AIT
meubles cl effets qui y étaient renfermés. (Eut. 17K-16.)
Ainsi que je l'ai dit précédemment, la collation de lu cure d'Auircy apparlcuait a l'abbaye de Clairlieu, en vertu d'une donation faite en V2i6. Cette cure, ainsi que l'église paroissiale, furent, par bulle du pape Clément VII, du 6 mars iï>32, unies, annexées et incorporées à la même abbaye, » d'abord que ladite cure viendrait à vaquer, avec permission a l'abbé et audit couvent de prendre librement et de leur propre autorité et pour toujours, possession de ladite église d'Autrey, des droits, appartenances et dépendances d'icelle, de conserver ladite possession et même d'en convertir les fruits, revenus et émoluments pour leur usage et utilité et pour celle de leur église et monastère, et de faire faire le service divin en ladite église d'Autrey par nn de leurs religieux ou autre prêtre ayant les qualités requises, qu'ils pourraient y établir et destituer à leur volonté, avec pouvoir de lui conférer la charge et le soin des ômes et des paroissiens dudit Autrey, sans cire obligés de demander à ce sujet la permissiou a l'évéque diocésain ni à qui que ce soit. »
On lit dans une déclaration des rentes el revenus de l'église d'Autrey, rédigée par M. Cbappi- Ircy, curé dudit lieu, le 8 octobre 1613 : u Au premier chef, ladite église est érigée au nom de la glorieuse vierge Marie.... Quant au sacrement de l'église, il n'y a rien pour l'administration de la sainte Eucharistie, ni celui d'extrème-onelion ; pour le sacremcul de baptême, je reçois 6 deniers ; pour le rclevage de la femme, 3 gros ; pour la bénédiction des fonls, uue tarte ou 9 gros; pour les enfants qui meurent eu bas-âge, G gros ; trois dimanches suivants après, les parents apportent trois pains de cliacun un sol , el suis obligé de dire une messe. Pour l'administration du sacrement de mariage, quand je reçois les premières promesses, l'on me doune une poule ; pour les épousailles, 0 gros et une paire de gants, et pour la délivrance, 50 gros. Quant au mortuaire, pour l'enterrement, 30 gros, el pour les services il n'y a rien d'arrêté, l'on donne selon sa commodité >-. et pour les offrandes, l'époux et la femme doivent par au 9 deniers ; pour ceux qui veulent être inhumés au chœur ou à la nef de l'église il n'y a rien de déterminé..."
En 1618, l'église d'Autrey menaçant, ruine, le comte de Vaudémont offrit d'en faire rebâtir le
chœur dl fond en comble, moyennant la cession d'une place maisière joignant le cimetière du côlé du village, appartenant aux religieux de Clairlieu. Ceux-ci, assemblés capitulairemenl, le 20 mars de celte année, acceptèrent la proposition qui leur était faite.
Il existait, depuis un temps immémorial, dans l'église d'Autrey, deux confréries, l'une en l'honneur de saint Joseph, l'autre sous l'invocation de la Vierge en sa Conception. Les titres de ces confréries ayant été perdus peudant les guerres, M. du Saussay, évêque de Toul, donna aux habitants d'Autfey, en 1666, une ordonnance par laquelle il reconnut l'existence de ces pieuses institutions. Par une bulle datée du 16 juin 1670, le pape Clément X confirme le rétablissement de ces deux confréries et accorde des indulgences aux fidèles qui en feront partie. Le Souverain Pontife donne, en outre , ù tous prêtres séculiers ou réguliers qui célébreront la sainte messe devant l'autel érigé eu l'honneur du glorieux saint Joseph, en l'église d'Autrey, pour le repos de l'âme d'un des confrères ou sœurs décédés en la grâce de Dieu, pouvoir de la délivrer a l'instant des peines du purgatoire, cl ce par forme d'indulgence. Les statuts de ces deux confréries nous ont été conservés.
Il résulte de la déclaration fournie, en 1700, par la communauté d'Autrey, que les habitants de ce lieu possédaient envcommun, avec ceux du Pierreville, un droit d'usage dans un boisrapailîe appelé la Fourassc d'Autrey, situé sur le ban de Flavigny, el contenant environ 00 arpents, pour lequel droit ils payaient annuellement h la communauté de Flavigny six deniers barrois de cen5 par chaque habitant.
Le château d'Autrey, qui, comme je l'ai dit plus haut, fut détruit par un incendie dans les premières années du XVUl* siècle, renfermait, dans ses dépendances, un jardin que les ducs de Lorraiuc entretenaient avec soin et qu'ils avaient peuplé d'arbres rares. En 1607, ainsi que l'attestent les comptes du Trésorier général,, uno somme de 960 francs fut délivrée à un nommé (• Baptiste Bruant, du lac de Cosme, pour 40 arbres, tant orangers, limons que cèdres, que Monseigneur a achetés du lui pour envoyé^ en son jardin d'Autrey. » En 1608, des dépenses assez considérables furent consacrées * aux réfections des bâtiments faits tanl au chàlcau d'Autrey qu'an
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