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park-rre de Monseigneur audit lieu. »• Enfin, en i623 et (620, des réfections furent faites aux couvertures du château , aux murailles et aux foûLiioes du jardin d'Autrcy.
Jf paraît que nos ducs avaient établi, dans uue partie des bâtiments de celte résidence princière, une sorte de magnanerie et de filature de soie. Oa trouve, en effet , dans les comptes que je riens Je citer, et sous la date de 1623, la mention sui\aute : c A M. Darcouas, 136 francs q-i'i! a fournis à deux particuliers do duché de Nitao qui oui apporté de la semence de vers à soie *o ce lieu de Nancy. Aux sieurs Jean-Baptiste et Antoine Caust, milanais, 900 francs que Monseigneur leur a accordés, tant pour leurs vacations pendant quatre mois entiers qu'ils ont séjourné h Aulrey pour y faire éclorc les vers à soie sns-déclarés , les nourrir et foire filer la soie qu'ils y ont faite pendant cet été, que pour les frais de leur retour au duché de Milan. A Jean Melin, fondeur à Nancy, 100 francs 1 gros 8 deniers pour une grande chaudière de cuivre pc jani 36 livres et demie, laquelle a été envoyée à Aulrey pour servir à faire la susdite soie, n
Ea 1709, Aulrey comptait 11 habitants, et en 17C8, 12 feux.
Ce village a été érige en succursale en 1802, avec Pierreville pour annexe.
Patron, la Nativité de la sainte Vierge.
AUX -VIGNES, censé dépcndant'de Manhoué.
AVANTGARDE 'I'), censé, territoire de Pompey. Elle a conservé le nom de l'ancien château fort qui dominait le village de Pompey, et dont il reste à peine quelques vestiges.
Le M décembre 1381, Evrard, comte de Deux- Pools, vend a Robert, duc de B;ir, tous les droit cl action qu'il avait au château, châtel'enic, villes el prévôté de Bouconville, Picrrcfort, l'Avantprde et autres lieux.
Le 3 février lli3, Jean, comte de Nassau, cède au roi de Sicile, duc de Lorraine, les châteaux, Itrres et seigneuries de Morley, Boucon- >ille, Pierrefort, FAvanigardc, Nonsarl et Norwv-te-Veneur. {Cari, des litres de la châlcllenic deRotuonviltlc.)
Le 18 août 1316, le duc Antoine donne en usufruit à Jean, bâtard d'Anjou, les château, terre et seigneurie de FAvanigardc. Le 18 juillet 1528, le même priuce fait don à Jacques de Villeneuve, chevalier, son chambellan, des châ-
teau et maison forte de FAvanigardc, u avec les maisonnemens, granges, usuaires el pourpris, villaiges, terres, rentes el revenus y appartenons et dépendons, en toutes justices, hautes, moyennes et basses, en hommes, en femmes, fours, moulius, eaux, étangs, etc. »• Les mêmes château, maison forte, terre et seigneurie furent encore donnés successivement à Jean de Perulles (12 février l.r>29), écuyer d'écurie, et an baron d'Ancervillc (25 avril 1607). Enfin, le 12 juillet 1621, la terre cl seigneurie de FAvanigardc fui érigée en prévôté el capitainerie pour le prince de Pliaisbourg. (L. P. 1621.)
La Galerie Lorraine a donné une Vue de l'ancien château de l'Avantgarde, dessinée d'après un relief en argenl tiré du cabinet de M. de Touuoy. Si celle représentation esl fidèle, ce château aurail été fort peu considérable, cl n'aurait formé qu'une sorte de donjon. Au centre d'une enceinte circulaire formée par un mur et terminée, an nord, par une lour crénelée surmontée d'un toit conique écrasé, s'élève, b une grande hauteur, une tour, surmontée, comme (a précédente, d'un loil conique, mais élance, couvert d'un chapeau en forme de dôme. Ce loil esl entouré, à sa base, d'un parapel crénelé garni d'échaugueltes arrondies ou de guérites de pierre, destinées à abriter les sensuelles chargées d'observer les mouvements de l'ennemi. La lour est percée de quelques rares ouvertures verticales qui servaient probablement de meurtrières. Devant celle tour, h l'aspect du levant, c'est- h-dire du côté de Frouard, est une coustruclion peu élevée, qui servait peut-être d'habitation, cl qui esl égalemeut flanquée d'-nne lour quadrangulaire. Le château de l'Avantgarde, tel qu'il est représenté sur le dessin d'après lequel je viens de le décrire, ne répond nullement â l'Idée qu'on se failgéuéralcmcnldc celle vieille forteresse féodale qui joua un si grand rôle dans le moyen-âge.
Voici, d'un autre côté, d'après les comptes du domaine de FAvanigardc, quelques indications qui donneraient h penser que ce château était assez considérable, puisqu'il y est parlé des parties suivantes :
La chambre du châtelain ; — les portes et barrières du château : — les deux canonicres (construites en 1375), en une tour joindaut les portes de FAvanigardc pour défendre icelles portes ; — le pont entre les deux portes ; — la