‹ Les Communes de la MeurtheChapitre 67 sur 292 · J2 - BAI · texte numérisé non relu

J2 - BAI

fait paraître les effets de sa malignité audit Bain ville, les habitants de Lebeuville et les 11 méin ges de Chamagnc (baunaux aux moulins de Bai? ville .-e seraient abstenus de porter moudre leur grains esdtls moulins pendant tout le temps qnVil y aurait duré et les envoyés ailleurs crainte il s'iisfacier par la communication de ceux dndi E;;r.YiI!e, lesquels se portant mieux et étant hor de soupçon, comme il sembloil que tous les mou lanls retourneraient auxdits moulins ainsi qoe di passé, ceux dudit Lebeuville seraient tombés ti.ui pareille affliction cl dès lors empêchés par lesdi de Bainville d'envoyer moudre leurs grains esdi moulins.... »

La dépopulation qui suivit les guerres, est a testée par un certificat du maire de Bainville jk>u la perle de greffe dudit lieu : u Je soussigné J<n Hylairc, maire a Bainville..., certilie devant Jiii Tompetle, mon lieutenant, et en présence de i justice dudit Bainville, que j'ay ouy répéter plu sieurs fois à feu mon pere... qu'Kpvre HilairL mon grand pere, qui vivoil en mil six cent vin-., et vingt six, esloil grcflier de Bainville... tju e celte qualité il avoil eu desposl les registres d greffe dudit lieu, mais que les grandes guerre estant survenues, le>. habitants de Bainville obli gés à cause des misères à abandonner, et le m

lage demeuré désert et ruin

il registre

greffe anroil esté en partie perdu et partie perse à Uharmes et Mircour •>

En 1708, Bainville comptait 94 feux.

L église a été reconstruite en 1782.

De Bainville-aux-Miroirs dépendent trois cem.r> la Tuilerie, usine ; Montuuban et le Prieur' fermes, composées chacune d'une maison.

Bainville a été érigé eu succursale en I*4'*avec Boville et Mangonville pour annexes, tt deux communes en ont été détachées en 1807-

Patron, saint Maurice.

BAI.N I VILLE-SUR MADON. Il est fail mmii* de ce village sous les noms de finbatunU' liibnnivilla, Rainvilla, dans la en n fi nu.'!des liens de l'abbaye de Sainl-Epvrc par CLiarlv le-Uhauve (870), dans la confirmation de la I dation de l'abbaye de Saint-.Mansuy par !e

Olhon (%?>),

dans une

charte de Uourad-K

que pour l'abbaye de Sainl-Epvrc (I05Ô). el^l! une bulle du pape Léon IX pour l'église de (lObl). (H. T.).

En 1531, Thomas de Bourlémont, cvèqwc A

BAI

Toul, me» sous la sauvegarde et protection d'Edouard, cofflte de Bar, les village» de Manières Maseru; , Baioville el Xeuilley (Fullci) : u Parmei ce que nous volons cl nous plait loul je cours de noslre vie que chascun ehies d'osleil dttdittes villes paoil ebascun an an jour de fesle >jiacl Marlio d'hyver, audilConle, douze deniers petits uiornois vies on à celui que li dit cuens r?j8ublirdii en cesle dicte garde. » (Cart. Evekjoes cité de Totil.)

Par lettres du 18 décembre 1489, le duc René «met i Didier, meunier de Bainville, de faire ■<jx moulin et ballant sur la mière de Mauldon n lieu dit Anglchanlt , entre le mouliu dudit Baioville et de Xeuilly, parmi une livre de cire ?t 20 resaux de blé a la recette de Nancv. (L. P. 1*89.)

Le 13 mars 156o, Charles III fait don à vie à Bsrhs Fabry el Jean de Pernet, son fils, de vingt ,-«aox de blé à prendre sur le neuf molin assis <!ir U rivière de Mauldon, entre Baiuvilie el Xeuilley. (L. P. 1505-66.)

Suitanl la tradition, le village de Bainville, (ai était considérable au commencement du XVIIe Ht-de, fut brûlé et ruiné par les Suédois, de 1659 ii I(î36. U ne resta guère debout, ajoulc-l-on, <;<;e U nwison des Callot, laquelle avait été recoo>truite en 1611 ; ce millésime se voit encore ^ujourd bui sur la porte coebère, au-dessous- des jrmoiries des Boulligny, qui les oui, sans doute, fait m?ttreà la place de celles des Callot, à l'époque où ils sont devenus propriétaires de la maivu. Celle-ci appartenait, dans l'origine, au neur ( ..llioet. châtelain de Mai/Jcres, qui lu vendit à Ojude Callot, dont le lils, Jean , béraul d'armes it Lorraine, et père du graveur, la lit rebâtir. Il liitint de SI. des Porcelets, évéque de Toul, le 7 roi 16U, des lettres patentes d'affrauchissefïtot po<ir celle maison, laquelle, est-il di» dans lettres, *• il auroil prius peiûe d'accroislre, diufnenler el embellir, signammeut eu la cons- !;j:l!4#n et redilieation de la susdite maison, qu'il a ornée de plusieurs belles cummodilés, le tout à h ileek/fation de noslre village de Bainville, à ijaw il auroil consumé bonne el notable somme «le <l<-ai>?r*. ■» Ces lettres furent confirmées, en 1662, par M. do Saussayc, aussi évéque de Toul. Jic<jue* Callol et Calberiuc Kullinger, sa femme, fQ etaienl devenus seuls propriétaires a la mort i'- leur père et beau-père, par suite d'un arran-

gement fait, en 1632, entr'eux el les autres héritiers. Elle resta dans leur famille jusqu'en 1667, époque où elle fut vendue à Cérard-II\ac'mlhe Collot, avocat à Nanry, l'un dcsaucèlresdeM. deBoul ligny, le possesseur actuel. Celle maison renfermait une. chapelle dans laquelle on célébrait la messe chaque semaine ; elle aliénait, dit-on, à la chambre même dans laquelle travaillait l'immortel graveur.

Le 8 novembre K<>6, le sieur Collincl et Aimard, son père, châtelains du château de Maizicres, fondèrent, dans l'église de Bainville, une chapelle sous le titre de l'Annonciation Noire- Dame, stipulant u que celui qui sera chappellain de ladite chappelle, soit preblre de faicl ou en aige sou f Usant pour ce faire, pour mouvoir dedans l'an à ordre de preblre, » et qu'en attendant il la fasse desservir par prêtre u idoine el souffisant. •» Cn acte de l'an là'87, relatif à celle chapelle, contient une particularité assex curieuse : on y voit qu'à celle époque, Jean Callot, le père de Jacques, en était pourvu, comme étant sur le point d'entrer dans les ordres ; mais qu'il abandonna ce projet pour épouser Benée Brunehault. Celte chapelle, qui était fermée par une balustrade supportant les armes des fondateurs, a été démolie lors de la reconstruction de l'ic'^e, »n 1666. Elle continua néanmoins de subsister en litre, puisqu'on voit, par des actes éman;s de levëquc de Toul, les li mars, 14 avril el 50 juin 1807, qu'elle fut unie et incorporée au vicariat de Bainville. En 1768, la nomination du chapelain appartenait au curé de Manières.

Les collaleurs étaient anciennement les possesseurs de la maison dont il a clé parlé plus haut.

On remarque, dans l'église de Bainville, en avant du sanctuaire, une grnmle pierre tnmulaire sur laquelle se lit l'inscription suivante : « Cy gi- H senl Nicolas el Catherine les Callot, fils el lillc n de nobles conjoincts Jean Callot, héraut d'armes i» à Son Altesse, et Renée Brunehault, sa femme ; t» lesquels moururent l'un âgé de 7 mois et Paun tre de 6 ans. 161 1. Dieu leur fasse merci., n

De Bainville dépendait l'ermitage de Fontenel, placé sons l'invocation de sainte Anne.

On a trouvé, il y a quelques années, au sud de Bainville, à la distance d'environ un kilomètre de ce village, près d'un endroit appelé Château des Sarrasins cl d'une marc toujours remplie d'eau, une tète en bronze avec des yeux en argent, surmontée de deux ailes dont l'une a élé brisée.

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