‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 285 sur 292 · MAU · texte numérisé non relu

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On lit dans un procès-verbal de plaids annaux tenus à Marninv iller en 1677 : u Les habitants de Marainviller et Thiébauménil cl ceux de la censé de Rohey doiveul à Mgr l'abbé de Belcliamp, par chacune année, 3 gros pour leur four et nue poule pour leur feu.

m Audit Marainviller il y avait une maison seigneuriale appartenant à Mgr l'abbé, laquelle était franche, et est présentement ruinée entièrement par les guerres...

u Les habitants de Marainviller doivent six chapons de cens annuel et perpétuel, assignés sur nn bois à eux ascensé, dit la Pclile-Forél, situé entre les deux villages de Marainviller r.l de Thiébauménil.

«t 11 est encore dû a Monseigneur 121 poules de cens annuel , tant par les habitants desdils deux villages qu'autres voisins...

» Le droit de taverne est tel nue chacun lavernier desdils villages tenaul taverne et mettant la nappe, doit dix francs par au. L'an présent, il ne s'en est trouvé qu'un h cause des grands passages des gens de guerre....

u Tous les habitants qui n'ont porté la charge de sergent doivent 2 deniers par an....n (Abb. de Belcliamp.)

On voit, par différentes uotes contenues dans ce procès-verbal de plaids annaux, que le village de Marainviller avait eu à souffrir du passage des gens de guerre : une mention des comptes du domaine de Lnnéville nous apprend qu'eu 10 M il était désert.

Les habitants de Marainviller disent, dans la Déclaration fournie par eux en 1758 : u Le village de Marainviller et celui de Thiébauménil sont d'une même seigneurie, dont l'abbé de Belchamp est seigneur haut justicier, moyen et bas. Les bois des deux villages sont en commun et se partagent h proportion des habitants qui sont dans chacune des communautés ; lesquels bois contiennent 1,712 arpents... Lcsdiles deux communautés en sont propriétaires incommutables en vertu d'une transaction passée, le 12 février 1B87, entre lesdits habitants et l'abbé de Belchamp. Dans lesquels bois, appelés le Bambois et le Vcrricux, ils ont leurs affouages et marnages, grasse cl vaine pâture.

» Il appartient encore au\dites deux communautés 240 arpents de bois appelé la Goutte des *ïai\, proche la forêt de Mondon, en conséquence

de rascensemenl h eux fait par le duc Au.,; le 20 juin 1336; lequel a censément leon-. confirmé par le duc Léopold, le 6 août iX sous la redevance annuelle de 48 resaaxd";v ; fixés à i francs l'un.

u II appartient auxdilcs deux conmnu» . quantité de •!,;»! 3 arpents de bois, appt» ■ Fourasses, sur le ban de Saint-Clément, pour autant avec lesdits habitants et du ban de Saint-Clément, en conséquent* : arrêt rendu le 27 avril 1580.

« Et enfin il appartient encore amdiie; . communautés la quantité de ISu arpent? dr : appelé le Ban-Haye, situé sur le ban dotliiy Clément, suivant ledit arrél de 1">80. 'Ca .-■ se trouve aux Archives, dans le regislre licites patentes de l'année 1580.)

» Suivant les lettres patentes du duc Ac:. du 20 juin lb'36, confirmées par le duc Lr; en 170.", il est permis auxdilcs deux cciacx lés d'envoyer vaiopàlurer leurs troopeaui '■' munaux de bêles armelines et autres tète* fi' culières dans la forêt de Mondon, sous !« rr. vance annuelle de 15 resaux d'avoine, fit* francs l'un. Outre ce, chaque habitant juir poule annuellement au domaine.

m Ln communauté de Marainviller pfc^ environ 100 fauchées de paquis et S fmcfcfv prés, n (La plupart des litres relatifs aux bc celle commune, et rappelés dans sa Pécfar»it*! trouvent dans les papiers de l'abbaye de Delefc:-'

u L'abbé de Belcliamp, dil l'Etat du des paroisses (1712), a, en lout temps, le r-nage de la cure de Marainviller, et le dru ' -. mettre un prêtre sécnlicr ou régulier. Il >':i son droit sur nn titre de Mathieu, ivèip* - Toul, de l'an 1203. (Celle charte, doot « '-■ possède qu'une copie, porte nnion de la <w •-• Marainviller à l'abbaye de Belcliamp. CcHc u:fut confirmée, le ii août U26, par Ikan Ville, aussi cvéi|iie de Toul. (Abb. de Bflch"

ti L'abbc do Bclchamp est seigneur haotj" cicr, moyen et bas audil Marainviller, oo il » - • officiers qui exercent la justice, et dont l<* vont au bailliage de Lunéville. Mais a ïcpt> * criminel, lesdits officiers instruisent ?cnlea*'1 J procédure et remettent ensuite l'accujc tiïimains du prévôt de Lunéville.

« Il y a environ o'j habitants.

>• De celte paroisse dépendent Jr villa:- '

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Thiébauméoil, le prieuré de Beaulica, où il y a 3 habitants, et la censé de Rohey...

A Le eoré paie annuellement au domaine de Lunéville deux livres de cire pour droil de sauvegarde. »

L'église paroissiale a élé rebâtie eu 17C4. (P.)

Maraiuvillcr a été érigé en succursale ea 1802 ; Tbiébauméoil lui a été annexé le 3 juillet 4811.

Patrons, saint Pierre et saint Paul.

MARBACUE. L'auteur de l'Histoire des évé~ ques de Toul, imprimée dans les preuves de Dom Cuimet, dit qu'Arnald, 28e évéqae de cette ville (872-89?)), acheta plusieurs manses à Bellevillc, à Rosières-en-Haye, a Millery et k Marbachc, avec l'église de ce dernier lieu (in Bella villa, in Rauserias, in Melarido et in Mebcrchia).

Il est aussi fait meotion de l'église de Marbacbe, dédiée à saint Martin {ccclesia in villa Merbcchia in honore sancti Martini), et située au comté de Scarpone, dans un diplôme de Zuinicbolde, duc de Lorraine, en 896.

11 est encore parlé de cette église (ecclesia Marbagii) dans une charte d'Odon, éveque de Toul, eu 1063, portant rétablissement du chapitre Saînt-Gengoull de cette ville. (H. T.)

Au mois de février 1268, Fourqucs de Morey déclare que toul ce qu'il possède à Pompain (Pompey) et Marbachc est des fiefs-liges de Thibaut, comte de Bar. (T. C. Fiefs de Nancy.)

Au mois de février 1304, Jean, dit de Fonteu, écuyer, reprend du comte de Bar ce qu'il tient de son franc alleu à Gezoncourt et à Marbachc. (Cart. Pont fiefs.)

Par des lettres datées du lundi avant Pâques fleuries de l'année 1323, Pierre de Bar, seigneur de Pierrefort, reconnaît avoir reçu d'Arnould, dit Ysangin , de Moivrons , douze vingt (240) livres de petits tournois, pour lesquelles il lui a engagé 24 livrées de terre sur le four de Pompey et sur les issues de Marbachc et l'Avaolgardc. (T. C. î'Avanlgarde.)

Au mois de janvier 1335, Jean de Marbachc, écuyer, fils de feu Huard de Morey, chevalier, fait ses reprises du comte de Bar pour un fief à Marbache et le moulin de Griscourt en Hcy, et reconnaît devoir, chaque année, un mois de garde :a Toulon. (Cari. Fiefs de Nancy.)

Au mois de juillet 1357, Jeau de Marbachc, écuyer, et Mahault , sa femme, vendent à Pierre de Bar, .seigneur de Picireforl la moitié des

corvées de charrues de Marbache moyennant 14 livres de bons petits tournois (T. C. I'Avanlgarde.)

Le 4 mars 1536, Henri de Bar, seigneur de Pierrefort , doune à Jean de Vaudrevanges 20 livrées de terre à petits tournois a prendre sur la chàlellenie de I'Avanlgarde , et sur Pompey , Marbache , les Grande et Petite Saizerais. (T. C. Vaudrevanges.)

Le 14 mai 1451, René d'Anjou , duc de Lorraine et de Bar, transporte à Henri , bâtard de Bar, son droit de rachat sur les village et terre de Marbache et l'autorise à les retirer des mains de Jacol d'Haraucourt, à cause de sa femme, héritière de feu Collignon de Ludres, lesquels tenaient Marbache par succession de ce dernier, à qui il avait été depuis longtemps engagé ; h charge, par ledit Henri, d'en faire foi et hommage au duc. (Cart. Nancy domaine.)

Le 8 décembre 1441, Louis, fils du Koi de Sicile , duc de Bar, déclare que Thierry de Lenoncourt ayant réclamé certaines sommes dudit Roi pour raison de ses services à la délivrance de Mirecourt occupé par. le comte de Vaudémont, il lui a assigné 50 vieux florins de rente sur les rcvenus de l'Avantgarde , Pompey, les deux Saizerais, Rosières et Marbache. (T. C. Pont cité.)

En lî>08, les habitants de Marbachc obtiennent dn duc Antoine les lettres patentes suivantes : m Antoine, etc. Comme des l'an lb'05, les habita n s de Merbache eussent fail remontrer à

feu nostre seigneur et pere... plusieurs articles faisans mention que puis certain temps cuça feu nostre cousin le bastart de Calabrc, tenant en ses mains I'Avanlgarde , leur cust , puis six ou sept ans, osté plusieurs de leurs franchises et usaiges, combien que paravanl il leur eust bieu entretenu, tant pour leur paslnraige d'aucuns confins qu'il avoil laissé aux habitans de Belleville... Idem leur avoit aussi levé leur chaulcheu cl leur fouweresses el boix qui leur appartiennent de tout temps passé... Idem leur auroil aussi levé la franchise des elerez tonsurez el fait payer assises el gnect. Idem lesdits habitans avoient chacun an, aux plailz des Roys, chacun conduicl, c'est assavoir cetilx qui tiennent terre ou quartier dndil seigneur ung quarteron d'avoine , que sont deux bichels rez, cl ung denier de Lorraine, dessus et pariuy ce ilz doient cslrc quicles dos crowées de la fitulx et de la seiMc ; et ce nonobstant il leur

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