) : n Mangonville est un hameau dépendant de la paroisse de Rovillc ; il y a 9 ou 40 habitants, compris les veuves, la plupart manœuvres et mendiants. (Il y avait "26 feux en 1768.)

M. de Rosselange, prieur de Neuviller, a acheté des dames de Bouxières la seigneurie de Mangonville, en tuule haute justice, moyenne et basse ; les officiers qu'il crée connaissent de toutes les causes eu première instance ; les appels sont portés au bailliage de Nancy, »i

Maugonvilllc est encore aujourd'hui annexe de Rovillc.

MANIIOUÉ. Plusieurs tilres consignés d.m.> le

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carlulairc tic l'abbaye de Salivai, mentionnent diverses donations faites à celle abbaye d'héritages situés sur le ban de Manhoué ; voici l'indication sommaire de ces titres :

Donation à l'abbaye de Salivai par Facale, daine de Socourl, de la moitié de son moulin de Manhoué (dimidiam partent molendini quod ad Manu et possidebat).

Donation par Tirricus, chevalier, de ce qn'il avait dans le nouveau bâtiment du moulin de Manhoué (molendini de Manugue).

Cession faite par l'abbaye de Saint-Clément de Metz a celle de Salivai, de la moitié qu'elle possédait dans le moulin de Manhoué (de Manguey).

Ces litres ne portent point de date, mais sont de la fin du XIIe ou du commencement du XIII0 siècle.

Donation faite par Marie, fille à Rolon de Dclme, de tout ce qu'elle possédait a Manwey, en faveur de l'abbaye de Salivai (128").

Donation à la même abbaye, par Pierrais du Gerbécourt, de tout ce qu'il avait à Manwcit et au ban dudit lieu, eo prés, bois, terres arables, maisons, masures, meix, cens en blé, en deniers et en chapons (1283).

Autre donation, par Eve de Manwey, de plusieurs jours de terre et de fauchées de prés, tant sur le bau dudit Manwey que bans voisins (1287).

Donation par Contessc d'Oriocourt, de 18 jours de terre situés tant au bau de Manwey qu'en celui de Jallaucourt (1290).

Il y a encore, dans le même cartulaire, beaucoup d'autres litres postérieurs à ceux que je viens de rappeler ; mais ce sont, presque tous, des actes d'acquisition ou d'échange, etc., de peu d'importance, et que je crois devoir me dispenser de mentionner.

En 4616, Chartes Jérôme, capitaine et prévôt de Dieulouard , donne son dénombrement au duc Hcuri peur une maison de fief el frauche, sise à Mauhoué, appelée la Fontaine, avec ses dépendances, qu'il avait achetée des sieurs de Gournay, seigneurs de Jallaucourt. (T. C. Nomcoy.)

Les comptes du domaine de Nomcny, pour l'année H57»2, contiennent la note suivante : t. Le receveur met en dépense la quantité de 200 quartes de blé pour le reliquat que doit le fermier des moulius d'Aulnoy..., pour avoir souffert celle perte à cause des passages des gens de .Micrre pendant six mois el plus qnc les paysans

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retirés dans les lieux forls, avec li»u« leir»!*:-. ne pouvaient moudre aucun grain danslettit m- . lin, mais vivaient de pain acheté, outre qer '• village de Manwey, l'un des meilleur* naux audit Aulnoy, a été afflige de la Map-» près de trois mois, n

Les mêmes comptes renferment ,» b J- 1635, uuc autre note de laquelle il mWm résulter qu'il y cul anciennement un rilli;t Manhoué qui anrait été détruit ou ignare à <\a-. époque, et près duquel se serait élevé ont localité du même nom; celle note est ains;c:içnc : u Le receveur ne fait étal de ï im< ï i par le sieur de La Mothe pour l'aburdije fo [*•«. qu'il a fait construire sur la rivière de Seil> l'endroil du viel Manwucy. *

Le 2 septembre 1 771, Hubert-Dieu for*: -' Ravincl , baron du Saint-Empire . *«?tc:f Domjulien el d'Alhienville, fait ses foi etheea pour un fief situé ii Manhoué, dont !e >km M nolct, l'un des chambellans du duc Lëopoli. ^ fait ses reprises en 1703. Le sicor de Ravicf était devenu possesseur par contrat du 6 (or "

Le 20 juin 1 772 , Jeanne-Suzanne, a« ' teste de Bourcier de Viller, donairierc àt ici Baptiste-Hyacinthe comte de Bey, seip^r i Manhoué , Saffais el Ferriéres , seigneur \ d'Aboncourt el gouverneur de Rosières, bii lement ses foi el hommage pour le t*i Mauhoué.

La communauté de Manhoné se compost ' 1736, de 37 chefs de famille cl de louera niants. Elle déclare, en 1738, posséder, de M immémorial , 200 jours de paquis.

La collation de la cure appartenait ailen»; ment au chapitre de la cathédrale de Heti i celui de la Primalialc de Nancy.

Manhoué a été érigé en succursale eo b 1 avec Aboncourl pour annexe. Il y a. dans te f nier village , une chapelle de secours . <p • " érigée par décret du 5 avril 18<;2.

Patron, saint Georges.

MANONCOURT-EN-VERMOIS. On un lilre de 1357, rappelé sommairement^- 1 inventaire des titres du prieuré de Flavigtt), ' celui-ci possédait les grosses dimeide M-*" court, de Ville-en-Vermois et de licrar^ot.ri • Mcnunctti'ia , de Villa on Yrrmoi» 0 rercuria\

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On trouve , dans les comptes du trésorier général de Lorraine, pour l'année 1571), la mention suivante : u Le trésorier fait dépense de la somme de 800 francs, monnaie de Lorraine, qu'il a fournie et délivrée aux manans et habitants de Manoncourt, pour paiement d'une pièce d'héritage en nature de bois cl friche, joindant le village dudit Manoncourt, contenant 40 a r pools, que Monseigneur a fait acheter d'eux ; nnquel lieu il a fait ériger une garenne , à condition que toutes et qualités foi* il lui plaira quitter ladite pièce, iceux habitants serout tenus restituer ladite somme à mondit seigneur, comme appert par les tcLtrcs de vendage. Donné à Nancy le 9« novembre 1578. n

Le 3 septembre 1598, le duc Charles III donne a Michel Bouvet, président des Comptes de Lorraine , à cause de ses bons services , une contrée de bois de i\ arpents 5 horamées au ban de Manoncourt, h charge de les maintenir en nature de bois et de les faire garder à ses dépens. (Nancy 3.)

Le 17 septembre 1631, noble Pierre Camion donne ses reversâtes à cause de la vente à lui faite, par le duc Charles IV, de 10 francs de taille assignés sur Ville et Manoncourt. (T. C. Fiefs de Lorraine.)

Le 14 décembre 1771, Nicolas-Charlcs-Philippe Sonnini, seigneur du fief de Manoncourt, déclare tenir du Roi le fief dudit lieu, situé dans le ressort du bailliage de Nancy, consistant en un pavillon, maison de fermier, droits de bergerie, marcairerie, colombier, four, pressoir, etc. Pour preuve de sa propriété patrimoniale de ce fief, le sieur Sonnini produit les titres suivants :

Lettres patentes accordées, le 2 mars 1557, par Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont, comme tuteur du duc Charles III, à Jean Geuin, dit Vautrin, portant affranchissement des maison, gagnage. terres, prés et autres héritages qui lui appartenaient, sis sur le ban de Manoncourt et sur ceux joignants.

Lettres de continuation données par le même duc Charles III, le 22 juillet 136J, audit fieniti.

Autres lettres patentes d'affranchissement d'une maison joignant à la première, au profil du même Genin, le dernier novembre 1593.

Lettres d'érection du fief de Manoncourt, données par le duc Charles III, le 4 décembre 16(10, a Francisque Strossi, gentilhomme de la maison de fene la duchesse Christine do Danrmark. por-

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tant aussi confirmation des franchises et privilèges précédemment accordés.

Dénombrement fourni par le sieur Fancisque Strossi, le 12 janvier 1601.

Reprises faites au duc Henri, le 23 février 1612, par le sieur Jean Mauljean, seigneur d'Euvezin et Bouillonville, de la moitié du fief de Manoncourt, à lui obvenu par succession à cause de son épouse (Françoise Rennel, ensuite du décès de Françoise Genin, femme en secondes noces d'Henri d'Orlon, ci-devant gentilhomme du cardinal de Lorraine).

Reprises faites au duc Charles IV, le 20 novembre 1663, par le sieur Lonis Héraudcl , du fief de Manoncourt.

Arrêt rendu au parlement de Metz, le 27 avril 1682, qui confirme, en faveur du sieur Hyacinthe Gaovin, alors propriétaire du fief de Manoncourt, les droits honorifiques et de préséance dans le lieu.

Contrat du 2 avril 1683, portant acquisition du fief de Manoncourt, sur le sieur Gauvin , par le sieur Humbert, prévôt de Rosières.

Vente par le sieur Humbert h Edmond de Kelly, capitaine des gardes du duc Léopold , du fief de Manoncourt cl dépeudauees, le 22 septembre 1707.

Reprises faites au duc Léopold, le 27 février

1708, par Edmond de Kelly.

Vente par le sieur de Kelly, le 23 mai 1708, en faveur de Mc Jean-Claude Vautrin, avocat, du fief de Manoncourt.

Contrai de rétrocession faite, le 17 janvier

1709, par M* Vaulriu , au profil de Charles- François de Kelly, fils mineur, en conséquence de sa présentation au retrait lignager.

Reprises faites par Edmond de Kelly, le 3 décembre 1711, du fief de Manoncourt cl dépendances.

Enfin, contrat de vente passée au profit de Nicolas-Charlcs-Phiiippe Sonnini , par Edmond de Kelly, le 13 avril 1737, du même fief cl do ses dépendances.

11 y avait encore, à Manoncourt, nne maison que le duc Charles III avait affranchie eu faveur de François Poirot, son conseiller et médecin ordinaire. Le duc Henri l'érigea en fief, le 9 juillet 101 i, pour François Le Pois, son conseiller d'Elal et capitaine de Sainl-Hypolitc, qui en était devenu propriétaire par la demoiselle Liégeois, sa fi'mmc T. C. Nancy i.)

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Li \> habitants de Mauoncourl disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1738 : u La communauté jouit, de temps immémorial cl sans litre, de quatre paquis contenant environ 230 arpents.

i II e>t du par le corps de la communauté, au jour île la Saiul-Marlin d'hiver, à M. le comte de Lupcourl, en sa qualité île seigneur haut justicier de Manoncourt,|dix paires de resatix, moitié hléf moitié avoine, et 10 francs 10 gros d'argent. Chaque feu lui doit encore, au même terme, trois poules.

•i Depuis quinze ou seize ans, M. le comte de Lupcourl a obligé les habitants de Mauoncourl à venir moudre à son moulin de Lupcourl, où la moulure se paie au seizième •>

Le chapitre de la Primaliale était seigneur foncier el bas justicier à Manoncourt, cl y jouissait, à ce litre, des droits suivants, dont on trouve l'énumération dans un procès-verbal de plaids annaux tenus, dans ce village, en 1766 : » Le chapitre a droit de créer et établir un maire, un échevin el un doycu pour exercer la justice foncière cl connaître de toutes actions réelles, pélitoircs el mixtes , comme aussi toutes sortes de messiers cl bangards pour la garde des fruits champêtres el cheptels des champs; cl peuvent les officiers dudil seigneur counailre et juger toutes actions réelles cl personnelles, comme autrement, venant h leur connaissance cl se présentant devant eux, jusqu'à toutes fins, sauf el réservé celles qui portent plus hautes amendes que 5, 7 ou 10 sous ; desquelles, après qu'il en a eu connaissance, le maire foncier est Icnn en faire rapport au maire du Vermois dans 11 heures ; pour lequel rapport, le maire du Vermois est tenu de payer audit maire foncier un dcmi-seplier de vin, qui sont quatre pots le scplicr entier; autrement le maire foncier n'est tenu de faire sondit rapport.

n Ledit seigneur a droit de faire xanmer les mesures des vendant vin cl faire ajuster les poids îles boulangers et bouchers par la justice audit lieu de Manoncourt, et faire le taux des vin, pain cl viande avec ledit maire dn Vermois, si bon lui noble de s'y trouver.

'i Appartient audit seigneur le droit de relèvement , de chacun héritier des propriétaires d'immeubles audit Manoncourt, 48 deniers qui se doivent payer audit seigneur ou a son maire, dans <40 jours après le décès des propriétaires, a jicinc de commise.

m Apparlieut audit seigneur !c droit de fur» faire tous les abornements au ban dudit Mao< : court, et reconnaître les biens fonds par sa lice... <» (Coll. Sl.-G. et P.)

Ou lit, enfin, dans l'Etat du temporel d« paroisses (4712) : h Les habitants de Manoncesn sont obligés, au moins nn chef d'hôtel, de verset d'assister aux vêpres à Saint-IIilaire, les joefde Pâques, de Pentecôte el de Noël. Lesquels habitants sonl au nombre de 20. M. le baron •:- Mahuet en est seigneur haut justicier ; la joslia foncière appartient an prieuré de Varangér;:k (dont les droits passèrent au chapitre de la IY> matiale).

n II n'y a qu'une justice pour tout le Verrai acomposée de six villages : de Ville, où on a loijours pris le maire, Manoncourt,. Burihecoan. Azelol, Lupcourl cl Gerardcourt. Toutes les casses du Vermois sonl portées à celte justice droit par appel au bailliage de Nancy.

n II y a a Manoncourt une église où le car* bine et va faire le service paroissial, n

Cette église avait été consacrée le 2i jaii.Vi 4524, ainsi que l'indique la note suivante, écrit* sur parchemin, cl qu'on a récemment 1&5T» trouvée, en travaillant k l'agrandissement de féglisc ; elle était dans la maçonnerie dn maitreaulel, et enfermée dans une boite en pieaaa, laquelle contenait aussi des reliques de sac: Grodegand, éveque de Metz, qui y avaient rk placées avec ce procès-verbal de la eonsécralios

« Anno Domini m0 ccccc° xxiiij0 die vtrv » xxiiij0 mensis jnllii , ego Chrisloforus, epi*c-n pus Christopolitanus, vicarius in pootifieabta « episcopalus Inllensis, consecravi ha ne eedean n et al lare hoc in honorent et memoriam suc •i Godograndi, episcopi el confessons, cnm fn- •i sentibus rcliqniis inclnsis ; singulis Cbrisli C. n libus hodic unum annum ac in annivenan n consecrationis bojnsmodi cant visitantibos i- » dics de vera indolgentia in forma ecclesia - ■ H sueta concedens.

•i CuniSTOFOKCS. ■

Manoncourt a été érigé en succursale en 1801 avec Coyviller pour annexe.

Patron, la Nativité de la sainte Vierge.

MANONCOUin'-EN-VOIVRE. Il est parlé l'église de Manoncourt [Manmonis curtis cm ecclesia ) dans la confirmation des biens de Tiibaye di Saint-Epvre de Tool par Charles-I'-

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Chauve, en 870, cl par Courad-le-Salique, eu 1033. (H. T.) Il csl encore fait mention de ce village dans une charte de l'année 4218, émanée de l'empereur Frédéric H, el portant aussi confirmation des biens de l'abbaye de Saint-Epvre. (H. L.)

Du reste, les Archives ne renferment aucun titre conceruanl cette commune.

Les habitants disent, dans la Déclaration fouruie par eux en 4738 : u Le paquis communal de Manoncoorl contient 50 jours. Il y a aussi un paquis de 30 jours, commun entre les villages de Manoncourt, Domèvre et Tremblecourt. Le bois Chaîniez et le bois Juré, dans lesquels les seigneurs perçoivent le licrs, contiennent 467 arpents, n

On lit dans l'Etat du temporel des paroisses (1708) : u La paroisse de Manoncourt était autrefois composée de ce village, où est la mère-église, d'Avrainville» qui est son annexe, et de celui de Tremblecourt, qui Tétait aussi, mais qui en a été désuni en 4698.

•« Les religieux de Saint-Epvre de Toul ont la seigneurie de Manoncourt en toute haute justice, moyenne et basse ; il y a un maire pour recevoir les ordres du prince et les exécuter. Il y a aussi un gradué pardevanl lequel sont portées toutes les causes en première instance ; elles vont par appel au bailliage de Nancy, et eu dernier ressort à la Cour Souveraine.

•t La communauté est composée de 40 habitants, compris lu marcairc cl l'admodialeur, et 2 veuves...

n Le patronage de la cure appartient aux chanoines de Livcrdun, qui exerçaient autrefois la cure par eux-mêmes et jouissaient du tiers des dîmes, ainsi qu'il se voit par la transaction faite par Eudes, évêque de Toul, entre les abbé cl religieux de Saint-Epvre, d'une part, elles doyen et chanoines de Livcrdun, d'autre.... Et doil le curé de Manoncourt 22 gros annuellement audit chapitre de Livcrdun, pour reconnaissance de ce tjne les chanoine» soul curés primitifs.

n Jean Boussar a fondé, par sou lestamcul du 19 mars 4G99, une messe du saint Sacremeul pour tous les seconds jeudis du mois...

*» Il y a maiumorte a Mauoncouri , laquelle consiste en ce qu'un habitant mourant sans hoirs, ses biens sout aux seigneurs, même s'il manquait trois ans d'assister aux plaids annaux. «

Mauoncourt-en-Voivrc est aunexc d'Avrainville. — Patron, saint Martin.

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MANONCOUIIT-SIK-SKILLE. Un titre dal* de ta vigile Saint-Thomas, apôtre, 4287, fait meulion d'un échange passé entre Eudignoo de Blenod, femme de Jennci dit Cuisseueillc, el Louis Coffis, bourgeois de Ponl-à-Mousson, d'une part, et frère Faulque, commandeur de la maison cl hôpital de Saint-Autoine dndil Pont, d'autre, lesquels ont donné cl cédé audit frère Faulque toul l'héritage qu'ils avaient, situé en la ville, ban et finage de Manoncourt en Saunois, et en conlr'échangc, ledil frère Faulque leur douuc les vignes que ledil hôpital avail eu la côte de Mousson, etc.

Le 42 juillet 4325, Ilenri de Manoncourt el Isab«llc, sa femme, donnenl aux Antonistes, en récompense des services importants qu'ils eu avaicut reçus, environ &2 jours de terres avec une maison, le tout situé à Manoncourt, et encore ce qu'ils possédaient à Manonville.

Une sentence de POfticial de Toul, du 46 décembre li50, rendue sur un procès mû cuire plusieurs particuliers de Mauoncouri el les Antonistes, adjuge a ces derniers la grange Parlai, sise devant l'église.

Le 6 février 4674, le seigneur de Manoncourt quitte à ces religieux le droit de ceutaine qu'ils lui devaient pour leurs maison cl gagnage de Manoncourt, lequel droit consistait en un bichet d'avoine comble, mesure de Nomeny, une poule et 3 deniers. (Anlouisles de Poul-â-Mousson.)

Ou lit dans un rapport adressé a la Chambre des Comptes, le 23 jauvier 4633, cusuile d'une requête par laquelle un nommé Didier Marchai, fermier du four banal de Manoncourt près Nomeny, demandait réduction du canon de sa ferme : u Les commissaires avertissent qu'à l'entrée dndil Marchai en ladile ferme (en 4651), les grains ayaul été grêlés, la perte en aurait été telle, que l'on ne fil que fort petite récolle, donl la plupart des laboureurs el manouvi iers dudil Manoncourt ne vivaient que de pain acheté, les uns et les aulres d'avoine cl de son.

n Que, pendant l'année deruière (4632) et le commencement d'icellc (1633), les Iroupes de gens de guerre, tant de S. A. (le duc de Lorraine) que de l'armée du Roi, n'auraient cessé de loger, passer el séjourner audit village jusqu'au mots de juin, el de celle cause contraints lesdits habitants de s'absenter du lieu, après avoir souffert plusieurs incommodités, les uns se retiré h

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Nomeny , les autres dans les bois, où ils pouvaient mieux, de sorte que ladite usine, quoique banale, serait demeurée inutile... n

Par acte du 6 mars 1714, Charles-Nicolas de Bressey, seigneur de Slnnoncourl, se déporte, au profit du duc Léopold, des droits cl exercice de juridiction haute, moyenuc et basse de Manoncourt, pour celle-ci être exercée par les officiers du duc au bailliage de Nomeny. (T. C. Nomeny 3).

Les habitants de Manoncourt déclarent, eu 1758, que leur communauté possède environ 89 arpents de paquis.

On lit dans l'Etat du temporel des paroisses (1712) : u L'église de Mauoucourt est considérée comme une annexe de Clémery ; il y a uu vicaire amovible qui eu fait la desserte depuis longtemps. Cependaut les habitants soutiennent que leur église est malrice, ayant tout ce qui fait et compose une église paroissiale. Ils disent avoir un titre du 23 décambre 1580, par lequel il est justifie que c'etait une cure et qu'il y avait uu curé en chef cl une maison curiale qui avait été ruinée peudaut les guerres.... Ce qui peut avoir donué occasion à l'erreur, est qu'il y a uu château à Clémery, daus lequel le curé et les habitants se reliraieut pendant les guerres pour être en sûreté, eu sorte que pour lors Manoncourt se trouvait désert, et le service paroissial se faisait à Clémery ; c'est pourquoi il a été aisé de prétendre que le curé de Clémery l'était aussi de Blanoncourt. Mais les guerres ayant cessé, et Manoncourt s'élant insensiblement repeuplé, les habitants oui voulu rétablir leurs droits et ont eu plusieurs procès à ce sujet....

»• A l'égard du patronage de la cure, on croit qu'il doit appartenir aux chanoines et chapitre de la cathédrale de Metz.

it La communauté est composée de 28 habitants.

« 11 y a, sur le fiuage de Manoncourt, une chapelle dite Notre-Dame de Brionnc, qui appartient aux chanoines de Nolre-Damc-de-la-Ronde de Metz. Près de celte chapelle est une maison où réside un garde-chapelle. Il s'y dit deux messes par an, l'une au jour de l'Annouciatioa Notre- Dame, l'autre à l'Assomption.

» Dans le cimetière, et attenante a l'église, il y a une chapelle de Saint-François de Pau le, fondée par les seigneurs du lieu, qui en ont le putrouage laïc. Il s'y dit une messe tous les vendredis, n

Manoocourl-sur-Seille est annexe de Gémery, — Patron, saint Etienne (Invention ).

MANON VILLE. Il est fait mention de Maaoavîlle (Mannonis villa) dans nn diplôme do 1 1 mai 977, par lequel l'empereur Othon II confnnc les biens cl les privilèges de l'abbaye de Siint- Picrre de Mclx. (H. M.)^

Eu 1273^ Mathieu de Tremblecourt donne soi dénombrement au comte de Bar pour c* qu'il possède en Gef à Manonvillc, vendo par lui - 31»thieu de Noviaut, et déclare devoir six mois it garde h Mousson. (T. C. Ponl Gefs 5.)

Au mois de février 1333, Simon de Yarmera nges, chevalier, donne son dénombrement su comte de Bar pour ce qu'il possède â Manonvdtt (T. C. Ponl fiefs.)

Le mardi après la Nativité Notre-Dame 135*. "Jean de Manonville donne son déuombremeaC m même prince pour les haute et liasse justice*, moulins, terres et prés qu'il possède à Manon ville, ensemble toul ce que Régnier de Mi Banville, écuyer, Thibaut de Bourmoui et J«aa de Manonville tieuuent de lui audit lieu.

Le jeudi après les Bures de la même année, Jean Hanchelol de Morhanges reprend aussi es Ûcf des rentes qu'il avait sur les gerbage* et les fours de Manonville, ce qu'il possédait à Aûdiuy et aux château et chàlellenie de Mousson. T. C Ponl fiefs 3.)

Dans des lettres datées du, dimanche jpres li Saint-Marc 1341, "feégnier et Pcrriu de^Manouvillc disent qu'ayant pris et arrêté prisonniers • Manonville quatre juifs voleurs d'églises, Je*o d'Aioville, prévôt de Mousson, les a pris et meurt au château dudit lieu pour en faire justice, nu* que Henri , comte de Bar , leur en a rendu Irt* pour être justiciés à Manonville. (T. C. Ponl ecclésiastiques.)

Au mois de juillet 1345, Thibant, comte i?- Bar, et les doyen cl chapitre de l'église Saiai- Geugoult de Toul , font un accord dans loqoel i" est dit : que le chapitre aura la moitié de ville en tous us et profils des cho?e> iea»p>rclles, cl le comlc l'autre moitié, réserve q«r les corps des hommes seront francs ; le comte t; le chapitre devront acheter four et moulin rt \~ rendre banaux, et chacun d'eux y prendra la anvlié, sauf que les curés de ladite ville auront drv i de prendre au moulin trois resaux de b!e, ces me ils les preuaienl à l'ancien moulin. Le c-mi?

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cl le chapitie nommeront conjoinlenieiil un maire, et s'ils ne se peuvent accorder, chacun le nommera une année alternativement. Le chapitre anra l'église et le patronage de la cure , les grosses et menus dîmes, etc. (Cart. Evèques de Toul.)

Des lettres de 'Jeanne de Novianl, dame de Tremblccourt , du jour Saint-Jacques et Saint- Christnphe 1)58, portent que le comte de Bar lui a vendu les revenus en blé et autres des gerbages «Je Manonville, durant trois ans, à charge de certaines redevances en grains. (T. C. Pont liefs.)

Le \" février MOI, Perrio de Manonville, écuyer, déclare tenir en foi et hommage du comte de Bar douie resaax de blé, uu bichet de froment cl quatre poules sur plusieurs héritages situés à Manonville et Saiot-Gengoult , vendus aux doyen et chapitre de Sainl-Gcngoull de Toul. (T. C. l'ont fiefs Ô.)

Le -4 octobre H'*2 , Coolesse de Graux , dame tie Tantouville, fait ses foi et hommage au Roi de Sicile, duc de Bar, pour moitié de la haute justice sur les hommes de Manonville, les grosses et menues dîmes d Uruffe, etc. (T. C. Pont fiefs.)

Le dernier décembre 144i, Arnoull de Sampi;-;iiy, seigneur de Noviant, doune sou déuombremenl à René Fr pour les terres et seigneuries de Novianl-aux-Prés, pour moitié de Tremblecourt, ftlanooviljo et dépendances , à cause de Marguerite de La Vallc, sa femme. 'VT„ C. Pont domaine.) ' ' \ . . rs. '■ ; ' '

Par lettres patentes du 13 décembre I î>1 G, oc- Iroyécs à la requête *lc Pierre de Beauvau , concilier d'Etat cl seigneur de Manonville, le duc Antoiue lui permet d'ériger audil lieu un marché public , par chaque semaine , le jour de mardi , » depuis le matin jusqu'après les vêpres , auquel marché les manans et habitants de 1a seigneurie de Manonville seront tenus d'aller pour le décorer, > porter et exposer en vente leurs biens et marchandises pour les y vendre et négocier, ainsi que que l ou fait es marchés des autres bonnes villes du duché de Bar... (L. P. l'ilC-i».

En Henri de Beanvnu, écuyer, était sei-

çr.eur de Manonville.

Le- 5 février ItilS, Simon de Tuuilly, baron

Emic, doune son dénombrement ;iu duc de Lorgne pour les barounic, château et maison forte •[« Manonville, à lui obvenus par acquêt sur Henri

Bcauvau. (T. C. Pont et dénombrements.) Le 1^ février IGiî'i, le même Si.n<m de Potiilly,

gouverneur de Slenay, donne sis reversâtes au prince de Phalsbourg , à cause de la permission qu'il en avait obtenue d'avoir un forestier pour garder ses bois de Manonville sis à la Cote-en- Haye. Le 22 décembre de la même année , Charles-Antoine de Gouy, seigueur de Campreny, aux noms d'Anue-CharloUe et Philbcrle de Martel, ses nièces, donne de semblables lettres reversâtes. (T. C. l'Avant-garde )

Les habitants de Manonville devaient, chaque année, au jour des Bures, une renie de deniers appelée le Duc service, qui élait de 25 sous. (Domaine de Prény.)

On lit dans l'Etat du temporel des paroisses (1708) : u La communauté de Manonville est composée d'environ 20 habitants, outre 6 ou 7 exempts. La seigneurie eu toute haule justice, moyenne et basse, appartient h M'"*' la comtesse de Viangc pour le tiers ; les deux autres tiers sont ii M. Barrois, envoyé et résident pour le duc Léopold à la cour de Fraucc...

»i 11 y a la confrérie de la Conception Notre- Dame, dont les charges sont une messe tous les quinze jours, un service pour les morts les lendemains de rAssomptioo'cl de la Conception ; elle a un receveur qui gère ses revenus et en rend compte...

* Dans une chapelle qui est à la droite de l'église, en entrant, il y a une épitaphe portant qu'Alophe de Beauvau , seigneur de Manonville, mort en i$i8, a ordonné que l'on distribuerait annuellement aux pauvres le pain de trois quartes de blé a prendre sur sa part des dîmes et autres renies.

» Ou a déclaré qu'il y avait autrefois uo hôpital dont il ne reste que des ruines et un petit jardio tenu par M,no de Viange.

h Thirion de Manonville, écuyer, a fondé, en 1302, dans l'église paroissiale dudil lieu, une chapelle sous l'invocatiou de Notre-Dame et de saint Georges, à laquelle il a ordonné qu'il se dirait trois messes par semaine, lesquelles sont à préseut réduites à une.... Le fondateur a statue que celle chapelle uc serait conférée à aucun cuié ni à aucun prêtre desservant la cure de Manonville, cl que celui qui en serait pourvu serait prêtre ou nommé tel dans l'un de son institution. A l'égard du patronage, le fondateur l'a cédé h l'abbé de Sainle-Maric-au-Bois (près de Pool -h-Mousson) , qui est oblige d'y nommer dans quarante jours

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après la vacance, cl s'il y manquait ou s'il y avait défaut dans lu nomination, celle— ci appartiendrait aux prévôt cl doyen de la collégiale Sainte-Croix de Pont-à-Mousson. Les biens de celle chapetle onl été amortis par Robert, duc de Bar, par lettres du 48 mai 1502...

La chapelle Sainl-Claude est près du village, au midi ; on croit qu'elle a élé fondée par MM. de Beauvau en !!>!«. Ces seigneurs en onl le patronage laïc. Celle chapelle est unie à celle de Noviant. »

Des lettres palenles du 1er juin 4533, accordées par le duc Antoine à son conseiller et chambellan, Aloff de Beauvau, seigneur dudil lieu et de Manonville, bailli de la ville de Bar, et a René de Beauvau , maître d'hùtel ordinaire du même duc, frères germains, portent que Pierre de Beauvau, leur père, conseiller et chambellan de ce prince, en son vivant seigneur de Manonville, avait fait ériger u une petite chapelle à Centrée du village dudil Manonville, près la croix et sur le chemin tirant à monsieur saint Nicolas du Porl, el ce en l'honneur et révérence de Dieu, de la benoîte Trinité, de la glorieuse vierge Marie, à la louage cl l'honneur de monsieur saint Claude, cou fesse ur tri évèque ; à laquelle chapelle il a fondé trois messes par chacune semaine de Tan. » (L. P. 1332-3;>.)

Manonville a élé érigé eu succursale en 1802.

Patrou, saiut Laureul.

MANONVILLER. Les Archives ne renferment, MU celte commune, aucun document antérieur au XVIIIe siècle. Eu 1721, Louis-Alberl de Bouchard, chevalier du Saint-Empire, seigneur d'Ilerbéviller, L'juoy, etc., fait ses reprises pour ce qui lui appartient eu la terre cl seigneurie; de Mauouviller, consistant en renies eu grains, en poules et en argent. .

Le 22 janvier 1772 , Louis DésoMiilleU, avocat à la Cour et au ci-devant Conseil d'Etal cl des Finances du feu Roi de Pologuc , fait ses foi cl hommage pour raison des cinq portions qui lui appartiennent eQ la grande seigneurie de Muncnvider, consistant en haule, moyenne et basse justices, cens, renies, bàliments, maisons, droits de troupeau à pari, etc., qu'il possède patrimonialc-

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Le l*' juillet de la même année, Maric-Charlotie Labbé du Rouvrais fait également ses foi et hommage pour le quart qui lui appartient |>;.ïri-

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monialemeul daus la terre cl seigneurie de Ht nonviller, lequel quart lui provenait : Ie de l'acquisition faite , le 20 juillet 1718, par son aie. maternel, Charles-Joseph-Olivier de Uaudonriller. seigneur de Forcelles, Méliguy, elc., sur François de Rand, seigneur d'Ogéviller, et Ni Mancc , sa femme ; 2° de l'acquisition faite par elle-même, le 21 septembre 1772, sur Jeaa- Charles Labbé. comte du Rouvrois et de Cou****, conseiller d'Etat du Roi et premier président bnoraire en la Cour Souveraine de Lorraine, Kl père.

On lit ce qui suit dans un procès-verbal ér plaids annaux tenus à Manonviller, le 6 odabtt 1789, aux noms de M. Abrâm de Vaxoncscr. seigneur en partie dudil lieu ; S. A. le phare 4- Salm-Salm, et Me Louis Désœuillets, avocat à b Cour, tous seigneurs hauts, moyens et bas jssticiers dudil Manonviller :

u Rentes seigneuriales. — Les fenx. — Qn^a habitaut faisant conduit entier doit 12 <ka:cfort , le fort faisant un gros S deniers de Lr raine....

» Chacun condnit entier doit six q amenai

d'avoine, mesure de Lunévillc, el quatre poale . Les femmes veuves ne paient que moine, t riiommc veuf pour conduit entier.

Il esl dù à la seigneurie» par chacune t*v tiraille , un sou monnaie fort, la vache 6 detntla béte oiseuse 3 deniers, le veau de PàtnRC denier, le porc une obole , quatre brebis pour c porc...

« Renies en blé el avoine, appelées arriafcmeut. — Il esl dù ii la seigneurie une renie nnuelle, au terme de Sainl-Remy, par ton* le laboureurs ; laquelle se taxe par les maire et pz.de justice, suivant le rôle des laboureurs, plo>c*. moins furt.

't La rivière appartient à tons les seigneur» 3 commun, à la réserve du bief du moulin, drft/ où commence la vanne jusqu'à la fin , leqoei pend du moulin et appartient aux seigoean tfûgéviller seuls, comme propriétaires dudil «Mb»

Droil d'entrée el bourgeoisie. — H al i. par chacun entrant 12 francs , savoir : 8 fmc* pour le> seigneurs el i francs pour la coai snanté.

» Droit de débit des vins. — Personne oc pce vendre \in ni autre liquenr sans la penaiss.: des seigneurs Ceux qui sont autorisé? j«

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rendre doivent 2 gros par mesure, an profit des- Jils seigneurs, et une chopiae, aussi par mesure, pour les droits de la taxe...

n II est du aux seigneurs une rente appelée la voirie, qui se paie le lendemain de} Nocl cl moule à environ un denier une maille ; cl celui ne peul faucher doil 2 loulois qui valent 5 deniers.

<t Le sceau cl tabellionnage. — Les seigneurs tl'Ogévillcr onl seuls le droit de sceau et tabellionnage dans tous les villages dépendant de la seigneurie ; lequel droil se paie a raison de 22 qros 6 deniers par cent francs....

ti Lcsdits seigneurs possèdent le pré de l'étang «le Manonviller ; ils l'onl ascensé aux babitanls et communauté riudil lieu, le 8 juin Ij82, pour un ,ens annuel de i francs, payable à la Saint-Martin d'hiver, sous peine du double.

« Les moulins cl ballauts banaux , avec la pèche du bief du moulin, appartiennent aux seigneurs d'Ogéviller seuls , savoir : un quart au prince de Salm et les trois autres quarts à M. Abram de Vaxoncourt ; la mouture se paie au \iiij;tiemc.

« Les habitants des villages de Manonviller et d'Embcrménil sont banaux auxdits moulins....

»i Droil de relèvement. — Ce droil, qui appartient aux seigneurs d'Ogéviller seuls, est tel qu'une personne mourant cl délaissant maison ou antre héritage ccnsablc auxdits seigneurs, les hoirs ou héritiers sont obligés de relever dans la quarantaine à peine de la réunion desdits héritages au domaine de la scignenrie, c'est-à-dire de payer quatre pots de vin d'Allemagne et quatre pois de vin de pays, au prix qu'il se vend lors du relèvement- Il faut noter que si le défunt a des héritiers mariés et d'autres qui ne le soient pas , ils doivent tous relever indifféremment ; mais dans le cas. où il n'y aurait d'héritier, les héritages retourneraient auxdits seigneurs. Est à noter aussi qu'en toute vente et échange, l'acquéreur ou le changeur doit pareillement relever, sons la même peine.... « (Titres des biens du prince de Salm-Salm.)

Les habitants de Manonviller déclarent , en 4738, que leur communauté possède 288 arpents de paquis servant seulement pour le pâturage, et ii?) arpents de bois.

Manonviller a été érigé en succursale en 1802.

Patron, l'Assomption de la sainte Vierge.

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MARAINVILLER. u Le territoire de ce village, dit M. Lcjeune dans sa Notice sur les antiquités du département de la Mcurlhc, est un vrai médaillier: on trouve à foison dos pièces en grand, en moyeu cl en petit bronze, du Haut cl du Bas Empire. On voit, dans ce village et à coté, beaucoup de tuiles à rebords el à gwutières. Cette localité est tres-ancieone. n Elle faisait , en effet , partie , dès le XIIe siècle , des nombreuses possessions de l'abbaye de Dclchamp : une charte d'Util in , archevêque de Trêves, confirmalive de la fondation de celte maison , porte qu'Henri , évèque de Toul , lui avait donné l'alleu de Maraitiviller (alodium dv Malimillrr) avec l'église, le revenu de l'autel et les dîmes. (II. L.)

Une charte de Pierre de Drixcy, évèque de Toul (de 4174) , porte que Gérard II, comte de Vnudémont, et sou épouse Gcrtrude, onl donné aux religieux de Beaupré le bois de maronnage pour tous leurs besoins dans le ban de Marainviller (de Murinvilla). (Abb. de Beaupré.)

En 1I7Î>, l'abbaye de Sainl-Mihicl donne à celle de Beaupré la terre de Saint-Denis dans la paroisse de Marainviller, et Maltccourt {terra Sancti Dyonisii que jacet in parrochiatu de Murinvilcr, simul <t Matricort).

En 1284, les seigneurs de Marainviller et de Thiébauménil et les habitants desdits lieux, d'une part, Anbert de Parroyc cl les habitants d'Uaudonvillcr, d'autre part, font un échange par lequel il est stipulé que quatre parts du bois de Verncs (Verricux), à prendre du côté de Marainviller, appartiendront à l'abbaye de Bclcbamp et aux communautés de Marainviller el Thiébauménil , et la cinquième partie au seigneur de Parroyc et aux habitants d'Iïaudonviller , en payant annuellement, a la Siiinl-Eticnnc, par chacun feu, 2 loulois ou i tournois aux seigneurs, à condition que si les habitants d'Iïaudonviller venaient à labourer ladite cinquième partie du bois, la moitié de la dîme el tout le gerbage appartiendraient aux seigneurs de Marainviller. (Abb. de Belchamp.)

En itiii, François, duc de Lorraine, et Antoine de Cirmont, abbé de Belchamp, font une transaction sur leurs différends au sujet des hautes justices de Marainviller cl de Thiébauménil, de façon que l'abbé cl son couvent jouiront desdites hautes justices, el le duc el ses ofticiers de la connaissance des crimes el criminels èsdils lieux, et de la confiscation de leurs biens. (T. C. Abb. de Beuapré.)

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