‹ Les communes françaises à l'époque des Capétiens directsChapitre 67 sur 121 · Ibid., IV · texte numérisé non relu

Ibid., IV

biea loin. Moins heureuses que leurs sœurs d'AlIemap^ne ou d'Italie, les communes françaises n'ont pas su constituer entre elles ces ligues redoutables contre lesquelles vinrent souvent se briser, chez nos voisins, les attaques des empereurs comme celles de la féodalité locale. Elles sont restées isolées et sans force, sans doute parce qu'en France le développement précoce et rapide d'un pouvoir monarchique n'a pas permis la formation des fédérations de cités. Beaumanoir, dans sa Coutume de Beauvaisis, recommande instamment aux seigneurs de s'opposer, par tous les moyens, aux ligues que les villes pourraient être tentées de former entre elles. Son conseil n'a été que trop bien suivi. On verra que cet isolement des communes ne contribua pas médiocrement à précipiter leur décadence et à les faire tomber, dès le temps de saint Louis et de Philippe le Bel, sous la domination de la royauté*.

1. Sur la filiation des chartes communales, voir, outre les ouvrages déjà cités, ceux de PaulTm, Essai sur l'organisation et la juridiction municipale au moyen âge (l'aris, 1886), et de Gross, [The Gild Merchant (Oxford, 1890), append E :] The affiliation of mediaeval Doroughs. [Y ajouter le livre récent de Georges Bourgin, La commune de Baissons et le groupe communal soissonnais, Paris, 1908, notamment p. m et suiv.]

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