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quinze ans par l'IIùtcl de ville , le 12 août, autorisé cl approuve, le 25, par lettres patentes du roi Stanislas. Le Conseil de ville ûl même procéder conlradictoirement avec la compagnie à l'inventaire cl à l'estimation des anciens métiers de la manufacture, et délégua un de ses membres pour surveiller la renfermerie, maintenir la police intérieure de la maison et tenir la main à la conservation des bâtiments. Mais tont se borna à ce commencement d'exécution.., • la maison de Maréville devait encore recevoir une nouvelle destination sous le règne de Stanislas : ce prince , voulant favoriser l'éducation des enfants pauvres do ses Etats et pourvoir en même temps à la correction de ceux dont le libertinage pourrait tendre au déshonneur de leurs familles, conçut le projet d'appeler des Frères des écoles chrétiennes en Lorraine et de leur confier la maison de Maréville. Dès Tannée 1749, ce projet recevait son exécution : par un acte du 29 juillet, passé au nom du Roi avec le frère Exupère, fondé de pouvoirs de la communauté, il fut statué, entre autres conditions, que la maison de Maréville, daus l'étal où elle était, serait abandonnée à perpétuité et en toute propriété aux Frères de la doctrine chrétienne avec tous les bâtiments, cours, jardins, enclos, terres, foolaines et meubles qui s'y trouvaient et en dépendaient ; qu'ils seraient tenus de réparer et d'entretenir la maison et ses dépendances des grosses et menues réparations ; que par suite, la fondation d'Anne Fcriel leur serait transportée également à perpétuité, avec toutes ses circonstances, à la charge d'en acquitter toutes les obligations, etc. ; que les Frères auraient le droit de faire construire un colombier ouvert, à pied ou sur quatre piliers, de pigeons foyards; de planter des vignes dans l'enclos, et de faire, dans les bâtiments, tous les changements qu'ils jugeraient nécessaires ; qu'il serait permis à l'institut d'établir un noviciat île leur ordre dans la maison de Maréville, d'y recevoir des pensionnaires libres, aux condition» dont ils conviendraient avec eux ou leurs parents; mais qu'ils seraient tenus de recevoir, garder, entretenir tous les sujets qu'il plairait au prince de leur adresser par lettre de cachet, moyennant une somme annuelle de 300 livres de France.
Les Frères de la doctrine chrétienne entrèrent en possession île Maréville le 20 septembre 17-49,
maison jusqu'en 1764. Il établit, pour \tsft*n : naires de forée, qui jusque-la restaient isoles*: renfermés daus leur chambre, une salle 4* rranion où ils pouvaient suivre les classes « ''<-• exercices de piété.
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du frère Exupère î*»4*
ayant k leur tète le frère Exupère, qui dirigea la | car, la veille de la Sainl-Barthélemy iiOO.
celle du frère Lupicin, jusqu'en 4774, pus ht'-* du frère Jean-Marie, qui se prolongea fmx» l'époque de la révolution. Sous ces trois prieurs, la maison de Maréville prospéra et pril :t= nouvelle extensioo. Outre le noviciat et les sionoaires admis en correction, l'établissec*: recul des pensionnaires libres et des aliénés, iderniers devinrent même assez nombreux p-r nécessiter un quartier séparé et les soins d'an i. recteur particulier ; ce qui, dès celle épe^ donna à Maréville le caractère d'une maison .. fous.
Sous l'administration des Frères , de grand— constructions, qui semblent avoir été comtKtcr^ vers l'année 177S , furent exécutées à lUrévJV où, en 1777, on comptait déjà jusqu'à 232 p*:sionnaires.
A la révolution , on fit sortir de cette mut" tons ceux qui y étaient détenus par lettre c cachet et l'arbitraire des familles , et doat Vêta mental n'exigeail pas la séquestration ; il fat *fendu aux Frères de recevoir des jeunes ge&î correction; leur noviciat même fut dissee* par » force des choses ; toutefois , ils cooli Buèreai rester k Maréville jusqu'en 1794. Le jour oa :i lendemain de leur départ , un incendie , qui :Y attribué à la malveillance , éclata dans celle tair son et réduisit en cendres tont le bâtiment àt Léopold ; les nonvelles constructions farent ses.-"respectées. La société populaire de Nancy en*o« deux commissaires h Maréville pour prendre ^ informations sur les causes de ce sinistre ; ma* ni la société populaire, ni le comité desnrvtjlance ne purent recueillir que des soupçons et rumeurs, et on fit cesser toutes les poursuites.
MARIMONT. Vers 1252, disent les aatetr de l'Histoire de Mett, Jacques de Lorraine, cirque de celle ville, acquit dn comte Soibert, sprofit de son église, le fief de Maurimomt m Marimont.
Il ne parait pas, si toutefois l'assertioa qui p cède est exacte, que les évoques de Meti »r»; restés longtemps possesseurs dn fief de llariawn
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,oi»le do Deux-Ponts, et Agnès, sa femme, mandeal à Ferry de Chaniblé qu'il reprenne du duc Ferry les fiefs qu'il lenail d'eux, notamment celui de Morsperg (apud Aforspery). (T. C. Deux- Pools.)
Le lundi avant la Notre-Dame de septembre 121)1, Evrard, comte de Deux-Ponts, fait, avec le duc de Lorraine, un accord par lequel il est convenu que le duc tiendra pendant douze année* le « cliastel de Morispercfu »
Le lendemain de l'Ascension 1297, Agnès, femme d'Evrard, comte de Deux-Ponts, renonce à tout le droit qui, à cause de douaire, dot ou présent de noces, pouvait lui appartenir au château de Marimonl (in Castro de Morisperch), au lieu duquel Le château de Bitche lui est assigné, du consentement du doc Ferry ; et, le même jour, Evrard et Agnès, mandent à leurs féaux chevaliers et écuyers gardeurs de Moresperg, Guemundes (Sarrcgucmines) et Lindres, et à tous leurs sujets, qu'ils eutrent en l'hommage de Ferry, duc de Lorraine, et de ses hoirs. (Cart. Fiefs d'Allemagne.)
Un nouvel acte d'échange fut passé entre les mêmes duc Ferry et comte de Deux-Ponts, le dimanche après la Saint-JcaD-Baptiste(juin) 1392, cl augmenté de différentes clauses. Thibaut, successeur de Ferry, ayant eu des discussions avec Evrard pour l'exécution des condilious de ce contrat d'échange, Jean, comte de Salm, qui avait clé choisi pour arbitre, les condamua tous deux à s'y soumettre et à remplir toutes les conventions, fiel arbitrage est daté du jour de la Sainl-Marc, cvangélisle (avril), 1311.
Un litre de 1348, que j'ai rappelé à l'article Bassiog, fait mention du moulin à vent de Mersprich (MaTimont).
En 1399, le duc Charles II accorde des franchises et privilèges aux prêtres des châlcllenies de Dieuzc et de Marimont. (Voir l'article Dieuzc.)
Par lettres patentes du 22 join 1507, le duc Uené 11 nuit la seigneurie de Morsperg à la châtellenie de Dieoze : « Comme naigueres, est-il dil dans ces lettres, ayons retiré et mis en noz mains nostre place, chaslel cl seigneurie de Morsperg...., et qu'il soit ainsy que présentement nyons esté advertiz que ledit chastel est royneux de toutes pare et fort difficile à entretenir et reparer pour eslre duraiblc, et que obslant la situation du lieu..., ne le sçauroil suffisamment for-
tiffier pour résister aux cnueim.s et que s'il adve noit qu'il survint aucune guerre en noslrc ducluc et que les hommes el subgeclz d'icelle chaslcllai ■ nie voulsissent pour leur sûreté retirer eulx et leur» biens ondit chastel, ilz scroienlen iresgraud daogier de leurs personnes el de leursdils bien> ; parquoy desirans ad ce obvyer, avons couclul Je joindre el unir l'office, seigneurie, rentes, censc?» et revenus dudil Morsperg à la chaslcllaiuie de nostre ville et chastel de Dicuze... t. (L. P. 1306-1509.)
Le 22 jauvicr 1554, le duc Auloine donne a Hannus de Brubach , cnpitaiue de Sarreguemi nés, en récompense des services qu'il eu avait reçus, notamment dans la guerre contre les luthériens, par qui ledit de Brubach avaii été fait prisonnier cl conduit à Savcrne, le u vieil chastel et place de Morsperg près de Wargaville, à pre seul ruynée el démolie, tant de manoir, de edif fi ces el de murailles et tours jusques aux foudemens, avec ce la grosse tour quarée qui esl descouverte, ensemble la maison davanl ledit chus tcao, qui semblablemcut va à ruyoe, et tout le contenu de la mootaigne, le villaigc dudil Morsperg, ban ol finaige d'icelluy... en toute juslkv haultc, moyenne el basse, en hommes, en femmes, eu fours, moulins, droitures...., reserw seulemeut les tailles elaydes... avec le ressort, le fied et la souveraineté, entrée el sallic (sortie fort el faible..., et que oultre la fermeté el fortif ficalion telle que à ung gentilhomme, noz vassaulx et subjeetz appartient..., il ne fera iccllc plus forl que à l'advis el consentement de nous ou de ceulx que nous y commettrons... « (L. P. 1532-35.)
Le 27 février 1625, Didier (Bertrand) de Marimont fail ses reprises pour la terre dudil Marimonl. (L. P. 1625.)
Le 7 avril 1669, Christophe du Buchcl , au nom de Lucie Poinelte , veuve de Charles baron de Marimont, fait ses reprises pour la terre et seigneurie de Marimonl et dépendances. (T. C. Nancy i.)
On a encore d'autres acles de reprises et de foi et hommage pour la seigneurie de Marimonl, donnés par François-Claude de Saint-Félix, chambellan du duc Léopold et lieutenant-colonel dans ses troupes (1701-1707) ; et Bobert-Michcl-Danicl «» D'Eusquerque du Boroger, « ancien lieutcuanlcolonel, exempt, premier aide-major des gardes
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