Ibidem, p
particulièrement les inlcrôls de la commune, et l'autre ceux du seigneur? Ou bien devons-nous croire (c'est à celle opinion (lue nous inclinerions \r plus volontiers) que l'un des deux maires n'était que le suppléant et le subordoinié de son collègue? A Noyon, à la Rochelle, à Bayonne, les textes signalent un lieutenant du maire ou sous-mnire, chargé d'assister régulièrement ou de remplacer temporairement le titulaire de la mairie. Il est vraisemblable que, dans ces deux villes au moins, la personne investie de cette fonction était un des notables inscrits sur la liste des trois candidats présentés pour la charge de maire, en vertu des Établissemoi t s de Rouen.
La question de la gratuité de la mairie est souvent difficile à résoudre, faute de documents. Il paraît certain que la fonction de juré, de pair ou d'échevin n'était pas gagée. Mais le maire et les fonctionnaires inférieurs recevaient, sans aucun doute, un traitement fixe. On ne possède de données précises à cet égard que pour la commune de Bayonne. Le maire de Bayonne recevait, au xw siècle, à titre d'appointements, une somme qui équivaudrait aujourd'hui à une vingtaine de mille francs*.
Ce chiffre n'est pas excessif, si l'on songe aux dépenses de toute nature qu'entraînait la mairie. Non seulement le maire était tenu de représenter, mais il lui fallait constamment se déplacer pour les affaires de la ville : expéditions militaires à la lète de la milice, stages fréquents auprès de toutes les cours judiciaires, voyages à Paris pour reddition de comptes au Parlement, séjours plus ou moins prolongés dans les communes à qui l'on demandait consultation, etc. Pour se faire une idée de la vie extraordinairement active et agitée que menaient les maires du xni'' siècle, il faut lire les comptes financiers qu'un certain nombre de communes portèrent à la connaissance du gouvernement de saint Louis.
La charge n'était pas seulement fatigante, mais périlleuse, et grevée de lourdes responsabilités. Le maire, représentant le gouvernement communal, supporte, avec les jurés et plus encore que les jurés, le poids tics inimitiés ou des condamnations judiciaires que la connnune h encourues. Dans