‹ Les compagnies de colonisation sous l'ancien régime [microforme]Chapitre 18 sur 52 · ENCOURAGEMENTS ACCORDÉS AUX COMPAGNIES · texte numérisé non relu

ENCOURAGEMENTS ACCORDÉS AUX COMPAGNIES

sans quartier ni miséricorde, sur ceux qu'ils peuvent trouver à leur advantage. »

Ne pas mourir ne suffit pas; il faut vivre, ce qui n'est pas la même chose. Or, ces colons, qui s'en vont dans ces pays riches en produits exoliques fort appréciés en Europe, peuvent tomber dans un grand danger : cultiver exclusivement ces produits riches el de débit facile, et, à cause de cela, oublier les produits communs dont on se nourrit. [ne faut pas, en effet, qu'ils comptent op sur la métropole : les famines, les guerres peuvent les empêcher de recevoir les denrées qu'ils en pourraient Uirer, farine, bétail, salaisons, ele.; les primes mêmes que le roi accorde à ceux qui transporteront aux colonies certains produits français, Lels que les salaisons de bœuf, pour lesquelles il paye, tant à son comple qu'à celui de la Compagnie, # livres par baril, peuvent être insuffisantes pour assurer l'alimentalion de la colonie. Les colons doivent donc faire comme s'ils ne devaient, pour se nourrir, compler que sur eux seuls et réserver, dans leurs habitations, la place nécessaire pour les vivres, c'est-à-dire

le manioc, les bananes, Les patates, les ignames,

le riz, le maïs, ete. Cela les sauvera de la famine

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