‹ Les compagnies de colonisation sous l'ancien régime [microforme]Chapitre 12 sur 52 · Elles ont à leur tèle · texte numérisé non relu

Elles ont à leur tèle

Deux lieutenants généraux; Huit gouverneurs particuliers ; Quatre conseils souverains,

2, Le commerce y occupe près de cent navires de 50 à 300 lonneaux.

3. Mais la Compagnie a eu à supporter de grandes dépenses, notamment celles de la guerre contre les Anglais.

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En conséquence, elle « est en avance » de 3 523 000 livres.

4. Elle pourrait s'en dédommager par l'augmentalion de ses revenus, et l'élévation des droits et des impôls.

Mais ces droits et revenus conviennent mieux à la première puissance de l'État qu'à une Compagnie.

5. Au surplus, la f'ompagnie doit faire valoir promplement ses capilaux.

Les particuliers associés peuvent se lasser ou craindre de s'engager dans de nouvelles dépenses.

6. En conséquence, le roi prend tout à sa charge, paie les delles et rembourse aux actions la somme de 1297 183 livres, à savoir : payés des deniers de la Compagnie 10#7 185; payés par le Trésor 250 000; en outre, il est fait deux répartitions de # pour 100,

1. Par contre, le roi prend tout l'actif revenus et droits; il incorpore tout à son domaine; toutefois les droits et revenus sont abandonnés pendant six ans pour payer le passif.

Le roi reconnait tout ce qui a été fait par la Compagnie.

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CAUSES, BUTS, PROCÉDÉS 51 8. Il conserve, d'ailleurs, comme directeurs trois des anciens directeurs de la Compagnie.

Après cel édit, nous avons, pour une mème région, épuisé, avec les actes de 1626, 1635, 1612, 1664, toutes les formes, toutes les variétés de chartes.

En 1674, le roi condamne solennellement la forme des Compagnies de colonisation. Et toutefois, lui-même ne cesse pas d'y avoir recours. Avant sa mort, il délivre encore des chartes à dix-huit ou vingt compagnies plus où moins considérables. Ses successeurs, après des échecs plus éclatants, après de véritables désastres, en délivrèrent encore. Il faudra l'effondrement de 1770, l'intervention éloquente de Turgot, les réquisitoires de tous les publicistes pour faire abandonner ce procédé de colonisation. Et toutefois, en 1789, à la veille de la Révolution, nous lrouvons encore une nouvelle Compagnie des Indes : c'était la huitième qui portait ce litre.

De cette persistance de Louis XIV et de ses successeurs que conclure? C'est que la condamnaüon que Louis XIV, dans l'EÉdit de 1674, pro-

nonçail contre les Compagnies de colonisation el que lui et ses successeurs ont à diverses reprises confirmée, n'était pas définitive ni surtout générale; qu'elle ne sisnifiait qu'une chose : à savoir que les Compagnies de colonisation cessent d'é dtre nécessaires, et peuvent mème devenir nuisibles, que leurs privilèges n'ont plus raison d' ètre, ét que l'État doit seul commander aux colonies, pour en rendre l'accès libre à tous les ciloyens, lt où un travail préulable, souvent l'œuvre des Compagnies memes, & débroussaillé, déblayé le lorrain, el préparé eÜ permis la direction moralisatrice del É lat, en méme temps que l'action utile des individus.

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